L’UE et le Japon vont accélérer les négociations sur l’accord de libre-échange

Accord de libre échange: ce mot qui veut tout dire en promettant le meilleur uniquement sans même laisser penser qu’il y a également un côté négatif à tout cela, et c’est précisément la mise en place de ce fameux Nouvel Ordre Mondial dont aucun média ne parle! Pour certains, cela reste digne de la théorie du complot, pourtant, la réalité est là, et la mise en place ne peut être niée, la preuve par les faits. Vous vous souvenez de Sarkozy et de ses menace à ce sujet? Petit rappel:

Cet avenir qui nous est promis avec ou sans notre accord, devait initialement concerner l’ensemble des pays de la planète, l’ensemble des grandes nations, même les plus réfractaires. Le traité transatlantique n’est qu’une partie de cette domination au profit des entreprises privées, et si l’Europe doit s’unir avec les USA, elle doit également le faire avec d’autres pays. Et donc, l’UE et le Japon vont accélérer les négociations dans le domaine en dépit du bon sens, puisque le Japon est endetté à 250%, sans parler du fait que l’avenir de l’île reste très incertain, les conséquences de ce pays touché par la catastrophe de Fukushima étant encore incertaines et complètement niées pour des raisons économiques avant tout.

Petit rappel au passage sur le traité transatlantique, qui concerne tous les accords de libre-échange dont celui entre l’Europe et le Japon:

Il s’agit d’appliquer complètement tous les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui visent à éliminer tous les obstacles à la concurrence. Dans la littérature de l’OMC, les obstacles sont constitués par tout ce que le secteur privé considère, dans les Constitutions, les lois, les règlementations et les procédures administratives, comme « une discrimination à la concurrence » ou comme une disposition « plus rigoureuse que nécessaire ». Et l’article 3 du mandat de négociation du GMT réclame un « haut niveau d’ambition d’aller au-delà des engagements actuels de l’OMC ».

Quand aux « abemonics », ces mesures du premier ministre japonais Shinzo Abe censées sauver l’économie nippone, elles se sont toutes montrées plus inefficaces les unes que les autres, ce qui n’a pas empêché la rencontre entre le premier sinitre japonais et plusieurs dirigeants européens dont Hollande…

 

EU JaponShinzo Abe, Herman Van Rompuy et Jose Manuel Barroso. © afp.

L’Union européenne et le Japon ont convenu mercredi d’accélérer les négociations lancées l’an dernier en vue de conclure un accord de libre échange entre ces deux géants économiques, qui assurent à eux seuls 27% du Produit intérieur brut (PIB) mondial, et de renforcer leur coopération politique, notamment en matière de sécurité.

Ces engagements ont été pris lors du 22ème sommet UE-Japon, qui a rassemblé à Bruxelles les présidents du Conseil européen et de la Commission, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, ainsi que le Premier ministre japonais Shinzo Abe, au dernier jour de sa tournée européenne de six pays en sept jours. »C’est l’ambition des deux côtés d’accélérer » les négociations en vue d’un accord de libre échange, a affirmé M. Barroso au cours d’une conférence de presse conjointe.

« Nous voulons conclure un accord le plus rapidement possible » et « nous espérons (conclure) d’ici à fin 2015 », a renchéri M. Abe.

Selon les calculs de la Commission européenne, un tel accord pourrait entraîner une croissance de 8,8% en Europe. Les exportations européennes vers le Japon pourraient croître de près de 33%, alors que celles du Japon vers l’UE subiraient une hausse de 23,5%.

Selon ces mêmes estimations, un accord commercial pourrait entraîner la création de 420.000 emplois dans l’UE.

Il « est à l’avantage des deux parties » et aura « un impact très important » pour favoriser la croissance, a assuré M. Barroso, en jugeant « normales » les préoccupations exprimées en Europe, notamment par les constructeurs automobiles.

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L’UE doit décider d’ici à fin mai si elle continue ou suspend les discussions sur cet accord, sur la base d’un rapport d’étape de la Commission qui doit déterminer si le Japon a fait suffisamment de progrès, surtout en ce qui concerne les barrières non tarifaires (NTB) qui cadenassent de nombreux marchés nippons.

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Maintenant, petit exercice de mathématiques simple.Sachant que l’endettement de ces pays est le suivant:

  • Japon: 247%
  • Angleterre: 96,6%
  • France: 93,5%
  • Espagne: 93,9%
  • Belgique: 101,5%
  • Chypre: 111,7%
  • Irlande: 123,7%
  • Portugal: 129%
  • Italie: 132,6%
  • Grèce: 175,1%
  • Etats-Unis: 100%

Quelles chances ont ces pays pour redresser leur situation financière vu que non seulement il faut payer les intérêts de la dette, mais en plus continuer à sauver les apparences, sauver les banques, verser salaires et retraites même revus à la baisse… Quel avenir pour ces accords de libre-échange quand on voit ce qu’il est advenu de la Grèce pour ne citer que ce pays?

 

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