Les dégats engendrés par le numérique dans l’enseignement scolaire

À force de réformes, l’éducation se détruit, et cela devient pire lorsque ces réformes mises en places le sont pour faire du business… Les tablettes sont-elles réellement indispensables pour permettre aux enfants de mieux apprendre? Comment faisons-nous il y a 10 ans? Comment faisaient-ils il y a 50 ans?Surtout que non seulement au niveau budgétaire, il n’y a plus les moyens car nos politiques incompétents et vendus à la finance ont largement contribué à la ruine du pays, les emprunts toxiques étant le dernier exemple, mais de plus, il n’est vraiment pas garanti que celui aide réellement les enfants à mieux apprendre, bien au contraire comme nous le verrons en fin d’article…

ecole_numeriqueA la rentrée 2014 nous apprenions que notre collège serait « collège connecté ». Ce qui signifie que notre établissement se voit « doté d’équipements mobiles et de ressources numériques » et que nous bénéficions « d’une formation spécifique a ux usages pédagogiques du numérique. » (1).

En novembre 2014 le Président de la République annonçait que tous les élèves de 5° seraient dotés de tablettes dès la rentrée 2016. Il est fait de l’utilisation du numérique au collège une priorité. Le ministère de l’Éducation Nationale affirme qu’il veut mettre en œuvre une stratégie ambitieuse pour faire entrer l’école dans l’ère du numérique. (2) Par le numérique nous entendons, tout comme les autorités d’ailleurs, le recours aux ressources en lignes, aux sites internet en classe et surtout l’utilisation des tablettes par nos élèves. Nous nous intéresserons moins aux vidéoprojecteurs dans le sens où ils nous servent essentiellement de projecteurs diapositives très perfectionnés. Ils n’ont jamais eu pour vocation de changer nos pratiques, notre rôle d’enseignant ni l’environnement cognitif des élèves. Les tablettes, si. (3) Si on nous a abondamment consultés sur les pratique s du numérique, notamment lors de la concertation nationale sur le numérique lancée le 20 janvier 2015, on ne nous a jamais questionnés sur la pertinence de son utilisation et de sa massification.

Comme si le bien fondé du numérique au collège allait de soi. Nous sommes bel et bien conscients de vivre à l’ère du numérique et nous savons bien que ce dernier a pris une place prépondérante dans nos vie s et qu’il a formé un système. Donc, loin de nous l’idée d’élever les élèves dans un cocon et de ne pas les former au monde qu’ils devront affronter. Par cet écrit nous souhaitons simplement rétablir l ‘équilibre et provoquer la possibilité d’un débat, d’une discussion, sur la pertinence du numérique au collège. Entendons bien que si nous ne sommes pas technophiles nous ne sommes pas davantage technophobes, ni même partisans d’un quelconque retour à la bougie (impossible au demeurant…). Nous nous inscrivons plutôt dans la lignée des technocritiques.

La surenchère du numérique

Les adolescents passent de plus en plus de temps devant les écrans. On sait que cela entraîne des problèmes de concentration, des troubles de l’attention, du sommeil, voire de véritables addictions. Nous savons que certains parents sont dépassés par cette situation. Face à ce qui est devenu un véritable fléau de société, que propose l’Éducation Nationale ?

Un temps supplémentaire accordé au numérique. Les élèves doivent, entre autres, consulter le cahier de texte en ligne via l’ENT, des documents proposés par leurs professeurs sur le même site et bientôt des tablettes en classe. Cela, bien sûr, sous couvert de former l’esprit critique des élèves face au numérique et de mieux les insérer dans la société.

C’est bien la première fois qu’on préconise l’augmentation des doses dans un problème d’addiction. De plus nous constatons d’ores et déjà un phénomène de lassitude face aux écrans. Les jeunes sont habitués aux effets techniques les plus époustouflants et le numérique que nous leur proposerons en classe sera toujours terne comparé à celui dont ils ont l’habitude. Déjà, le vidéoprojecteur généralisé a bien perdu de son attrait. Il y a fort à parier que les tablettes, sitôt l’effet de nouveauté estompé, subiront le même désintérêt. Ce n’est pas le numérique qui donnera de l’appétence pour le savoir aux élèves.

Les conséquences du numérique sur la formation des élèves

A tout cela on nous répondra que « la technique (donc le numérique) est neutre et qu’elle dépend surtout de l’usage qu’on en fait ». Or une technique est justement un mode opératoire pour passer d’un état à un autre, c’est la condition pou r une transformation. Donc, loin d’être neutre, la technique est ambivalente. Quand on utilise une technique quelle qu’elle soit, ses bons comme ses mauvais usages apparaissent. Ils vont de pair, inévitablement. On ne peut pas les séparer comme on ne peut pas séparer les deux faces d’une même médaille . (4) Si par un réductionnisme de l’idéologie de progrès, nous sommes abondamment informés des bons usages du numérique en classe (par ses aspects ludiques notamment), nous sommes-nous posés, ensemble, la question des mauvais ? Qui seront indéniablement, que l’on le veuille ou non, présents.

Tout d’abord l’utilisation du numérique au collège , et notamment celui des tablettes, va de pair avec l’utilisation du wifi. Tous les appareils fonctionneront en réseau avec une borne wifi. On nous assure que ces bornes seront équipées d’un interrupteur. Mais dans les faits, qui songera à l’éteindre ? Et pourquoi et comment l’éteindre si un collègue d’une classe voisine l’utilise ? Sans entrer dans un débat d’expert – on sait qu’une expertise est toujours contredite par une autre expertise – on peut tout de même s’en référer à l’OMS qui indique que le wifi est à l’origine de problèmes de santé. (5)

Dans un environnement déjà saturé d’ondes il nous semble peu opportun de nous y exposer encore, élèves comme enseignants. Le numérique pose également le problème, très prosaïque, du temps qu’on lui consacre. En effet la gestion du matériel pour un cours, l’explication de son fonctionnement aux élèves, les divers problèmes de connexion et autres sont chronophages. C’est autant de temps que nous ne consacrons pas à l’enseignement de nos disciplines. Sans compter le temps qu’il nous faudra pour nous former au numérique et nous familiariser au jargon lié aux différentes applications.

On nous parle de « Kahoot », « dowload result », « adobe voice », « poplet », « share », « getkahoot.com », « grafter », « puffing web browser free », « activer les flashes », « pad », « unitag.io », « générateurs de QR codes », « un pad », « sandisk wireless flash drive » … De quoi faire perdre son latin à un prof de lettres classiques ! On est tellement loin de ce qu’il nous semble indispensable d’enseigner…

Le numérique au collège pose également la question du divertissement. Le divertissement volontaire, d’abord, celui des élèves qui cherchent volontiers à s’échapper par l’esprit d’une heure de classe. S’il existe peu de manières de détourner l’usage d’un cahier ou d’un livre, l’outil informatique, en soi, est un appel à des détournements illimités et les plus divers. Les tablettes sont connectées et les élèves iront forcé ment sur des sites non autorisés. Quand les machines seront surveillées et protégées ils ne tarderont pas à découvrir comment utiliser les wifi des habitations voisines en utilisant leurs codes d’accès personnels. Et nous voilà confrontés à de nouveaux problèmes de discipline ! Comme si la gestion de nos classes était déjà toujours simple !

Nous serons confrontés au divertissement involontaire ensuite. Nous savons par expérience que les heures de cours en salles informatique sont toujours plus bruyantes qu’une heure classique. C’est que la forme même du numérique entraîne le divertissement. L’élève n’est pas invité à une lecture profonde mais bien plutôt à survoler de courts documents et à sauter de liens en liens. Ce type de lecture entraîne une discontinuité de la pensée et ne favorise pas la concentration. De même ce type de lecture ne favorise pas la lecture tout court. (6) Nous disposons de suffisamment de recul pour savoir que pour construire une pensée il faut de la lenteur, de la concentration et du lien entre le s connaissances. Soit l’exact opposé des valeurs portées par le numérique : vitesse, aspects ludique s et zapping. Devant une tablette les élèves picorent du savoir, ils ne s’en imprègnent pas.

De plus, avec des liens internet, des applications , des sites pédagogiques ou des documents proposés sur ordinateur par l’enseignant, les élèves ne visualisent pas une présentation linéaire, et finie. Or les élèves ont besoin de limites et de re pères, qui les rassurent et leur permettent de mémoriser. Les professeurs d’Histoire-Géographie ont déjà la nostalgie des manuels qui enseignent la chronologie à l’insu des élèves. En tournant les pages de son livre un 4° intégrera tout seul que la Révolution française arrive après les difficultés du règne de Louis XVI et que la III° République arri ve après le Second Empire. Chose impossible avec des documents sur numérique.

Le fait d’agir toujours sur le même support (un écran) ne permet pas non plus de différencier les apprentissages. Tout devient identique, on ne peut plus faire correspondre un savoir à tel ou tel support matériel. L’élève oublie que telle leçon est dans tel cahier, tel document dans tel livre et… il oublie tout court ! Nous constatons déjà une grande baisse des qualités graphiques de nos élèves. Ils écrivent et dessinent de plus en plus mal, c’est évident. On peut sans nul doute l’imputer au numérique : pourquoi s’appliquer à écrire quand on peut faire du traitem ent de texte ? On peut craindre alors le pire pour la créativité des élèves. En effet, en Arts plastiques notamment, les applications permettent en quelques clics d’arriver à un résultat esthétique bluffant. L’élève est privé de la possibilité de recommencer, d’observer, de gommer…. Pourtant, quand les machines sont limitées à un nombre fixe de possibilités créatives différentes, le cerveau humain, lui, en dispose d’une infinité.

On nous affirme que le numérique favorise, par le truchement des tablettes , le développement de l’intelligence kinesthésique, c’est-à-dire le besoin et le goût d’apprendre au travers de sensations physiques. Mais c’est déjà cette forme d’intelligence que les élèves pratiquent quand ils ont un stylo entre les doigts ! Pour l’instant on constate surtout une perte de la micro motricité de la part des élèves. Tapoter sur une tablette ou un clavier fait jouer moins de muscles qu’écrire. De plus il faut souligner le lien qui existe entre l’action d’écrire et la pensée.

L’un ne va pas sans l’autre car quand on trace une lettre, un mot, c’est tout un processus de la pensée qui se met en branle. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on apprend à lire en même temps qu’écrire. La platitude du clavier ne permet pas l’élaboration de la pensée que nous sommes censés favoriser. Quand on tape la lettre « a » on réalise le même geste que pour taper la lettre « b ». Alors qu’en écrivant, le geste est différent. Face à tous ces arguments les ingénieurs de la Silicon Valley ne s’y trompent pas. Il est désormais connu qu’une majorité d’entre eux envoie leur progéniture étudier dans des établissements sans numérique.

Ils savent mieux que quiconque que le numérique est d’abord conçu pour distraire, puis vendre. Au chapitre des griefs contre le numérique ajoutons l’interventionnisme. Le philosophe Eric Sadin souligne que l’environnement numérique éducatif est construit sur le modèle « d’interfaces dédiées au post de commentaires » et encourage « prioritairement à réagir plutôt qu’à intégrer la pleine portée des propos exposés durant un cours. » (7) Les élèves sont donc conviés à réagir constamment. Or, sans numérique, nous souffrons déjà de leurs remarques continuelles et intempestives. Le numérique en classe va amplifier ce phénomène d’autant plus que la parole du professeur, son autorité seront sans cesse mis à mal par « l’apparente objectivité de ce qui est en ligne ». (7)

En effet sur le net la hiérarchisation de l’information se fait par le nombre de vues déjà sélectionnées, de likes ou de sponsors économiques… ce qui s’éloigne de notre conception de la vérité. Le numérique au collège pose des questions de liberté, de responsabilité et de confiance. On s’affole souvent du comportement puéril de nos élèves mais il est vrai que les nouvelles technologies ne les encouragent guère à devenir responsables : leurs parents vérifient qu’ils ont bien noté leurs devoirs via le cahier de textes en ligne, les professeurs leurs envoient les cours qu’ils n’ont pas eu le temps de noter, quand ils ne les encouragent pas à les photographier à l’aide de leurs téléphones portables… Même la confiance n’est plus de mise dans les familles quand les parents consultent les notes en ligne. Or la confiance devient possible seulement quand on sait que la possibilité de dissimuler existe. Les promoteurs du numérique établissent souvent un parallèle entre son utilisation et l’apprentissage de l’autonomie. On peut s’étonner de voir mis sur le même plan deux éléments antinomiques car on perd plutôt en autonomie et on aggrave ses dépendances quand on se tourne vers des machines pour faire des choses qu’on est déjà capable de réaliser avec ses propres moyens. (8)

Ajoutons que le numérique, et surtout l’utilisation de tablettes, ajoute de la complexité à des tâches parfois simples à accomplir. Par exemple dans l’étude d’une œuvre d’art l’élève passera plus de temps à manipuler la tablette qu’à véritablement observer. De fait l’attention des élèves n’est plus portée sur le contenu et les connaissances, mais bien plutôt sur son enveloppe. Même si, évidemment, les formations que nous suivons nous affirment le contraire.

Enfin, à l’heure du réchauffement climatique, des désastres environnementaux et de l’augmentation des inégalités sociales la généralisation du numérique nous heurte. Rappelons que la construction du matériel informatique nécessite des matières premières, des minerais. En amont ce sont des enfants qui sont exploités dans les mines de coltan de la République Démocratique du Congo. En aval ce sont des porte-conteneurs entiers de poubelles électroniques qui sont déversées au Bangladesh, en Inde ou au Ghana. Les personnes les plus fragiles, femmes, enfants, vieillards, désossent le matériel usagé et bourré de produits chimiques, résultat de l’obsolescence programmée. Et que dire enfin des conditions de travail dans les usines d’assemblage du Sud-Est asiatique ? Foxconn, filiale d’Apple, s’est fait tristement connaître pour s’en être moqué. Et tout cela pour que nos élèves puissent apprendre de façon ludique… Le contraste est saisissant !

L’augmentation du numérique sera responsable d’une gabegie énergétique supplémentaire. Aux ordinateurs qui tournent en permanence dans les salles de classe s’ajouteront désormais de plus en plus de tablettes. Et nous ne sommes pas certains que les meilleurs travaux de nos élèves soient dignes de figurer pour l’éternité dans le Cloud.

Source et fin de l’article sur Piecesetmaindoeuvre.com via Sott.net

Maintenant, certains peuvent se demander ce que l’on peut trouver dans la tablette d’un enfant de 6ème par exemple, puisque c’est censé être un outil éducatif… On a la réponse, et elle est assez….affligeante!

Puisque « l’Éducation nationale est sur le point d’équiper massivement tous les collégiens de tablettes tactiles à partir de 2016 », le professeur-blogueur Loys Bonod se demande légitimement quelles sont les applications téléchargées par les élèves qui en disposent déjà. Dans la tablette d’un enfant de 6e, il a dénombré « deux applications réellement éducatives… et soixante-quatre jeux, très éclectiques » !

Comment les élèves personnalisent-ils leur « environnement personnel d’apprentissage » ? La question est légitime, quand l’Éducation nationale, dans le cadre de son plan numérique pour l’école, est sur le point d’équiper massivement tous les collégiens de tablettes tactiles à partir de 2016.

Voici donc un exemple concret d’environnement personnel d’apprentissage avec les applications éducatives retrouvées en cette fin d’année 2015 sur la tablette d’un élève de sixième dans un département pionnier, puisqu’il équipe déjà massivement ses collégiens en iPads Air dernier cri.

IPADLire la suite sur « Lutte des classes », le blog de Loys Bonod

 

32 commentaires

  • Eaglefeather Eaglefeather

    Bonjour,

    Autres dégâts tous aussi subversifs qu’insidieux, ce sont « l’anglophonisation » de notre langage tant écrit que verbal, et les raccourcis d’expressions, à l’instar du langage SMS. Il est facile d’y inclure également les transgressions des règles orthographiques et grammaticales les plus simples, de même que les absences ou la mauvaise utilisation de la ponctuation.

    Dernièrement j’ai relevé pas moins de sept fautes et une absurdité de tournure de phrase dans un article de six ligne, du Soir en ligne. L’absurdité se situait dans le titre et selon le sujet, donnait un tout autre sens par rapport à ce dernier. Le champion toutes catégories, c’est RTL-info, il n’y a pas un jour qui passe sans avoir ces types d’erreur.

    C’est affreux pour des organes de presse censés véhiculer une orthographe et une grammaire correcte.

    Autre perversion dans notre langage, est l’emploi pour le moins abusif d’abréviations, on en est arrivé actuellement à ne plus savoir leur signification. Plus encore quand celles de l’anglais y sont incorporées.

    • Dubitatif

      heu… à commencer par ton nom en anglais (lol)

      entièrement d’accord avec toi !
      ils veulent AUSSI nous retirer notre belle et ancienne langue
      il n’y a qu’à voir les réclames à la télé…

      le texte est dit en anglais et la traduction dudit texte en français alors que la réclame passe sur une chaine nationale.. je n’ai pas vu un académicien l’ouvrir pour défendre notre langue (se contentent de porter leur costard
      brodés)
      et que dire des mots supprimés dans les dico tous les ans
      justement pour les remplacer par ceux anglais ?
      moi j’écris payer, je paye encore avec Y et non je paie !
      cordialementhttp://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

      • Eaglefeather Eaglefeather

        Hélas tout le monde ne s’appelle pas Dubois, Dupont, Durant … ! (mdr)

        ;) Difficile de faire autrement, ayant été d’existence anglophone (Colombie Britannique) et Nord Québecoise (Baie James/Ontario), qui plus est, c’est loin d’être un pseudo et y tiens à ce nom, en mémoire d’un être cher.

        Paie > son utilisation a été détournée vers la conjugaison, du verbe payer, mais il s’agissait avant tout de la rémunération, d’un salaire = la paie, déformation de l’ancestral terme « allez en paix » ou « Paix avec vous » = solde de tout compte.

      • Dubitatif

        @ Eaglefeather bonjour et paix à l’esprit de l’être cher
        qui te manque.
        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gif

        moi non plus mon nom est loin très loin d’être Dupont, Martin …. je suis le fruit d’un mélange explosif et j’ai poursuivi ce mélange avec mon mari ce qui donne un nouveau mélange explosif avec mes enfants. j’ai eu la chance de vivre et de travailler dans beaucoup de pays étrangers.
        je suis pour que les peuples se désignent d’abord comme
        TERRIENS au lieu de se taper sur la gueule à cause de nos
        chefs d’Etats qui décident sans faire l’expérience d’une
        heure sous les bombes….

        mon billet répondait à ta juste remarque sur
        la disparition insidieuse de la langue française au profit
        de l’anglais. La plupart des membres de ma famille parlent
        entre 4 et 5 langues. je suis le seul mouton noir car je suis sourde.

        Quant à la racine du mot payer dont le Y disparait comme d’autres mots disparaissent de nos dico… je doute que « la paix » règne dans l’esprit des gens qui reçoivent des salaires de misères avec des contrats à « l’anglaise » du type Zéro heure ».

        Pour aller plus loin sur la disparition voulue d’une langue
        C’est union d’un peuple, de ses traditions, de son histoire
        si une langue disparaît alors c’est la désunion de ce peuple et c’est ce qu’ils cherchent à faire avec le projet de fou Transatlantique afin que les gens ne s’identifient plus à rien à commencer par leur racine: la langue d’un peuple !
        Cordialement

      • Eaglefeather Eaglefeather

        Bonjour Dubitatif,

        Effectivement nos peuples premiers se considèrent d’abord comme issus de la Terre, d’où l’expression commune à beaucoup, Terre-Mère ! Pas seulement la Terre nourricière, mais celle qui nous aurais originellement enfanté.

        Quant à être le mouton noir, être sourde de l’ouïe, ne veut pas nécessairement dire que tu n’entends rien, trop de gens oublient que les sens sont exacerbés et développés à l’extrême , ce qui leur fait entendre ce que les entendants ne perçoivent absolument pas (ou plus). Tout n’est qu’une question de volonté !

      • asha

        A lire à propos de la domination de la langue anglaise: « Contre la pensée unique » du linguiste Claude Hagège. On y apprend entre autres comment certains anglophones volent et s’approprient les parutions d’articles dans d’autres langues et les moyens qui sont mis pour que toute la planète parle anglais.

    • voltigeur voltigeur

      +10000 et plus. Papa-Aigle :)

  • samlours94

    En même temps, comment en vouloir aux gamins de se laisser berner par tout un tas de conneries.
    Plus tard, ce sont les séries télés qui prennent de l’importance puis d’autres idioties destinées à utiliser les cerveaux pour autre chose que penser correctement.
    Ainsi, l’archétype même de l’idiot pas forcément congénital, mais auto acceptant son état sera le suivant:
    – Un bon beauf entre 15 et 40 ans, qui bosse la semaine entre 35 et 45 heures, en couple ou pas avec ou sans enfant, généralement abonné à une tribune du parc des princes et disposant d’un cercle d’amis à son image.
    – Journée de taf passée à tripoter son portable, à chasser ici la femelle aussi conne que lui, là à parier sur bet clic à tout et n’importe quoi…
    – Retour à la maison, on fait un peu le canard avec madame histoire d’assumer sa part du couple, mais on file sur l’ordi ou la console jouer au dernier jeu à la mode où on tue du bougnoule ou du Ruskoff à foison…euh…s’cusez…du terroriste !Et puis, c’est qu’un jeu hein…faites pas chier !
    – le samedi, on va une fois sur deux au parc des princes se bourrer la gueule avec les frères de la tribune truchmuch en adulant Ibrahimachin qui mérite bien ses 2 millions d’€/par mois vu qu’il nous fait tant rêver et que lui au moins ramasse du pognon…est bancable comme on dit …
    Et puis on a canal plus alors des fois entre potes devant l’hyper géant écran plat qu’on aura fini de payer dans 3 ans, on est fier devant nos héros en short avec les bonnes bières despé que bobonne amène. Des fois elle gueule parce que elle aussi voudrait bien regarder Ibra donner des coups de pied à la balle, mais y’a plus de place sur le canapé …
    – et des fois, c’est soirée calme ou on va se mater trois ou quatre épisodes de game of trone parce que là au moins, y’a un peu de cul et c’est tellement bien cette histoire qui s’est certainement passée en vrai.
    – La politique ? Alors là, faut pas déconner, ça nous intéresse pas et puis on en sait bien assez parce qu’on regarde Pujadas et y’a les chronique du chauve de canal ou de Ruquier le samedi soir en rentrant du stade.
    – mais si on y tient, on peut toujours donner son avis : les Russes ont envahi l’Ukraine parce qu’ils veulent le monde pour eux. Poutine a prit le pouvoir en force en crimée et il veut déclencher la guerre atomique.
    – Ceux qui veulent sortir de l’europe, comment vont-ils faire ? ils vont découper le continent?
    – Si on reprenait le franc, ce serait comme retourner au moyen âge.
    – Les Grecs sont des gros fainéants qui ne paient pas d’impots et nous ont volé 650€ par Français.
    maintenant faut qu’ils remboursent !
    – En France, c’est pas dur de toutes façons, tout le monde gueule ! J’aimerai bien les voir ces sales gauchistes si les patrons s’en allaient.

    ETC …ETC ….on pourrait en remettre des tonnes.

    Voilà à quoi servent les tablettes et autres « outils » pédagogiques … A FABRIQUER DU BRANLEUR INCULTE et en grande partie IRRÉCUPÉRABLE!

    Certes, opinion sans doute excessive, mais je vous jure que , bossant à l’usine, des type comme ça, j’en vois des paquets tous les jours !!!

    ps: inutile de me dégueuler dessus, d’une part parce que j’ai l’habitude et d’autre part parce que je ne reviens qu’extrêmement rarement sur des posts où je me suis exprimé.
    Merci :)

  • Eaglefeather Eaglefeather

    On nous prépare en douce, à la domination de la technologie, l’humain n’a plus sa place sur Terre, il se fait remplacer de plus en plus par une robotisation galopante, une informatisation débordante … et au final, … il restera consigné chez lui, ne pourra sortir (et encore les drones s’en chargent déjà pour livrer) que pour aller chercher ses repas lyophilisés ou mieux encore sa petite pilule délivrée par un robot (exterminateur).
    Plus cette technologie s’implante, soi disant pour nous faciliter la vie, plus cela nous mène au chaos. Un détail tout à fait saugrenu, nos impôts, utiles pour le fonctionnement (???) de notre social, les machines n’en paient pas ! Pas de salaires, pas d’impôts, qui les payera ? Pas nous, puisque on n’aura plus de salaires, donc on ira inexorablement vers toutes formes d’allocations, il n’y aura plus d’argent !
    Les fin ou faim se profilent si on ne réagit pas ! Certaines fictions ont la fâcheuse tendance à devenir réalité, en voilà une sur la bonne route.

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif J’imagine déjà tous les élèves connectés aux Moutons Enragés en cours, en train de contredire les profs http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • Le numérique n’a pas que des défauts. C’est un super outil pour apprendre aussi.

    J’ai utilisé des QCM pour apprendre certains cours, comme des formules de maths, les départements et leurs chef-lieux, des dates historiques… Bref, tout un tas de choses ou le par-coeur est nécessaire. Outre le coté ludique de vouloir faire un beau score (comme pour un jeu), c’est une méthode d’apprentissage vraiment efficace et beaucoup plus rapide que de plancher sur des bouquins.

    De plus, ce qui a toujours manqué selon moi, dans l’apprentissage, c’est de rendre le sujet intéressant. C’est fou comme un cours de chimie peut être chiant, alors que certains documentaires sur le sujet peuvent être passionnants… Et pour ça, le numérique peut être un moyen de généraliser les cours intéressants qui donneront envie d’apprendre, au lieux de laisser les profs assommer les morpions avec des cours imbuvables.

    Alors oui, il y a de nombreux mauvais cotés, et le fait d’être connecté, si c’est à internet, n’est pas forcément une bonne chose. C’est nouveau, ça demande un peu de pratique pour pouvoir exploiter les bons cotés et réduire les mauvais, mais rejeter en bloc n’est à mon avis pas une solution.

    Le truc que je regrette le plus la dedans, c’est l’utilisation de tablettes au lieux de portables. Le clavier peut-être très utile (une fois habitué, on tape beaucoup plus vite qu’on écrit). La tablette est davantage un gadget qu’un outil.

    Pour conclure, je dirais encore une fois que ce n’est pas l’outil qui peut être un problème, mais la manière dont il sera utilisé.

    • Eaglefeather Eaglefeather

      Salut Hector,

      Qu’est-ce donc, des QCM ?

      Voici un emploi d’abréviation qui n’est compréhensible que pour ceux concernés.

      Que fais-tu de la compréhension des personnes étrangères à ce milieu, voire de celles d’autres pays qui lisent nos commentaires ?

      • Questionnaire à Choix Multiples. Ça à ses inconvénients, mais aussi des avantages… Tu peux en faire quelques-uns en très peu de temps, en se basant sur le principe que quelque chose qu’on te répète 100 fois est quelque chose que tu finis par « savoir ».

      • Eaglefeather Eaglefeather

        Merci d’avoir précisé ce que signifiait « QCM ».

        « Questionnaire à Choix Multiples », est en effet un peu plus long à écrire certes, mais infiniment plus simple à comprendre pour tous !

      • En même temps, quand tu ne comprends pas un mot, une expression ou un acronyme, ça prend 10 secondes d’ouvrir ton moteur de recherche préféré…

        C’est ce que me disaient mes parents quand j’étais gamin et que je leur demandais ce que tel mot voulait dire (avec dictionnaire à la place de moteur de recherche)…

  • SURICATE

    Je doute qu’un élève qui aura été formaté par l’éducation nationale avec ce genre d’appareil mis à la disposition de son Cerveau éveillera en lui le goût pour l’écriture, la belle prose, la poésie. La dictée ? La Rédaction ? C’est plus dans les programmes, c’est RINGARD ! Adieu donc aux auteurs de textes tels que Brel, Brassens, Barbara, Ferrat Duteil, F. MEY etc…et à notre BELLE LANGUE Française ? ADIEU !

    LA LANGUE de CHEZ NOUS (Y. DUTEIL)

    C’est une langue belle avec des mots superbes
    Qui porte son histoire à travers ses accents
    Où l’on sent la musique et le parfum des herbes
    Le fromage de chèvre et le pain de froment

    Et du Mont St-Michel jusqu’à la Contrescarpe
    En écoutant parler les gens de ce pays
    On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
    Et qu’il en a gardé toutes les harmonies

    Dans cette langue belle aux couleurs de Provence
    Où la saveur des choses est déjà dans les mots
    C’est d’abord en parlant que la fête commence
    Et l’on boit des paroles aussi bien que de l’eau

    Les voix ressemblent aux cours des fleuves et des rivières
    Elles répondent aux méandres, au vent dans les roseaux
    Parfois même aux torrents qui charrient du tonnerre
    En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux.

    C’est une langue belle à l’autre bout du monde
    Une bulle de France au nord d’un continent
    Sertie dans un étau mais pourtant si féconde
    Enfermée dans les glaces au sommet d’un volcan.

    Elle a jeté des ponts par-dessus l’Atlantique
    Elle a quitté son nid pour un autre terroir
    Et comme une hirondelle au printemps des musiques
    Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs.

    Nous dire que là-bas dans ce pays de neige
    Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout
    Pour imposer ses mots jusque dans les collèges
    Et qu’on y parle encore la langue de chez nous

    C’est une langue belle à qui sait la défendre
    Elle offre les trésors de richesses infinies
    Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre
    Et la force qu’il faut pour vivre en harmonie

    Et de l’Île d’Orléans jusqu’à la Contrescarpe
    En écoutant chanter les gens de ce pays
    On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
    Et qu’il a composé toute une symphonie.

    Quels sont les parents qui se révoltent contre ce nouvel OUTIL DESTRUCTEUR ? Hélas très PEU !

    • Ça c’est en admettant que ce soit l’éducation nationale qui inspire le goût des lettres. Et je suis loin d’être convaincu…

      • Eaglefeather Eaglefeather

        Quel que soit le pays, l’éducation nationale, n’a de priorité, qu’une uniformité avec un nivellement par le bas.
        En d’autres termes, diminuer la connaissance pour une meilleur domination des masses, retour au moyen-âge.

      • SURICATE

        @Eaglefeather? Si j’ai cité les auteurs ci-dessus, ils ont connu une autre Education Nationale. Celle d’aujourd’hui est payée pour sotir des programmes et des méthodes d’enseignements au détriment des élèves.

        Et comme vous le dites si bien, c’est un nivellement pas le bas bien voulu et organisé.

      • Eaglefeather Eaglefeather

        J’en ai fait partie, de cet enseignement, en langue !

        L’année de mon entrée, alors que j’étais au ministère, à attendre mon affectation, je suis tombé sur un document éloquent, le programme prévu pour deux ans plus tard venais d’être choisi. Il émanait d’une classe d’étudiants universitaires. Donc on confie toute l’éducation à des stagiaires et, non diplômés de surcroit !

        Désigné dans une école qu’à deux semaines des vacances de Noël, je n’ai pu donné cours avant celles-ci que trois fois.
        Au retour, qu’une quinzaine d’heures, et ce jusqu’à la fin de l’année scolaire, soit le 30 juin, parce qu’il y avait des sorties pédagogiques, des congés, des classes vertes, des voyages scolaires, et autres joyeusetés.

        Lorsque la fin d’année se profila, la direction de cette école « d’élites », a eu le culot de me demander de préparer des examens pour les quatre classes. J’ai catégoriquement refusé ! Sur base de quelle matière ? Elle ne constituait à peine qu’un 10ème de la matière qui aurait dû être vue. Appelé devant le conseil de discipline, j’ai dénoncé ouvertement les faits alors que la ministre était présente. Je lui ai réclamé ma décharge, l’accepta et personne ne fut sanctionné, ni blâmé.

        Entretemps, les classes d’enseignement professionnel dont j’avais initialement la charge, n’ont jamais eu cours !

        Voilà à quoi ressemble ce système, et nous lui confions nos enfants, les adultes de demain, les parents des générations futures ! J’ai quitté ce jour-là définitivement l’enseignement, dégoûté.

      • SURICATE

        Sacré témoignage que le vôtre ! qui peut donner des envies de claquer la porte. Dans un tout autre domaine l’apprentissage de la lecture des C.P avec cette méthode globale, s’est avérée catastrophique ! L’éducation nationale le savait mais n’a surtout pas changé ce qui abaissait le niveau scolaire des petits Français dans l’apprentissage de leur langue.

        Le refus par les enseignants de FAIRE REDOUBLER un élève est aussi à dénoncer. Ma fille m’expliquait il y a trois ans qu’un parent avait rencontré les plus grandes difficultés à EXIGER que son fils redouble son CM2. Le gamin avait été perturbé à la suite du divorce de ses parents et était « ailleurs » durant une grande partie de son année scolaire. Ce père a cru que le Directeur de l’Ecole Primaire allait alerter les services sociaux (père indigne)… Donc il a menacé de retirer son fils de l’Ecole pour le mettre dans le Privé afin qu’il puisse redoubler.
        Il a été de suite accepté que son fils repique son CM2.
        Qu’on revienne au bon vieux Certificat d’Etudes, ou son équivalent pour passer en sixième ! Peu de bacheliers aujourd’hui et même nos imbéciles d’énarques, seraient capables de l’obtenir.

      • Eaglefeather Eaglefeather

        J’ignore comment cela se passe en France, mais ici l’enseignant se retrouve pieds et mains liés. Le pouvoir organisateur, autrement dit la tutelle politique, a instauré et même promu l’utilisation des recours entrepris par les parents contre les décisions du corps professoral. C’est pour dire que l’enseignant est désarmé et ne dispose plus du droit légitime au passage de niveau !!
        Quant aux Certificats d’Etudes, j’ignore si on en a parlé en France mais cette fin d’année scolaire fut pour le moins atypique et folklorique. La divulgation des questionnaires, à porté sévèrement atteinte à l’intégrité de ces examens. Ce qui m’a le plus affecté, c’est l’inculpation faite, des élèves, or les tests se devaient d’être sous clés par les directions des établissements. Donc il y a eu une chasse au sorcières, alors que les principaux responsables étaient les directions et/ou les enseignants !

      • Eaglefeather Eaglefeather

        En cinq années dans l’enseignement, m’ont permis de voir l’envers du décor et des magouilles qui s’y passent. Je pourrais en écrire un livre !

  • Eaglefeather Eaglefeather

    Nos langues anciennes se meurent petit à petit sur le billot de la modernité, d’une uniformité qui n’arrivera jamais à voir le jour. Il en subsistera toujours des bribes, mais se perdront dans les méandres de l’histoire, d’une incertaine évolution.

    C’est le cas de la langue d’Oïl, d’Oc, et leurs dérivées, les patois, les dialectes.

    • azteck

      Tu mets le doigt sur un sujet d’actualité, des centaines d’années pour devenir francais,et régionaliste
      une décennie pour devenir euro-p-1 ?
      La langue morte,l’identité morte,La morale morte,la mort imminente de la société,
      On en fait quoi de cette odeur de mort?

  • Graine de piaf

    Pour rester dans le concret, je ne vois qu’une chose : que les parents conscients des handicaps que cette technique apportera à leurs enfants, reprennent les cours à la maison et les fassent travailler comme dans « l’ancien temps » pas si ancien que cela d’ailleurs. lire,surtout de bons livres classiques, écrire, faire des dictées pour les plus jeunes etc…
    enfin c’est ce que je ferais si j’étais une maman, même en travaillant à plein temps.
    Quand j’avais 8 ans, ma mère m’offrait déjà, à la place de jouets pour les fêtes: Balzac, Hugo, Molière, Corneille, Racine etc… et grâce à elle j’ai été toute ma vie un rat de bibliothèque, adorant la lecture. Je n’ai jamais lu de livres pour enfants, sauf, mais sont-ils vraiment pour enfants vu qu’ils étaient écrits pour des adultes? les contes de Grimm, Andersen, Perrault etc…et La Fontaine,Esope, Homère, Virgile…
    une façon bien agréable d’apprendre non seulement l’orthographe mais aussi la syntaxe !

  • azteck

    Ta Mère à trouvé le diapason de son rôle en ce qui te concerne,son instinct te voyait littéraire et tu l’est devenue.
    D’autres sont devenus matheux…

    L’éducation, c’est, pour moi ,une moyenne,la solution première à biens des experiances…
    Ensuite, notre « libre » arbitre fait le reste…

  • vico

    une sorte de Linky à disposition à leur insue http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_sad.gif quotidiennement nuira et prépare les futurs concitoyens victime et matérialiste que endoctriner pour mieux les conditionner/formater à la répoublique viandar de division individualistes, un arriere gout de haine rétroactif.
    Quant on connait leur projets l’éducation nationale est la belckacem des valeurs poissonneux pour emprisonner la nations de ces sources Authentique, noyauté à le déracinement d’origine.. marasme quintessence de dictat proclamer.