Situation sur les positions de l’armée de la RPD à Promka : tirs quotidiens sur fond de trêve qui succède à une autre 28 Sep 2017 …

Aucun arrangement possible avec Kiev. Merci Christelle Néant.

À Promka (zone industrielle qui se trouve entre Avdeyevka et Yassinovataya), les trêves se suivent et se ressemblent pour les soldats de l’armée de la République Populaire de Donetsk (RPD) qui sont stationnés là.

Les positions de l’armée ukrainienne sont à moins de 150 m, ce qui limite l’usage de l’artillerie lourde par cette dernière. Par contre les armes légères, les lance-grenades, les lance-roquettes et les mortiers sont utilisés quotidiennement par les soldats ukrainiens pour tirer sur les positions de l’armée de la RPD.

Les tirs commencent habituellement dès le petit matin et s’intensifient surtout le soir. Lors de notre venue, les tirs seront rares, hormis quelques balles que nous entendrons siffler juste au dessus de la tranchée.

Les soldats stationnés là-bas nous expliquent que récemment c’est surtout les snipers ukrainiens qui sont devenus le principal danger pour eux. Comme à Zaïtsevo, ils sont dotés de fusils et d’optiques venant des États-Unis.

La plupart des soldats stationnés à Promka sont des « anciens », qui font la guerre depuis le début, et qui ont vécu pour certains beaucoup de batailles célèbres comme celle de l’aéroport. Tous viennent du Donbass, à part Pascal, un Néerlandais arrivé ici au mois de mars pour venir prêter main forte aux soldats de la RPD.

Malgré le fait que l’armée ukrainienne viole quotidiennement le cessez-le-feu, qui, pour les soldats, « n’existe que sur le papier », les défenseurs de la RPD le respectent scrupuleusement, et ce en dépit du fait que les tirs de l’armée ukrainienne blessent régulièrement, et parfois tuent, des soldats. Comme au mois d’août, où l’un des leurs a été tué par un impact direct d’obus de mortier sur la section de la tranchée où il se trouvait.

La guerre, la mort, sont devenues le quotidien de ces hommes, à tel point qu’il leur est pour le moment impossible de se projeter dans l’après guerre. La seule chose qui existe pour ces soldats c’est maintenant et aujourd’hui, et les tirs qui rythment ce présent qui est leur seul horizon.

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Christelle Néant pour DoniPress

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