«Trop tard», «trop libéral»: La presse doute du sommet social…

Il va y avoir des gesticulations, des déplacements d’air, des solutions inapplicables, sur fond d’insatisfaction et de déni envers le « responsable » de tout nos maux….Quelle crédibilité accorder à N.Sarkozy?? Est ce que ça va faire le jeu de la gauche? On met en évidence des partis dont on connait à l’avance ce qu’ils vont nous infliger, et on musèle ceux qui ont un vrai programme de fond, qui pourrait nous sortir de l’ornière. même s’il y a beaucoup à faire..Escalader les taupinières pour atteindre les sommets de la médiocrité……ca devient récurant et comme qui dirait  » à force de débiter des mensonges, ça devient des vérités ».. Vive les démoNcrasses…. :no:

Nicolas Sarkozy le 17 janvier 2012 à Pamiers Lionel Bonaventure afp.com

La réunion, rebaptisée «sommet sur la crise» par l’Élysée, réunit le gouvernement et les syndicats ce mercredi matin…

Trop tardif, trop libéral: les éditorialistes doutent de l’efficacité du sommet social et suspectent Nicolas Sarkozy, taxé de «candidat flingueur», de dangereuses manœuvres électoralistes, mercredi.

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C’est Paul Quinio, très offensif dans Libération, qui qualifie le président de «candidat flingueur». Il a choisi «la stratégie du feu de broussailles à foyers multiples», «il va mettre le feu partout, en espérant aveugler ses adversaires et convaincre les Français qu’il n’y a qu’un seul capitaine des pompiers capable de les sauver», écrit l’éditorialiste..

«Un sommet pour dynamiter le social», titre également L’Humanité qui, sous la plume de Jean-Emmanuel Ducoin, accuse le «prince-président» d’engager «une nouvelle étape dans la rupture avec le pacte social né au lendemain de la Libération». Et de citer «un conseiller d’un cabinet ministériel»: «La perte du triple A est une chance historique pour faire passer la pilule de la déréglementation généralisée du travail». «Les principaux dossiers que le président mettra sur la table sont explosifs», souligne François Martin dans le Midi libre.

«Les syndicats sommés d’avaler un nid de couleuvres»

Merci Opinionis

«Dommage que ce moment -d’exception, hélas- arrive tard. Si tard. Et sans doute trop tard», remarque Olivier Picard dans Les Dernières nouvelles d’Alsace qui doute de la démarche de Nicolas Sarkozy: «En 2012, qui pourrait croire sérieusement qu’un miracle durable puisse sortir d’une journée voire d’une nuit fiévreuse de négociations?» et s’interroge: «Tout doit-il donc venir d’en haut?» Michel Lepinay (Paris Normandie) juge lui aussi la méthode «un peu abrupte»: «alors que le président est manifestement déjà en campagne, les syndicats sont sommés d’avaler en deux temps trois mouvements un nid de couleuvres pour sauver l’économie française.

«Nicolas Sarkozy s’expose à une réplique cinglante des centrales habituelles capables à moins de cent jours de la présidentielle de s’entendre sur un clash magistral pour marquer leur rupture avec le sarkozysme», juge de son côté Hervé Chabaud dans L’Union/ L’Ardennais.

«Condamné d’avance»

Pour Jean-Francis Pécresse (Les Echos), «ce sommet social condamné d’avance devrait déboucher sur un accord formel, partiel.» Mais, nuance-t-il, «il est à craindre que Nicolas Sarkozy n’en soit pas le meilleur avocat; ce sommet sur la compétitivité se heurte à un mur d’impopularité présidentielle.»

Rares sont les éditorialistes comme Gaëtan de Capèle (Le Figaro) qui critiquent les syndicats, ces « »forces de progrès » autoproclamées (qui) s’activent pour que rien ne bouge». «La main sur le coeur et la lutte des classes en bandoulière, elles s’opposent à toute modification d’un système mis en place au siècle dernier. Sans mesurer que leur conservatisme est suicidaire», écrit le journaliste.

© 2012 AFP

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