Le jour ou le gouvernement américain pourrait s'arrêter…

La chute des États-Unis parait impossible pour certains, nous pourrions même nous dire qu’avec tout ce qu’ils nous montrent des USA à la télé, rien ne se voit réellement (c’est sur que dans « les feux de l’amour » ils vont pas vous le montrer!), cela reste pour l’instant une supputation, pourtant, cela se confirme de jour en jour, et bientôt, tout risque de s’arrêter…Dernière alerte en date, cet article qui est plus qu’inquiétant, cela va mal, très mal, mais si cela peut vous rassurez ô vous clients et amateurs de l’Oncle Sam, en France cela ne va pas mieux, mais ça, ils ne vous le disent pas à la télévision…

Barack Obama et John Boehner, président républicain de... (Photo: AFP)

(New York) Les parcs et les musées fermeraient leurs portes. Le département d’État cesserait de traiter les demandes de passeports et de visas. Le Centre de prévention et de contrôle des maladies suspendrait ses recherches. L’Administration de la sécurité sociale n’acheminerait plus de chèques aux retraités, handicapés et vétérans qui bénéficient de ses programmes.

Voilà quelques-uns des services gouvernementaux qui pourraient arrêter de fonctionner aux États-Unis le 4 mars, date d’expiration de la loi de financement de l’État fédéral. D’ici à ce jour-là, les dirigeants républicains de la Chambre des représentants devront s’être entendus avec les responsables démocrates du Sénat et de la Maison-Blanche sur un projet de loi pour le reste de l’exercice budgétaire 2011, faute de quoi le gouvernement fédéral n’aura plus d’argent pour financer ses activités.

Or, les républicains de la Chambre ont réduit considérablement samedi les chances qu’une telle entente intervienne. Par 235 voix contre 189, ils ont voté pour une réduction de 61 milliards de dollars dans les dépenses gouvernementales d’ici au 30 septembre, une mesure jugée draconienne par les démocrates. Les coupes prévues dans le projet de loi républicain toucheraient à plusieurs programmes chers aux démocrates, notamment dans les domaines de l’éducation, de la protection de l’environnement et de l’aide internationale. Elles priveraient en outre Barack Obama de l’argent nécessaire à la mise en oeuvre de ses réformes des systèmes de santé et de la finance.

«C’est la démocratie en action», a déclaré le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, avant la tenue du vote final, qui est intervenu à 4h35 samedi matin.

«Plusieurs d’entre eux ne savent pas les répercussions que ce vote aura dans leurs propres communautés», a déclaré de son côté le numéro deux des démocrates à la Chambre, Steve Hoyer, en faisant allusion aux 87 nouveaux représentants républicains, dont plusieurs ont été élus en novembre sous la bannière du Tea Party, mouvement de contestation populiste et conservateur.

Le président Obama et ses alliés démocrates du Sénat ont déjà annoncé leur refus des coupes proposées par les républicains. C’est donc dire que le texte de la Chambre n’a pratiquement aucune chance d’être promulgué comme tel.

Un compromis est-il possible? Même si les élus de Washington le voulaient, le temps de s’entendre sur un projet de loi commun leur manquerait probablement.

Une gaffe mémorable

Le bras de fer qui se dessine à Washington ressemble fortement à l’affrontement qui, en 1995, s’était soldé à deux reprises par une paralysie de l’action du gouvernement fédéral. Le président de la Chambre des représentants de l’époque, Newt Gingrich, avait voulu faire accepter au président démocrate d’alors, Bill Clinton, des coupes profondes dans les programmes sociaux, dont Medicare (assurance maladie pour les personnes âgées), assorties de baisses d’impôts importantes.

La plus longue des paralysies du gouvernement avait duré trois semaines, forçant la fermeture de plusieurs services ou ministères importants de l’État fédéral.

«Si les Américains veulent le budget républicain, ils devront élire un nouveau président», avait déclaré Clinton en novembre 1995, promettant d’opposer son veto au projet de loi de Gingrich, chef d’une «révolution» conservatrice amorcée lors des élections de mi-mandat de novembre 1994.

Gingrich avait perdu la bataille de l’opinion publique en commettant une gaffe mémorable. Il avait avoué à des journalistes avoir voulu la paralysie du gouvernement parce que Clinton l’avait fait asseoir à l’arrière d’Air Force One au retour d’un voyage en Israël. «Cry Baby» (pleurnichard), titrait le Daily News de New York en première page le lendemain de cet aveu au-dessus d’une caricature montrant Gingrich avec un biberon et en couche.

Au début de 1996, Gingrich avait fini par reconnaître la nécessité de négocier un compromis avec Clinton, qui allait sortir grandi de l’affrontement sur le plan politique. Sans compter que son entente avec le républicain allait contribuer à ramener le gouvernement fédéral sur la voie de l’équilibre budgétaire.

Bien entendu, John Boehner, actuel président de la Chambre, n’est pas Newt Gingrich, n’ayant ni l’impétuosité ni l’arrogance du politicien de Géorgie. Il doit quand même composer avec un groupe parlementaire où l’influence du Tea Party ne laisse pas beaucoup de place au compromis.

Bien entendu, Obama n’est pas Clinton. Malgré les réalisations de sa première moitié de mandat, le 44e président n’a pas montré la capacité du 42e d’obtenir les faveurs du public américain en résumant une situation complexe en quelques mots.

Il pourrait évidemment avoir l’occasion de se reprendre à partir du 4 mars.

Source: cyberpresse.ca