La philosophie du Bonheur National Brut

Au Bhoutan, petit pays au cœur de l’Himalaya, l’heure est au bilan.

On y célèbre l’anniversaire du roi qui, voilà quarante ans, inventa une philosophie nouvelle, le Bonheur national brut (BNB), qui interpelle aujourd’hui le monde entier.

Au-delà d’une volonté de rendre plus heureux ses habitants, le BNB vient questionner pratiques et croyances occidentales et donne à réfléchir sur de nouveaux paradigmes de développement. Reportage.
Avez-vous accès à l’électricité ? Combien de prières faites-vous par jour ? Possédez-vous une télévision couleur ? Les membres de votre famille prennent-ils soin les uns des autres ? Sentez-vous que vous avez le droit de vous exprimer librement ?

Depuis 2006, 148 questions permettent au Bhoutan, petit pays situé au coeur de l’Himalaya, de mesurer le bien-être de sa population à travers un indicateur : le Bonheur national brut (BNB).

Dans le cadre de la cinquième conférence internationale sur le BNB qui s’est tenue en novembre dernier, le Center for Bhutan Studies (CBS) a livré les résultats du deuxième sondage mené auprès de 7 153 Bhoutanais, choisis parmi les quelque 700 000 habitants d’un pays qui fait la taille de la Suisse.

La mise à jour de cet indicateur révèle que 43,4 % des Bhoutanais sont « très heureux » ou« profondément heureux ».
Plus précisément, ils sont plus heureux en zone urbaine qu’en zone rurale, les hommes davantage que les femmes et les célibataires plus que les couples mariés. Pendant six mois, une centaine de « sondeurs » a sillonné le pays à la rencontre des habitants pour mesurer leur niveau d’éducation, leur revenu, leur lien avec les autres villageois, le temps qu’ils passent à dormir ou encore leur prise de conscience de l’importance du recyclage…

Karma Ura, directeur du CBS, explique :
« Nous voulons savoir comment les gens expérimentent le bien vivre et comment ils sont affectés par le développement. Le “bonheur” est un concept très complexe. Mieux on le comprend, plus on peut être attentif au sein du gouvernement à améliorer le sort des individus. »

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13 commentaires

  • Graine de piaf Graine de piaf

    « La vie spirituelle est mêlée à la vie quotidienne, qui repose sur un socle de valeurs inhérentes à la culture bouddhiste : la solidarité, la vie en communauté, un profond respect pour la nature.  »
    Personnellement je pense que là où il n’y a pas de vie spirituelle (je ne parle pas de religion) il ne peut y avoir de réel bonheur. C’est ce qu’il se passe dans notre société entièrement tournée vers le consumérisme.
    Ensuite vient la solidarité : y en-a-t-il encore en France ? par-ci par-là sans doute un tout petit peu, mais je n’ai pu le constater autour de moi au cours de ma vie, c’est « chacun pour soi et Dieu pour tous ».
    La vie en communauté ? non, associative parfois en cercles assez fermés, par exemple si on est aimable avec les femmes célibataires, elles ne sont pas souvent les bienvenues au milieu d’un groupe et avec beaucoup de sourires et d’amabilité factices sont gentiment poussées vers la sortie, place aux couples au contraire accueillis avec chaleur.
    Quant au respect de la nature… nous savons tous ce qu’il en est…

    « Une vision qui ne s’accompagne pas d’acte n’est qu’un rêve. Une action qui ne découle pas d’une vision est du temps perdu. Une vision suivie d’actions peut changer le monde ».Nelson Mandela.

    Tout le monde rêve d’un futur meilleur, mais aucun acte n’accompagne ce rêve. Chacun compte sur son voisin pour initier une action tout en se gardant bien de bouger d’un pouce. Et quand il y a action, c’est en général quelque chose de non réfléchi à l’avance. Du coup par coup en ne voyant pas plus loin que le bout de son nez. Gouv*** en tête et citoyens derrière lors des votes !

    Depuis que le Bhoutan est plus connu je n’ai cessé de suivre son évolution tant ce pays me fascine. J’espère pour ses habitants que les jeunes ne suivront pas, petit à petit, l’exemple désastreux de la modernité à tout crin apporté par la télévision !

  • La vie spirituelle me parait être le ferment d’une société. Nous somme esprits avant d’être matière. Il n’y a qu’elle qui peut nous amener vers le bonheur, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

    Les religions s’en sont emparé, ont créé des dogmes, des carcans. De ce fait on arrive à confondre les deux notions, pourtant totalement différentes.

    Ce pays est un modèle vraiment passionnant. Bien sûr, il faudrait pouvoir interroger les habitants directement pour voir s’il ne s’agit pas d’une façade. Mais les questions posées englobent tous les sujets de la vie quotidienne, tout est pensé.

  • Emy Emy

    il faudrait faire un peu de méditation de temps en temps
    de manière a faire la paix avec son corps et avec notre esprit amen lol
    si nous sommes en paix avec nous-mêmes nous pouvons alors faire la paix avec les autres et les autres peuvent nous accepter plus facilement.

    hé oui il nous faut une vision du monde, une vision du monde que l’on veut
    ce voir dedans et accomplir ce qu’il faut si notre vision et assez juste elle peut se communiquer a d’autres
    et ainsi changer les choses.
    c’est de la pensée, de la visualisation positive . http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yes.gif

    • Balou

      Ceci est une interview de mai 2010 pour le show Veritas où Dolores Cannon raconte ce qui l’a conduite à pratiquer des séances d’hypnose profonde. Son récit évoque notre passage sur Terre, et pose la question : que venons-nous accomplir ici ?

      États de conscience et ETs

      Dolores Cannon est invitée dans de nombreux pays sur tous les continents, elle y enseigne sa méthode et a publié 17 livres, traduits dans une vingtaine de langues… Mais toujours rien en français !
      Une traduction réalisée par Diouf, sur le forum : http://leforum.com

      http://ovnis-usa.com/etats-de-conscience-et-ets/

      • Emy Emy

        La partie E.T c’est du gros délire mais si on fait fi de cela il y a bon moins bon dans ce qu’elle raconte.

      • Balou

        Je n’ai pas ses enregistrements sous la main mais s’ils existent ils pourraient nous en dire beaucoup. Quoiqu’il en soit, les E.T. ne sont pas du délire. Je ne peux pas le prouver mais je le sais, puisque j’ai eu la chance d’en voir en live. Le monde entier pourrait rire de moi, il ne serait qu’un ignorant prétentieux à mes yeux. Concernant les abductions, je ne suis sûr de rien mais les témoignages extrêmement détaillés que j’ai eu l’occasion de lire ne me permettent pas d’évacuer ce sujet et me laissent un point d’interrogation.

        Nous avons du mal à imaginer des êtres plus évolués que nous. Des êtres pour lesquels nous serions ce que les tribus primitives sont pour l’homme « moderne ». Quoi de surprenant alors,
        qu’ils viennent voir si tout se passe comme prévu dans l’aquarium appelé la Terre ? Surtout si les poissons fabriquent de quoi désintégrer l’aquarium ?

        PS : Pour être plus précis, je n’ai pas vu des E.T. mais deux ovnis ensembles dans le ciel nocturne, à 200 mètres tout au plus quand ils sont passés au plus près. Leur façon de se déplacer ne me laisse aucun doute. C’est ce qui m’a immédiatement interpelé.

      • Emy Emy

        je n’ai pas dit que les E.T n’existent pas et tu n’es pas le seul a avoir déjà vu des ovni.
        mais converser avec des E.T c’est comme si nous nous voulions communiquer avec des fourmis.

        et puis nous sommes de la mêmes espèces mais on n’arrête pas de s’entretuer entre nous
        on invente des armes de plus plus sophistiqués pour qu’on puisse se détruire.

        quelle civilisation extraterrestre en avance sur nous voudrait communiquer avec nous ?
        nous sommes un peuple barbare.

        faisons d’abord la paix entre nous et nous pourrons ensuite aller vers les autres.

      • Balou

        Tu as raison, ils ont intérêt à ne pas se retrouver entre les mains de nos dirigeants…

        Pour le reste, il n’y a pas que des barbares dans l’humain, les hommes ne sont pas tous au même stade dans leur évolution intérieure

  • Le veilleur

    Le bonheur est un état de conscience. Ce n’est pas quelque chose qui vient de l’extérieur. L’extérieur peut contribuer au bonheur à la seule condition que nous ayons l’état d’esprit prédisposé au bonheur.

    Avez-remarquez que même si vous arrivez à satisfaire vos multiples désirs, cela ne vous apporte pas le bonheur? Dés que vous avez satisfait un désir il en vient un autre qui vous fait vite oublier la courte satisfaction que vous avez pu obtenir. C’est le mental qui est avide et il crée désir après désir comme un puits sans fond que l’on ne peut jamais combler.

    C’est la connaissance de soi et le détachement qui nous ouvrent les portes du bonheur. Il faut savoir faire la différence entre nos véritables besoins (ce dont nous avons besoin pour vivre, pour évoluer et pour réaliser notre but de vie) et les désirs crées par l’avidité de notre mental.

    Notre société de consommation encourage l’avidité du mental mais dans cette avidité il n’y a la place que pour des bonheurs illusoir et éphémères, soyons en conscient. Le véritable bonheur lui est éternel, nous pouvons ressentir le bonheur quand nous le souhaitons dans le présent et c’est le plus beau cadeau nous puissions nous offrir.

  • Zugzwang

    Un livre que j’ai trouvé génial au sujet du BNB :
    Le Principe Frugalité, Marc Halévy.
    Une belle analyse de nos sociétés…