Le Japon radioactif et Fukushima. Le scénario du pire.

C’est depuis le 11 mars dernier, le scénario qui me hante, je voulais l’écrire, partager cette angoisse avec vous, je ne l’ai pas fait! pour ne pas « enfoncer le clou », bien que je l’ai évoqué dans mes réponses à vos commentaires. Ce matin j’ai trouver chez nos amis de noxmail.us ce texte qui décrit mieux que je n’aurais pu le faire ce scénario du pire, dont d’où sommes proche…….bien trop proche! il faut faire face à nos responsabilités, face à nos choix…

Quel mauvais coup du sort. En japonais, « fukushima » se traduit par « l’ile du bonheur » (ou « l’ile de la bonne fortune »). L’histoire humaine retiendra hélas une toute autre signification.

Face à la catastrophe nucléaire japonaise, peut-on continuer à se voiler la face longtemps? Déconseillé aux âmes sensibles.

En préambule.

Nous sommes honteux. Nous profitons tous de l’énergie électrique tirée du nucléaire. Nous savons tous, depuis qu’on a compris en quoi consiste vraiment la technologie nucléaire, qu’on allait probablement vivre une « ultime catastrophe nucléaire » un jour ou l’autre. Soyons honnêtes, on se le disait tous, c’est ancré dans l’inconscient collectif, mais on fermait les yeux en n’osant finalement pas y croire. On nous disait « on a pensé au pire, mais ça n’arrivera pas, le nucléaire, c’est vraiment sûr ». D’ailleurs on nous le dit encore. On trouve encore des scientifiques, des politiciens, et même des dirigeants de pays occidentaux venir à la télévision dire « le nucléaire, malgré le Japon, ça reste vraiment sûr, on va augmenter la sécurité, mais on va continuer à exploiter le nucléaire », et c’est vrai : on va continuer à exploiter la technologie nucléaire, car trop stratégique. Aucun pays du monde moderne ne peut s’en passer sans alternative crédible solide (à moins de décroître, ce qui n’est pas au programme).


Tchernobyl était pourtant, pour les européens, une sorte de signal d’alarme « sans frais » (avec ses 40 morts officiels, ou ses 600000 morts officieux, selon le rapport qu’on veut bien prendre en compte, et qui ne comptabilise pas les morts à venir dans les 100 prochaines années au moins).

Le véritable impact de Tchernobyl en Europe, c’est probablement des dizaines de millions de gens « plus ou moins contaminés » à un moment, avec un impact « plus ou moins visible » sur leur santé (qui restera à jamais indémontrable), qui vivront « plus ou moins bien » et « plus ou moins longtemps » avec leurs pathologies (cancers de la thyroïde, mais aussi d’autres formes de cancers probablement, et également pathologies cardiaques, diabètes sucré, sinusites dégénérescentes, abcès du cerveau, malformations à la naissance, etc.).

Du coup, officiellement on ne peut pas dire la vérité sur les conséquences probables de la catastrophe japonaise. Alors évoquons officieusement l’improbable. Chacun retournera à ses occupations ensuite, ou pas, n’est-ce pas.

Les faits.

À la date du 23 mars 2011, ce ne sont pas seulement 3 réacteurs de la centrale de Fukushima Dai-ichi qui présentent un risque nucléaire majeur critique (ce qui est déjà impensable, et ingérable), mais bien 7 réacteurs en situation d’urgence nucléaire, avec ceux des centrales de Tokaï et de Onagawa. C’est un scénario rarement envisagé même dans les pires publications apocalyptiques de science-fiction. Sur place, ils sont entrés dans une phase dite « procédure ultime », c’est un peu le « sauve-qui-peut » en matière de gestion de crise nucléaire : faire tout ce qui est imaginable immédiatement pour préserver au maximum les retombées sur les populations et sur l’environnement.

Dans ce type de problématique, ce n’est pas tant l’explosion des enceintes autour des réacteurs qui pose problème, mais c’est en réalité l’instabilité des « piscines à combustibles » qui contiennent plus de 100 tonnes de matériel nucléaire hautement toxique, souvent usagé, stocké « en attente de retraitement ». Certains de ces matériaux sont du MOX (« Mélange d’Oxydes »), un combustible nucléaire parmi les plus toxiques. L’ironie de l’histoire c’est que la centrale de Fukushima venait de démarrer l’exploitation de ce combustible un mois avant la catastrophe.

La prospective.

Fukushima, c’est évidemment plus grave que Three Mile Island, c’est aussi bien plus grave que Tchernobyl. Qui peut croire le contraire? Je peux faire simple. En matière de catastrophe, on ne connait pas pire risque que les potentiels ravages du nucléaire sur notre planète, et on a pas connu pire catastrophe sur terre dans l’histoire humaine récente. Mais la population du monde ne le voit pas encore sous cet angle. C’est voulu bien sûr. Sinon la panique serait de nature à constituer la prochaine catastrophe à gérer. D’ailleurs, il suffit de regarder les choses en face. On ne parle déjà plus du tremblement de terre de magnitude 9. On ne parle même plus du tsunami produisant une vague géante de 10m, déferlant à 300km/h sur une centaine de km de côtes japonaises et noyant tout sur une bande de 5km de large dans les terres. On ne parle que de la catastrophe nucléaire. On a clairement franchi un nouveau « gap ».

Que peut-on dire aux japonais? Savent-ils que dans les mois qui viennent, une zone d’exclusion permanente autour de la centrale de Fukushima, d’un rayon de 20 à 80km va peut-être couper le pays en deux, à jamais? Savent-ils que le Japon est probablement condamné à un destin sombre, par l’irradiation continue qui va durer encore des semaines, des mois, des années… probablement des siècles? Les japonais savent-ils qu’ils vont être considérés « indésirables » dans tous les aéroports du monde, et que tout ce qu’ils produiront ne pourra quasiment plus être exporté, faute de clients craignant de s’approvisionner en produits contaminés? Savent-ils que toutes leurs cultures végétales seront suspectes pour des dizaines et des dizaines d’années? Que leurs poissons seront probablement impropres à la consommation humaine? Savent-ils que même leurs technologies électroniques ne les sauveront probablement pas cette fois? Nul ne peut prédire quel sera l’avenir du peuple japonais, mais on est à peu près certain qu’ils traverseront des moments très dramatiques. Leur gouvernement aura bien du mal à relever le défi de l’après Fukushima, car Fukushima n’est pas Hiroshima, c’est une autre histoire.

Pire. Si par malheur le japon était à nouveau frappé par une réplique sismique suffisamment sérieuse pour endommager davantage les infrastructures des réacteurs, les conséquences pourraient précipiter la population humaine dans un processus d’extinction. Et la terre bouge là bas en permanence, il ne se passe quasiment pas un jour sans qu’une secousse magnitude 5 au moins ne soit enregistrée depuis le 11 mars 2011.

Alors, maintenant, que peut-on dire aux populations humaines partout sur la planète?

Fukushima, ce sont plusieurs réacteurs nucléaires, probablement entrés en fusion, ou en situation d’entrer en fusion. Aucune technologie humaine ne peut interrompre ou atténuer sérieusement ce phénomène physique « incontrôlable », sûrement pas une technologie consistant à refroidir les combustibles avec de l’eau de mer. Concrètement, ça ne va pas exploser. On ne va probablement pas voir un champignon nucléaire. On va assister à la fusion du combustible, à une température de 2000°, qui va se transformer en lave, le corium. Ce matériel en fusion va probablement transpercer la cuve en acier et traverser les fondations en béton avant de se refroidir un peu plus en profondeur. Ensuite, pendant plusieurs centaines d’années, l’endroit sera une « source radioactive », la plus nocive sur terre.

De toute évidence, de cette source radioactive (et je parle bien de source « active ») vont se dégager en permanence des éléments radioactifs, dégagés dans l’air au dessus des réacteurs qui auront fondu, à partir de ce « cimetière nucléaire ».

À noter là une différence avec la catastrophe de Tchernobyl. Là bas, le coeur a explosé pendant qu’il était en activité. D’un coup, tout le combustible s’est dispersé instantanément dans un rayon proche du coeur (et a été ramassé et rassemblé par ceux qu’on appelait les « liquidateurs »). À Fukushima, les coeurs n’ont pas (encore) explosé, ils sont arrêtés techniquement depuis le tremblement de terre, mais les combustibles ne sont plus refroidis, et c’est le processus de fusion, puis de lave active qu’on redoute le plus (car comme évoqué plus haut, aucune technologie humaine ne permet d’en venir à bout à ce jour).

On craint donc que les coeurs de la centrale de Fukushima deviennent (ou ne soient déjà) chacun une source radioactive incontrôlable, « à l’air libre ». Impensable, incroyable, mais vrai.

Objectivement, la radioactivité qui va se répandre immédiatement dans l’environnement au Japon, puis par les vents des hautes altitudes (courant-jet ou « jet stream » d’ouest en est) vont inévitablement contaminer toute la planète.

Depuis le Japon, les courants aériens susceptibles de transporter les rejets hautement toxiques traversent le Pacifique, puis le territoire des États-Unis, puis l’Atlantique pour atteindre l’Europe et la Russie en moins d’une dizaine de jours seulement, et continuellement.

Durant tout ce trajet, les particules radioactives vont se diluer dans les masses d’air, puis retomber progressivement pour contaminer l’immense majorité de l’environnement. Je préfère être clair à ce sujet : quand je parle de dilution, je ne parle pas de diminution du risque radioactif, ou de réduction de l’intensité de la toxicité. Les particules radioactives, bien que diluées dans la masse, ne perdent en aucun cas leur potentiel hautement radioactif, pour des dizaines, voire des centaines d’années.

Les scientifiques le savent mieux que nous, d’infimes particules radioactives suffisent pour contaminer un homme, un animal ou leur nourriture. Personne ne dit rien, car il n’y a rien à dire, on a déjà tout compris. Si l’environnement est contaminé localement, même « en infime quantité avec un risque nul pour les populations » (dixit les autorités), on sait aussi qu’une infime quantité suffirait à nous contaminer.

Pour conclure.

On ne va pas arrêter rapidement le processus nucléaire en cours à la centrale de Fukushima (que ce soit concernant la fusion éventuelle des réacteurs, ou des combustibles stockés en piscine), pendant encore longtemps des éléments radioactifs vont se répandre massivement dans l’environnement, et continuellement des « nuages radioactifs » traverseront des zones habitées par des humains, des animaux et leur nourriture.

On a pas fini d’en parler. Bien que le nucléaire semblait magique sur le papier il y a encore quelques dizaines d’années, plus tôt nous aurons imaginé et développé une technologie alternative, plus tôt nous éviterons encore pire situation que ce que nous sommes en train de subir.

S’il fallait un signe pour comprendre que nous mettions l’humanité en danger, cette fois nous l’avons.

article source observabilis.com relayé par Jonathan de noxmail.us

  • Le gouvernement japonais ne panique pas tant que cela, mais je soupçonne une belle propagande minimisant la réalité! Regardez juste cette carte des zones contaminées: http://www.bousai.ne.jp/eng/
    Pas de panique au niveau des réacteurs, faut juste faire attention aux 6 micro-ondes!

  • Et les français dans tout cela? Ils continuent le shopping, à acheter la dernière console ou un écran plasma pour se taper « carré viiip » en 16/9ème, bref, ils continuent à vivre…
    Que dire, ils ont confiance au nucléaire et aux institutions!

    PARIS – Une majorité de Français n’a pas confiance dans le gouvernement pour dire la vérité sur les conséquences de l’accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, selon un sondage publié vendredi, et une courte majorité fait confiance à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

    Un total de 69% des sondés ne font pas confiance (35% « plutôt pas confiance » et 34% « pas confiance du tout ») au gouvernement pour « dire la vérité sur les conséquences de l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima », selon cette étude Opinionway réalisée pour le compte du cabinet de conseil en stratégie de communication Vae Solis Corporate et l’Observatoire des Risques Sanitaires.

    Ils sont 50% à avoir confiance (12% « tout à fait confiance » et 38% « plutôt confiance ») dans l’ASN.

    Cet organisme « assure, au nom de l’État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés à l’utilisation du nucléaire. Elle contribue à l’information des citoyens », selon le site de l’organisme.

    Le sondage a été réalisé entre le 23 et le 25 mars auprès d’un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française majeure de 18 ans, interrogé en ligne.

    Selon cette enquête, 53% des français ne sont pas vraiment inquiets du passage sur la France du nuage provoqué par l’accident de la centrale consécutif au séisme du 11 mars qui a frappé le Japon.

    Un majorité de Français (58%) estime que la France ne peut pas abandonner le nucléaire à moyen-terme.

    (©AFP / 25 mars 2011 19h59)
    http://realinfos.wordpress.com/2011/03/25/fukushima-les-francais-sceptiques-quant-a-la-sincerite-du-gouvernement/

  • Ben les Français pas inquiets, auront le temps de s’inquiéter après avoir salivés, devant cette nullité pour les mous du bulbe qu’est VIP! un rassemblement de tout ce qui c’est fait de pire dans le réality show! espérons pour eux que les radiations aient un effet mutagène positif, ça changera un peu!! :D

  • Phosphorescente

    Tous les jours je viens consulter votre site et je vous félicite pour votre travail.
    Je me dis que les pays obnubilés par l’argent et le pouvoir pratiquent la politique de l’autruche. Tchernobyl n’a pas servi de leçon. Quand on nous parle de vérifier la sécurité de nos centrales ….. vérifier par qui ? peut-on avoir confiance en ces vérificateurs ? J’en doute …

    Le Japon nous prouve qu’il faut définitivement oublier le nucléaire …

    Certains pays se révoltent contre leur gouvernement mais je pense que nous avons de bonnes raisons de le faire, nous aussi européens …

    Il faut prendre note des noms de tous ceux qui nous disent « tout va bien ne vous inquiétez pas » et je pense qu’il convient de les envoyer sur place pour vérifier celà au coeur du réacteur !!

    Il y a eu dans le passé différents procès pour le « ‘sang contaminé », « l’hormone de croissance » etc …. Ce qui se passe est aussi un crime contre l’humanité !

    J’espère qu’un procès après Fukushima aura lieu aussi !! Cela fera réfléchir nos politiques, nos bons penseurs et nos pseudo-spécialistes !

    Je suis amère, je suis même écoeurée … Je suis naïve de penser Liberté Egalité Fraternité, Droits de l’homme, Respect et autres valeurs qui m’ont été inculquées.

    Que chacun réagisse au lieu de faire du nombrilisme

    Pour ma part, je vais imprimer la pétition établie par la CRIIRAD, et je vais la faire signer par mon entourage familial, professionnel….

    Un nouveau mouton enragé

  • Jean MOLINS

    Nos gouvernements qui devraient protéger tous les citoyens des possibles malheurs collectifs, ne font que nous tromper pour nous imposer le pire des dangers : le nucléaire ou l’atomique.
    Pourquoi c’est intérêt en vouloir continuer avec cette énergie laquelle peut détruire la vie, contaminer la planète dont la mer , les forets, les champs cultivés, l’eau, la nourriture… La vie de nos enfants, de nos petits enfants, de nos arrière petits enfants?…
    C’est le lobby de la mort invisible dont notre gouvernement en fait partie.
    Ils préfèrent l’argent à la santé de la population… HONTE A EUX!!!

    • Et pourquoi je ne vote pas pour les verts?? moi la « verte » de service?? tout simplement parce que le mouvement est trop politisé, et qu’il va dans le sens des intérêts des multinationale, pas pour le bien commun, et encore moins pour le bien de la planète!
      Je me souvient de la dernière et énième marée noire en Bretagne où la ministre de l’écologie de l’époque, avait dit que ce n’était pas grave, juste une flaque etc……
      Mais je vous laisse juger de la composition du gouvernement! toujours les mêmes tronches d’hypocrites, qui en plus d’être incompétents dans certains domaines, se promènent de ministère en ministère, espérant faire mieux et faisant souvent pire!!
      Ils ont un diplôme de polyvalence obtenu par piston! Ils ne sont pas bons à rien, ils sont mauvais en tout! :( et j’enrage vertement!!

  • Andre

    Il est, grandement temps pour nous, « pauvres moutons » conditionner depuis plusieures milliers d’années, de ne plus se laisser diriger par qui que se sois, de prendre nos propres décisions,…de décider, si nous voulons, OUI ou NON, sauvez cette planete, (s’il en ai encore temps) et agir en conséquence, en somme nous capables ???? voici la réflection de ce jour et j’espère lire vos commentaires à se sujet

    • Phosphorescente

      Je suis d’accord avec vous, nous sommes où j’ai envie de dire nous étions de vrais moutons !

      Je pense qu’il est difficile de mobiliser, c’est pour celà qu’on se permet autant de nous mépriser, nous le petit peuple

      ***mais c’est possible***

      j’ai envie d’y croire, je veux y croire

      Fini le temps des sorcières !

      De tout temps des personnes se sont battues pour défendre leurs idéaux, et nous bénéficions des avantages pour lesquels ils se sont battus

      L’idéal serait que nous « petit peuple » ne laissions pas une minorité d’élus (qui sont peut être instruits mais juste instruits) décider à notre place

      Le bon commencement, à mon humble avis, serait :

      Nous devrions être consultés

      Nous devrions être entendus

      Interrogeons la population pour savoir s’ils veulent poursuivre dans le nucléaire ?

      Toute décision devrait être prise après un référendum

      Nos politiques, de tous bords, nous parlent de changement !
      Le référendum systématique en serait un !

      Il y a beaucoup à faire ….

      Quand au nucléaire, des solutions alternatives existent, des personnes compétentes se sont déjà penchées sur ces problèmes, il y a fort longtemps !

      J’espère que votre post mobilisera

  • Bridjou

    OK pour ne plus faire tourner les centrales, mais réfléchissez à ce que vous êtes prêts à abandonner et qui marche à l’électricité. Le problème, ce n’est pas seulement les multinationales, c’est aussi notre propre confort. Malheureusement, on n’a plus le choix et peut-être même est-il un peu tard pour faire ce virage.

    • Phosphorescente

      L’heure est grave

      Elle est d’autant plus qu’on a absolument pas le recul nécessaire pour savoir quel sera notre sort

      Il y a assez de matières grises sur notre planète pour trouver des solutions alternatives, si je ne m’abuse certaines ont déjà été proposées

      Et il faut éviter de remplacer une solution dangereuse par une autre, je pense à l’exploitation du gaz de schiste par exemple

      Je suis prête à abandonner un certain confort, je pense que d’autres aussi

      En fait c’est tout notre système de fonctionnement, notre civilisation qui est à revoir

      Moins d’électricité = moins de confort certes,
      mais nos vies seront peut être plus sereines, nous serions moins stressés, ce confort est dans le but de gagner du temps

      Prenons le temps de vivre !

      • Andre

        Je suis prête aussi pour abandonner le confort, je me rappelle quand j’était enfant, nous n’avions pas la télé, (pas assez riches) mais jamais je ne me suis autant ennuyée que MAINTENANT.
        Le luxe, nous ne connaissions pas cela, mais, malgré une enfance difficile, l’ennui n’a jamais fait partie de notre vocabulaire.
        Aujourd’hui, que voyons nous? qu’entendons nous? ….
        Il est temps d’ouvrir nos yeux et nos oreilles, d’écouter la nature, le vent, les oiseaux, nous avons tout oublier…
        Réapprenons à vivre, à sourire, à…simplement dire BONJOUR …et le reste…je pense qu’il est trop tard, nos politiciens sont bien trop préoccupés à réffléchir au moyens de rester en tête de liste que de sauver notre pauvre planete!

        Ne croyez pas que je sois fataliste, certainement pas, je n’ai jamais étée aussi optimiste qu’en ce jour, je crois en une vie future ,meilleure et parfaite, et si je peux, entrainer certaines personnes avec moi, dans cette foi…irrationnelle, alors…..c’est que tout n’est pas perdu et que nous n’aurions pas vécu pour…rien

  • Le confort c’est quoi?? toute l’électronique qui nous a envahis? c’est l’eau chaude à la demande, le chauffage ou on appuie sur un bouton, la cuisine au micro-ondes, ou l’induction? le home cinéma? la chaine hi-fi?, l’écran plasma géant? les voitures bourrées d’électroniques qui ne sont réparables que, par le technicien en blouse blanche relié à un ordinateur? l’aspirateur? la cireuse? les consoles vidéo? les robots ménager qu’on ne sort pas pour ne pas les salir, et être envahis d’un tas d’accessoires, machine à café etc……

    Il existe pour la plupart des objets usuels l’équivalent mécanique, mais c’est ringard et pas très beau, puis faut aussi épater les autres, rentrer dans le moule du con-sumérisme exacerbé, on a la fièvre d’acheter, de posséder….

    On oublie le balai, le mouli persil, la rape à main, la vieille cafetière, le vieil ouvre-boites, la cocotte en fonte ou en terre, la vraie cuisine préparée avec amour pour faire plaisir aux siens.
    On préfère les parfum d’ambiance synthétiques et cancérigènes, à une simple orange piquée de clous de girofle, on mange devant la télé en regardant les débilités profondes, sans parler, pour ne pas en perdre une miette, on met tout au lave vaisselle, fini le « moi je lave, toi tu essuies, et l’autre range »…on ne partage plus rien, c’est le formatage complet des cerveaux!….
    On ne peut pas échapper au modernisme, mais est ce que, tout ce que nous avons est VRAIMENT INDISPENSABLE? à part la voiture pour les travailleurs….
    le malheur c’est que plus grand monde sait se servir de ses mains.

    Il y a longtemps que j’ai fais le tour de ma maison, et j’ai un camion de choses, dont je pourrais aisément me passer. Je ne fais peut être pas partie de la new génération, c’est peut être la raison qui me permet de mieux gérer! mais je sais que si jamais, il n’y avait plus de courant, je suis équipée pour m’en passer. J’ai appris à faire du feu sans allumettes, à bricoler un réchaud d’urgence, j’ai appris à survivre, et ne suis pas esclave du matériel sophistiqué.
    Je sais me débrouiller dans tout les cas.
    Tout le monde a été habitué à tout, sans se poser de questions, alors il faudrait se poser les bonnes!
    Et si un jour je n’ai plus tout ça??? comment je vais faire??? :D et ne crois pas que je sois vieux jeu, et contre le modernisme, mais je suis philosophe dans mon genre, et je pense que tout à une fin.

    Je possède une vieille mobylette, elle est tombée en panne :( dans mon coin personne n’a voulu y toucher, trop vieille il faut racheter….OK!! j’ai sorti ma plus belle boite à outil et je l’ai réparer moi même, elle fonctionne nickel, et je n’avais jamais regardé comment ça marchait! donc quand on veut, on peut :D :D (modestement je dois dire que ce n’était pas trop grave, mais j’aime mettre les mains et au moins essayer)

  • Jean MOLINS

    Faisant partie de cette société de consommation du jetable et de l’inutile, je peux avouer que jadis l’homme occidental était plus heureux car ses conditions de travail étaient normales, humaines… Il ne souffrait pas du stress actuel. Son alimentation était de qualité, sans s’empoisonner avec autant des produits chimiques, voire des pesticides etc. Je me souviens des restrictions du courant et l’on faisait avec. On connaissait les voisins d’à côté et ceux d’un peu plus loin. On s’aidait, on parler et on échangeait ses idées sans besoin d’internet et autres mobiles. Les fruits était délicieux, les poissons frais garnissaient nos assiettes, la pâtisserie était fine, le lait venait directement de la vache. Les poulets, plat luxueux, étaient élevés au maïs… Je pourrais continuer car la liste serait longue. Je terminerai en disant qu’il y avait moins de cancers et de leucémies. Etant née dans un pays où se trouvait sous la botte d’un criminel, Franco, le nom démocratie faisait rêver à des nombreux jeunes comme moi… A présent on nous fait croire que nous vivons en démocratie… Si cette parodie s’appelle démocratie, je préfère avoir un idéal humaniste et laisser tomber toute cette hypocrisie. Où trouve-t-on la Liberté?. L’Egalité?. Mais surtout, la Fraternité?. Qu’on enlève ces trois mots sacrés des bâtiments publiques pour qu’ils ne soient plus trainés dans la boue. Vive la république humaniste où chacun aura sa place et sa dignité dans un monde de respect d’autrui. A bas les prêtres du dieu argent et tous les lobbys destructeurs de la nature.

  • +1 et je rajouterai en plus du respect, l’Amour des autres, et le partage!

  • Antoinette-C. Ducret

    Bonjour,
    Il serait temps que les Hommes, mâles comme femmes, réfléchissent véritablement aux conséquences, de toute façon INÉVITABLES, même si celles-ci tardent, de tous leurs actes et de toutes leurs paroles!
    Hier le Japon?
    Non, hier juste un avertissement à l’humanité!
    Il faut TOUT ARRÊTER ou avoir sur sa propre conscience l’angoisse, la souffrance et la mort de l’humanité tout entière chaque fois décuplée par l’horreur de savoir que TOUT aurait pu être ÉVITÉ…
    L’humanité a vécu 6000 ans sans électricité, et les constructions de ces temps jadis, encore debout aujourd’hui, attestent des Hautes Performances technologiques que l’Homme a déjà contacté…sans l’électricité!!!
    Alors…?????????
    Seule une volonté froide et déterminée de quelques uns à désirer la destruction de toute Vie sur terre et travailler pour cela, a pu essaimer la mort en construisant les centrales nucléaires et les autres, toutes dangereuses, les barrages en hautes montagnes et au fil de l’eau, etc, pour produire cette liqueur de l’oubli qu’est l’électricité qui n’aura eu d’autre but que celui de couper l’Homme de lui-même, de son Essence et de son Origine divine qui Seul fait de lui un Homme libre de surcroît, pour le rendre ainsi esclave du Super Menteur et de la malédiction qu’il a fait sienne!

  • Bridjou

    N’idéalisons quand même pas le bon vieux temps! Pour ma part, les journées passées au lavoir, non merci! le feu de bois pour chauffer, l’ayant pratiqué 17 ans, on en revient! Et en plus il n’y aurait pas assez de bois pour tous. Chauffer l’eau sur le coin de la gazinière pour prendre un bain dans une bassine…bof!
    Par contre, c’est vrai qu’on pourrait se passer de plein de gadgets énergivores, de l’éclairage public, de la clim, des canons à neige etc…..
    Si seulement cette catastrophe pouvait nous faire prendre conscience de la vanité de ces choses-là!

  • Ce qui effrayes le plus c’est le manque de savoir faire, la peur de ne pas pouvoir y arriver, cette peur qui sert à tout les grands de ce monde, pour nous asservir, et nous rouler dans la farine, en engrangeant le maximum de profit
    Est ce que l’humain à conscience, que c’est LUI qui produit la richesse par son travail??
    Si on ne prend pas l’initiative, nous sommes fichus! et je pense qu’avec ce qui nous tombe dessus venant du Japon, on a peut être plus le temps de philosopher!……..qui vivra, verra !

    • Phosphorescente

      la peur de ne pas y arriver, c’est exactement çà

      et elle nous paralyse

      parce que nous vivons dans un monde où on nous met la « barre » trop haute !

  • D3f

    CA VAS PETER TOUS AU ABRIT.
    LES ALIEN ARRIVENT PR NOUS AIDER.

  • Intervention très constructive D3f, c’est les soldes? :D

  • merci pour cette excellent article sur le Japon, et je constate aussi qu’au niveau voisinage, personne n’en parle, chacun continue sa vie en se contentant du JT qui évidemment a pour but de rassurer sans informer, c’est connu ! Beaucoup préfère fermer les yeux en espérant … par peur, mais également du fait qu’on ne sait pas comment faire ni réagir ?

    Au sujet des « objets », comme beaucoup, j’ai du mal à m’imaginer sans l’ordinateur, la TV, lave linge etc.
    Ce qui est ignoble, c’est de constater que les énergies propres commencent à se développer, mais au ralenti … Depuis le temps !!!
    on sait aussi que les industriels construisent des machines avec une durée de vie limitée pour mieux nous plumer et reconstruire … que font-ils pour la planète? Leur argent passe en priorité … dégoutée !
    Des maires de petits villages commencent à éteindre les éclairages publics la nuits, mais qu’attend-t- on pour que cela soit généralisé, éteindre les enseignes et tellement de choses qui « brillent’ pour rien …
    enfin bon, on continue notre petite vie et tant que ce sera une société de capitaliste de consommation, d’égoïsme rien ne changera jusqu’au jour de l’apocalypse ….

  • JAPON : Séisme de magnitude 6,5 et Mise en garde au TSUNAMI au Nord-Est.

    OSAKA (Japon) | Un séisme de magnitude 6,5 s’est produit au large du nord-est du Japon et une mise en garde au tsunami a été lancée pour la côte de la préfecture de Miyagi, la plus éprouvée par la catastrophe du 11 mars, a annoncé lundi l’Agence météorologique japonaise.
    © AFP | Un sismographe

    Tribune de GENEVE.ch – AFP – 28.03.2011 – 01:13
    L’Institut de géophysique américain (USGS), a également estimé ce séisme à 6,5.
    Il a précisé que la secousse, intervenue à la profondeur très réduite de 6 km, s’était produite à 07H24 heure locale (22H23 GMT), à une centaine de kilomètres de la ville de Sendai, dévastée par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars.
    Ce séisme est probablement une réplique de la secousse de magnitude 9 qui s’est produit il y a 17 jours car il est intervenu dans la même région de l’Océan Pacifique.

    L’Agence Météorologique Japonaise a émis une Mise en garde à la population côtière de Miyagi, estimant qu’un tsunami d’une hauteur pouvant atteindre 50 centimètres était susceptible de toucher le littoral.
    Une « Mise en garde » signifie qu’une vague de hauteur limitée pourrait toucher la Côte et correspond à un degré de dangerosité moindre qu’une « Alerte », qui veut dire qu’un tsunami de quelque 2 mètres de haut est à redouter.

  • LA FUSION NUCLEAIRE.

    Lorsqu’un réacteur Nucléaire n’est plus refroidi, comme c’est le cas à FUKUSHIMA, il y a un risque de fusion du coeur du réacteur.
    C’est-à-dire : que les combustibles hautement radioactifs, comme l’uranium ou le PLUTONIUM, commencent à surchauffer puis, à fondre.
    Le processus peut prendre plusieurs heures, comme ce fut le cas à TCHERNOBYL, en 1986, et risque d’engendrer une EXPLOSION ATOMIQUE qui entraîne la formation d’un Nuage radioactif.
    Ce Nuage peut emporter des Particules radioactives sur des centaines de kilomètres. Les retombées peuvent atteindre un Niveau MORTEL à proximité de l’accident ; il faut attendre 200 ans pour atteindre une radioactivité CENT FOIS plus faible.

    **200 SAMOURAIS** :
    Jour et nuit, au risque de leur vie, ils se déploient au coeur de l’ENFER… il ne reste qu’une chose à sauver : l’humanité toute entière… de véritables héros Nationaux.
    Leur seule chance : une GREFFE.
    TEPCO : l’équivalent Japonais de notre E.D.F.
    En EUROPE, tous les Centres de transplantation de moelle osseuse sont en état d’Alerte, prêts à accueillir les héroïques rescapés, dès qu’ils pourront quitter le Site (avions spéciaux). Le Monde leur doit bien ça.

  • Je me disais que le mec qui a écrit ça devrait aérer sa piaule de temps en temps, à cause de la radioactivité naturelle, parce qu’elle plombe le cerveau si l’on n’y prend pas garde ; fukushima c’est grave, c’est très grave, mais jouer avec ça pour gueuler comme un putois frustré « on va tous crever et on nous dit rien », ce n’est pas grave, c’est très con, d’autant plus que derrière le « on ne nous dit rien », il y a le « tous pourris » qui non seulement n’apporte rien au débat, mais en plus fait le lit des plus arriérés qui crie au complot pour proposer des alternatives basées sur le vide sidéral de leurs « idée ».
    Et sinon, je vais cueillir des morilles, elles sont super bonnes cette année. Un peu fluorescentes, mais su-per-bonnes…

  • Ce n’est qu’un scénario et c’est ce qui pourrait bien arriver, les autorités ont des mesures qu’elles ne veulent pas communiquer pourquoi? voir la demande internationale de la CRIIRAD…
    Il y a bien des questions sans réponses, alarmer ne sert à rien, mais ne pas le faire est ce mieux?
    Je n’ai pas de réponses à cela :( mais bonne cueillette et, régales toi bien! :D

  • Jean MOLINS

    Je dirais à Emmanuel, que s’il faut se taire devant les catastrophes majeurs prévues par beaucoup. S’il faut mesurer le langage. S’il trouve que la situation n’est pas si grave etc.etc. il y a que faire un tour près de la centrale atomique de Fukushima et aider ces gens contaminés qui luttent contre la bêtise humaine Le nucléaire, mais pour être plus juste dans les mots, l’énergie atomique n’est rien d’autre que la mort invisible La chaine ARTE a diffusé un documentaire très touchant où les sous prolétariat de nos centrales très « sécurisées » parlaient de fuites et d’incidents qui deviennent le pain quotidien mais qu’ils sont obligés à les oublier sous peine d’être licenciés. La situation est tellement grave que dans une centrale atomique de la Drôme on comptabilise plus de 1000 incidents à l’année, soit une moyenne de 3 par jour… Voulez-vous nous prendre pour des imbéciles?. En tirant la sonnette d’alarme on agi pour les bien de vos enfants, petits enfants et nullement pour des intérêts économiques comme Areva, EDF, le Gouvernement etc. En peut de décence serait la bienvenue.

    • Si tu me lis, @Jean Molins, je ne minimise pas ce qui se passe, j’alerte sur le danger de jouer, toujours la même chose, sur la peur, le soupçon du complot, qui font le lit des extrêmistes de tout poil.

  • Ca fait très peur tout ça…

    Il est plus que temps de réagir!

  • Sans parler de complot ou d’extrémisme, on est bien obligés de voir que les autorités croient nous » »protéger » » en taisant des mesures qui nous mettraient face aux risques réels ou pas.

    Ce serait beaucoup mieux que les « suppositions » que certains font, et qui dérapent sur des complots improbables, simplement par le fait que les supposés initiateurs de ce «  »complot » » sont dans la même galère que nous, et risquent tout autant!

    C’est le SILENCE et la DISSIMULATION qui sont générateurs de tout ce qui circule.
    Quand on sait et que l’on a confiance, on ne se pose pas de questions, on attend calmement.

    En restant rationnel, je pense plutôt que si nous sommes en réel danger (ce que personnellement je crois) nous devrions le savoir de façon formelle.

    D’un autre côté par souci d’équité, pour ne pas être taxée moi même d’extrémisme, je peux comprendre, que les autorités minimisent les choses, créer la panique deviendrait vite ingérable, mais ils s’y prennent très mal, ça laisse la porte ouverte à tout les délires.

    Les dernières mesures faites, laissent supposées que le cœur du réacteur n°2 est en train de fondre, que la cuve de confinement a fondu aussi, et que de l’eau hautement contaminée c’est répandu en DEHORS de la centrale. ( C’est ce que les experts ont laissés entendre dans leur point presse à midi). Pas un mot sur les 5 autres réacteurs, ni sur les deux autres centrales qui ont elles aussi des soucis.

    En communiquant! ça évacue un peu l’angoisse, on s’informe, on essaye de se soutenir et c’est quelque chose d’important le partage, une valeur que beaucoup ont oublié. :D