Déficit : la Hongrie va être sanctionnée

Alors, est-ce une simple vengeance contre ce pays qui se rebelle ou bien n’est-ce qu’une décision logique selon vous? Il y a moins d’un mois pourtant la Hongrie à commencé à se démarqué…. Je mise personnellement sur la continuité de cette mascarade menée par les financiers de tous poils…

L’Union européenne ouvre la voie à des sanctions pour déficit excessif selon une source diplomatique. La Commission a jugé que la Hongrie n’avait pas assez fait pour corriger son déficit public. Bruxelles estime que le déficit 2011 était certes techniquement sous la barre des 3% du Produit intérieur brut national, maximum toléré dans l’UE, mais fait valoir que ce chiffre a été calculé à partir d’éléments exceptionnels.

Les États de l’UE l’ont donc suivie dans ces conclusions. Il s’agit d’un revers pour le premier ministre hongrois, Viktor Orban, au moment où son pays, en grande difficultés financières, cherche à obtenir des prêts de l’UE et du FMI.

Au cours de la réunion des ministres européens des Finances mardi, « de réelles tensions politiques » sont apparues entre la Hongrie et ses partenaires, selon une autre source diplomatique européenne, indiquant que l’état des forces est de « 26 contre un » au sein de l’Union européenne. « Le déficit est une chose, mais il y a aussi plus globalement des préoccupations sur la direction prise politiquement par la Hongrie », a souligné cette source.

Budapest fait depuis le 17 janvier l’objet de trois procédures d’infraction au droit communautaire. La Commission européenne, craignant pour l’indépendance de la banque centrale mais aussi celle de la justice et de l’autorité de protection des données, a donné un mois à M. Orban pour modifier ces textes sous peine de poursuivre Budapest en justice.

Source: Lefigaro.fr

5 commentaires

  • commodore

    L’analyse de L’UPR qui est plutôt pertinente;
     
    Nouveau rebondissement du cas hongrois : la soumission à l’UE ou la sortie via l’article 50

    Romandie.com :Hongrie: l’UE ouvre la voie à des sanctions pour déficit excessif
    L’affaire n’a pas traîné : la Hongrie va faire l’objet de mesures punitives sans précédent historique depuis le traité de Rome. Les ministres des finances de l’Union européenne viennent en effet d’approuver les mesures de sanction qui devraient prendre la forme d’un « gel » des subventions européennes à la Hongrie.
    Cette punition est présentée hypocritement comme visant les « déficits excessifs ». Mais tout le monde sait qu’il s’agit de punir la Hongrie pour autre chose : le viol de plusieurs articles des traités, notamment l’inscription dans la Constitution hongroise que « le forint est la monnaie de la Hongrie » et l’adoption d’une loi remettant en cause « l’indépendance » de la Banque centrale de Hongrie [« indépendance » à l’égard du seul suffrage universel s’entend] .
    Voilà ce qu’il en coûte de défier l’Union européenne tout en restant dedans. Les mesures punitives ne se font pas attendre. Et le reste est à venir !
    Il ne faut pas imaginer une seconde que la France échapperait à pareilles mesures si elle s’avisait de suivre les propositions de « désobéir-aux-traités-mais-en-restant-dans-l’UE » lancées par Mme Le Pen, M. Mélenchon ou M. Dupont-Aignan. La France serait sommée d’obéir, traînée devant la Cour de Justice et les subventions qu’elle reçoit seraient rapidement diminuées, voire taries.
    Ce n’est pas parce que la France est « contributrice nette » à l’UE que cela changerait les choses. Car, devant de telles mesures punitives, le gouvernement serait mis au pied du mur, tout comme l’est désormais le gouvernement de Budapest.
    Il lui faudrait choisir :
    – soit de rentrer piteusement dans le rang, toute honte bue ;
    – soit d’aggraver encore la crise.
    Cette seconde hypothèse ne pourrait déboucher que sur la nécessité de sortir de l’UE en appliquant l’article 50 (ou… de rentrer dans le rang). Mais une telle sortie se négocierait alors dans les pires conditions puisque les autres gouvernements de l’UE, chauffés à blanc par la crise, seraient déterminés à refuser toute concession.
    Je le dis et le répète : il faut soit se soumettre à l’UE et à toutes ses contraintes, soit en sortir par l’article 50. Il n’y a pas d’autre choix. Tous ceux qui disent le contraire sont des menteurs et des manipulateurs d’opinion.

  • Quest-ce que c’est beau la Hongrie? l’architecture, des vestiges deux fois millénaires, le Lac Balaton, les thermes, sources d’eau chaude en plein air, des parcs de loirs d’enfer… :airplane: