La cyberguerre secrète d’Obama contre l’Iran

On s’en doutait, ce n’est donc qu’une confirmation qui tombe, Israël est donc bel et bien derrière le virus Stuxnet qui a attaqué les installations nucléaires iraniennes, mais nous ne savions pas pour autant que les USA étaient complices, même si ce n’est pas vraiment une surprise…

Une enquête publiée dans le «New York Times» confirme que les Etats-Unis et Israël ont bien créé le ver informatique Stuxnet, qui a visé les installations nucléaires iraniennes en 2010…

Ceci n’est pas un roman d’espionnage high-tech de Michael Crichton ou de Neal Stephenson. Dans une longue enquête dont le New York Times publie un extrait, vendredi, le journaliste David Sangers confirme ce que de nombreux experts suspectaient: le ver informatique Stuxnet, qui a attaqué les installations nucléaires iraniennes en 2010, est bien sorti des labos américains et israéliens; et son échappée belle sur le Net, n’était pas prévue.

L’opération «Olympic Games» a commencé sous George W. Bush, selon les témoignages anonymes de plusieurs personnes ayant participé au projet. Lors de la passation de pouvoir, Bush a conseillé à Obama de conserver le programme. Il l’a étendu.

Collaboration avec Israël

Pour concevoir une cyber-arme de destruction massive, Washington a dû cartographier les installations iraniennes. Pour cela, du code informatique a été injecté dans du matériel fabriqué par Siemens (l’enquête ne dit pas si l’entreprise allemande était au courant). Une réplique partielle des centrifugeuses a ensuite été construite en grand secret aux Etats-Unis, en utilisant des vieux modèles rendus par Kadhafi lors de l’arrêt du programme libyen.

Les Etats-Unis ont choisi de collaborer avec Israël pour mettre au point un ver informatique ultra-sophistiqué pour deux raisons: les connaissances avancées des scientifiques de l’Etat hébreu; et pour éviter que les responsables israéliens, qui s’impatientaient, ne bombardent les usines d’enrichissement de Téhéran, déclenchant une guerre dans la région.

Infection de l’intérieur

Est alors venu le moment crucial: la phase d’infection avec un ver baptisé «the bug» (l’insecte). Des clés USB contenant le mouchard ont été introduites directement sur site, visiblement par des espions et des ingénieurs iraniens qui ignoraient ce qu’ils transportaient.

Le ver a permis aux Etats-Unis d’accélérer ou de ralentir des centrifugeuses, provoquant des surchauffes ou diminuant leur efficacité. Selon les experts, l’Iran aurait perdu entre 10 et 15% de sa capacité d’enrichissement d’uranium au moment des attaques.

Dans un premier temps, Téhéran n’a pas compris d’où venait le problème. Un signal «tout va bien» était en effet envoyé au système de monitoring. Des gardes placés devant les centrifugeuses ne pouvaient que constater les dégâts et plusieurs scientifiques ont été limogés.

L’échappée belle de Stuxnet sur le Net

Selon les témoignages recueillis par David Sangers, Barack Obama était impliqué «au plus près», avec des meetings hebdomadaires. Et puis en juin 2010, le ver s’est échappé du site d’enrichissement de Natanz, sans doute après avoir infecté l’ordinateur portable d’un membre du personnel iranien.

«Devrait-on tout arrêter?», a demandé Obama lors d’une réunion de crise. Ses conseillers estimant que le ver pouvait encore faire des dégâts, l’opération continue: 1.000 des 5.000 centrifugeuses auraient été mises hors-service à ce moment.

Pendant ce temps-là, le ver, baptisé Stuxnet par les experts, s’est répandu sur Internet, permettant à des chercheurs d’étudier son code et à Téhéran de réagir. Après avoir d’abord nié la cyberattaque, Mahmoud Ahmadinejad a fini par la confirmer, minimisant toutefois son importance.

Deux ans plus tard, de multiples variantes de Stuxnet ont vu le jour, comme Duqu. Certains experts estiment que les infrastructures américaines pourraient à leur tour être victimes de cyber-attaques. Car une arme, même virtuelle, peut se retourner contre vous.

Source: Sott.net

5 commentaires

  • pokefric pokefric

    J’avais spéculé un peut vite à l’époque des faits,il s’avère que c’est encore pire.

  • Maverick Maverick

    Et encore … Renseignez-vous sur « PROMIS » … Sympa comme petit programme …

    • Maverick Maverick

      De toutes façons, il faut traiter les virus informatiques comme leurs équivalents biologiques. Utilisés comme arme, ils présentent des inconvénients insurmontables; partants pour un petit tour à Jurassic Park ?
      Et il y aura forcément des hackers pour en capturer un, le disséquer et en faire une version à sa sauce.