Par Lediazec
On en parle de plus en plus : les risques d’une guerre civile sont manifestes, même si cela heurte les esprits qui, par crainte ou par excès d’aveuglement, se refusent à l’admettre.
Le fait que les médias conventionnels commencent à traiter le sujet démontre une préoccupation croissante au sein des sphères dirigeantes. Néanmoins, pour qu’une telle situation se réalise pleinement, plusieurs facteurs politiques, sociaux, économiques et culturels doivent converger, ce qui, politiquement parlant, n’est pas encore le cas. Même si la rupture entre le gouvernement et la nation est consommée, le chemin est encore long entre le constat et les travaux pratiques.
Que le gouvernement mette le tarif du kilowatt d’électricité au prix d’une centrale nucléaire, ou aligne celui de la bouteille de gaz au coût de la construction d’un gazoduc, rien ne semble émouvoir le consommateur plus vivement que le prix du kilo de cerise sur les marchés provençaux en cette période estivale. Rien n’est plus émouvant que le « danger » de la très improbable arrivée au pouvoir de l’extrême droite, argument politique exploité à jusqu’à la nausée par un gouvernement aux abois et une « gauche » sans idées qui ne finit pas de sombrer !
Les arguments présentés par les commentateurs des médias dominants relèvent d’une stratégie de la peur remontant à des temps immémoriaux : par celle-ci, comme tout récemment avec le Covid, on peut se permettre de tirer sur la corde sans crainte de la voir se rompre. Une guerre civile, quelle horreur ! Plus c’est gros…
L’accaparement du pouvoir par une élite politique au service des intérêts financiers et l’appauvrissement systématique du pays par volonté oligarchique pourraient justifier une insurrection populaire. Une sorte de jacquerie comme on en voyait du temps jadis, vite réprimée et vite oubliée, dont certains livres d’histoire conservent trace. Mais qui s’intéresse à l’histoire de nos jours ?
Cependant, même l’hypothèse d’une révolution profonde, cherchant dans son essence les racines d’un mouvement social comparable à celui de l’Espagne de 1936, ou approchant une nouvelle version du Front populaire, paraît aléatoire compte tenu des nombreux indices de résignation observés dans une population fortement anesthésiée !
Une explication à cela : l’absence d’un prolétariat digne de ce nom, fermement déterminé, avec le soutien de représentants politiques incorruptibles, prêts à soutenir un peuple à l’agonie. Nous en sommes loin, même si la progression de la précarité nous rapproche dangereusement d’un seuil de tolérance proche de zéro pouvant servir de déclencheur.
Mes aïeux ! Triste et autrefois grand pays, nous avons connu les monarchies absolues ou constitutionnelles, le Directoire, le Consulat, le premier et le Second Empire et nous en sommes à la Cinquième république ! Je passe les guerres, le choléra, la Terreur, la Commune de Paris pour atterrir aux portes de la plus totale des contre-révolutions : la mise en place implacable de la sinistre Agenda 2030 dont on banalise l’avènement !
Alors, guerre civile ou soumission totale à un régime globaliste pour qui l’humain compte pour des clopinettes ?
Sous l’Casque d’Erby
Publié le 16 août 2025 sur CAILLOUX DANS L’BROUILL’ART
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Il y a une sorte de banalisation, de … lassitude, au vu de toutes les hausses. Que ce soit celle de l’électricité ou celle du prix de haricots verts sur le marché ! Oh, 10 € le kilo quand même ! J’ai vu une amie en acheter alors qu’elle est à 1 € près pour tout et rien. Je n’ai pas compris.
« Ben oui, il faut bien manger ! »
« Ben oui, on a besoin de l’électricité ! »…
L’augmentation de la TVA sur l’abonnement, en revanche, semble passer inaperçue. La grogne arrivera à l’arrivée de la facture. Et quand les feuilles de l’automne vont commencer à tomber, l’accumulation pourrait bien faire très mal: IR, TF, .. Mauvais mois en perspective.
Ton interrogation est tout à fait juste et je me la pose aussi. Quelle est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase ? Est-ce que le vase peut encore contenir une, deux, trois gouttes d’eau ? Va savoir …
Salut Biquette. Comme des tas d’autres, je ne roule pas sur l’or. Il m’est arrivé de fréquenter les Restos du cœur, la croix rouge et le secours populaire. Aujourd’hui, je vais mieux, ou moins mal. Quand je fais les courses, dates courtes et rayons du bas. On se traîne comme on peut. On fait gaffe. Et je ne suis pas seul dans ce cas.
« même si la progression de la précarité nous rapproche dangereusement d’un seuil de tolérance proche de zéro pouvant servir de déclencheur. »
Je crois que t’imagines pas à quel point on va déjà loin dans la précarité…
Imaginons Monsieur H, homme seul, bénéficiaire du RSA depuis quelques années, monsieur H ne trouve pas de travail. Il faut dire, il va pas très bien dans sa tête. La seule chose de bien si on peut dire, c’est qu’il n’a pas de dettes…
Monsieur H à quand même la chance d’avoir un appartement. Forcément, avec moins de 570€ par mois, le loyer, l’assurance, l’électricité, le gaz, l’eau, la carte de bus pour se déplacer, internet/téléphone/télé, les frais bancaires, il ne lui reste plus grand chose pour manger, acheter des produits d’entretien et de consommation courante (comme du PQ).
Alors il doit avoir recours aux Restos du coeur et autre Secours Populaire pour pouvoir s’en sortir. Il ne choisit pas ce qu’il mange, mais au moins il mange.
Puis un jour, Monsieur H., usé par tout ça, pète un peu les plombs. Un peu plus que d’habitude. Branle bas de combat, il fini hospitalisé sous contrainte dans un hôpital psychiatrique.
Comme Monsieur H. ne va vraiment pas bien dans sa tête, l’hôpital décide de le garder plus longtemps que la moyenne, qui est il me semble d’environ 2 mois. Il va donc y rester 6 mois, pris en charge par l’assurance maladie.
C’est là que les choses se corsent comme dirait l’autre. Au bout de 2 mois d’hospitalisation, toutes raisons confondues, le RSA de Monsieur H. est divisé par 2. Il ne touche plus que 285€ par mois (Article R262-43 du code de l’action sociale et des familles Modifié par Décret n°2009-404 du 15 avril 2009 – art. 2).
Sauf que 285 euros par mois pendant 4 mois, Monsieur H n’a plus de quoi payer les frais de son appartement. Il ne peut pas non plus renoncer aux soins puisqu’il est hospitalisé de force.
Donc, en plus du fait d’être en grande précarité, d’avoir des problèmes psychiatriques, Monsieur H. se retrouve aussi accro aux anxiolytiques, aux neuroleptiques, aux antidépresseurs dont il a été gavé pendant 6 mois, et endetté sans moyens de payer ses dettes.
Du coup, il se laisse un peu aller au niveau des 15 heures d’activités par semaine exigées, et il se retrouve avec une « suspension-remobilisation » de 30 à 100% de son RSA pendant 1 à 3 mois.
Je vais arrêter là l’histoire, c’est pas comme dans les films, elle ne se termine pas bien.
Il n’y a pas de tolérance proche de zéro dans le sens ou tu l’entends. Il y a ta merde, dont tout le monde se contrefout, et la merde des autres, dont tu te contrefous. Quand t’es dedans, t’y es tout seul.
C’est juste que quand ce que t’as laissé faire aux autres va t’arriver à toi, tu te consoles en te disant que ça va être la révolution/guerre civile.
Monsieur H Radagast ,il aurait dut avoir une assistance sociale qui lui aurait dégoté l’ AAH il aurait touché ainsi environ 1000€/mois
Liste des maladies pour obtenir l »AAH
https://aidefamille.fr/quel-maladie-pour-toucher-aah/
Ouais, déjà faut compter au moins 1 an pour l’obtenir, et tu te retrouves vite dans une situation assez inextricable, genre risque de placement sous curatelle/tutelle, soins obligatoires et surveillance rapprochée (et pour avoir pris moi même ces fameux « soins » je peux te dire que tu prends cher à tous les niveaux, santé (forts risques cardiaques, apnée du sommeil), état psychologique (baisse drastique de QI, perte d’intérêt pour tout, fatigue chronique intense, dépendance), effets secondaires au mieux gênant au pire douloureux qui implique éventuellement la prise d’autres médicaments pour les atténuer (genre anti-parkinsoniens, laxatifs, spray contre la bouche sèche, anti remontées acides))…
En gros tu renonces à décider pour toi-même, et ça coute cher à ta santé. Mais youpi, temporairement, t’as plus de problèmes d’argent. T’as juste à choisir, la peste ou le choléra ?
Punaise, Rada ! Quand je pense être pessimiste, laissant quand même une chance à mon prochain, toi, tu me bats à plates coutures ! Pas le moindre interstice pour ramasser une bouffée de fraîcheur. Tour d’horizon noir de chez noir, et pourtant, ton analyse (ou ton constat) tient la route. Cela dit, c’est du lourd ce qui nous attend ! Et, malgré tout, j’ose espérer, de plus en plus modérément.
Faut dire, je suis au RSA, donc l’histoire de Monsieur H. me ressemble partiellement, même si ce n’est pas mon histoire, et j’ai été hospitalisé sous contrainte pour une dépression (un suicide raté).
J’ai subi ce que les gens « normaux » te font subir « pour ton bien » sans le moindre état d’âme, en toute connaissance de cause. J’ai constaté comme personne n’en a rien à foutre de ce qu’on peut te faire, et même pire, ça les fait chier de savoir. Ils préfèrent que tu fermes ta gueule et que tu les laisses dans leurs illusions, ils ont assez de leurs problèmes pour ne pas avoir à se préoccuper de ceux des autres.
Je vois les gens pleurer pour 2 jours fériés, comme si on leur avait arraché un bras, mais mais n’ont pas la moindre compassion pour un vieil alcoolo SDF qui leur gâche le paysage et ne lui donnent pas 10 centimes au cas ou il s’en servirait pour s’acheter une bière.
Je vois les bourgeois se plaindre des salauds de pauvres qui vivent « comme des rois sans rien branler » et qui crient à la suppression des aides sociales ou à la révolution parce qu’ils vont payer 10 balles d’impôts en plus.
Je vois que le problème, c’est pas la situation dans laquelle on est, c’est le genre de personnes qu’on est devenus. Égoïstes, égocentriques, sociopathes, superficiels… Aucune chance de voir une révolution ou un front populaire, et si il y a une guerre civile, il n’y aura pas 2 camps, il y en aura 300…
Cela se discute :
https://geopolitique-profonde.com/actualite/le-professeur-du-kings-college-london-david-betz-fait-une-revelation-choc-leurope-et-surtout-la-france-est-au-bord-dune-guerre-civile/
Quoique l’on puisse penser, si cela partait en Javel aux quatre coins du pays, la situation serait vite hors de contrôle
https://gaideclin.blogspot.com/2025/08/la-guerre-civile-est-un-danger-bien.html
Pendant ce temps les maléfiques aux commandes regardent vers la RUSSIE qui ne nous menace en aucune façon; tout en éliminant les opposants dont le député MARLEIX, DENECE etc
Merci à celles et ceux qui ouvrent leur cœur ici car cela permet de mieux comprendre les désillusions, les coups de colère, les frustrations, les rancœurs .. et c’est largement justifié.
Il est vraiment à craindre, de ce fait, que, si mouvement il y a, il soit extrêmement violent du fait de cette décharge de souffrances désinhibée. Plus de limites, plus rien à perdre, alors on fonce.
Je pense qu’il y aurait 3 camps: les riches, eux, vont se terrer. Il resterait les banlieues (en gros), les « gueux » et les FDO. Mais … on verra bien …
Bien vu Biquette, les trois camps. Et ça ne sera pas beau à voir !