Assurance vie : pourquoi vous allez perdre de l’argent en 2018…

Pixabay

Bercy envisage la fin de la garantie généralisée pour l’assurance vie en euros

Bruno Le Maire a soumis cette idée à consultation dans le cadre de sa future loi.

C’est une petite révolution que préconise Bercy pour le placement préféré des Français, l’assurance vie, et plus précisément, les fonds en euros. Des 45 propositions du rapport Barrot-Zagury sur le financement de l’économie, Bruno Le Maire a retenu six mesures, dont, au premier chef, une réforme choc des fonds euros, qui a été soumise à consultation ce lundi, via le site consacré au projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises). Elle pourrait donc figurer dans la loi.

L’objectif est «d’orienter davantage l’assurance vie vers les placements longs et productifs (…) avec une modulation de la garantie des nouveaux contrats d’assurance vie en fonds euros selon la durée de détention», propose donc Bercy. La garantie serait «minorée en cas de détention sur une durée limitée, et bonifiée en cas de détention longue, autour d’une durée pivot de 8 à 10 ans».

Risque de perte

Ce serait donc la fin de la garantie généralisée des sommes placées sur les contrats euros, qui a contribué à leur succès : celle-ci ne serait acquise qu’après 8 à 10 ans de placement. Le rapport Barrot-Zagury préconisait la mise en place de contrats «euros bonifiés» à côté des contrats existants. Bercy semble vouloir étendre cette réforme à l’ensemble des nouveaux contrats euros – ceux qui seraient ouverts après le vote de la loi Pacte. Dans cette logique, il serait toujours possible de retirer les sommes placées au cours des premières années du contrat, mais avec un risque de perte en capital. Ce serait seulement au bout d’une période comprise entre 8 et 10 ans que la garantie serait pleinement acquise. Au-delà, un bonus serait même accordé.

Clairement, il s’agit de recréer une incitation au placement en assurance vie à long terme, incitation supprimée par l’instauration de la flat tax. Jusqu’à son entrée en vigueur, la fiscalité était très pénalisante pour les contrats peu anciens. Désormais, elle est plafonnée, quelle que soit l’ancienneté du contrat, à 30%. «Le choix de la flat tax a été une erreur s’agissant de l’assurance vie, puisqu’on a cessé d’encourager l’investissement long», affirme un assureur, qui reflète là l’opinion de la profession. «Avec ce nouveau système, on veut inciter à nouveau à placer sur de longues durées». Du point de vue de l’assureur, la fin de la garantie les premières années lui permet d’envisager des placements plus risqués avec des contraintes réglementaires moins fortes, puisqu’il n’est plus contraint de garantir le capital. C’est bien là l’objectif du gouvernement : accroître l’investissement à risques, dans les actions.

…/…

Lire l’article complet

Publié par Aphadolie

Voir:

Café en capsules : un bon goût de cancer

Un thermomètre vient de briser à -62 °C (-80°F) dans le village le plus froid sur Terre, et les photos sont à couper le souffle

2 commentaires

  • JBL1960 JBL1960

    Sur ce coup là, Jovanovic depuis 2008 prévient que de toute façon ceux qui compte là dessus boiront de l’eau…

    • Cyrildu44

      Pas que de l’eau mais tous les résidus qui vont avec : prélèvements pour l’épargnant, double prélèvement pour le ou les futurs héritiers qui mettra des années à récupérer ce qui restera de l’assurance.

      Ce n’est plus du tout une assurance vie ni même une assurance survie.