Vols de métaux : +356 % en cinq ans !

Et après on vient me dire que de garder les métaux ne sert à rien, que cela ne rapporte pas! Bien sur ici il ne s’agit ni d’or ni d’argent, mais c’est quand même une fortune à la clé pour ceux qui savent tirer leur épingle du jeu, sans systématiquement voler, chose que je n’accepte pas personnellement. Rien que les télévisions de jetées ou les machines à laver de bazardées au niveau des containers, cela représente combien de kilos de métal dont de cuivre?

Le cuivre, l’aluminium ou encore le zinc sont très prisés des malfaiteurs. Enquête sur un phénomène de grande ampleur.

Les métaux les plus en vogue ? Le cuivre surtout (qui représente 58 % des métaux dérobés en 2010), mais aussi l’étain, l’aluminium, le zinc, le nickel… ( Photo Ludovic LAUDE)

Un chiffre, un seul, pour mesurer l’ampleur du phénomène. Au nombre de 2 856 pour l’année 2005, les vols de métaux en zone gendarmerie ont augmenté de 356 % en cinq ans. Une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient en effet de les comptabiliser pour l’année 2010 : 10 181 !

Les malfaiteurs s’introduisent le plus souvent dans les entreprises, les entrepôts, sur les chantiers, pillent notamment les grandes entreprises nationales comme RTE (Réseau de transport d’électricité) et la SNCF. 64 % des vols sont commis avec effraction.

Ces délinquants peuvent être simplement des opportunistes, qui volent une ou deux plaques d’égout en fonte, mais peuvent également émarger à une bande très structurée qui n’hésite pas à dérober des quantités astronomiques de métaux. Des tonnes. Les métaux les plus en vogue ? Le cuivre surtout (qui représente 58 % des métaux dérobés en 2010), mais aussi l’étain, l’aluminium, le zinc, le nickel, le laiton ou encore la fonte.

Face à ce fléau, poussés par le ministère de l’Intérieur, les départements se mettent à décliner localement le protocole national signé en 2008 entre la Federec (Fédération des entreprises du recyclage), l’autorité judiciaire et les pouvoirs. Cette convention met en place un réseau d’alerte, avec une remontée rapide de l’information, institue des référents (policiers, gendarmes) afin d’établir des diagnostics en matière de sécurisation des sites, engage les professionnels du recyclage à mener une politique d’achat rigoureuse. La signature de la convention en Moselle a eu lieu jeudi dernier, à la préfecture.

6 000 € la tonne de cuivre

« L’intérêt économique de ces vols est réel », souligne explique Pierre-Yves Couilleau, procureur de la République à Metz. « D’ailleurs, la courbe du nombre de vols suit celle du cours des métaux ». Le métal le plus couru est le cuivre aux propriétés très intéressantes : il est ductile (il peut s’étirer sans se casser), très bon conducteur et inoxydable. Son cours est très, très haut : ce métal dont la tonne se négociait 1 800 euros en 2003 est actuellement à 6 000 €. Il a même atteint 7 700 €/T fin 2010. Par ailleurs, un vol de cuivre est nettement moins sanctionné qu’un braquage alors qu’il peut rapporter davantage.

Ces vols se déroulant très souvent dans des zones industrielles ou isolées, la réponse judiciaire est marginale. « Oui. Notre pourcentage d’élucidation tourne autour de 10 % », reprend le magistrat. « Nous avons affaire à une délinquance balkanisée, morcelée, et il est très difficile de faire des recoupements. Il faut donc travailler sur le long terme, croiser les données pour tomber sur une équipe organisée ». Par ailleurs, ces vols se déroulent très souvent en pleine campagne, dans des zones industrielles ou isolées.

« Ce sont surtout les entreprises de chauffage, d’électricité et de plomberie qui sont touchées », explique Patrick Ménard, patron de la fédération 57 du BTP. « Ce qui est recherché, ce sont les tubes et les câbles en cuivre, les raccords en laiton. Le drame, pour nous, c’est que ces vols s’opèrent le plus souvent sur des ouvrages qui sont terminés. Pour nous, c’est donc la double peine : la valeur perdue est supérieure à celle du simplement vol du métal brut ».

Président régional des entreprises de recyclage, Jean-François Grobot regrette, lui, la disparité des paiements dans certains pays : « Nous, en France, quand on achète des métaux, on les règle par chèque. Ce n’est par exemple pas le cas en Allemagne où l’on peut payer en liquide… ».

Source: vosgesmatin.fr

3 commentaires

  • EGO

    A LA PLACE DE PUNIR LES PETIT VOLEUR DE MÉTAUX .
    QUI : QUI ACHÈTE?? QUI PAYE??

  • Antinukciv

    2 commentaires :

    Acheter des métaux liquides ce n’est pas facile à transporter…

    Plus sérieusement : La fermeture des frontière réduirait ce type de hold up de notre pays. Je vois mal des francais faire cela pour 6000 € (trop peu) la tonne! Mais dans les pays où la vie est moins chère : oui.

  • martinb

    le vol en général :

    a partir du moment ou une personne décide de faire du commerce, elle s’expose a deux choses, la première assez interressante qui est de gagner de l’argent.

    la deuxième est de payer un tas de chose, des impots, des taxes, et egalement etre sujet au ….. vol.

    bien souvent, soit les recettes ne sont pas assez importantes que pour mettre en place des systèmes ‘antivols’
    dans ce cas, le ‘commercant’ n’a pas tellement le choix.

    Mais dans la plupart des cas, les ‘commercants’ ne veulent pas investir dans la sécurité et préferes ‘râler’ lors d’un vol.

    car pour revenir au sujet du vol de metaux, il existe deux ou trois systèmes faisant tomber a quasi zero la possibilité du vol de metal.