Lobbys, bas les masques !

Les lobbys vont devoir se déclarer à l’assemblée nationale française, mais lesquels? Car on peut facilement penser que certains d’entre eux pourront continuer à agir tout en restant « dans l’ombre »…

Depuis le 1er janvier, les groupes de pression doivent se déclarer officiellement à l’Assemblée nationale. Un «progrès» pour les uns, «inefficace» pour les autres.

ILLUSTRATION. Les lobbys, les « représentants d’intérêts », comme préfèrent les dénommer les députés, ont, depuis le 1er janvier, un statut officiel au Palais-Bourbon.

ILLUSTRATION. Les lobbys, les « représentants d’intérêts », comme préfèrent les dénommer les députés, ont, depuis le 1er janvier, un statut officiel au Palais-Bourbon. | AFP/Bertrand Guay

Ils viennent de faire une entrée discrète à l’Assemblée nationale. Les lobbys, les « représentants d’intérêts », comme préfèrent les dénommer les députés, ont, depuis le 1er janvier, un statut officiel au Palais-Bourbon. « C’est un pas dans la bonne direction », reconnaît-on au sein de l’organisation Transparency International France, qui est l’une des premières à s’être fait enregistrer à ce titre dans les registres parlementaires.

Les lobbys, contrairement à ce qui prévaut dans les pays anglo-saxons, ont toujours pâti d’une mauvaise réputation en France. Notamment de la part des mouvements de pensée et politiques de gauche. Manœuvres dans la coulisse auprès des parlementaires, défense d’intérêts particuliers — professionnels ou entreprises — contraires à l’intérêt général… C’est pour encadrer, voire corriger ces effets pervers que de nouvelles dispositions viennent d’entrer en application.

Une carte d’entrée pour le Palais-Bourbon

Aujourd’hui, un peu plus d’une quarantaine « d’organisations » ont accepté de montrer patte blanche en se déclarant officiellement. De la Banque de France aux Jeunes Agriculteurs en passant par Radio France ou Réseau ferré de France. Le monde agricole, celui de la finance et celui des transports sont particulièrement bien représentés. Leurs motivations? Avoir droit à la carte qui leur permettra de franchir le seuil du Palais et d’y œuvrer pour faire passer leur message. En contrepartie, les « lobbys » doivent désormais suivre un code de bonne conduite, inspiré par la réglementation européenne et par le rapport remis en février par le député socialiste Christophe Sirugue (Saône-et-Loire).

Ainsi, tout groupe d’intérêts doit indiquer sur un registre ad hoc et mis en ligne sur le site de l’Assemblée — accessible au public, donc — une série d’informations, comme le nom de son intermédiaire et ceux de ses clients, les honoraires perçus pour son lobbying au Parlement, les objectifs et missions à remplir, ainsi que le chiffre d’affaires ou les montants dépensés en termes de lobbying.

Article complet sur le parisien

Un souci se présente quand même, quand on voit le pouvoir décisionnel réduit de la France face à l’union européenne qui se permet de nous imposer tout et n’importe quoi, on peut se demander quelle est la réelle utilité de tout ce cinéma…

Aux abords des institutions européennes, il existe pas  moins de 2 500 structures de groupes de pressions et plus de 15 000 lobbyistes. Ce qui fait de Bruxelles le  deuxième pôle de lobbying après Washington ! Cette enquête propose de pénétrer dans les coulisses, souvent obscures, de la Commission européenne, là où se décident, se peaufinent et s’amendent des lois qui touchent directement les citoyens de l’Union. Un système législatif complexe et fragile que les industriels et les multinationales ont appris à manipuler et
influencer via des représentants au carnet d’adresses bien rempli, experts en techniques de persuasion.

http://www.youtube.com/watch?v=QjVHyQzGzNM

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