Jaurès contre Blum: à part les bulletins, tout est prêt pour la primaire PS

Le parti socialiste est ridicule, et heureusement que le ridicule ne tue pas sinon ça serait carrément l’hécatombe!!!

Ils organisnent des primaires payantes, super de demander à des smicards ou des chômeurs de payer pour avoir « le droit de s’exprimer », il faut en plus qu’ils signent une charte rappelant ce que c’est que d’être un bon socialiste, mais tout cela n’est pas très neuf, nous en avons déjà parlé. La grande nouveauté par contre, c’est le fait qu’ils ont organisé de fausses élections, histoire d’entrainer les moutons à sauter, et pour jouer les candidats, que des illustres macchabées!

LA SEYNE-SUR-MER — Jean Jaurès contre Léon Blum: si ce n’est le nom des candidats sur les bulletins, tout était prêt ce jeudi pour la (petite) répétition de vote pour la primaire PS qui s’est déroulée à La Seyne-sur-Mer (Var), devant une centaine de militants et la presse.

Pour le maire de la ville, Marc Vuillemot (PS), cette simulation a trouvé un lieu d’accueil symbolique: « la plus grande ville tenue par une équipe de gauche dans la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) ».

Le premier secrétaire par intérim du parti, Harlem Désir, est lui venu jouer le chef d’orchestre. Il lit à haute voix la charte d’engagement aux valeurs de la gauche que devra signer chaque votant, souligne la présence de « vrais isoloirs », et donne les consignes aux assesseurs.

Comme la caravane des primaires PS, qui parcourt la France pour populariser le scrutin et qui est présente jeudi à La Seyne-sur-Mer, Harlem Désir s’efforce de répéter les principes de base de la consultation.

« On demande aux Français de cocher le 9 et le 16 octobre sur leurs agendas. S’ils se reconnaissent dans les valeurs de la gauche, tous peuvent venir voter, car c’est ouvert à tous les citoyens. Il suffit de venir, de participer avec une contribution d’un euro pour l’organisation du vote, et de choisir l’un des candidats », énumère t-il, pédagogue.

Tout semble donc fidèle au grand jour, à deux détails près : pour des raisons d’organisation, ce jeudi, seuls une cinquantaine de socialistes de la région inscrits préalablement peuvent voter à la Bourse du travail, lieu du scrutin, et non tous les électeurs inscrits sur les listes électorales de La Seyne-sur-Mer.

Et surtout, les militants ne peuvent départager que des figures tutélaires du socialisme : Aristide Briand affronte Jean Jaurès, Cécile Brunschwig, Pierre Mendès-France, Louise Michel et Léon Blum…

Si pour Harlem Désir, « évidemment le vote est secret », le gouailleur Patrick Mennucci, vice-président de la région, est lui fier de son choix : « Moi j’ai voté Louise Michel! ».

L’ambiance est plus à la kermesse qu’au sérieux d’un scrutin essentiel pour les socialistes. Mais si un militant s’amuse gentiment du « cinéma » que constitue cette simulation, l’enjeu que revêtent ces primaires semble dans l’esprit de tous.

Harlem Désir s’efforce de montrer que tout se fait dans les règles, et en profite pour tacler à nouveau les zones où les listes électorales parviennent difficilement au PS, à cause, selon lui, de représentants de l’Etat qui traînent des pieds: « Nice… Les Ardennes… Ce sont quelques cas isolés et nous ne cèderons pas ».

Du côte des militants, l’ambiance est au beau fixe : « Ca me permet de visualiser l’organisation parce que je devrai tenir un bureau de vote à Six-Fours » le jour des primaires, se réjouit Jean-Pierre Roller. Les primaires, « cela permet de représenter plus le peuple de gauche. Et pour le candidat, ça sera bien d’être porté par ce mouvement plus large », dit-il.

Smaili Djemen, autre socialiste, est déterminé « à remobiliser » autour de lui: « Je vois les gens qui souffrent », se désole t-il, et « il faut que le citoyen soit acteur. Et pour être acteur… il faut aller voter. »

Bien sûr, les primaires peuvent favoriser la querelle des egos. Alors pour M. Djemen, le remède est limpide : Les candidats « ne devraient avoir que trois mots dans la tête : +Les Français, le projet, l’unité+. Stop et fin ».

A la fin du scrutin, pas de dépouillement. L’assesseur qui tient l’une des listes d’émargement sourit : « Non, c’est un vote fictif… et imaginez, si jamais Jaurès ne gagnait pas! ».

7 commentaires

  • candide

    Je ne sais pas comment on peut être aussi crasse. J’espère que ceux qui se déplaceront pour cette mascarade prendront conscience de l’état de médiocritude de ce parti. Je ne sais pas s’il y a un « club » pour préserver la mémoire de Louise Michel, mais je vais me renseigner. Quant à la non ouverture des urnes, vraiment, ça symbolise bien le sens de la démocratie cultivé par la Parti Socialiste. Ils sont épuisants de connerie.

  • candide

    Ha oui ! et puis faire payer un euro à des gens qui n’ont pas de quoi manger et espèrent trouver un meilleur ; Leurs spectacles sont toujours payés chers par les pauvres. Ça me fait penser au Vatican, qui a fait payé la messe récemment. Les socialistes n’ont jamais aucune idée. Il raflent tout ce qui traine pour se justifier. Voilà !

  • rouletabille rouletabille

    faut pas dire « Partis Socialiste »
    C’est une honte ,rien de Social pour notre avenir avec  ce groupuscule de prédateur de JAURES..
     
     

  • M.TRAMP

    8O :? Avec :evil: ça en face, Sarko c’est dans un fauteuil !!!!!

  • la révoltée

    Il y a quelques jours j’ai envoyé un mail au Parti socialiste. Le voici :

    « Je suis absolument outrée de voir aux informations que l’on nous réclame « une participation minime » de un euro…
    On ne sait même pas dans quelle escarcelle cela va tomber…
    Quelle honte ! Quand on sait que l’on s’est battu pour avoir le droit de vote ! Les anciens doivent se retourner dans leur tombe…
    Les candidants n’ont-ils plus les moyens de financer leur campagne électorale ???
    Et bien je resterai chez moi !!! Et je voterai en 2012 … Mais ni UMP, ni socialiste… »

    Aujourd’hui, je reçois la réponse que voici :
    « L’organisation des primaires a un coût, comme toute élection.
    C’est votre contribution le jour du vote qui permettra de couvrir les frais engagés pour permettre au peuple de gauche de voter pour son candidat ou sa candidate dans près de 10 000 bureaux de vote partout en France. »

    Et voici ce que je viens de leur répondre :
    « Merci de m’avoir répondu avec autant d’efficacité !
    Mais je pense quand même que de toute façon n’importe quelle raison sera bonne pour nous réclamer encore et toujours de l’argent pour çi ou ça ! Car, c’est bien connu le porte-monnaie du peuple est une manne inépuisable ! Tout augmente ! Sauf, bien entendu ce qui nous sert à payer ce qui augmente… A méditer ! »