Premiers accord entre les rebelles syriens et l’EI

Information importante, tellement importante que l’ensemble des médias français n’ont à première vue pas jugé utile de relayer…

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L’EI et les rebelles syriens qui sont aidés et financés par les Etats-Unis et l’Union Européenne notamment ont donc décidé d’une trêve, jusqu’à une ce qu’une alliance soit rendue possible? Il ne faut pas oublier que:

  • François Hollande a récemment confirmé l’envoi d’armes françaises aux rebelles syriens (Source: Huffington Post), armes également envoyées par Londres (Source: BFMtv)
  • En Mai l’UE a levé l’embargo sur les rebelles syriens pour que justement des armes puissent leur être envoyées (Source: Libération)
  • L’UE a autorisé l’achat de pétrole aux rebelles syriens (Source: Le Nouvel Obs)
  • Le Qatar fournit des milliards de dollars aux rebelles syriens (Source: Le Financial Times via Le grand soir)
  • Les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin, alors que la communauté internationale a tout fait pour que ça soit Bachar Al Assad qui soit accusé d’un massacre avec ce gaz (Source: Le Monde)
  • Obama prépare l’aide aux rebelles syriens (Source: Agence de presse ainsi que le Courrier international), États-Unis qui ont également fourni des armes et de la logistique à ce mêmes rebelles (Source: Le Monde)

Et dire que Obama a expliqué que les rebelles syriens allaient aider à lutter contre l’EI qui est en train de devenir partenaire des rebelles… Il va même y avoir des camps d’entrainement en Arabie Saoudite qui va accueillir les rebelles! (Source: Le Monde)

Les rebelles syriens et les jihadistes de l’Etat islamique (EI) ont enterré la hache de guerre au sud de Damas au terme d’un accord, le premier du genre depuis le déclenchement des hostilités entre eux au début de l’année, selon une ONG.

Les insurgés, islamistes ou modérés, ont conclu un cessez-le-feu à Hajar al-Aswad, dans la banlieue sud de la capitale, où les deux adversaires sont présents, explique l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Selon les termes de l’accord, « les deux parties respectent une trêve jusqu’à ce qu’une solution définitive soit trouvée et elles promettent de ne pas s’attaquer car elles considèrent que le principal ennemi est le régime noussaïri », terme péjoratif pour désigner les alaouites, secte dont est issu le chef de l’Etat Bachar al Assad.

Après des revers cuisants subis dans le nord et surtout l’est de la Syrie et à l’issue d’une offensive lancée en juillet, les rebelles avaient réussi à chasser les combattants de l’EI de quatre de leurs bastions au sud-est de Damas, Mesraba et Maydaa, dans la Ghouta orientale, ainsi que de Yalda et Beit Sahem. « Les jihadistes s’étaient alors retranchés dans Hajar al-Aswad, où ils ont une forte présence, précise l’OSDH.

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On peut se demander quand même si un tel accord n’a pas été signé de force après une attaque des haut-responsables des rebelles par l’EI, puisqu’il y a deux jours, une violente explosion a tué 47 chefs politiques d’un état-major de la rébellion syrienne.

Une explosion a décimé l’état-major d’Ahrar al-Sham, une formation salafiste très organisée qui combat pour chasser Bachar al-Assad.

L’origine de l’explosion, mardi, dans un village de la province syrienne d’Idlib, reste mystérieuse. Mais qu’il s’agisse d’un attentat ou d’un accident, elle a décimé l’état-major d’Ahrar al-Sham, l’un des groupes les plus puissants de la rébellion syrienne. Au moins 47 de ses chefs politiques et militaires ont péri sous les décombres de la maison dans laquelle ils s’étaient réunis. Le mouvement a nommé mercredi une nouvelle direction, le jour même où les Etats-Unis ont annoncé l’extension à la Syrie des frappes aériennes contre les jihadistes de Daech, l’acronyme arabe de l’Etat islamique.

Ahrar al-Sham est l’une des formations rebelles les mieux organisées de la rébellion. Ses membres sont des salafistes, adeptes d’un islam rigoriste, mais à la différence des partisans de l’Etat islamique ou de ceux du Jabhat al-Nusra, ils sont nationalistes et combattent pour chasser le président syrien Bachar al-Assad du pouvoir, sans volonté de créer un califat ou de porter le jihad aux Etats-Unis ou en Europe. Actifs dès 2012, ils ont largement contribué à la prise de contrôle d’une majorité de la province d’Idlib. Ils ont ensuite combattu à Alep, la grande ville du nord syrien, et ses environs. Si certains de ses leaders étaient liés à Al-Qaeda, ils n’ont pas empêché Ahrar al-Sham de s’allier avec d’autres groupes. Le mouvement est aujourd’hui prédominant au sein du Front islamique, la plus large coalition rebelle, qui combat aussi bien l’armée syrienne que Daech.

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Voir également un article traduit sur le sujet sur le blog de Sam la Touch

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