L’armée US profite d’Ebola pour s’implanter au Libéria

Après l’armée française qui profite du chaos libyen et de la présence d’AQMI dans la zone arabo-sahélienne pour s’implanter durablement au Niger et au Mali, l’armée US a lancé un déploiement d’envergure au Libéria, 3000 soldats,  au prétexte de lutter contre l’épidémie d’Ebola. Il faut noter à ce sujet que le pays a été choisi par les autorités US pour implanter une base régionale de l’AFRICOM, le centre opérationnel de commandement unifié pour l’Afrique, qui sert à coordonner la logistique et de commandement centralisé pour les opérations américaines sur le continent. La présidente du Libéria, qui a autorisé l’implantation de l’AFRICOM, Ellen Johnson Sirleaf, est diplômée de Harvard…

Pour la première fois de son histoire de 167 ans, le Libéria va recevoir 3 000 soldats d’un pays étranger sur son sol, les États-Unis d’Amérique, pour combattre le virus mortel Ebola qui ravage ce pays et le reste de l’Afrique de l’Ouest (2 700 morts).

Le 16 septembre le président Obama a déclaré que l’épidémie d’Ebola « n’est pas seulement une menace pour la sécurité régionale, mais c’est une menace potentielle pour la sécurité mondiale. » Il a décrit une stratégie en quatre points pour lutter contre la maladie : 1) contrôler l’épidémie ; 2) traiter les effets d’entraînement des économies et des collectivités afin de prévenir une catastrophe humanitaire vraiment massive ; 3) coordonner une réponse globale plus large ; et 4) de toute urgence mettre en place un système de santé publique dans ces pays pour l’avenir, non seulement en Afrique de l’Ouest, mais dans les pays qui n’ont pas beaucoup de ressources en général.
L’US Africa Command (Africom) actuellement basé en Allemagne établira une base régionale intermédiaire (ISB) afin de faciliter et d’accélérer le transport de l’équipement, des fournitures et du personnel. En 2011 l’actuelle présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf, diplômée de Harvard, s’était vue attribuer le prix Nobel de la Paix (avec son amie Leymah Gbowee). Certains affirmaient déjà qu’il s’agissait d’une récompense pour ses bons et loyaux services à l’égard des investisseurs de la Fondation Soros et de la banque Rothschild dans les mines d’or libériennes, et pour sa promesse (déjà) de laisser l’Africom s’établir sur son sol.
Cette mesure n’est pas nécessairement bien accueillie par la population, d’autant qu’une grande partie de l’opinion publique libérienne soupçonne les laboratoires pharmaceutiques occidentaux d’avoir eux-mêmes créé le virus Ebola. Le Liberian Daily Observer, principal quotidien libérien (30 000 exemplaires chaque jour), le 9 septembre accusait tout net le gouvernement américain d’avoir intentionnellement manipulé génétiquement le virus Ebola et du Sida dans des laboratoires de recherche sur le bioterrorisme et proclamait que les Africains ont été délibérément infectés par des programmes de vaccination. L’article du Dr Broderick a été repris notamment en Guinée, voisine, elle aussi touchée par Ebola.
Au Sénégal aussi la méfiance est de mise. Interrogé sur le site sénégalais leral.net, l’homme d’affaires sénégalais Moussa Sow, propriétaire d’hôtels en Guinée, et établi depuis plus de 20 ans dans le pays qui s’interroge sur une éventuelle implication de l’Occident dans la gestion de cette crise. Il note que l’épidémie frappe tout particulièrement des pays riches en matières premières très convoitées et que la propagation du virus provoque le départ des Chinois…
Le Conseil de Sécurité des Nations unies, saisi en urgence par les États-Unis, a adopté le jeudi 18 septembre une résolution unanime pour renforcer et accélérer la mobilisation et l’action de la communauté internationale contre l’épidémie. La résolution 2177, qui a été coparrainée par 131 pays – un record dans l’histoire du Conseil – qualifie l’épidémie sans précédent qui sévit en Afrique de l’Ouest de « menace pour la paix et la sécurité internationales ». C’est la première fois que le Conseil de sécurité des Nations Unies qualifie une urgence sanitaire et a conséquemment appelé les États membres « à fournir une assistance et des ressources d’urgence » aux pays affectés par la maladie : hôpitaux de campagne, médecins et infirmières, capacités logistiques et de transport aérien médicalisé.
La résolution demande également aux pays concernés de « lever les restrictions aux déplacements et aux frontières imposées en raison de l’épidémie » et aux compagnies aériennes et maritimes de maintenir leurs liaisons avec les pays affectés. La nouvelle Mission des Nations Unies pour les interventions d’urgence sur Ebola (UNMEER) va s’installer au Ghana. Cuba et la Chine sont aussi très actives dans l’envoi de médecins et les dons.

 

Source : Afrique-Asie.fr

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