WELLINGTON – Nouvelle-Zélande: un cargo échoué brisé en deux par la tempête, risque de pollution..

Un porte-conteneurs échoué depuis trois mois sur un récif néo-zélandais s’est brisé en deux sous l’effet de la tempête, ravivant les craintes d’une pollution au fioul lourd, a-t-on appris dimanche auprès des autorités maritimes.

Le cargo Rena coupé en deux au large de Tauranga, en Nouvelle-Zélande le 8 janvier 2012 Loc afp.com

Des experts de lutte contre la pollution pétrolière et des spécialistes de la protection de la nature ont été mobilisés, du fioul lourd ayant recommencé à s’échapper des soutes du navire naufragé sur le récif de l’Astrolabe depuis le 5 octobre, proche de la localité touristique de Tauranga (cote est de l’île du Nord).

Les deux parties du Rena se sont éloignées de 20 à 30 mètres l’une de l’autre après avoir été heurtées par des vagues de sept mètres de haut, a indiqué le responsable des opérations des services maritimes néo-zélandais, Alex van Wijngaarden.

Il a précisé que les services compétents avaient été activés pour récupérer le reste de fioul contenu dans le navire et réparer tout dommage pouvant affecter l’environnement et le rivage, connu pour ses plages paradisiaques.

« On ne connaît pas exactement la quantité de fioul qui pourrait s’échapper, mais les équipes ont été mobilisées », a souligné Alex van Wijngaarden.

A la mi-octobre le ministre de l’Environnement Nick Smith avait estimé qu’il s’agissait de « la pire catastrophe écologique maritime » du pays.

Dimanche Nick Smith a dit que les écoulements de fioul ne seraient dans tous les cas pas aussi importants que lors de l’échouage du Rena.

« Au pire, des dizaines de tonnes de fioul lourd au lieu des centaines de tonnes qui étaient (alors) susceptibles de fuir », a-t-il dit.

Jusqu’à 300 conteneurs, sur les quelque 880 qui sont toujours à bord, ont été précipités à la mer et les autorités ont élargi la zone interdite à la navigation autour du Rena pour éviter toute collision.

Le Rena qui bat pavillon libérien appartient à l’armement grec Costamare Shipping Company.

Environ 350 tonnes de fioul s’étaient alors répandues en mer, polluant les plages environnantes et entrainant la mort de quelque 1.300 oiseaux. De nombreux bénévoles avaient été mobilisés pour nettoyer les plages des galettes de fioul lourd.

Plus d’un millier de tonnes de fioul avaient été pompées depuis l’accident, mais il en reste encore à bord, selon les autorités.

Le commandant philippin du Rena et son second sont soupçonnés d’avoir conduit le navire trop près de la côte pour gagner du temps. Ils ont été inculpés pour conduite dangereuse et déversement de substances dangereuses. Ils encourent jusqu’à deux ans de prison.

© 2012 AFP

5 commentaires

  • La vétusté de ce cargo est un véritable danger. Dès qu’un navire à plus de trente ans, il serait intelligent d’obliger les armateurs à des contrôles techniques drastiques. Il serait très utile à la Marine Nationale d’alpaguer tous ces raffiots afin de procéder à des vérifications… « Contrôle, papiers du véhicules s’il vous plaît ». Ce genre de procédure aurait le mérite de relancer la construction navale. Pour cela, la France dispose d’atouts considérables. des eaux territoriales sur l’Océan Atlantique, la Manche et la Méditérannée. Un cargo veut circuler dans nos eaux, qu’ils s’acquittent des contrôles nécessaires et des travaux éventuels pour la remise aux normes, auxquels cas le bateau est réquisitionné, démantelé. S’il ne souhaite pas se plier aux réglementations il peut naviguer en haute mer, libre au commandant de mettre en danger son équipage, sa cargaison et son navire.

    Voilà une idée simple!

    Une mission pour la Marine nationale de surveillance et de contrôle.

    Des zones portuaires pour effectuer les contrôles techniques.

    Des zones industrielles pour contruire une nouvelle génération de cargos.

    Mais comme l’idée est trop simple.

    Ne comptons pas sur nos politiques pour faire quoi que ce soit!!!

    • guelop

      tant qu il flotte il peut servir pourquoi gaspiller des millions ? autant attendre qu il s ouvre en deux fasse un peu de pollution dans quelque temps ca fera de l emploi !!! je suis sarcastique bien sur !!! et en trois mois tout le monde s en tape il fallait bien s attendre a ce que ca en arrive la

  • nono

    Sauf qu’en l’occurrence le Rena était apte a naviguer. La NZ est un pays aux règles tres drastiques.
    Il s’agit ici d’une erreur de pilotage, le capitaine de ce navire ayant dévié sa route de 4 km à pleine vitesse et a foncé sans le voir sur le reef. Une fois vu, c’était trop tard. La veille, le capitaine fêtait son anniversaire… plutôt interdire l’alcool a bord…!!!
     
    Ce qui craint dans ce cas c’est que le bateau est échoué depuis 3 mois…!!! et toujours pas sécurisé…

    • Merci pour ces informations Nono mais que penses tu de cette phrase écrite dans l’article.

      « Le Rena qui bat pavillon libérien appartient à l’armement grec Costamare Shipping Company. » De plus « Le commandant philippin du Rena »…

      Un petit goût de mondialisation libréchangiste n’est ce pas?

      Tout cela pour échouer en Nouvelle Zélande, si j’ai bien compris.

      A noter que le Liberia est un paradis fiscal sur le continent africain.
      Ceci explique peut-être cela.      

  • nono

    Mais je ne conteste en rien, Obioxoido, le fait que ces foutaises financières et d’appartenance a un drapeau quelconque puisse etre dérangeante.
    Je dis juste que le Rena avait été inspecté, était en bon état. Ce n’était dans ce cas précis qu’une erreur de pilotage… due a l’alcool.
    J’étais en NZ lors du crash sur le recif (pour la coupe du monde de rugby) et le bateau n’a JAMAIS été mis en cause. Preuve en est, sur un recif avec des vagues de 5 à 7 metres assez habituelles sur cette cote, la coque du bateau a tenue 3 long mois !!!
    Alors oui critiquons les armateurs et les magouilles concernant  les pavillons sous lesquels ils naviguent, mais faisons preuve de discernement et ne donnons pas de fausses informations a nos lecteurs.
    Autre aspect critiquable, la lenteur avec laquelle les autorité NZ ont opéré. 3 mois pour vider le bateau de ses containers (encore une grosse partie dessus) et pour virer le fioul !!!
    Mais pas l’état du bateau !!! ;)