« Graines de rebelles » : reportage sur ces semeurs résistants

La bataille des graines a commencé. Les crises climatique et écologique frappant à nos portes, l’agriculture industrielle s’imposant triomphalement, la croissance à tout prix exigeant des rendements au détriment du vivant, de plus en plus de « résistants » s’organisent dans les marges de la société pour assurer, non sans mal, la préservation de la diversité des semences, leur échange libre et leur culture. Leur combat est présenté dans un court reportage du 13.15 sur France 2.

Semences blé

Le constat est sans appel : les trois quarts des fruits, légumes et céréales ont disparu en un siècle sans même que l’information fasse la Une des journaux. Course à la productivité oblige, les normes de la monoculture se sont généralisées et la plupart des espèces furent reléguées aux pages de l’Histoire pour laisser place à une poignée de grands noms vendeurs, plus colorés, plus lourds, plus ronds, plus propres sur les étals des magasins. Mais aussi moins nutritifs, moins gouteux et souvent moins adaptés au terroir et au climat, donc moins résistants aux maladies.

Au cœur de l’Europe, des irréductibles résistent à l’envahisseur industriel, risquant une amende de 45 000 euros pour braver les règles imposées par un lobbying agro-industriel. Ceux-ci préservent, reproduisent et vendent ou échangent des graines oubliées, parfois incroyablement résistantes dans des situations extrêmes, comme l’a démontré Pascal Poot qui fait pousser ses plantes sans arrosage depuis 15 ans.

Leurs combats se médiatisent peu à peu alors que nombre d’agriculteurs, partout dans le monde, sont contraints d’utiliser des semences industrielles non reproductibles (et plus chères), les obligeant à en racheter chaque année, avec les frais que cela engendre.

En France, la résistance s’organise autour du réseau Semences paysannes, un collectif de 70 associations qui partagent toutes le même combat : réintroduire des variétés anciennes à travers une agriculture alternative. Le magazine « 13h15 le samedi » diffusé sur France 2 s’est penché sur ce combat méconnu, pourtant vital, aux yeux de beaucoup. Un reportage d’Emmanuelle Chartoire, Julien Voigt, David Geoffrion et Eric Chevalier à (re)découvrir sur youtube ci-dessous ou en rediffusion temporaire sur Francetvinfo.fr.

Source : francetvinfo.fr via Mr Mondialisation

4 commentaires

  • utoro

    Parfait il faut aider des associations comme kokopeli par exemple, ils ont un catalogue bien achalandé et complet avec des variétés introuvables ailleurs car éliminés par les marchands de la mort.

  • ledisciple

    Belle histoire de résistance et décrédibilise la plupart des régles agricoles…

    Passez les 10 premières minutes si vous êtes préssés

    http://www.youtube.com/watch?v=FE_t-BM9oFk

    Le Pierre Rabhi Belge

  • Pelerin

    J’ai fait des réserves de graines que KOKO, je vous invite à faire de même, les graines se conservent…..les graines trafiquées…non merci…la grande distri…non merci, le boeuf aux hormone et aux antibios non merci ! empoisonneurs ! je n’ai pas les agriculteurs dans mon giron pour ces raisons, mon empathie va vers ceux qui ont compris que le local et le naturel est universel…au diable la mondialisation à la con