Les Herbes de Provence viennent… de Pologne !…..

Si l’on rajoute qu’elles sont soumises aux rayonnements ionisants comme d’autres denrées …………

Le besoin viscéral de faire du profit chez certains les amène à s’attaquer aux plus hautes institutions ! La contrefaçon et l’imitation sont partout, et pas uniquement dans l’industrie du luxe. Les produits qui incarnent un véritable savoir-faire se retrouvent à côté de pâles copies peu qualitatives et à moindre coût…

Alerte aux fausses herbes de Provence ! Emblèmes du terroir provençal, elles sont largement concurrencées par d’autres herbes, de qualité parfois médiocre, mais qui se font bien sûr passer pour ce fameux mélange typique de cette douce région du Sud de la France. Eh oui, la dénomination Herbes de Provence n’implique aucune obligation au fabricant : c’est une simple appellation générique, non protégée. Apprenez à les distinguer ! 

Les véritables Herbes de Provence

C’est sans doute le mélange de plantes aromatiques le plus connu et le plus utilisé dans nos cuisines. Les Herbes de Provence désignent une association bien précise de thym, romarin, sarriette, origan et basilic.

Un sachet doit contenir le savant mélange suivant :

•26% d’origan
•26% de sarriette
•26% de romarin
•19% de thym
•et 3% de basilic

Tout mélange qui comporte la mention Herbes de Provence ne provient pas toujours de la région ; la plupart du temps, il provient de l’étranger ! Ainsi donc, il est conseillé de repérer sur l’emballage les mentions «produit en Provence» ou «Origine Provence Garantie».

Les herbes de Provence Label Rouge

Depuis 2003, les Herbes de Provence véritables peuvent bénéficier d’un Label Rouge. Celui-ci garantit une grande qualité de produit. Celui-ci impose :

•Une traçabilité complète de tout le processus ;
•Une teneur en huiles essentielles, une couleur, une granulométrie et une composition constantes
•Une parfaite qualité macrobiologique

La composition est effectuée avec un dosage très précis et des contrôles sont réalisés à chaque étape de production.

Si la qualité des plantes aromatiques de Provence est telle, c’est qu’elles sont produites dans des conditions climatiques optimales, sur des terrains adaptés. L’air chaud et sec garantit aux herbes une haute teneur en huiles essentielles. Les méthodes de production et de triage restent inchangées, ce qui leur confère un savoir-faire ancien et reconnu ; de nombreuses étapes sont encore réalisées à la main.

Ainsi, le choix des variétés, l’irrigation des cultures, la période de récolte, les conditions de stockage et de séchage, etc. sont autant de critères qui entrent en compte pour obtenir ces mélanges aromatiques de grande qualité.

«C’est très délicat, tout se joue parfois à quelques heures. Si la récolte est sortie du champ avant d’être sèche, elle risque de moisir, et si elle l’est trop, tout s’effritera sur place. C’est comme pour l’irrigation. Il faut de l’eau, mais il faut aussi savoir arrêter au moins une quinzaine de jours avant la récolte, pour obtenir la concentration la plus élevée possible d’huiles essentielles dans la plante. C’est ce qui fait la force de son parfum», explique un producteur des précieuses herbes.

Herbes de Provence : attention, imitation

Le marché des Herbes de Provence est immense : il représente 500 tonnes de plantes aromatiques produites par an ! Sur cette quantité, seuls 10% sont effectivement d’origine française.

Une large majorité des fausses Herbes de Provence est importée du Maroc, d’Espagne, d’Albanie et surtout de Pologne.

Les Herbes de Provence polonaises

En achetant un paquet d’Herbes de Provence, vous avez 9 chances sur 10 pour qu’il s’agisse d’herbes produites partout, sauf en Provence justement ! Même le leader sur le marché des herbes et des épices, Ducros, ne cherche pas trop à se décarcasser : il utilise une grande partie d’herbes importées.

La majorité de ces importations vient de l’Est. En outre, la culture du thym polonais est considérable. A tel point que la Pologne fournit la moitié des importations de thym en France depuis 10 ans, les surfaces d’exploitation étant immenses et la main d’oeuvre d’un coût plus modeste.

Face à la recrudescence d’Herbes de Provence qui n’ont rien de provençal, la filière s’est organisée.

Les producteurs se sont donc regroupés en 3 coopératives, dont la plus importante, la Copamiva de Trets, afin de mieux exploiter leur production. Ils sont une centaine à travailler dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Var, les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes et la Drôme provençale, sur une surface d’environ 400 hectares. 50% de la production sont exportés, principalement à destination de l’Europe du Nord.

Reconnaître les véritables Herbes de Provence

Les Herbes de Provence véritables ont un goût unique, une couleur franche reconnaissable et une odeur puissante. Astuce à connaître pour distinguer les vraies des imitations : dans les véritables Herbes de Provence, vous ne devez trouver ni tige, ni poussière. Seules les feuilles qui concentrent toutes les huiles essentielles au fort pouvoir aromatique sont gardées.

Lors de vos achats, vérifiez que le paquet mentionne bien sur son étiquette :

•la dénomination “Herbes de Provence” ;
•la composition ;
•la provenance du produit ;
•les caractéristiques certifiées : arôme et saveur garantis, plantes sélectionnées et contrôlées.

 

Un article de consoglobe.com, relayé par  kannie pour SOS-planete

5 commentaires

  • yael

    ça se fume ou ça se mange docteur??? lolllllll

  • kreuzritter

    le thym c’est bien en emplâtre

  • Lilith Lilith

    eeet oui tout fout le camps

  • C’est comme le petit marseillais, il est en fait thaïlandais, comme la plupart de nos savons xD

  • ThePowerOfLove888

    A force de prendre l’argent la ou il est, tabac, carburant, viti-vinicole, le vin est un bon exemple, marché prospère en France dans les années 70, ou les vignerons faisaient pisser la vigne comme ils le disent eux mêmes, des taxes a n’en plus finiront ete mises sur le vin, droits de plantation, droits de circulation, anda, labels, capsule représentative de droits, droits de mise en marché, droits d’exportation, j’en oubli certainement. Tandis que de l’autre côté de la mer, peu de taxes, dans certains pays comme l’inde deux récoltes par an sur un pied de vigne, même si le transport a un coût, le vin Chinois, Indien, Neo Zélandais, Argentin, … coute aujourd’hui moins cher qu’un vin français, bien que beaucoup de vignerons misent de nos jours sur la qualité, les pays émergents en font autant grace aux Oenologues français travaillant à l’étranger. En un quart de siècle, la restructuration du vignoble et une politique d’arrachage encouragée par l’Europe a éliminé les cépages de cuve à gros rendement., Le Languedoc-Roussillon, plus grand vignoble du monde arrache aujourd’hui ses vignes a tour de bras, subventionné par Bruxelles et sa prime a l’arrachage.

    42.9 millions d’hectolitres produits en france en 2012, soit 15.7% de moins qu’en 2011, en 2007, la france produisait 47.12 millions d’hectolitres

    On a surtaxé notre produit et exporté notre savoir faire, bref, on a tué la poule aux oeufs d’or.

    De grands médocs chinois pointent le bout de leur goulot sur les marchés mondiaux. Les producteurs retrouvent là-bas les mêmes terroirs qu’en France… et font du vin qui ressemble à nos crus.

    Tchin-tchin, les Chinois boivent du vin. Et, comme pour les terres rares ou le soja, un frisson parcourt les marchés. À Shanghaï ou à Pékin, sur les tables des hommes d’affaires, les crus bordelais, argentins ou californiens remplacent l’alcool de riz. Dès 2015, la Chine, qui occupe aujourd’hui la neuvième place, devrait devenir le cinquième marché mondial en volume(1)…..

    http://chroniquedelinfo.wordpress.com/2012/11/07/la-chine-nouvel-eldorado-du-vin/