Stérilisations contraintes ou alimentation forcée, quand les USA deviennent des criminels non condamnés…

Les Etats-Unis d’Amérique sont habitués aux scandales et aux affaires illégales, mais deux nouvelles affaires défraient la chronique actuellement, l’alimentation forcée dans les murs de Guantanamo, cette prison que Obama devait fermer suivant ses promesses électorales , et la stérilisation forcée de détenues dans deux prisons californienne. Abominable!

Les femmes concernées ont été conduites, par de multiples pressions, à renoncer à la possibilité d'avoir d'autres enfants. Ici, des détenues de la prison pour femme du comté de Los Angeles (illustration).

Près de 150 femmes incarcérées dans deux prisons californiennes auraient été contraintes de subir une stérilisation entre 2006 et 2010, selon le Center for investigative reporting, une ONG menant des enquête sur la société américaine.

En moins de cinq ans, entre 2006 et 2010, 148 femmes détenues dans deux prisons de l’État de Californie auraient été stérilisées en violation des procédures requises. Selon un rapport publié lundi par l’ONG américaine Center for investigation reporting (CIR), un certain nombre de ces femmes estiment avoir été contraintes de subir une ligature des trompes par l’administration pénitentiaire.

Selon le CIR, ces stérilisations ont surtout concerné des détenues récidivistes ou ayant déjà plusieurs enfants. Les médecins interrogés durant l’enquête affirment pour la plupart n’avoir agi que dans des cas d’«urgence médicale», concédant n’avoir pas été au courant des règlements officiels.

Cadre strict

Longtemps pratiquées dans les prisons américaines et dans les asiles, les stérilisations forcées sont bannies par la loi dans les prisons californiennes depuis 1979. Compte tenu d’un historique chargé, la Californie s’est dotée depuis d’une panoplie de lois et de procédures destinées à encadrer strictement les stérilisations dans les prisons pour veiller à ce qu’elles ne puissent concerner que les personnes consentantes. Toute pression sur les détenues est théoriquement bannie et les stérilisations, qui doivent être préalablement approuvées par un comité médical, ne peuvent être financées par des fonds publics.

Des témoignages recueillis par le CIR auprès d’ex-détenues font état de pressions multiples pour conduire ces femmes à renoncer à la possibilité d’avoir d’autres enfants. «Dès que le médecin de la prison a appris que j’avais déjà cinq enfants, il m’a suggéré de me faire ligaturer les trompes et il a été de plus en plus insistant à mesure qu’approchait la date de ma libération», souligne Christina Cordero, 34 ans, incarcérée pendant deux ans pour vol de voitures. «Il m’a culpabilisée en me disant que si je ne le faisais pas, je serais une mauvaise mère», ajoute-t-elle.

Conditionnement

Même les ex-détenues interrogées par le CIR qui se félicitent d’avoir accepté l’intervention soulignent ne pas avoir été informées convenablement, notamment sur les solutions alternatives à une stérilisation permanente. Le rapport convient que la plupart des femmes interrogées n’ont pas été littéralement forcées de se soumettre à une stérilisation mais évoque un fort conditionnement et un manque d’informations patent. Le texte évoque toutefois le cas d’une détenue qui se serait vue «proposer» une stérilisation alors qu’elle se trouvait déjà sur la table d’opération et prête à être anesthésiée.

Source: Le Figaro

Quand aux prisonniers de Guantanamo, certains sont nourris de force en passant par le nez grâce à une intubation, mais « sans violer » les lois de l’Islam. L’honneur est sauf… (ironie)

La majorité des détenus de Guantanamo vont passer leur douzième ramadan sur la base navale située dans le sud-est de Cuba. Les prisonniers en grève de la faim seront nourris de force, mais dans le respect des règles du ramadan et de l’iftar, le repas pris le soir par les musulmans au coucher du soleil, rapporte le Miami Herald. Sur cent six grévistes de la faim, quarante-cinq sont alimentés de force, dont trois hospitalisés, selon le dernier chiffre fourni vendredi 7 juillet par les responsables de Guantanamo.

« Nous comprenons que l’observation du jeûne en journée est une composante essentielle du ramadan pour les musulmans. Notre volonté de nourrir les détenus en grève de la faim ne viole pas les principes de leur foi », assure le capitaine Robert Durand, l’un des porte-parole de la prison.

Ce dernier précise que les soldats vont ajuster leurs horaires pour alimenter les détenus à la tombée de la nuit, tout en assurant un service en journée pour ceux qui n’observent pas le jeûne. La prison s’est en outre approvisionnée « en agneau, dattes, miel et eau de zamzam [provenant d’une source de La Mecque]« . 

Ces délicates attentions ne suffisent pas à convaincre. Ibrahim Hooper, un responsable du CAIR (Council On American-Islamic Relations), l’un des plus importants lobbies musulmans aux Etats-Unis, cité par le Guardian, juge cette alimentation forcée « répréhensible, quel que soit le moment, mais encore plus pendant le ramadan ». Selon lui, il ne s’agit toutefois pas que d’un « problème religieux » car cela concerne aussi le « respect des droits de l’homme, du droit international et de l’éthique médicale ».

Afin de témoigner sa solidarité envers les détenus de Guantanamo, le rappeur américain Mos Def, alias « Yasiin », a accepté d’être filmé en train de subir comme eux une alimentation forcée. Une pratique qu’il juge « douloureuse et humiliante ». La vidéo, publiée sur le site du Guardian, a fait le tour du monde.

Les avocats de quatre des détenus ont ainsi demandé une audience d’urgence à un tribunal fédéral dans le but d’obtenir l’arrêt de cette alimentation forcée, considéré comme « inhumaine ». La juge a rejeté leur demande, mais a exhorté le président Barack Obama à statuer sur le sujet. Ce dernier, qui a récemment déclaré que les Etats-Unis redoubleraient d’efforts pour fermer la prison, se trouve de plus en plus isolé, même au sein du camp démocrate.

« Les détenus sont attachés sur une chaise par leurs corps, leurs pieds, leurs mains, et deux fois par jour un tube, peut-être enduit d’huile d’olive, est inséré dans leur nez jusqu’à l’estomac, et on force l’individu à s’alimenter. Et cela dure depuis des semaines et des mois », a ainsi dénoncé Dianne Feinstein, l’influente présidente de la commission du renseignement du Sénat. Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a justifié mardi l’alimentation forcée, affirmant ne pas vouloir « que ces individus meurent ».

Source: bigbrowser.blog.lemonde.fr

Via leschroniquesderorschach.blogspot.fr qui propose également une vidéo du rappeur Mos Def qui a testé l’alimentation de force de Guantanamo.

Un commentaire

  • fletcher

    Il semble que ça bouge en Californie puisque 29 000 prisonniers de cet état sont en grève de la faim depuis trois jours…a vérifier…