Notre premier ministre s’entête à vouloir supprimer deux jours fériés. Pour lui il s’agit d’un « effort acceptable » dans l’optique de « produire plus » mais évidemment sans gagner plus. Cette mesure essuie des critiques de tous bords pour des raisons très diverses et cela peut se comprendre. Mais notre François Bayrou n’a toujours pas compris, en tout cas il n’a vraiment pas envie de comprendre.
Il n’y a pas « d’effort acceptable » ! Ces élus du Gouvernement qui ont augmenté la dette de plus de mille milliards d’euros en sept ans alors que les services publics sont devenus moribonds demandent des efforts, c’est déjà inacceptable en l’état. Mais des efforts à ceux qui travaillent ! Dans le collimateur, ceux qui produisent et ceux qui ont produit toute leur vie, les retraités. Les autres ? Et bien rien, pas d’effort, ce serait trop demander.
Des réductions des prestations aux élus ? Du ménage dans les multiples commissions qui ne produisent rien, pas même un rapport ? Du ménage dans les aides attribuées dans des dispositifs tellement complexes qu’il est devenu impossible de connaître le niveau des dépenses ? La liste serait interminable, et c’est minable.
Pour couronner le tout, notre brave ministre exclurait l’Alsace de cette suppression à la faveur d’une promesse faite à la députée macroniste de cette belle région, Brigitte Klinkert. Alsace qui bénéficie par ailleurs de 11 jours fériés nationaux et d’autres jours issus de la période allemande. Tant mieux pour l’Alsace qui ne se montre pas pour autant si peu productive qu’elle serait, elle, obligée de travailler deux jours de plus, de qui se moque-t-on ?
Non Monsieur Bayrou, personne n’a envie de faire des efforts dans un tel contexte de dégradation de notre niveau de vie, de notre accès aux services comme les soins ou l’éducation, de notre sécurité, non, personne. Ceux qui travaillent et cotisent, ceux qui ont cotisé toute leur vie, ce sont ceux qui vont payer, une fois de plus. Honnêtement je ne vois pas comment cela pourrait encore passer même si la passivité de nos concitoyens interroge. Il est temps de tout changer, et vite.
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Le projet économique du gouvernement n’inspire confiance à personne, même aux personnes les plus naïves qui perçoivent cependant des dangers imminents. Cette érosion constante de nos acquis finira-t-elle par susciter une prise de conscience collective ?
Cette situation évoque la méthodologie des rongeurs qui, lorsqu’ils attaquent un être affaibli, sécrètent une substance anesthésiante pour neutraliser toute défense de leur proie.
Le Premier ministre le dit clairement : les maigres ressources actuelles paraîtront substantielles en comparaison de ce qui subsistera après les nouvelles coupes !
Ce n’est plus une goutte, mais un océan qui déborde !
» Des réductions des prestations aux élus ? Du ménage dans les multiples commissions qui ne produisent rien, pas même un rapport ? »
C’ est de multiples » petites » dépenses faites par les politiques que viennent les colossaux déficits.
Un exemple :
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CESE
Le budget du CESE ( Conseil Economique Social et Environnemental ) est de l’ ordre de 46 millions d’ euros. ( cf. annexe 1 ).
On peut sur le site du CESE compter le nombre d ‘avis adoptés pour 2022 soit 22 ( cf. annexe 2 ).
Le prix d’ un avis s’ obtient par une simple division.
Il est d’ un peu plus de 2 millions. .
annexe 1
https://www.lecese.fr/decouvrir-cese/budget-du-cese#:~:text=En%202023%2C%20il%20repr%C3%A9sente%2045,de%2046%2C8%20M%E2%82%AC.
annexe 2
https://www.lecese.fr/travaux-du-cese/travaux-publies?page=1
complément : https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/france/2-500-euros-net-pour-quatre-jours-de-travail-par-mois-un-rapport-parlementaire-etrille-le-cese-et-ses-publications-peu-nombreuses_AD-202507020500.html
Goutte d’eau qui fera déborder le vase ou grenouilles amorphes par ce qu’échaudées progressivement depuis des lustres ?
Nos gouvernants, ne pouvant plus émettre d’argent génèrent de la dette et ce depuis le serpent monétaire européen et la mise en marche de l’écu en 79.
Leur jeu est de désigner les dépenses sociales comme partiellement non financées et comme aggravant la dette d’où la taxation de 2j fériés pour les revenus du travail.
La taxe devrait être étendue à tous les types de revenus : une sorte de CRD Contribution de Remboursement de la Dette, en plus de la CSG et de la CRDS …
Mais ce qu’on attend des gouvernements, c’est de s’abstenir de creuser encore la dette en remontant la Production Intérieure Brute [et non le Produit Intérieur Brut].
Pour cela il convient de dissuader par la loi les mécanismes qui poussent le travail dehors pour obtenir des points d’EBIT [rentabilité financière] au détriment de l’activité :
– formes juridiques propices à celà,
– mécanismes tels que LBO,
– délocalisations,
– offsets [contreparties commerciales] dopant l’EBIT au détriment de l’activité dans le pays
– …
Pour conclure, les organisations syndicales doivent renoncer à se tenir si éloignées qu’elles le sont des mécanismes de l’économie.