Essai nucléaire en Corée du nord : quelles répercussions pour l’environnement et les populations ?

La Corée du Nord a déclaré avoir testé sa première bombe H, sans véritable preuve que cela a réellement été fait, tout comme lorsqu’ils ont prétendu avoir réussi à cloner un bébé humain, ce que les États-Unis tentent de réaliser depuis plusieurs années… Alors les annonces nord-coréennes, on peut avoir quelques doutes.

En partant du principe que cette bombe ait réellement explosé, quelles en sont les conséquences pour la planète? Nous avons eu Tchernobyl avec des conséquences extrêmement mal expliquées officiellement, Fukushima avec des conséquences jamais expliquées (le sujet n’existe même pas vraiment…), à quoi nous attendre avec cette nouvelle bombe? Éléments de réponses grâce à un article du site Bioaddict.fr.

north-korea-nuclear-threatPetite photo d’illustration sur la Corée du Nord…

Ce mercredi 6 janvier 2015, la Corée du Nord a affirmé avoir réussi son premier essai de bombe à hydrogène « miniaturisée » vers 2h30 (heure de Paris). Si cette information est vraie, notre planète Terre vient de subir l’explosion souterraine d’une bombe 1000 fois plus puissante qu’une bombe atomique.


Cet essai aurait été personnellement ordonné par le leader nord-coréen Kim Jong-Un qui a déjà testé trois fois la bombe A en 2006, 2009 et 2013.

Cette annonce – si elle est vérifiée – pourrait expliquer la secousse sismique d’une magnitude située entre 4,2 et 5 sur l’échelle de Richter qui a eu lieu dans la nuit.

Le séisme s’est produit à 49 km au nord du comté de Kilju, où le site d’essais nucléaires de Punggye-ri se situe, et près du lieu où le troisième essai nucléaire a été effectué en 2013.

 

  

 

La bombe H, « bombe à hydrogène » ou encore « thermonucléaire », est au moins mille fois plus puissante que la bombe A (comme celle larguée sur Hiroshima). Basée sur le principe de la fusion nucléaire, elle libère une énergie supérieure aux températures et aux pressions en oeuvre au coeur même du soleil.

A l’heure où la planète a plus que jamais besoin qu’on la protège, un fou avide de puissance et de pouvoir, a ainsi décidé de faire exploser une bombe monstrueuse en son sein ! Et avec le sourire ! Kim Jong Un aurait notamment fait la louange du « son palpitant que fait l’explosion de la bombe H », rapporte un journaliste de l’AFP.

Dès l’annonce officielle à la télévision nord-coréenne plusieurs experts ont mis en doute le fait que Pyongyang pouvait posséder la bombe à hydrogène et plutôt envisagé un nouvel essai souterrain traditionnel réalisé avec des charges atomiques.

Si cette annonce de la Corée du Nord est vrai, les conséquences seront très graves sur le plan diplomatique.

 

 

 

On évoque moins les répercussions d’une telle explosion nucléaire souterraine pour la planète et ses habitants ! L’agence météorologique sud-coréenne a pour l’instant déclaré qu’elle n’avait détecté aucune radiation.

« Il pourrait s’écouler plusieurs semaines avant que la lumière ne soit faite sur la nature exacte de ce test, puisque la Corée du Nord prend des mesures importantes pour camoufler ses activités au reste de la planète – allant même jusqu’à sceller tunnels et conduits d’aération pour empêcher les émanations radioactives de s’échapper dans l’atmosphère » explique cependant un article du journal Metro. (Il faut savoir qu’un essai nucléaire souterrain nécessite le creusement de galeries en forme de colimaçon afin que l’onde de choc générée par l’explosion provoque l’obturation de la galerie, enfermant ainsi la matière radioactive.)

     

 

Quelles sont les conséquences des explosions nucléaires réalisées depuis des années dans l’atmosphère, sous la terre et dans les océans ? Quels héritages radioactifs laissent-elles derrière elles ?

« Les explosions ont pour conséquence le rejet et la dissémination de matières radioactives dans l’environnement. En raison de la répartition des sites de tir et du nombre d’essais pratiqués, la contamination concerne l’ensemble du globe » explique l’IRSN, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

L’exemple des essais nucléaires français

Il faut savoir qu’en 1963, en France métropolitaine, la population a reçu une dose de radiations comparable à celle de 1986, année de l’accident de Tchernobyl, à cause des retombées des essais nucléaires atmosphériques. (voir l’étude sur le site de l’IRSN).

 

 

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