[Fiction] Note au Premier ministre : que se passera-t-il si Marine Le Pen remporte l’élection présidentielle ?

Une projection de ce qui se passerait d’après Henry Lefort, si M. Le Pen était élue. Vos avis sont les bienvenus.

Photo d’illustration

7 mai 2017, 20h. Marine Le Pen est élue présidente de la République. Quelles seraient les conséquences pour les institutions ? Pourra-t-elle disposer d’une majorité parlementaire ? Quelle résistance opposeraient fonctionnaires, médias et société civile ? Dans une note fictive au chef du gouvernement, un haut fonctionnaire envisage froidement un scénario, pour la Revue Projet :  « L’arrivée au pouvoir, dans un cadre démocratique, d’un parti légalement reconnu, est somme toute banale. Mais le Front national a été fondé par Ordre nouveau. Les institutions, les agents publics et la société civile auront-ils assez de poids, seuls ou ensemble, pour contrer des mesures qui seraient contraires aux valeurs de la France ? »

Cet article a initialement été publié dans la Revue Projet (voir à la fin de l’article).

Vous m’avez demandé de rédiger une note envisageant les conséquences de l’élection de Madame Marine Le Pen à la présidence de la République, le 7 mai 2017. La présente note aborde successivement la réaction des institutions, le fonctionnement de l’État, l’attitude de la société civile et celle des Français, et la reconstruction des partis politiques. L’ordre public et les enjeux liés au prolongement de l’état d’urgence mériteraient une note spécifique.

« Comment changer le mode de scrutin sans majorité parlementaire ? »

Le premier acte de la présidente sera de nommer un Premier ministre. Le Premier ministre sortant présentera sa démission le jour de son installation, autour du 18 mai 2017. Le nouveau gouvernement devra en premier lieu préparer les élections législatives des 11 et 18 juin.

Le scrutin majoritaire est défavorable à la nouvelle présidente, elle le sait. Il lui faudra obtenir du peuple la modification du mode de scrutin pour une proportionnelle intégrale. Bien sûr, la modification ne vaudra qu’après l’élection déjà prévue. La présidente pourrait être tentée par l’élaboration d’une sixième République. Mais la Ve République est si favorable à l’exécutif que tous ceux qui avaient affirmé vouloir la modifier ne l’ont pas fait [1].

Comment changer le mode de scrutin sans majorité parlementaire ? La présidente pourra avoir recours à l’article 11 de la Constitution, qui l’autorise, sur proposition du gouvernement, pendant la durée des sessions, à soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics.

Les premières semaines seront décisives. Soit la nouvelle présidente gagne l’élection législative, soit elle dissout la nouvelle assemblée et organise des élections avec les nouvelles dispositions adoptées par référendum. Elle dispose de trois semaines pour organiser un ou des référendums [2]. Dans l’hypothèse d’une cohabitation, le gouvernement ne pourrait fonctionner qu’avec une grande coalition Les Républicains-Parti socialiste, un scénario incompréhensible pour la majorité de Français ayant élu madame Le Pen.

Le rétablissement de la peine de mort sera-t-il légal ?

En attendant, le premier risque après l’élection est lié à l’installation. Le président du Conseil constitutionnel peut-il refuser d’introniser la nouvelle présidente ? Cela ne changerait rien, si ce n’est la renforcer encore dans l’opinion. Au-delà, le Conseil constitutionnel, accompagné dans cette fonction par le Conseil d’État, jouera un rôle majeur de régulateur juridique du nouveau pouvoir. Cependant, cette régulation sera limitée si la présidente use de manière répétée de l’article 11 de la Constitution pendant le premier mois de son mandat, pour procéder, en particulier, au rétablissement de la peine de mort ou à des réformes majeures concernant le droit du sol, l’immigration ou la préférence nationale. L’ordre juridique intègre bien sûr des normes européennes et internationales (traités de l’Union européenne, Charte européenne des droits fondamentaux…), mais on voit mal comment les opposer à des choix qui seraient opérés par le peuple, par référendum, surtout si nous sortons de l’Union européenne par la même voie.

Sur ces questions sensibles, la Cour de cassation, le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État devront prendre position publiquement, notamment si les changements proposés constituent des ruptures historiques avec la tradition juridique française. Les autres institutions de la République, comme le Sénat, ont-elles le pouvoir de bloquer les institutions ? Clairement non. Rattachée au Premier ministre, la Commission nationale consultative des droits de l’homme est peu connue du public et ses avis ne pèsent guère dans le jeu politique.

In fine, c’est la question de la protection des plus faibles et du respect des droits fondamentaux qui est posée. Mais les dérives de ces dernières années, des discours sur les Roms et sur l’assistanat à la stigmatisation de la figure de l’étranger, constituent un terreau favorable au nouveau pouvoir pour aller plus loin et passer du discours aux actes.

« Il faudra trouver entre 500 et 700 membres de cabinets ministériels »

Le gouvernement va s’installer mi-mai. Il faudra trouver entre 500 et 700 membres de cabinets ministériels, au profil très politique, pour verrouiller d’emblée les administrations centrales et le corps préfectoral dans les départements. L’exercice sera très difficile. Le Front national compte peu de technocrates de haut niveau. Il devrait y avoir assez de candidats pour les postes de directeurs de cabinet, de conseillers parlementaires, de communicants et de conseillers politiques. Ce sont les postes d’experts techniques qui vont manquer, au moins dans un premier temps.

Le ministère clé des premières semaines sera celui de l’Intérieur. Il devra préparer les élections législatives et, le cas échéant, le ou les référendums. Surtout, il devra garantir l’ordre public, tant les risques de manifestations seront importants. Le rôle du préfet de police de Paris sera essentiel. Ce sera sans doute l’une des premières nominations en conseil des ministres. Au-delà, l’encadrement supérieur de l’État concerne environ 20 000 hauts fonctionnaires, dont 800 nommés en conseil des ministres. Même si la nouvelle présidente a peu de soutiens dans la haute fonction publique, elle en a tout de même. 5 % de sympathisants représenteraient 1 000 cadres supérieurs prêts à tenter l’aventure avec le Front national. Il y aura donc vraisemblablement un nombre suffisant de cadres aguerris, mais aussi de jeunes loups, pour accompagner les premiers mois, avant que des cadres « pur sucre » ne soient formés et nommés.

On peut craindre qu’une majorité de hauts fonctionnaires, une fois l’effet de sidération passé, servent avec loyauté le nouveau pouvoir. Une minorité refusera de travailler pour Marine Le Pen. Ils devront sans doute démissionner et rejoindre la société civile. L’hypothèse de départs en nombre à l’étranger paraît peu plausible. Mais le choix existe toujours, comme l’écrivait Madame de Staël : « Depuis quelque temps les gouvernements ont trouvé l’art de persuader qu’un agent civil est soumis à la même discipline qu’un officier : la réflexion, dans ce (…) cas est interdite (…) ; mais on aurait de la peine à faire comprendre à des hommes responsables devant la loi (…) qu’il ne leur est pas permis de juger l’ordre qu’on leur donne. Et qu’arrive-t-il de cette servile obéissance ? Si elle n’avait que le chef suprême pour objet, elle pourrait encore se concevoir dans une monarchie absolue ; mais en l’absence de ce chef, ou de celui qui le représente, un subalterne peut abuser à son gré de ces mesures de police, infernale découverte des gouvernements arbitraires [3]. »

« Une sortie de l’Union européenne sera sans doute nécessaire »

L’administration dans son ensemble (État, collectivités locales et protection sociale) compte 5 millions d’agents publics. L’enjeu est de taille pour la nouvelle présidente. Une part importante de son électorat est là. Selon toute vraisemblance, l’immense majorité appliquera les textes législatifs et réglementaires du nouveau gouvernement. Le Conseil d’État a encadré très strictement le droit de désobéissance. L’ordre doit être manifestement illégal et son application entraîner des troubles graves de l’ordre public. Ces deux conditions doivent être remplies simultanément pour qu’un agent public puisse refuser d’appliquer un ordre. Les questions les plus sensibles porteront sur la mise en œuvre d’une préférence nationale dans l’accès aux droits sociaux, à la santé, à l’école, au logement…

- Lire aussi : Austérité budgétaire, abandon des familles modestes, vision néolibérale du travail : le véritable programme du FN

Une sortie de l’Union européenne sera sans doute nécessaire afin de recouvrer plus de liberté pour assurer une base légale incontestable à la préférence nationale. Quoi qu’il en soit, les fonctionnaires des caisses d’allocations familiales ou de la Sécurité sociale ne devraient pas opposer de blocages sérieux, tant une majorité de Français y est favorable. En revanche, dans les centres communaux d’action sociale ou les services des conseils départementaux, où se fait l’essentiel du travail social en proximité, le corps des travailleurs sociaux sera très réticent à mettre en œuvre de telles mesures. Aura-t-il le choix ? Il faut faire vivre sa famille. Plutôt que de saboter l’action publique, nombre d’intervenants sociaux s’engageront sans doute dans la vie associative pour défendre leurs idées.

« Ce n’est pas de la fonction publique que viendra la reconquête des idées »

Le cas des mairies basculées dans l’escarcelle du FN au printemps 2014 donne à penser qu’il n’y aura aucun problème significatif dans la gestion des cadres territoriaux autres que ceux connus en cas de changement d’exécutif. Les cadres réintègrent une liste d’aptitude et recherchent un nouvel employeur, certains acceptent de travailler pour les nouvelles équipes, notamment dans les fonctions supports (budget, personnel…). Ce mouvement d’assimilation du FN a aussi été préparé par l’apparition de mouvements proches du parti dans les administrations. Après des incursions ratées en 1995, notamment avec le FN Police, le parti a choisi de ne pas créer de syndicats en tant que tels, mais des mouvements de défense des valeurs. Le Collectif Racine (dans l’Éducation nationale) et France Police (au ministère de l’Intérieur) se présentent ainsi comme des patriotes engagés dans la défense des services publics et des Français.

Aussi bien, ce n’est pas de la fonction publique que viendra la reconquête des idées ni la construction d’un barrage à la politique de la nouvelle présidente. Un suivisme mou est à prévoir, inquiet de possibles débordements, cependant satisfait de contribuer à la protection des Français.

« La confrontation du nouveau pouvoir avec la société civile sera violente »

La confrontation du nouveau pouvoir avec la société civile sera violente, tout particulièrement avec les associations, le monde de la culture et les médias. Pour les grandes associations largement financées par l’État, comme la Ligue de l’enseignement, l’arrivée du Front national est une menace grave. Le nouveau gouvernement voudra sans doute marquer le coup avec SOS Racisme, la Ligue des droits de l’homme et tous les acteurs « droits-de-l’hommistes » pour reprendre l’expression du milieu. Des coupes sombres entraîneront de nombreux licenciements. Cette situation aura pour conséquence positive de régénérer un secteur aujourd’hui très bureaucratisé, en manque de militants et de bénévoles. Il en ira différemment pour ceux où la collecte publique est prépondérante, tels que le Secours catholique, les Restos du cœur ou Médecins du monde.

Pour les associations humanitaires, le point d’achoppement sera bien sûr le regard et le soutien apporté aux étrangers. Relevons cependant qu’au-delà de condamnations politiques de principe, les municipalités frontistes ont, sauf cas particuliers, continué de soutenir le tissu local des associations de solidarité. Dans nombre de communes, le poids moral de l’Église pèse encore sur l’électorat et les dirigeants frontistes. Le rappel à l’ordre récurrent du pape François sur la place à accorder aux migrants constitue un vrai garde-fou. Mais s’il advenait, dans une seconde période du quinquennat, que le nouveau gouvernement gagne les élections locales, un nouveau cadre d’intervention et de subvention aux associations serait sans doute produit, qui rendrait la vie de celles-ci beaucoup plus difficile.

Pour le monde subventionné de la culture, la situation sera critique. Son engagement affiché en faveur de la gauche amènera les nouveaux pouvoirs publics à imposer leur vision de la culture. Des têtes vont tomber. De nombreux festivals et compagnies de théâtre ou de danse seront menacés. Les collectivités, même dans une première période où la majorité d’entre elles seraient bienveillantes vis-à-vis de la cause culturelle, ne pourront pas compenser partout le désengagement de l’État. Cette situation modifiera en profondeur la carte de l’offre culturelle française, sans que cela n’émeuve grand monde, tant ce microcosme vit dans sa bulle. Certains s’en accommoderont, mais on verra surtout apparaître une nouvelle génération de dirigeants culturels en phase avec le pouvoir. Il en a été ainsi de tout temps, particulièrement en France.

« Cette élection marque un éclatement territorial et social de la France »

La réaction dans le monde des médias sera forte. Le nouveau pouvoir, fort des financements tirés de l’élection, organisera ses propres vecteurs de communication et de valorisation de son action. Au-delà, comment les rédactions, les journalistes des chaînes publiques d’information pourront-ils s’accorder avec un pouvoir aux antipodes de leurs convictions ? On peut envisager le départ médiatisé d’un certain nombre de journalistes. Mais que fera la majorité ? Pour les médias privés, nul doute que des accommodements seront trouvés après une phase de réglages délicate. La presse quotidienne régionale devra composer entre la politique nationale, l’immense majorité des acteurs publics et privés locaux qui ne partagent pas les idées du Front national et une majorité de son lectorat, en phase avec le nouveau pouvoir.

À l’exception des associations, les corps intermédiaires ont peu de crédibilité aux yeux des Français. Déjà fragilisés, il leur sera difficile de réagir et de s’organiser. Même avec un potentiel de sympathie de 70 %, les associations n’ont pas réussi ces dernières années à faire passer des contre-messages, ne serait-ce que pour stopper la progression du FN.

L’élection de Marine Le Pen va provoquer un véritable séisme dans la société. Cette fois, il ne s’agira plus de se faire peur et de dénoncer la montée du Front national. La violence du choc passée, il faudra imaginer comment reconquérir les Français qui se sont laissé aller à un vote que nous qualifions d’extrême mais qui, pour la majorité d’entre eux, ne l’était pas.

« Un réveil de l’engagement citoyen va se faire sentir »

Cette élection marque un éclatement territorial et social de la France. La rupture est consommée entre une France périphérique et une France des métropoles [4], notamment la capitale. Les peurs, les opportunités et les modes de vie ne sont plus les mêmes. Si le monde urbain a toujours été différent du monde de la campagne, nous sommes passés d’une coexistence en tension au divorce sans consentement mutuel. Pour les uns, un sentiment d’abandon, pour les autres, notamment ceux qui vivent dans la mégapole de rang mondial qu’est Paris, de nouvelles opportunités et le sentiment d’être connectés au reste du monde. Le vote de Londres lors du Brexit en offre une parfaite illustration.

Dans les mois qui suivront l’élection, un réveil de l’engagement citoyen va se faire sentir, marqué par une vague d’adhésion au tissu associatif dédié à la défense des droits, par des pétitions en ligne contre les projets de loi sur le droit du sol, les étrangers ou la préférence nationale. Ce regain de militantisme durera-t-il ?

Beaucoup de Français, dont un grand nombre de jeunes, auront un espoir dans la nouvelle présidente ; ses opposants devront composer avec cette donne. La période d’installation du nouveau gouvernement verra apparaître de nouvelles régulations, la plupart méconnues du grand public. La seule référence historique en la matière, mise à part la Libération, est celle de 1981. À l’époque, on créait des radios libres… C’est bien la question de l’engagement politique et citoyen qui va se trouver posée.

« De cette mobilisation naîtra une nouvelle génération de femmes et d’hommes politiques »

Il est peu probable que les partis qualifiés de « UMPS » par Marine Le Pen retrouvent une nouvelle jeunesse. Nous assisterons à un foisonnement d’initiatives et d’actions, au niveau national comme au niveau local. C’est sur le terrain que la mobilisation militante sera la plus forte. Les anciens retrouveront la ronéo. On verra refleurir les tracts papier et s’enflammer les réseaux sociaux. Certains organiseront des réunions afin de débattre au plus près des gens des réalités qu’ils vivent et de trouver des alternatives au Front national. De cette mobilisation naîtra une nouvelle génération de femmes et d’hommes politiques. On pourra regretter que nous n’ayons pas su ou pas voulu repérer avant ce vivier de nouveaux talents au service de la République.

L’arrivée au pouvoir, dans un cadre démocratique, d’un parti légalement reconnu, est somme toute banale. Mais le Front national a été fondé par Ordre nouveau (mouvement néofasciste créé en 1969, ndlr). Les institutions, les agents publics et la société civile auront-ils assez de poids, seuls ou ensemble, pour contrer des mesures qui seraient contraires aux valeurs de la France et nuiraient gravement à son rayonnement international ? La réponse n’est pas simple, tant ces digues sont fragiles et minées par de profondes contradictions. La France n’en conserve pas moins de puissants ressorts démocratiques. « Vivez les rêves que la vie vous défie de rêver » (Martin Luther King).

Auteur Henri Lefort publié par Basta

Henri Lefort, haut fonctionnaire engagé dans la société civile, a été directeur de cabinet de ministre et conseiller d’un Premier ministre. Il écrit ici sous pseudonyme.

Cet article a été publié dans le numéro 354 de la Revue Projet, intitulée : Extrême droite : écouter, comprendre, agir. Pour en savoir plus sur ce numéro spécial, et sur la Revue Projet, rendez-vous ici.

Notes

[1Après l’adoption de la réforme du quinquennat, la loi organique du 15 mai 2001 renforce encore le caractère présidentiel de la Ve République : les élections législatives sont désormais organisées après la présidentielle, consacrant la primauté de cette dernière.

[2En cas de défaite aux législatives, elle ne pourra plus le faire en période de cohabitation, les projets de référendum devant être présentés par le gouvernement.

[3Œuvres posthumes de Madame la baronne de Staël-Holstein, Firmon Didot frères, 1844, p. 385. Cf. aussi la remarquable allocution prononcée par Jean-Marc Sauvé à l’École nationale d’administration, le 27/03/2013 : « Quelle déontologie pour les hauts fonctionnaires ? »

[4Bien décrite par Christophe Guilluy dans La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires, Flammarion, 2014.

Voir aussi:

Les vieilles recettes de François Fillon sont inefficaces contre le chômage

74 commentaires

  • Musashi Musashi

    Article rédigé par Madame Soleil ! J’ai moi-même consulté ma boule de cristal et parlé avec les morts …. pas de doute, nous arrivons aux mêmes conclusions. Il me reste à tirer les cartes et la preuve sera faite !
    A chaque élection, les mêmes sujets avec ce petit parfum de peur …. j’adore !

  • samedi soir

    Ca changera pas grand chose dans l’immédiat (selon moi) Le travail d’érosion démocratique aura besoin de temps.
    Cet article est intéressant car il montre le mécanisme général de l’appareil d’Etat.
    Lorsqu’on superpose cette mécanique avec les promesses électorales, on observe plus nettement les pouvoirs limités des élus (de tout bord) nouvellement arrivés et la faisabilité de certains projet.

  • Bonjour,
    Je ne crois pas que le FN sera transcendent car ses erreurs au niveau de l’EU seront sorti à bon escient. Ils n’iront certainement pas au premier tour.

    Le Pen le sait, d’où sa position plus que timorée on ne l’entend guère ses derniers temps. L’oligarchie lui aura réservé un traitement de faveur le cas où elle (Le Pen), devrait sortir du bois, tout comme il a été fait pour Fiont qui ne représente pas du tout l’idéal que se font les oligarques. Comme outsider et écran de fumée, ils lui préféreront Mélanchon.

    Orné

  • Panurgie

    Article intéressant, et bien rédiger en plus. On peut ne pas être d’accord avec ce qu’avance l’auteur mais la démarche reste cohérente et constructive. Et en plus il y a des notes en bas de page, dont celle sur la France périphérique.
    Après marine qu’elle passe ou non ça changera pas ma vie, mais croire que la famille le Pen qui est dans la politique depuis des décennies incarne un changement ça me fait doucement sourire.

  • gnafron

    « Il est peu probable que les partis qualifiés de « UMPS » par Marine Le Pen retrouvent une nouvelle jeunesse »

    ça c’est ben vrai, et le cauchemar a déjà commencé…à vrai dire, les éléments les plus opportunistes de ces deux
    formations se rejoignent sur un candidat tout neuf, le Macron. les résidus sourcilleux (Fillon avec ses gros sourcils
    et Hamon avec ses haussements de sourcils) finiront par dépérir

    nouvelle formule: E.M. = (UMPS)²

  • Le veilleur

    Au même titre que Trump, Marine Le Pen est à craindre comme le loup blanc pour les médias, les banquiers, l’UE et les hommes politiques de droite comme de gauche qui se font un malin plaisir de la diaboliser, de lui refuser le droit à l’antenne et à des finances pour payer ses campagnes.

    Bien sûr que bien des choses vont changer si elle arrive au pouvoir car elle compte bien faire du tri dans ce panier de crabe véreux qui jusqu’à présent dirigeait la France. Elle compte bien renouer les liens avec la Russie et nous pouvons comprendre que cette idée horripile Jean-Claude Juncker ou Angela Merkel.

    A la question: « Les institutions, les agents publics et la société civile auront-ils assez de poids, seuls ou ensemble, pour contrer des mesures qui seraient contraires aux valeurs de la France ? « . Je souhaite répondre en disant que les valeurs de la France n’existe plus depuis de Gaulle, tout a été lessivé, massacré à dessins et la France a été vendu par des hommes sans foi ni loi qui détestent les Français.

    Alors moi je dis que si Marine Le Pen était élue, il est fort à parier qu’elle mettrait de l’ordre là où on en a vraiment besoin et ainsi nous pourrions peut-être espérer retrouver nos valeurs d’antan !

    • Voltigeur Voltigeur

      Pas si sûre que toi qu’elle soit la solution, mais si bordel y doit y avoir, ce sera plus rapide avec elle! ;)

      • entièrement d’ac avec Volti
        quoique…. et si les moutons bougent pas ?
        aaahh zut

      • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

        Qu’elle prenne le pouvoir, que ça foute le boxon et qu’on en finisse une bonne fois pour toutes !
        De plus ça remettra certain pédants et suffisants des milieux médiatico-artistique en place …

        M.G.

        • Le veilleur

          M.G. tu m’as sorti les mots de la bouche, il est temps que les choses changent. 40 ans que nous avons la même politique de détricotage et de sabotage, je ne pense pas qu’on aura pire que ça.

          • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

            Attention quand-même à ne pas prendre des vessies pour des lanternes …

            http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif M.G.

          • Voltigeur Voltigeur

            Le gros souci c’est que tout est fait pour ouvrir la route à Macron, et au deuxième tour, s’il se retrouve face à elle, il n’est pas certain que les français, aillent jusqu’au bout de leur logique, ils risquent de faire volte face (comme d’habitude)! Le danger si ça arrive, c’est qu’ils se rendent compte trop tard, qu’ils ont élu un type, qui va appliquer tout ce qu’ils ont rejeter, la France macronisée, c’est bientôt si les gens ne réfléchissent pas plus que ça…

            • Pour moi ils vont tout faire pour lui coller Mélanchon au 2ème tours, là où ils prendront encore moins de risque de voir les français de faire le choix de « l’aventure », préférant assurer le pragmatisme et le réalisme qu’il est censé représenter face au romantisme bolchévique du second.

              Orné

              • Voltigeur Voltigeur

                Qui que ça soit, il devra réaliser le plan prévu pour l’Europe, ça j’en suis sûre où alors sortir de tout ça et la Le Pen ne le propose pas, elle veut renégocier les traités, ce qui est impossible il faut une majorité
                qu’elle n’aura jamais. Bien naïfs sont ceux qui pensent que ceux qui se sont satisfait du système jusqu’à présent, sont prêts à le changer.. ;)

            • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

              Quel que soit le scénario de la nouvelle mascarade, alea jacta est !

              Depuis la dernière guerre mondiale toutes les élections sont orchestrées par le haut du panier, les votants ne sont que les instruments d’un système parfaitement huilé qui conditionne les esprits par médias-menteurs interposés pour s’assurer que le commun des bipèdes dépose le bon bulletin dans la boite meuh.

              Même si parfois le résultat d’une élection ressemble à un coup de pied dans la fourmilière vu de la salle de spectacle, il ne faut pas s’y tromper, il suffit de se rendre dans les loges pour voir que le scénario y est est affiché de longue date. N’en déplaise à certains, le sortant est toujours choisi pas le système, le citoyen n’a que l’illusion d’un vote démocratique …

              M.G.

            • @ Voltigeur,

              Oui voilà, donc je parle bien de coller Mélanchon au Macron, car lui est adoubé par le système via les grosses banques que nous connaissons tous ici. Exactement comme l’est Trump de l’autre côté de la méditerranée. C’est devenu une condition Sine qua non vu que c’est eux qui dirigent presque tout en ce bas monde.

              Les médias le sont aussi, donc tout colle si j’ose dire.

              A terme tout va (doit) être privatisé !

              Orné

            • engel

              Volti , volti,….http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_sad.gif
              …Nuance.
              La Marine-Le-Pen dit, que dans un premier temps, elle chercherait à renégocier.
              Puis si ça bloque, elle imposerait une sortie.
              ….Tout ceci avec consultation directe au prêt du peuple par référendum.

            • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

              Voila ce que dit précisément la Marine nationale :

              « Retrouver notre liberté et la maîtrise de notre destin en restituant au peuple français sa souveraineté (monétaire, législative, territoriale, économique). Pour cela, une négociation sera engagée avec nos partenaires européens suivie d’un référendum sur notre appartenance à l’Union européenne. L’objectif est de parvenir à un projet européen respectueux de l’indépendance de la France, des souverainetés nationales et qui serve les intérêts des peuples. »

              M.G.

    • Daniel PIGNARD

      La grosse différence entre Marine Le Pen et le tandem Trump/Poutine, c’est qu’elle ne se réfère nullement aux valeurs chrétiennes alors que les deux autres les ont en éclairage sur leur chemin.

      • romulus

        Elle pense à juste titre devoir ratisser large à droite ET à gauche et donc ne veut pas effrayer. D’autre part n’a t-elle pas laissé entendre que sur les signes religieux en public, elle veut la discrétion absolue de la part des chrétiens pour pouvoir couper la chique aux musulmans et leurs signes plus qu’ostentatoires. En gros elle veut apporter du crédit aux lois qu’elle mettra en avant pour éviter l’extension invasive et surtout un début de guerre civile par un manque de rigueur.

        • Daniel PIGNARD

          « pour éviter l’extension invasive et surtout un début de guerre civile »

          Quand on a la foi et que l’on brigue la plus haute fonction de l’Etat, on ne craint pas la guerre civile car on est appuyé par Dieu qui dit : « Je forme la lumière, et je crée les ténèbres, Je donne la prospérité et je crée l’adversité ; Moi l’Eternel, je fais toutes ces choses. » (Es 45:7) Et donc on privilégie la chrétienté et on combat les valeurs anti-chrétiennes comme le font Poutine et Trump.

          • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

            Avec des discours fanatiques tels que celui-ci, inutile de se demander d’où vient la haine de l’autre. De tous temps les religions n’ont amené que violence, souffrance et guerres sous couvert d’un hypothétique « dieu »

            http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif M.G.

            • Daniel PIGNARD

              Que vaut la sagesse de MOUTON GARNI devant la sagesse biblique ?
              MOUTON GARNI a-t-il publié une sagesse qui dépasse celle du best seller mondial chaque année depuis l’invention de l’imprimerie ?

            • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

              Comment peut-on parler de sagesse à la lecture de ces textes où il n’est question que de soumission, de punition, de violence, de misogynie, entrecoupé de paraboles à quadruples sens pour noyer le poisson dans l’eau bénite !

              Si ce bouquin (la bible) est à ce point populaire, c’est qu’il a été inculqué de force depuis des siècles, par des fanatiques, aux peuples qui ont dû se plier aux dictât religieux sous différentes pressions et menaces. Résignés et contraints ils en ont au fil du temps accepter la teneur sans forcement en comprendre le sens …

              http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif M.G.

            • Daniel PIGNARD

              Pfff ! Ce livre était interdit par l’église catholique pendant des siècles. Vous n’êtes pas très bon en histoire. Je pense que vous êtes de ceux qui croient encore que l’église catholique est à l’origine de la théorie de la terre plate, ben non, c’est faux, c’est l’école de la République qui est à l’origine de cette saillie.

            • cogitologue

              « Par delà le bien et le mal ! »
              Voilà ma bible du moment que j’écoute en bossant…eh ben c’est de la dynamite !
              Ah si tout le monde en avait connaissance ! Mais quel Dieu ce Nietzsche ! oops, lol
              Voici mon lien, livré pour vous, prenez et buvez-en tous !
              https://www.youtube.com/watch?v=jYO3yNfPyN8

            • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

              @DP, je n’ai jamais dit que la bible avait été mise entre les mains des croyants, je sais pertinemment qu’elle était interdite au départ … jusqu’à ce qu’elle soit ré-adaptée à la sauce des manipulateurs d’âmes.

              Autre-chose, je suis loin d’ignorer qu’il existe des textes « originaux », on en découvre encore aujourd’hui, dont nous ne savons toujours pas déchiffrer le contenu, ni n’en connaissons les auteurs. La question étant de savoir si nous (le grand public) aurons un jour accès à ce qui nous est constamment caché …

              M.G.

  • ben… 07.05.2017
    C déjà mieux que 07.07.17….la « marque » de la beeeeeeête .
    heu… C T pas ça la réponse ?
    sans rire billet très intéressant. merci et biz à tous(tes)

    • Tyr

      Jova te dirait qu’avec trois sept c’est un message d’un archange et que cette élection serait un signe…
      Cela dit en bidouillant un peu les chiffres et en ajoutant le 2 de 2017 au 5 du mois, on obtient la même chose.
      Ce qui est bien avec les chiffres, c’est qu’il y en a plein.

    • En effet, le chiffre de la Bête, c’est bien 666. D’ailleurs, lorsqu’on écrit www, cela correspond aussi à 666 puisqu’en numérologie, le w = 6.

      C’est un article clair et très bien fait. Cependant… même s’il peut aider à comprendre les rouages potentiels de la politique au cas où le Pen arriverait au pouvoir, nous sommes devant un drôle de mur: il n’y en a pas un pour racheter l’autre !
      L’idée développée dans l’article me fait penser aux premières heures du règne de Trump: le chaos. Les premières heures du règne de Le Pen pourraient bien être la même chose. Disons que ce sera juste un peu plus rapide que si c’était les autres, sans doute (mais pas obligé…). Bref, le coup de grâce de notre civilisation. On dirait des pantins face à une force beaucoup plus grande qu’eux, – et que nous – dans la mesure où c’est la fin de notre Temps et qu’il va bien falloir que tout s’écroule pour laisser la place au nouveau monde.

      • .article35.

        Bonsoir Biquette.
        Si je peux me permettre et sauf erreur de ma part, en numérologie il me semble que la valeur du W est 5. On lui donne la valeur de 6 en cabale car le W correspond à la lettre VAV de l’alphabet hébreux . En numéro les trois lettres qui font 6 sont F, O et X . A méditer sur les appellations telles que : FOX NEWS, les noms de stars en FOX qlq chose , ou alors 20 Century FOX …

        • Mata Hari Mata Hari

          Dans l’alphabet hébraïque les lettres ont aussi une valeur numérique
          Le VAV ו représente le 6
          mais 666 serait représenté par le SHIN ש qui de par sa graphie est constitué de 3 Vav ( Valeur numérique de chacun 6 ) posés côte à côte !
          La numérologie française est différence des valeurs numériques des lettres hébraïques car
          – l’alphabet français compte 26 lettres
          – l’alphabet hébraïque n’en compte que 22

          Quand à  » l’Apocalypse  » biblique elle ne concerne apparemment que les Chrétiens ( Nouveau Testament ) puisque elle ne figure pas dans ( l’Ancien Testament )

  • GROS

    Comme le dit l’expression : Avec des « si », on mettrait Paris en bouteille. http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  • Wolf-Spirit Wolf-Spirit

    Si elle a ses 500 signatures, elle a le droit de qe présenter et d‘être elu que l‘on soit daccord ou pas avec le fn qui n‘est pas mieux pas pire que les autres ….
    Tout les articles criants a l‘apocalypse si le fn l‘emporte sont juste de la merde et des campagnes de dénigration sans grans fondements car on peut faire autant de critiques sur les autres partis

    Et portant on ne peut pas dire que je suis un de leurs fan

  • Il suffit de lire cet article, http://lesakerfrancophone.fr/soros-dans-les-cordes

    et ensuite d’interpeller les représentants du FN en leur demandant d’expliciter leur position a propos de ce Mr et de ses fondations et autres ong grassement subventionnées par ses soins.

  • Melkyseddek

    Il y a beaucoup de choses à dire sur le sujet. Le soucis est que toutes ses réponses et ses avis convergents ou divergents ne sont qu’hypothèses et conjonctures.

    Mais la réflexion peux nous aider à glaner quelques infos qui pourraient être plus ou moins objectives.. (j’utilise le conditionnel). Le timing de l’affaire Fillon favorise en mon sens Macron et Le Pen. La dilution des votes sur la gauche se disperse entre Hamon, Mélenchon et Macron. Fillon, à moins d’un rebondissement de l’affaire et malgré que le mal est fait, ne passerait pas le 1er tour. Hamon a peu de chances d’y être. Cela nous donne soit Macron ou Mélenchon contre Marine Le Pen. Ceci est une hypothèse mais pour ma part, je ne vois pas Mélenchon au deuxième tour. Toujours pour la même raison, les médias ont réussis a faire croire à une majorité de gens de gauche que Macron fait du neuf, qu’il est jeune, et les gens ont déja oublier qu’il est un conseiller de Sarkozy, conseiller d’ Hollande et enfin ministre de l’économie. Mais les gens, pour la plupart, l’ont déjà oublier. Si c’est un deuxième tour Macron-Le Pen , a fortiori, on peux penser à une réédition de 2002, front républicain et tout le bordel.

    Mais il y a quand même une différence majeur de programmes.. Macron est un ultra libéral, non protectionniste, favorable à l’Europe et qui va continuer (comme Fillon) le démantèlement des acquis sociaux mais surtout détruire le code et le droit du travail.

    Le Pen, elle, son programme (mensonger ou pas) promeut tout autre chose. Elle parle d’un retour à un état de droit hors du cadre européen, un retour à une monnaie nationale, à la récupération de nos frontières et à un contrôle des flux migratoires stricts.

    Cela fait une majeure différence de programmes tout de même. En mon sens, la pressurisation sur la société civile sera un peu moins forte avec Macron qu’avec Le Pen. Mais il n’y a aucune garantie, c’est une hypothèse. Le Pen élue en tant que présidente d’un parti d’extrême droite serait une première en Europe pour une telle puissance. Mais il y a une très forte probabilité que l’impact sur notre société multi-culturelle serait énorme, immédiat et radical. Sans parler d’une politique souverainiste qui nous ferait quitter l’Europe (pour peu qu’elle veuille vraiment le faire ou qu’elle en aie la possibilité) Mais elle ouvrirait une sorte de boite de Pandore et on ne peux absolument pas définir l’impact réel d’un retour à nos frontières et une monnaie nationale.

    A contrario, suivant comment Macron gouvernerait s’il était élu, l’impact sur la société civile serait potentiellement dangereux également suivant comment il s’y prend pour détricoter le droit du travail et les acquis sociaux.. Cela peux engendrer de fortes tensions sur la société civile car il est fort probable qu’il s’y prenne frontalement, sans embage.. La synthèse de l’histoire, la conclusion qui m’est toute personnelle, c’est que nous avons comme choix, la peste ou le choléra, comme aux USA.

    • romulus

      Aux dernières nouvelles, d’après un sondage de petit doigt espérant la pluie, il n’y aura pas réédition de 2002. Mais le pourcentage de gens indécis qui ont finalement peur de l’inconnu et qui ne voteront pas pour Marine au second tour la feront perdre à coup sûr. Et il n’est pas dit que si tous ceux qui ont récemment des sympathies pour le FN, notamment sous le coup de l’émotion votaient pour lui, cela suffirait à faire basculer la donne (réponse de Bressan)

  • Euh ! Personne n’a donc lu « Les 200 jours de Marine Le Pen » de Frédéric Deslauriers, sorti en 2011… ? …

    Ben ! Ce qui est sur, c’est que nous ne serons pas plus en Démocratie, et que de nouveaux oligarques arriveront aux manettes de contrôles des pouvoirs et s’y installeront pour leur plus grands bénéfices….

    Quand à nous, ben comme d’hab, nous n’aurons qu’à payer pour entretenir tout ce beau monde…

  • criminalita

    Pour moi la politique n’a servi que la caste des riches. Si le FN ne s’aligne pas avec les intérêts de la finance ce sera le crash boursier qui fera suivre une guerre. Le pouvoir n’aura pas d’autre choix que de brandir l’arme idéologique pour faire basculer le peuple dans un défouloir vengeur face aux riches mais aussi des étrangers.
    Cette situation de chaos ne se produira pas à moins qu’une main extérieure veuille l’éclatement de l’Europe. Le nouvel ordre mondial a bien voulu l’asservissement des grecs ? Alors voudront ils le notre par la force et la douleur ?

  • si d’aventure Marine Le Pen était élue, il faudrait que dans le mois qui suit son élection elle ait organisé un referendum, qui serait un plébiscite en réalité, lui permettant de dissoudre l’assemblée en reportant les élections à une date donnée, gouverner par ordonnances, renvoyer une partie des fonctionnaires, changer le statut de la fonction publique, museler conseil d’État et Conseil constitutionnel et lui donner mandat pour établir une nouvelle constitution.
    Sinon autant qu’elle ne se présente même pas au second tour.

  • BA

    Sondage élection présidentielle :

    Marine Le Pen : 26 %
    Emmanuel Macron : 23 %
    François Fillon : 20 %
    Benoît Hamon : 14 %
    Jean-Luc Mélenchon : 11 %
    Nicolas Dupont-Aignan : 3 %
    Yannick Jadot : 2 %
    Philippe Poutou : 1 %

    Lundi 6 février 2017 :

    EXCLUSIF – A 20 % dans notre nouveau baromètre PrésiTrack, le candidat de la droite reste privé du second tour de la présidentielle.

    Touché, mais pas coulé. Empêtré dans l’affaire des emplois présumés fictifs de son épouse , François Fillon serait aujourd’hui éliminé au premier tour de la présidentielle. La première édition du sondage quotidien « PrésiTrack » OpinionWay-Orpi pour « Les Echos » et Radio classique le confirme : le candidat de la droite n’est crédité que de 20 % des voix (avec marge d’erreur comprise entre 1,1 et 2,5 points), derrière Marine Le Pen (26 %) et Emmanuel Macron (23 %).

    Au second tour, Emmanuel Macron l’emporterait largement, avec 65 % des suffrages contre 35 % pour la présidente du Front national.

    http://www.lesechos.fr/elections/presidentielle-2017/0211779276319-sondage-fillon-conserve-un-noyau-dur-2062988.php

  • Graine de piaf

    Avant hier je n’ai parlé qu’à 4 personnes, toutes vont voter LP. Ce n’est qu’un très petit échantillon représentatif mais quand même 4/4 ça fait réfléchir.

    • romulus

      avec toute la sympathie que j’ai pour vous: REPRESENTATIF. Parce que pour moi, beaucoup ont tourné casaque depuis la pleurnicherie du 15 Juillet. Eh oui: la retraite qui tombe permettant la belle vie, le prêt récemment négocié pour l’avenir familial, ça compte face à quelques morts de plus en plus espacés….C’est à courte vue mais c’est ainsi…

  • Passetec Passetec

    Ho Hisse !!!! Marine, hisse !!!!

    Ho Hisse !!!! Marine Le Pen, hisse !!!!

  • .article35.

    Bonsoir à tous.
    Au risque de faire du répétitif vu que j’ai déjà évoqué cette opinion en commentant d’autres articles du site. En cas de victoire je ne pense pas que ce soit Marine qui va changer la donne . Mais plutôt les répercutions de son élection au niveau social . Regardez où en sont les zuniens depuis la victoire de Trump. Le pays est partagé en deux avec de sérieux risques d’affrontements entre les pro et les anti .Maintenant imaginez ce qui va se produire dans les rangs de nos « sauvageons  » des banlieues si elle gagne . Leur rage sera sans aucun doute inversement proportionnelle à leur joie suite à la victoire de Hollande, avec en plus cette fois ci l’appui de tout ce que le monde merdiatique compte de « bons penseurs » qui ne manqueront pas de légitimer leur colère . Si les choses en arrivent à ce stade, sa position sera peu enviable .
    – Laisser faire les émeutiers …..elle trahirait ses idéaux et ses promesses ( même si on connait la valeur des promesses électorales et la hauteur des idéaux des politicards ) .
    -Faire donner la troupe ….chaos total…..ce serait perçu comme une nazification de l’ordre républicain .
    A mon avis, si elle passe, elle ne changera pas grand chose et on aura le bordel . Ce qui aura le mérite de percer le bubon purulent qui plane sur nos têtes . Ensuite vae victis .

  • romulus

    sauf que le scénario N’EST JAMAIS ECRIT D’AVANCE surtout dans notre monde complexe. De toutes façons que les muzs foutent le bordel en plein ce n’est qu’une question de temps. c’est irrécupérable.

  • Pyramidion

    La pièce est en place il nous ait demandé juste de faire le casting. Nous devenons trop nombreux les ressources se tarissent, pas de travail pour tous, tensions sont trop fortes à travers la planète, il devient impératif de faire un RESET, pour se faire quoi de mieux que le masque du nationalisme pour se faire.

  • suzanna

    Je vois vraiment pas quelle différence ça ferait, regardons ce qu’elle a déjà fait, c’est assez clair. http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

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