Des espions français photographiés avec des terroristes maliens

Le Mali est un pays que nous ne connaissons que peu, outre la chanson « Le dimanche à Bamako » d’Amadou et Mariam, c’est au final un pays que je ne connais que de nom, les infos sur celui-ci sont pourtant nombreuses et très intéressantes, par exemple: le Mali appartient à l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) et à la CEDEAO (Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest) ou encore qu’il existe un club des investisseurs français au Mali (CIFAM). Ce qu’il ressort des recherches menées, c’est que la France a des intérêts au Mali et que si quelque chose doit se passer, cela doit aller dans le sens des intérêts de la France.

Le site d’information Sott a relayé un article intéressant que je vous soumet ici avec deux recommandations: « faites-vous votre idée » et « regardez les médias traditionnel d’un autre oeil » si vous vous intéressez à ce sujet…

Des espions français photographiés avec des terroristes maliens

Les deux agents des services secrets français. RFI

Les deux agents des services secrets français. RFI

Radio France International a diffusé la photo de deux ressortissants français à qui elle attribue la qualité de «djihadistes». Les deux hommes, des Français de souche, armés de kalachnikovs, sont assis à l’arrière d’un pick-up à côté d’un membre d’un des groupes islamistes armés qui sévissent à Gao, au Nord-Mali, où les sept diplomates algériens sont détenus. Les deux Français appartiennent, en réalité, aux services du renseignement extérieur et ont été dépêchés au Mali, par la caserne Mortier, siège de la DGSE, pour prêter main forte aux terroristes et justifier la nécessité d’une intervention étrangère dans ce pays. Cette thèse est d’autant plus plausible, explique une source informée à Algeriepatriotique, que les djihadistes français sont tous issus des banlieues françaises et ont tous des origines maghrébines ou africaines. Ce qui est loin d’être le cas des deux hommes pris en photo à leur insu. RFI dit avoir vérifié la véracité de ses informations et estime, en citant différentes sources, que les deux hommes en question pouvaient être «des binationaux mais aussi de simples Français, attirés par une aventure qui, souvent, prend une tournure sanglante».

«Difficile à croire», répond notre source. «Sur la photo exclusive publiée sur cette page, on reconnaît nettement l’un d’eux.

Il est assis à l’arrière d’un véhicule de type pick-up. La photo a été prise à Gao. Les passagers du véhicule ne savaient pas qu’ils étaient pris en photo. L’auteur du cliché, rencontré à Bamako, explique que la veille, il avait rencontré Mohamedou, un des surnoms du Français assis à l’arrière et qui tient en bandoulière une kalachnikov», précise RFI. «Il était content d’être à Gao, chez ses frères de lutte, il se sent chez lui», témoigne encore l’auteur du document photo dont une copie s’est manifestement retrouvée entre les mains de la DCRI, «comme l’indique une source parisienne qui n’a pas eu, elle, accès à l’image», poursuit RFI. «Tout ceci est un montage pour créer une diversion au cas où la mission secrète était découverte par les services des renseignements des pays du champ, directement concernés par ce qui se passe dans la région du Sahel», explique encore notre source.

RFI, qui dit se référer à des sources sécuritaires, rapporte qu’il y a «de plus en plus de Français qui sont attirés par le djihad dans le nord du Mali». «Certains sont des binationaux. Pour brouiller les pistes, ils débarquent généralement à Dakar, au Niger ou au Burkina Faso. Ils planquent leur passeport français et prennent un passeport africain», affirme RFI. Le journal français Le Figaro a parlé d’une centaine de militaires français des forces spéciales qui seraient actuellement présents au Mali et leurs effectifs pourraient être prochainement renforcés par des commandos marins qui passeraient par la Mauritanie. Ces ressortissants français «repérés» avec les groupes terroristes «ont un accent français impeccable», a assuré un témoin oculaire à RFI. Un accent très loin du verlan usité dans les milieux immigrés de la banlieue parisienne.

Via sott.net