Bahreïn : 31 opposants déchus de leur nationalité

Le Bahreïn fait partie de ces pays pour lequel nous avons une tolérance infinie et étrangement, au niveau du retour, c’est très limité… Il suffit de regarder comment cela se passe chez eux! Bahreïn, Qatar, Arabie Saoudite, que de belles références quand il y a de l’argent à prendre, quitte à faire la courbette et à ne pas relayer la réalité des faits, et quels faits! 31 opposants du pays, étant nés sur le territoire, ont perdu leur nationalité simplement par ce qu’ils n’étaient pas d’accord! Ubuesque, ils sont donc maintenant….. sans nationalité précise. Merci à Franck T. pour l’info.

Des manifestants s'affrontent avec les policiers lors des funérailles d'un homme de 43 ans, tué selon l'opposition par des tirs de gaz lacrymogènes à l'intérieur de sa maison.
Des manifestants s’affrontent avec les policiers lors des funérailles d’un homme de 43 ans, tué selon l’opposition par des tirs de gaz lacrymogènes à l’intérieur de sa maison.  Photo :  AFP/MOHAMMED AL-SHAIKH

Au royaume du Bahreïn, le soulèvement de la population pour des réformes constitutionnelles et la répression des autorités se poursuivent de façon endémique depuis février 2011.

Dernier épisode de cet affrontement, oublié des médias et de la communauté internationale, la décision du ministère de l’Intérieur de déchoir 31 opposants chiites de leur nationalité pour « atteinte à la sûreté de l’État ».

Parmi ces personnes figurent les deux frères Jawad et Jalal Fairouz, ex-députés du principal mouvement d’opposition Al-Wefaq, ainsi qu’Ali Mashaima, dont le père Hassan, chef du groupe Haq, purge une peine de prison à vie pour complot contre la monarchie.

Le ministère de l’Intérieur a déclaré que cette décision a été prise dans le respect « de la Charte internationale des droits de l’homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ».

Ce à quoi Amnistie internationale a répondu : « Toute privation arbitraire de la nationalité est interdite par la loi internationale ». L’ONG a appelé les autorités à revenir sur cette mesure « effrayante », motivée selon elle par « les convictions politiques des victimes ».

De leur côté, les ONG locales Bahrain Youth Society for Human Rights et Bahrain Center for Human Rights ont dénoncé dans un communiqué un harcèlement « systématique d’éminents militants politiques, d’anciens députés et de religieux ».

Ils ont réclamé des pressions internationales pour que les autorités « cessent les violations systématiques et généralisées en matière de droits de l’homme ».

L’ex-député chiite Matar Matar a invité la communauté internationale à réagir à cette décision, rappelant que la plupart des 31 personnes « ont été acquittées par un tribunal d’exception » mis en place en 2011 pour juger les suspects « d’atteinte à l’État ».

Violence

Selon la Fédération internationale des droits de l’homme, 80 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la contestation.

Depuis fin octobre, les autorités ont interdit les manifestations après une série de rassemblements contre le pouvoir, où des affrontements violents ont eu lieu.

Mercredi à l’aube, une attaque aux cocktails Molotov a visé selon la police un entrepôt de voitures dans un village chiite près de la capitale Manama.

Lundi, cinq attentats à la bombe à Manama ont tué deux Asiatiques, selon les autorités qui ont annoncé l’arrestation de quatre suspects.

Le Bahreïn est une monarchie, où la majorité de la population chiite est dirigée par une dynastie chiite.

Source: radio-canada.ca

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