Le déficit en vitamine D n’a pas cessé d’augmenter en 20 ans

Voilà une bien mauvaise nouvelle puisque la vitamine D, justement, est très importante pour notre organisme.

Le déficit en vitamine D n'a pas cessé d'augmenter en 20 ans

Depuis quelques années on parle beaucoup de vitamine D et en particulier de ses bénéfices car avoir un taux suffisant de cette vitamine dans le sang diminuerait le risque de certains cancers et pourrait nous protéger de la grippe et des affections hivernales. Fort de ce constat, de nombreuses personnes s’étonnent : mais comment faisions-nous avant ? Nous aurions tous dû mourir brusquement sous l’effet des carences, puisque la supplémentation était très rare ?

Des chercheurs viennent de répondre en partie à cette question en analysant des données sur la population Américaine entre 1988 et 2006. Ils ont constaté que, sur 20 ans, les taux de vitamine D avaient baissé significativement. Entre les périodes de 1988 à 1994 et les périodes de 2001 à 2006, le taux moyen de vitamine D a diminué de 9% sur l’ensemble des sujets et plus précisément de 12% chez les hommes, 14% chez les noirs, 16% chez les adolescents de 12 à 15 ans, 16% chez les adultes de 20 à 30 ans, 6 à 14% chez les personens qui n’utilisent pas de compléments alimentaires et 8 à 17% chez les personnes en surpoids.

Les auteurs avancent que ces variations du taux de vitamine D ne sont pas liés à l’alimentation. Et pour cause puisque l’alimentation apporte très peu de vitamine D par rapport à nos besoins, c’est le soleil qui est la source majeure. Le déficit chronique en vitamine D a d’ailleurs été récemment un cri d’alarme des chercheurs pour ses implications en terme de santé publique.

Les éléments qui expliquent la baisse du taux de vitamine D sur les 20 à 30 dernières années semblent être :

  • L’utilisation abusive des crèmes solaires, qui bloquent la production de vitamine D dans la peau.
  • Le travail moderne, où les travailleurs sont de plus en plus enfermés dans des bureaux sans voir la lumière du soleil.
  • La pollution atmosphérique, qui bloquerait certains rayons UV nécessaires à la synthèse de la vitamine D.
  • La pollution dans les grandes villes, pour les même raisons.

Les compléments alimentaires de vitamine D semblent donc être une réponse justifiée face à la dégradation de notre environnement, comme l’explique le docteur Brigitte Houssin.

Référence : Ganji V, Zhang X, Tangpricha V. Serum 25-Hydroxyvitamin D Concentrations and Prevalence Estimates of Hypovitaminosis D in the U.S. Population Based on Assay-Adjusted Data. J Nutr. 2012 Feb 8.

Source: lanutrition.fr

L’article nous dit donc que la vitamine D réduirait les risques de cancer, et comme un hasard n’arrive jamais seul, un second article est disponible allant également dans ce sens, avec plus de détails:

La vitamine D ralentit l’évolution du cancer

Des chercheurs de l’Université McGill (Québec), dont les travaux sont publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, ont découvert les mécanismes moléculaires à l’origine des possibles effets préventifs de la vitamine D sur le cancer.

John White et David Goltzman de l’Université McGill ont, avec leurs collègues, constaté que plusieurs mécanismes de la forme active de la vitamine D lui permettent d’inhiber la production et la fonction de la protéine cMYC. Cette protéine, qui exerce son activité à des taux élevés dans plus de la moitié de tous les cancers, joue un rôle important dans la division cellulaire (une division anormale des cellules est à la base du cancer).

Un apport insuffisant en vitamine D, qui concerne de nombreuses populations dans le monde, a été associé à une incidence accrue de certains types de cancers, particulièrement les cancers des voies digestives, dont le cancer du côlon, et certaines formes de leucémie.

Les chercheurs ont aussi découvert que la vitamine D stimule fortement la production de MXD1, un antagoniste naturel de la protéine cMYC qui en inhibe la fonction.

L’application de vitamine D sur des tissus cutanés de souris s’est traduite par une chute des taux de protéine cMYC et une diminution de la fonction de cette dernière. Les chercheurs ont également observé, chez d’autres souris dépourvues du récepteur spécifique de la vitamine D, une élévation marquée des taux de protéine cMYC dans de nombreux tissus, notamment la peau et la muqueuse du côlon.

Cet effet inhibiteur sur la fonction de la protéine cMYC permet de croire que la vitamine D ralentit l’évolution des cellules précancéreuses en cellules malignes et en freine la prolifération.

Les chercheurs invitent à s’assurer de recevoir un apport suffisant en vitamine D.

Des travaux précédents de cette équipe avait montré qu’une carence en vitamine D pourrait contribuer à la maladie de Crohn.

Voyez également:

Source: Psychomedia

Pour trouver cette fameuse vitamine et l’inclure dans son alimentation, il n’y a pas 36 solutions, la meilleure étant la nourriture qui en contient:
Aliment Teneur en
μg pour 100 g
Huile de flétan 50 000
Huile de carpe 25 000
Huile de thon 5 000
Huile de foie de maquereau 5 000
Huile de foie de saumon 1 000
Huile de foie de morue 20056
Saumon, Hareng, Anchois 12-2056
Sardine, Maquereau 8-1256
Margarine 8-1256
Thon 3-856
Foie de poulet 2
Champignons 0,6-1,556
Beurre 0,6-1,556
Œuf 0,6-1,556

Source: Wikipedia

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