Selon un rapport du FMI, la « libéralisation » du marché du travail ne crée pas de croissance

Alors que dans sa dernière étude consacrée à la France, l’OCDE recommande d’assouplir le marché du travail, en mettant fin au CDI, afin de « relancer l’emploi », une étude du Fonds Monétaire International évaluant l’impact des différentes réformes structurelles sur la croissance, vient tordre le cou à ce type de mesures de précarisation des salariés. La « libéralisation » du marché du travail ne crée en effet pas de croissance selon l’étude du FMI. Ce type de réforme doit dés lors être envisagée pour ce qu’elle est, une manoeuvre idéologique au service des intérêts du patronat et du capital financier…

La croissance potentielle est une notion qui prend en compte les facteur de croissance (de la démographie aux investissements[1] et passant par la formation mais aussi les institutions du marché du travail) et qui cherche à anticiper l’évolution de la croissance dans un environnement macroéconomique « neutre » soit sans accélération ou décélération de l’inflation. Ce concept a été développé dans un cadre très inspiré par la forme moderne de la théorie néoclassique. Mais, l’inclusion d’éléments extérieurs à cette théorie ont abouti à introduire un élément de réalisme important dans cette notion[2]. Cette notion apparaît donc compatible, moyennant certains ajustements, avec la théorie hétérodoxe[3], comme on l’a montré dans un papier de 2012[4]. On peut retrouver, sous certaines conditions, des relations stables entre le capital productif et la croissance potentielle ainsi que cela avait été montré dès le début des années 1960[5].

Le Fond Monétaire International, dans le World Economic Report du mois d’avril 2015[6], exploite alors cette notion. Les résultats de cette étude (le chapitre 3) sont particulièrement intéressantes, parce qu’elles vont à rebours de bien des vaches sacrées du discours économique contemporain. Sans doute est-ce le moment de rappeler que c’est justement dans le cuir des vaches sacrées que l’on taille les meilleures chaussures pour avancer.

Croissance, croissance potentielle et impact de la zone Euro.

Le premier point qui ressort de cette étude est que, dans les économies développées, le déclin de la croissance potentielle (et non nécessairement réelle) a commencé autour de 2000, et s’est amplifié depuis la crise de 2007-2009. Cette croissance potentielle se situait autour de 2,25% par an en moyenne sur 2001-2007 et atteignait les 2,5% par an sur 1996-2001 ; elle est tombée à 1,3% par an de 2008 à 2014, et ne devrait remonter que vers 1,6% par an pour la période 2015-2020[7]. La croissance potentielle semble donc s’être contractée de l’équivalent de 0,6% par an dans les pays développé et même de 0,9% si l’on compare le niveau avant 2000 avec celui qui est estimé pour les années à venir. A cet égard, le très faible rebond pour la période dite « post-crise » interpelle. Ceci constitue une nouveauté par rapport aux précédentes crises financières, pourtant marquées par de fortes contractions du crédit[8]. L’impact de la réduction de la croissance des investissements dans la zone Euro est ici à noter. Ceci correspond à l’ampleur des politiques d’ajustement fiscal[9].

Les causes de ce déclin sont multiples. Ainsi, aux Etats-Unis, c’est la faiblesse des investissements à partir de 2003 qui en est la cause. Il faut y ajouter l’évolution de la structure démographique et les conditions de formations de la main d’œuvre. Néanmoins, il convient de distinguer la trajectoire des Etats-Unis (et du Canada) de celle de l’Europe. Pour cette dernière, et en particulier pour la zone Euro, le ralentissement de la croissance potentielle apparaît comme particulièrement sévère. Ceci implique que les effets négatifs de l’Union Economique et Monétaire se seraient manifestés au-delà de la croissance réelle, ce qu’avait déjà mis au jour le travail de Jorg Bibow[10]. Non seulement l’Euro aurait entraîné une torsion de la politique macroéconomique dans un sens défavorable à la croissance, ce que l’on mesure très directement[11], mais il aurait aussi eu des effets négatifs sur le potentiel de croissance ce qui implique un affaiblissement structurel des économies de la zone Euro[12]. La zone Euro apparaît plus mal placée que les autres économies développées même si l’on retire l’effet du cycle des affaires[13]. Le point est ici d’une grande importance. Il faut savoir que dans l’étude réalisée par le FMI, seuls 4 pays de la zone Euro apparaissent, l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne. Mais, ces pays réalisent à eux quatre environ 80% du PIB de la zone. Il est donc clair, et peut être considéré comme établi, que l’Euro a eu des effets négatifs non seulement sur la politique macro-économique (comme démontré par Bibow) mais aussi sur la croissance potentielle. Ici meurt sous nos yeux la première des vaches sacrées.

Quelles réformes pour quel potentiel de croissance.

Mais, l’étude du Fond Monétaire International ne s’arrête pas là. Elle considère l’impact de toute une série de mesures structurelles qui peuvent être décidées à court terme par les gouvernements sur la productivité totale des facteurs et donc sur la croissance potentielle. Le rapport examine leurs effets sur les divers secteurs de l’économie ainsi que sur la croissance potentielle totale.

Figure 1

Chapter 3. Where Are We Headed? Perspectives on Potential Output, World Economic Outlook, April 2015 

Source : World Economic Outlook d’avril 2015, publié par le FMI, Chapitre 3, p. 38.

Le rapport classe donc 7 facteurs, outre les investissements en capital productif et les structures démographiques, qui sont susceptibles d’influencer la croissance potentielle :

  • L’évolution des réglementations concernant les produits.
  • L’évolution des réglementations concernant le marché du travail (i.e. la « flexibilité »).
  • Les effets des taxes pesant sur le travail.
  • La disponibilité d’une main-d’œuvre fortement qualifiée.
  • Les investissements en recherche et développement.
  • Les investissements en techniques de communication et d’information.
  • Les infrastructures

Or, que constate-t-on ?

Tout d’abord qu’à moyen terme, les deux mesures qui sont susceptibles d’avoir le plus d’effet à moyen-terme (soit à un horizon de 5 ans) sont les investissements en recherche et développement et les investissements en techniques de communication et d’information. Ils signalent qu’i peut y avoir un effet cumulatif avec les investissements en infrastructures (ce qui se conçoit aisément). Les changements dans la réglementation du marché du travail (et ces changements sont naturellement des mesures de flexibilisation de la main-d’œuvre) ne donnent aucun effet. Plus intéressante encore ; si l’on considère maintenant un horizon de court-terme, soit dans l’étude de moins de trois ans, on constate que les mesures portant sur la flexibilisation et le changement des règles du marché du travail aboutissent à faire baisser la croissance potentielle.

Il faut alors rappeler que l’on défend depuis plus de 15 ans de telles mesures comme devant nécessairement augmenter la productivité et la croissance potentielle. Rappelons qu’en France, telle est l’argumentaire du gouvernement pour faire avaliser par le parlement la trop fameuse « Loi Macron ». Rappelons aussi que c’est l’absence de telles mesures dans le programme de réformes soumis par le gouvernement grec à l’Eurogroupe qui est dénoncé par ce dernier, mais aussi (hélas) par le Premier-ministre français M. Manuel Valls et par le commissaire européen idoine (Pierre Moscovici). Or, si nous suivons le rapport du FMI, nous devons reconnaître que le gouvernement grec a eu raison de ne pas céder sur ce point.

Cela signifie que le discours sur les « réformes structurelles » dans le domaine du marché du travail n’est qu’un discours idéologique et même un modèle, comme celui du FMI, qui reste très imprégné d’économie néo-classique, se révèle incapable de montrer un quelconque effet positif de telles mesures. Ici meurt, sous nos yeux, la deuxième des vaches sacrées du discours économiques tel qu’il est tenu depuis au moins vingt ans. On ne saurait trop remercier les experts du FMI pour l’œuvre de salubrité publique qu’ils ont fait.

Mais on peut craindre qu’au lieu d’aller cacher leur honte (qui devrait être grande) et leur incompétence (qui ne l’est pas moins) les Valls, Macron et Moscovici ne continuent à pérorer et à nous affirmer, avec tout l’aplomb de bonimenteurs de foire (et avec toutes mes excuses pour cette profession) des énormités économiques.

Notes

[1] Sur la notion d’investissement productif, Beffy, Pierre-Olivier, Patrice Ollivaud, Pete Richardson, et Franck Sedillot. 2006. “New OECD Methods for Supply-Side and Medium-Term Assessments: A Capital Services Approach.” OECD Working Paper 482, Organisation for Economic Co-operation and Development, Paris.

[2] Voir en particuleir N.G. Mankyw et R. Reis, What Measure of Inflation Should a Central Bank Target, Harvard University, working paper, Decembre 2002, ainsi que G.N. Mankyw et R. Reis, “Sticky Information versus Sticky Prices: A Proposal to Replace the New Keynesian Phillips Curve” in Quarterly Journal of Economics, vol. 117, n°4/2002, pp. 1295-1328.

[3] R. Boyer et J. Mistral, Accumulation, Inflation, Crises , PUF, Paris, 1978 ; R. Boyer, (ed.), Capitalismes fin de siècle, Paris, PUF, 1986.

[4] Sapir J., Inflation monétaire ou inflation structurelle, un modèle hétérodoxe bi-sectoriel, FMSH, Working Paper n°14, juin 2012. http://halshs.archives-ouvertes.fr/FMSH-WP/halshs-00712645

[5] Jorgenson D.W. (1963), «Capital Theory and Investment Behavior», American Economic Review, vol. 53, n°2, May, pp.247-259

[6] World Economic Outlook d’avril 2015, publié par le FMI, voir Chapitre 3, rédigé par Patrick Blagrave, Mai Dao, Davide, Furceri (responsable du groupe), Roberto Garcia-Saltos, Sinem Kilic Celik, Annika Schnücker, Juan Y.pez Albornoz, and Fan Zhang, avec l’assistance technique de Rachel Szymanski, disponible à partir du 16 avril sur www.imf.org

[7] Idem, p.2.

[8] Claessens, Stijn, and M. Ayhan Kose. “Financial Crises: Explanations, Types, and Implications.” IMF Working Paper 13/28, International Monetary Fund, Washington, 2013. Claessens, Stijn, and Marco E. Terrones, “How Do Business and Financial Cycles Interact?” Journal of International Economics 87 (1), 2012, pp. 178–90.

[9] Baunsgaard T., A. Mineshima, M. Poplawski-Ribeiro, et A. Weber, “Fiscal Multipliers”, in Post-crisis Fiscal Policy, ed. by C. Cottarelli, P. Gerson, and A. Senhadji, Washington: FMI, Washington DC, 2012

[10] Bibow J., « Global Imbalances, Bretton Woods II and Euroland’s Role in All This », in J. Bibow et A. Terzi (dir.), Euroland and the World Economy: Global Player or Global Drag?, New York (N. Y.), Palgrave Macmillan, 2007

[11] Sapir J., Faut-il sortir de l’Euro ?, Le Seuil, Paris, 2012.

[12] World Economic Outlook d’avril 2015, publié par le FMI, op.cit., p. 23.

[13] Furlanetto, F., P. Gelain, et M. Taheri Sanjani. “Output Gap in Presence of Financial Frictions and Monetary Policy Trade-Offs.” IMF Working Paper 14/128, International Monetary Fund, 2014 Washington

Source : RussEurope

14 commentaires

  • Anatole

    Puissant article, compliqué à souhait, pour montrer ce que tout le monde sait depuis bien des années:
    Toutes les mesures prises les unes derrière les autres depuis l’invention des CDD (ça remonte à très loin..)l’ont été tandis que la croissance du pays n’a pas cessé de décroitre: Et pas un seul des pignoufs qui nous ont dirigés depuis tout ce temps n’a eu l’idée de faire l’inverse: C’est juste la démonstration que ces gens sont de la plus profonde et parfaite incompétence qu’il soit donné d’imaginer.

    • ConscienceU12 ConscienceU12

      Incompétence http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif, …je ne suis pas sûr que ce soit le bon terme, j’opterai plutôt pour « Collaboration », ou « soumission totale au grand marché », c’est bien plus juste à mon avis ! …des traitres quoi, enfin ils ont bien été formé pour ça, se sont tous des infiltrés, y’a plus que ça en politique de toute façon (en tout cas eux seuls peuvent atteindre les plus hauts postes).http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yes.gif

  • laspirateur

    La croissance ne sera plus de ce monde, faut être sacrément con pour croire à cette idée.

  • baron william baron william

    tres habile demonstration de l inefficacite de la politique econonomique pronee par le clan dit classique ou neoliberal

    neanmoins le minimum vise est atteind

    a savoir l accaparement de la masse monetaire par un clan de possedants que seule la domination interesse

    pour preuve de l efficacite de leur strategie le diktat sur les dirrigeants politiques par les oligarques est rendu possible par la concentration de tout l argent dans quelques mains

    le serpent se mort la queue et il sera vite temps pour cette elite economique de se rendre compte de la fin tres proche de leur joug entrainee par les catastrophes financieres

    en effet la masse monetaire ayant perdue tout lien avec la valeur des biens et l economie productive les possedants seront bientot assis sur un patrimoine virtuel apres avoir depouille la quasi totalite des individus de la planete de leur revenus

    la cause des malheurs du monde entier provient de la sphere financiere et s etend en amont et meme en aval de la societe

    car aussi malins que les banquesteurs et autres speculateurs soient ils les voila comme des enfants maladroits ou des apprentis sorciers quand ils gerent les autres spheres de la societes qu ils ont accapares sournoisement par la corruption de celles ci

    neanmoins le minimum vise est atteind

    a savoir l accaparement de la masse monetaire par un clan de possedant que seule la domination interesse

    pour preuve de l efficacite de la strategie le diktat sur les dirrigeants politiques par les oligarques rendu possible par la concentration de tout l argent dans quelques mains

    le serpent se mort la queue et ils sera vite temps pour cette elite economique de se rendre compte de la fin tres proche de leur joug entrainee par les catastrophes financiere

    en effet la masse monetaire ayant perdue tout lien avec la valeur des biens et l economie productive les possedants seront bientot assis sur patrimoine virtuel apres avoir depouille la quasi totalite des individus de la planete

    la cause des malheur du monde entier provient de la sphere financiere et s etend en amont et meme en aval de la societe car aussi malin que les banquesteurs et autres speculateurs soient ils sont comme des enfants maladroits ou des apprentis sorciers quand ils gerent les autres strates sociales qu ils ont accapares sournoisement par la corruption de celles ci grace a leur pouvoirs financiers

    un peu a la maniere des manuels scolaires ces pseudo princes argentes classent le monde dans une dualite economico sociale plus que reductrice quant auc spheres multiple que couvrent l espace social

    tout d abord l economie vu sous l angle social nous montre le futile de l accumulation de capitaux par un ou des individus qui incapables de transformer une telle masse en biens reels par crainte d une hyperinflation sont reduits a en faire un jeu speculatif qui tue l essence meme du commerce

    ensuite au niveau de la securite individuelle et des pays la foire d empoigne constituee par le jeu de monopoly des echanges de biens qui aboutit forcement a un penurie de tout pour presque tous conduit irremediablement a des agressions entre individus et des conflits entre etats

    l esprit de chacun devient predateur tout comme les opinions publiques et leurs ersatz de representants apparaissent conquerants et guerriers faidant de la figure humaine celle du mercenaires sans scrupule

    et pour revenir a la base de tout les paysans ouvriers et employes qui produisent les biens se retrouvent en proie a la concurrence et au rendement imposes partout et que subit meme la terre cet etre sacre qui est transformee en une carriere a ciel ouvert et subit la mort au pas de course de son ecosysteme

    pendant combien de temps les humains petits et grands guides par des esprits mercantils vont courir a leur autodestruction annoncee ou bien par instinct de survie ou par une lueur de lucidite vont ils retrouver le chemin harmonieux de la vie

    meme la tecnologie militaire des ordinateurs et des robots finit par trouver des applications creatrices au sevices de chacun alors les pantins desarticules que nous sommes tous saurons nous nous mettre en phase avec l univers

    j invite les lecteurs de ma pensee qui se croient rois du monde et surtout ceux plus nombreux qui assument leur dimension a reflechir a cet ordre du monde terrestre qui met la charrue avant les boeufs et a la necessite de retrouver loin des chimeres actuelles un sens d une saine realite

    j entends deja certains qui auront a peine lu ces lignes se dire que ce sont que de belles paroles et que les actes valent mieux

    je leur propose de considerer possible que toute experience vaut par la sagesse qui s en tire

    l inefficacite de l esclavage moderne par la soi disant liberalisation du marche du travail est rien que du vent alors que le souffle de l ame collective aspirant au bonheur souleve des montagnes

    • voltigeur voltigeur

      Bonjour Baron,
      Ta prose interminable sans ponctuation, sans accent, ni majuscules est indigeste!!
      Veux tu faire un effort pour apprendre à te servir de ton clavier? :-)

  • Graine de piaf

    William, ce que tu écris est souvent très intéressant, mais c’est vrai que c’est très difficile à lire à cause du défaut de ponctuation notamment, et à la tournure de tes phrases;
    je peux le comprendre si tu as un clavier étranger, mais ton ordinateur comporte des fonctions pour corriger tout cela.

    Par la même occasion je conseille à ceux qui ont, pour une raison ou une autre, une orthographe défaillante, ce n’est pas une tare et je ne juge pas, de se servir de la fonction « orthographe » qui existe dans tous les ordinateurs. Cela rendrait leurs textes plus lisibles et par la même occasion leur apprendrait à écrire correctement le français.

    • baron william baron william

      je prefere les reponses sur le fond de mes com les critiques sur mon orthographe je crois les avoir entendues et vais y remedier par des messages cours

  • baron william baron william

    tres bon accord comme ca j ecrirai que des textes cours et les longs je les ecrirai ailleurs avec un lien poste ici comme ca ca te feras des vacances

    mais rassure toi c est reciproque j ai souvent de la peine a comprendre le fond de ta pensee tellement tu fais de raccourcis sauf ton respect

    une question dont a mon tour je serai ravi d avoir ta reponse et sans forcement le relire

    qu as tu entendu d interessant dans mon com

    tant qu a y repondre ce sera moins vexant de recevoir un avis aussi sur le fond

    Le commentaire a été supprimé définitivement

    • voltigeur voltigeur

      J’ai abandonné la lecture. Et tu n’as pas répondu à ma question,
      sur ton CLAVIER!!
      donc je vais supprimer mes questions à ton encontre, et tes
      semblants de réponses qui n’en sont pas.
      Si tu veux jouer avec les mots et la syntaxe avec moi, tu ne
      seras pas gagnant.
      Je te laisse avec tes tournures d’esprit tortueuses, et n’ai pas
      à approfondir ta compréhension sur le fond de ma pensée, puisque
      tu es le seul parmis des milliers à ne rien comprendre.

      • baron william baron william

        je comprends ta pensee mais tu gardes pour toi le fond par des phrases souvent courtes ou un sens plus formel que sur le sens que tu donnes au choses

        ce qui est ton libre arbitre le plus legitime tout comme moi j aime creuser et comprends que ca plaise qu a certains

      • Jujusmart

        Baron William, comme tu aimes creuser, je me permets d’intervenir car tu sembles ne pas avoir creusé assez ce que te demande tout simplement Volti : ECRIS CORRECTEMENT, en sachant utiliser toutes les fonctions de ton clavier. Si tu es en incapacité de le faire, n’élude pas qu’on comprenne, car perso, moi non plus je ne lis pas plus de 5 lignes de ton style d’écriture. Peut-être que le fond y est, mais la forme est aussi importante ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

  • Pierre L

    Qu’est-ce qui pourrait bien créer de la croissance ?

    Pour répondre à cette question il faut préciser ce qu’est la croissance : 1) Le développement du travail favorisant l’enrichissement de tous (=bien commun de la société) ; ou 2) la croissance du portefeuille des rentiers ?

    Que la croissance soit 1) ou 2), la libéralisation du marché du travail n’aura aucune incidence sur elle, elle déréglementera juste l’exploitation des travailleurs, et les rendra plus précaires.

    Dans le cas de 1) et dans le monde capitaliste, il faut qu’il y ait de l’inflation monétaire. L’argent doit être délivré en abondance par les banques et il doit circuler de manière à favoriser la DEMANDE DE TRAVAIL qui fera tourner les entreprises.

    Dans le cas de 2), il ne faut pas qu’il y ait d’inflation monétaire, de manière à ne pas dévaluer la richesse bloquée en banque des rentiers.
    Cette situation provoque la paralysie des entreprises, qui sont alors dépecées pour continuer à alimenter la rente des rentiers. Mais cette situation ne peut aboutir qu’à la ruine des rentiers et à l’arrêt de l’activité économique.

    • Jujusmart

      Selon moi, sans entrer dans des détails économiques, le mot croissance signifie augmentation de quelque chose par rapport à une base définie.
      L’idée d’accroître sans cesse quelque chose est ce que je ne comprends pas.
      Produire selon l’offre et la demande ne demande pas de croissance permanente puisque cela dépend du facteur « besoin ».

      Par contre la croissance comme on nous en parle, ressemble plutôt à une augmentation de production permanente, au delà de tout besoin qui génère du profit croissant.
      Donc il n’y a pas besoin de croissance pour que chacun vive bien, mais d’une répartition correcte des besoins et d’une production adaptée à celle-ci en fonction de la population d’un pays en priorité ! Exporter et importer à tout va dérègle tout !