Décès de Nicolas Sarkozy…

Je vous rassure (ou vous afflige suivant le cas) tout de suite, c’est une fausse nouvelle, c’est une information lâchée sur un site d’information et qui est restée seulement quelques heures sur le site choisi pour diffuser l’information. Tristement, cela reste « un coup pour rien » puisque l’impact fut nul et le « message » qu’un Anonymous a voulu faire passer n’a pas et l’impact souhaité.

Anonymous et la mort de Nicolas Sarkozy

Pendant plusieurs heures, le site midipresse.fr a annoncé samedi la mort de Nicolas Sarkozy, à la suite d’un accident de la route. Evidemment fausse, cette information a été postée par un Anonymous Français pour pousser « un coup de gueule sur les évènements actuels ».

Pendant une quinzaine d’heures on pouvait lire samedi, en une de midipresse.fr, que le Président de la République, Nicolas Sarkozy, avait trouvé la mort dans un accident de moto. Citant une dépêche de l’AFP, la brève est pour autant passée presque inaperçue.

Mais le responsable de ce hack, un Anonymous qui se fait appeler nOzzie, a tout de même voulu expliquer son geste au site zataz.com. L’objectif pour lui, était de passer « un coup de gueule sur les évènements actuels » et de manifester son « ras le bol de la France mouton ». Selon lui, « beaucoup de sites sont mal codés. Et beaucoup de sociétés sous payent leur personnel informatique ».

Après avoir trouvé un accès dans l’administration du site, cet anonymous a donc posté son article. Mais cette « blague » pourrait lui coûter cher, puisqu’il risque jusqu’à 350.000 euros d’amende et 3 ans de prison ferme.

Source: Gizmodo.fr

Et puisque nous en sommes à parler sécurité informatique, vous vous souvenez surement de Wiileaks? Wikileaks existe toujours, si! Si! Et ils continuent à balancer des documents compromettants, dernière victime en date: la société Startfor.

Mauvais lundi pour Startfor, la société privée de renseignements et d’analyse stratégique américaine. Prise en grippe par Wikileaks, les pirates ont commencé à publier ce qui n’est que la face visible d’un iceberg composé de cinq millions de mails accablants.

Les messages en question s’échelonnent sur la période de juillet 2004 à décembre 2011, autant dire qu’il y a matière à débattre. Wikileaks savoure les révélations choques et il semble que celles-ci ne dérogeront pas à la règle. Le site de Julian Assange annonce que ces échanges de mails révéleront l’emploi par Startfor de

«réseaux d’informateurs, de structures de versement de pots-de-vin, de techniques de blanchiment d’argent et de méthodes psychologiques».

Startfor n’est pas seul à craindre le pire, s’il y a échange, cela signifie nécessairement la présence d’un émetteur et un destinataire. Dans notre affaire, lesdits destinataires sont loin d’être de simples et innocents anonymes. Outre de grandes entreprises internationales (Lockheed Martin, Northrop Grumman ou Raytheon), les agences gouvernementales ne sont pas blanches comme neige. Pour n’en citer qu’une poignée, sont en faute le Département d’Etat, la sécurité intérieure (Homeland Security), le corps des Marines et l’agence de renseignements pour la défense.

Wikileaks affirme que les e-mails révèlent la création d’une organisation parallèle dénommée StratCap. Apparemment, elle utiliserait un réseau d’informations souterrain destiné à engranger de douteux bénéfices issus de divers marchés financiers.

Les fichiers prouvent que Startfor a mis en place un réseau mondial d’informateurs payés par l’intermédiaire de comptes bancaires suisses et de cartes de crédit prépayés. Très vaste, il comprendrait des agents gouvernementaux, des diplomates et des journalistes du monde entier. Grâce à ce biais l’entreprise pouvait facilement prévoir et anticiper les évènements politiques et financiers pour accumuler un maximum d’argent.

On apprend par exemple que Friedman, chef de la Direction de Startfor, était au courant de l’Etat de santé d’Hugo Chavez. Les méthodes employées ne sont guère louables, les mails font état d’une prise de contrôle via l’argent, la menace, le sexe ou diverses méthodes psychologiques. Stratfor aurait conclu des accords secrets avec des dizaines d’organisations médiatiques et de journalistes – de l’agence Reuters à la Poste de Kiev.

A la suite de ces révélations, le PDG de Startfor a démissionné. Comment le sait- on ? Les Anonymous ont intercepté ce qui serait son mail officiel …

De : George Friedman à Fred Burton.

Le 26 – 02 – 2012

C’est avec une grande déception personnelle que je vous informe de ma démission du Poste de chef de la Direction de Startfor et, cette décision prend effet de façon immédiate.

Soyez assuré que ce choix n’a pas été facile. Cependant, à la lumière des récents évènements, en particulier la libération de nos e-mails internes, j’en arrive à la conclusion que démissionner est la meilleure solution pour Startfor et pour sa clientèle.

Je tiens à souligner que cela n’aura aucune incidence sur les activités de Startfor ou de ses employés, nous continuerons à fournir nos services.

En ce qui concerne la libération des e-mails, Startfor contrôle entièrement la situation. Toutefois, même si la responsabilité personnelle de cet incident ne m’impute pas, je dois admettre que nous avons commis des erreurs.  Pour être clair, nous ne tolérons aucune activité criminelle comme les Anonymous ou autres hackers. Leurs agissements ne sont ni plus ni moins que du vol et nous continuons de coopérer avec la police pour les traduire en Justice. Nous devons pourtant reconnaître que cet épisode n’aurait pas été possible si Startfor avait mis en place des mécanismes de sécurité plus solides, ce qui sera désormais le cas.

Bien que n’ayant joué aucun rôle dans les activités techniques, en tant que PDG de l’entreprise, j’accepte la pleine responsabilité et démissionne immédiatement de mon poste.

Encore une fois, mes excuses les plus sincères pour ce regrettable accident,

Sincèrement,

Georges Friedman.

Source: Gizmodo

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