France étouffée, la construction et le marché du meuble s’effondrent

construit-a-la-va-vite-les-immeubles-de-shanghaiBâtiment, zone sinistré

Commençons par le domaine du bâtiment. Ce que l’on sait (ou pas), c’est que:

Cela n’est pas nouveau, un krach immobilier est attendu en France, comme il y en a eu en Espagne entre autres pays… Et bien sur, la situation ne peut que se confirmer! Alors bien évidement, notre « cher » gouvernement propose des idées (foireuses et inacceptables)

et des solutions (ubuesques et déplorables) comme la taxation des terrains constructibles non-utilisés pour au final trouver de nouveaux terrains à construire. Mais à quoi bon si les constructeurs non plus les moyens de construire, et si les gens n’ont plus les moyens d’acheter ou de louer?

Moins de 300.000 logements pourraient être mis en chantier cette année. Plus que jamais, les mesures d’urgence visant à relancer le secteur se font attendre. Tour d’horizon des mesures repoussées ou modifiées par le législateur.

Attendues par les particuliers et les professionnels de l’immobilier, les mesurées annoncées le 29 août par le Premier ministre Manuel Valls pour relancer la construction de logements neufs, peinent à voir le jour ou dans certains cas sont vidées de leur sens. «Le plan de relance du gouvernement a répondu aux attentes. Il doit maintenant être traduit d’urgence en actes. Hélas, force est de constater que les retards s’accumulent et minent la confiance des particuliers comme des entreprises», s’inquiète François Payelle, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Pourtant il y a urgence car les ventes d’appartements neufs dégingrolent depuis huit trimestres consécutifs. Et moins de 300.000 logements pourraient être mis en chantier cette année. Proportionnellement à la population française actuelle, la production de logement neuf est tombée au niveau de celle des années 1940.

Plus que jamais, les effets des mesures d’urgence se font attendre. État des lieux des principales mesures tardant à être mises en œuvre ou vidées de leur sens par le législateur.

Source+vidéo sur Le Figaro

Et puisqu’il y ‘a moins de constructions, il y a dans le même temps moins d’achats pour meubler les logements, ce qui se ressent dans le domaine de l’ameublement puisque là également, la crise de fait sentir:

Fly, Atlas et Crozatier, des enseignes d’ameublement du groupe Mobilier européen, ont vu leur sort scellé vendredi 21 novembre. Plus de 1 000 emplois seront supprimés et la moitié des magasins fermés. En cause, des ventes qui ont reculé en 2013 de 2,9%. En effet, les meubles ne sont plus la priorité des Français alors qu’ils sont frappés par la crise.

La situation ne devrait pas s’améliorer

Autre coupable : la mauvaise santé du marché de l’immobilier. « Comme l’immobilier n’a pas encore véritablement redémarré, il n’y a pas de raisons fondamentales de voir le marché de l’ameublement redémarrer sauf dispositions particulières », a expliqué Jean-Charles Vogler, directeur général de la fédération française du négoce de l’ameublement. Les meubles magasins doivent également faire face à de redoutables concurrents : l’enseigne Ikea et la vente sur Internet. Les professionnels demandent l’aide du gouvernement comme, par exemple, une réduction d’impôts pour les ménages qui achètent des meubles neufs.
Source+vidéo sur Francetvinfo.fr

 

 

6 commentaires

  • robertespierre

    Au secours ….Diogène!!!!!http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • Thierry92 Thierry92

    La chaine d’agences immobilières Orpi a lancé en janvier 2013 une opération pour inciter les propriétaires à faire baisser les prix de ventes de 5% à 15% avec indemnisation si la vente du bien n’est pas réalisée dans les 3 mois.

    Cela devrait parler, du moins a ceux a qui détiennent encore quelques neurones synaptiquement cohérents

    • Electra

      Et pourtant j’en connais qui achètent aux prix du marcher, ils aiment se faire pigeonner, je ne vois pas d’autre explication.

      Quand ils verront que leur maison achetée à 230.000€ ne vaudra plus que 180.000€ un an après, ça va faire mal, les années suivantes seront surement pires.

  • kalon kalon

    Assez paradoxalement, le cout de réalisation d’un bâtiment n’a jamais été aussi bon marché du fait du dumping social imposé par la directive « Bolkestein » !
    En Belgique, mais probablement en France également, le cout horaire d’un « travailleur en détachement » avoisine les 10,00 à 15,00 euros/h alors que le cout horaire d’un ouvrier salarié Belge est de +/- 50,00 euros/h (toutes charges incluses)
    Ce qui signifie que la valeur « mains d’œuvre » inscrite dans le coût d’une construction a été divisée par 3 en quelques mois !
    Ce qui veut dire également que les marges sont directement distribuées aux spéculateurs sans aucun profit pour l’économie réelle ni pour l’assiette fiscale !
    On peut, au moins, lui reconnaitre une compétence à la commission européenne, celle de savoir détruire totalement l’économie réelle de l’Europe au profit des américains ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

  • davidou

    Et on rigolera encore plus lorsque la France sera attaquée sur les marchés obligataires!!!
    Krach immobilier inévitable avec une hausse des taux à venir….la situation va très vite devenir catastrophique.