Changer de monde, c’est changer de valeurs. Mais on fait comment ?..

Quand on voit qu’un lieu de loisir est déclaré d’intérêt général, on imagine sans peine où se trouvent les vraies valeurs….. dans le superficiel, le rêve?.

J’écris ces lignes alors que le tribunal administratif de Lyon vient de confirmer la qualité d’Intérêt Général du futur Grand stade de Lyon

Taper « changer de valeur » sur Google, et on vous dit comment changer les valeurs techniques ou numéraires de certaines cases, tableaux, fonctions…

Mais rien sur le changement de nos valeurs.

Anecdote qui traduit selon moi l’air ambiant : la numérisation du réel, la réduction de la vie à des fonctions, la définition du bonheur à des stimuli et le sens de la vie à une entreprise individuelle où le plaisir doit être optimisé.

De ce côté notre vision de l’être humain a profondément évolué ces dernières décennies.

Les philosophes estiment pour la plupart que notre vision de l’homme est intimement liée à la matrice technique et économique dominante, qui produit les comportements requis pour fonctionner :

individualisation des comportements, stimulation/consommation permanente, mobilité, atomisation sociale, idéologie de l’adaptation et de la « production de soi » et ses outils associés (développement personnel, coaching).

Sur un autre plan, on peut faire aujourd’hui le diagnostic que nos représentations de l’homme et de la vie (et la mort finalement) sont globalement inopérantes face aux enjeux sociétaux qui nous attendent : vieillissement de la population, réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles, partage des richesses.

Sauf bien sûr à opter délibérément pour l’injustice, la guerre et l’indifférence pour les générations à venir. 

Conjuguer ces deux postulats nous amène à cette question, quoique déstabilisante parce qu’abstraite : comment changer sciemment et avec volontarisme les valeurs ?

On sait changer de lois, on sait compter, rationaliser, à la marge opter pour tels ou tels choix financiers, mais comment s’y prend t-on au fond du fond et délibérément, pour bousculer significativement nos représentations ?

On sait, on sent bien qu’il faut aller vers plus de sobriété, de partage et de lien social pour résoudre les équations évoquées plus haut,. Mais un programme ou une stratégie permet il d’y parvenir ? Et avec quelque chance de succès ?

Je crois que tous ceux qui aspirent à un changement en profondeur de notre société, doivent se poser avec rigueur cette question et la développer.

On a certes des leviers connus. Je cite à la volée ; le témoignage individuel, l’engagement associatif, le caractère symbolique de certaines lois, la musique et l’art, le diagnostic partagé, l’analyse convaincante des contradictions de notre système, l’émergence de nouveaux héros…

Je ne parle pas des catastrophes pédagogiques que certains appellent de leurs voeux puisqu’une une catastrophe échappe à priori à la volonté sauf à devenir particulièrement cynique et dangereux.

Avoir ses leviers à l’esprit c’est déjà quelque chose, mais ça ne fait pas une stratégie efficace de changement si ils ne sont pas soigneusement affûtés, si ils ne sont pas mis en cohérence et si ils nes sont pas abordés en terme d’énergie et de moyens.

On peut lire dans l’émergence de certains mouvements comme l’économie sociale et solidaire, un début de réponse à la question. Et il y a selon moi beaucoup à espérer de ce côté.

Néanmoins il manque ici une vision suffisamment claire et riche qui pourrait nous permettre de gagner la bataille des valeurs, qui est in fine déterminante.

Je fais le voeux que des visionnaires influents puissent s’emparer de cette question et délivrer un mode opératoire efficace à ceux qui se battent au quotidien pour que ça change.

J’écris ces lignes alors que le tribunal administratif de Lyon vient de confirmer la qualité d’Intérêt Général du futur Grand stade de Lyon. C’est dire le chemin qu’il nous reste à faire…

Auteur : Jérôme IUNG

Source : www.lavie.fr

Article relayé par : kannie pour Sauve-la-Terre

14 commentaires

  •  » Je ne parle pas des catastrophes pédagogiques que certains appellent de leurs voeux  »

    « L’expérience est une école couteuse, mais les imbéciles n’apprendront dans aucune autre. » Benjamin Franklin

    ho mais que je suis cynique et donc dangereux comme si la catastrophe était de mon fait…

    « La capacité à observer précisément est communément appelée cynisme par ceux qui en sont dépourvus. » George Bernard Shaw

     » Je fais le voeux que des visionnaires influents puissent s’emparer de cette question et délivrer un mode opératoire efficace à ceux qui se battent au quotidien pour que ça change. »

    ben voila, ne réglons pas nos problèmes nous même mais attendons le messie qui va les régler pour nous…

    franchement à part se branler la nouille et ****** les mouches ce Mr n’a vraiment rien d’autre à faire…

    • muslim

      et toi a part essayer de saboter et de cracher ton venin sur le travail des autres tu sers vraiment a rien, rien de constructif dans ce que tu dit alors ********

      • pondre un texte rempli de lieux communs ou on appelle de ses vœux un hypothétique sauveur c’est un travail pour toi et pas de la branlette intellectuelle?

        et ne prends pas ton cas pour une généralité. je n’ai pas une gueule, moi, mais une belle bouche qui te dis m******…

        allez, maintenant, va voir ailleurs si j’y suis.

      • Je suis très permissif, je laisse passer bcp de choses, mais s’il vous plait, arrêtez les grossièretés, merci!

  • Natacha Natacha

    Changer de monde, changer de valeurs c’est d’abord trouver à l’intérieur de soi la beauté que l’on veut voir à l’extérieur.
    Faisons l’effort de développer en nous les qualités que nous attendons hors nous.

  • mémé

    Il nous faudrait plus de temps et de sérénité pour redécouvrir les vraies valeurs. la société nous emporte dans un tel tourbillon ( même en vacances, il ne faut pas être inactif!) que nous n’avons plus le recul nécessaire pour penser la vie.
    Enfin, c’est ce que je ressens.

  • Jc

    « La façon la plus efficace de combattre un système qui ne nous convient plus n’est pas de lutter contre lui mais de s’en désintéresser et de ne plus l’alimenter… »

    Achetez et consommez local, c’ est un bon début.
    Sauvons tout d’ abord la terre de gré ou de force et rien que par cette action, beaucoup de nantis se retrouverons à la rue.

    Vos petits sous sont l’arme ultime, Boycott de tout ce qui est pourri pour la nature et l’être humain.

    Prenez la peine de lire cet article.
    http://mutien.com/site_officiel/?p=4747
    Le syndrome du larbin.

    • Marc

      entièrement d’accord avec toi JC, nous détenons le pouvoir sans le savoir, nous les cons-somateurs…
      Nous sommes les seuls capables de faire bouger les choses, ensembles nous sommes forts… mais comment faire pour réunir un troupeau de moutons … je vous le demande…..

    • Tex

      +++++

      On ne produit pas ce qui ne se vend pas…
      Consommons local, laissons tomber les grandes surfaces et essayons le plus possible d’être autonomes en tout …

      Ceci, multiplié par des millions de gens, ça risque de faire mal aux grands lobbies…

  • toto

    Changer les valeurs donc le monde c’est faire crever le capitalisme et le néolibéralisme économique avant qu’eux nous fassent crever car avec ces idéologies nous sommes dans une spirale de consommation, de dépense, de brûler du pétrole comme de l’eau toujours et encore et ceci jusqu’à l’effondrement total du système.
    Avec le libéralisme économique rien ne sert de consommer moins ou mieux pour l’améliorer car toutes habitudes frugales que nous prendrions engendreraient alors dans d’autres pays une consommation accélérée pour prendre notre place, nos habitudes de confort et de consommation…jusqu’à l’effondrement total du système.
    En bref il n’y a pas de solution à ce système économique, le progrès est le mythe que l’économie de marché raconte pour piller impunément la planète jusqu’à l’os, nous sommes engagés dans ce système ou la fin et le chaos économique global est la seul finalité quelque soit nos décisions car dans une économie de marché il y aura toujours quelqu’un pour nous souffler notre place et notre mode de vie.
    Pour faire évoluer l’humanité la valeur à détruire est le capitalisme et son argent.

  • Angeplume

    J’ai lu tout ce que vous avez écrit et voici la solution:

    http://www.paradism.org