Japon: craintes de nouvelle réaction de fission à la centrale de Fukushima

L’énergie la plus propre et la plus sûre (enfin…. c’est ce que disent les politiciens français…) fait encore parler d’elle puisque pour le Japon, rien n’est terminé et nous ne savons pas si cela se terminera un jour… Cela continue, cela s’aggrave, pauvre japonais…

Japon: craintes de nouvelle réaction de fission à la centrale de Fukushima

Japon: craintes de nouvelle réaction de fission à la centrale de Fukushima

L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima a annoncé mercredi qu’il avait commencé à injecter un mélange d’eau et d’acide borique dans un des réacteurs où une nouvelle réaction de fission nucléaire pourrait s’être produite.

Tokyo Electric Power (Tepco) a précisé qu’il s’agissait du réacteur n°2 de la centrale Fukushima Daiichi, gravement endommagée par un séisme et un tsunami géant le 11 mars.

« Nous ne pouvons pas écarter la possibilité d’une réaction de fission nucléaire localisée », a déclaré le porte-parole de Tepco, Hiroki Kawamata, ajoutant que l’injection de ces produits était une mesure de précaution.

La fission nucléaire est le processus qui se produit habituellement dans les réacteurs atomiques, mais de façon contrôlée, ce qui n’est pas le cas à Fukushima.

Tepco affirme toutefois que la température et la pression à l’intérieur du réacteur, ainsi que le niveau des radiations, n’avaient pas grandement changé.

Trois des six réacteurs de Fukushima Daiichi ont été endommagés, de même que la piscine du quatrième, après la rupture de leur alimentation électrique et l’arrêt de leur système de refroidissement, accidents provoqués par le séisme et le tsunami du 11 mars.

Les craintes d’un redémarrage de fission nucléaire (« recriticalité » selon le jargon des experts) sont apparues après la découverte (en cours de confirmation) de gaz xenon 133 et 135, lesquels sont générés lors d’une fission nucléaire.

Ces substances ayant une durée de vie radioactive courte — cinq jours pour le xenon 133 et neuf heures pour le xenon 135 –, la fission qui les a dégagées est forcément intervenue très récemment.

« Il est difficile à ce stade d’analyser exactement ce qu’il a pu se produire, compte tenu du fait que nul ne sait dans quelles conditions, où, sous quelle forme se trouve le combustible qui a fondu dans les réacteurs après le 11 mars », a précisé à l’AFP un expert français.

Cette nouvelle avarie intervient alors que, grâce aux mesures prises depuis des mois pour refroidir les réacteurs, les températures au fond des cuves ont été ramenées depuis plusieurs semaines sous 100 degrés Celsius, condition sine qua non pour parvenir à un « arrêt à froid’ d’ici à la fin de l’année, selon les objectifs visés.

Source: rtl.be

Un commentaire

  • Texcaltex

    Très intéressante explication ……

    A Fukushima la plus puissante source permanente de radioactivité, de mémoire de civilisation, est émise en continu dans l’atmosphère, dans les sols et dans l’océan. Ces émissions ne sont pas un accident temporaire auquel nous allons pouvoir remédier rapidement car aucune technologie humaine contemporaine n’est susceptible d’interrompre un processus de fusion nucléaire lorsqu’il est enclenché !
    Comprenons bien les choses, il ne s’agit pas d’un nuage radioactif consécutif à une explosion ponctuelle qui passe en ce moment sur le pacifique, l’Amérique du nord, l’Europe et enfin l’hémisphère nord tout entier. Il s’agit d’une émission permanente et de plus en plus concentrée d’un cocktail de substances radioactives qui se disperse en continu dans l’atmosphère de la planète et dont la durée de vie dépasse de loin celle d’une génération humaine. A cause de la contamination aérienne, l’hémisphère Nord sera, en l’espace d’un an tout au plus, le premier à être entièrement impropre à une grande partie de la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui sur terre. L’hémisphère Sud finira lui aussi par être contaminé par la voie des airs mais le sera plus sûrement par la circulation océanique. La grande proximité de la source radioactive et de la mer assure un contact direct et continu et, à la différence des courants aériens, les courants marins se répartissent rapidement dans la masse océanique qui baigne les deux hémisphères.

    Cette vision lucide des faits peut paraître inacceptable, désespérée et violente mais la vérité crue est toujours tranchante et n’est pas sujette au compromis. Que faire avec cette information radicale et avec cet état de fait que nous n’avons pas véritablement voulu mais que notre inconscience, notre cupidité et notre passivité ont manifesté comme expérience à vivre maintenant.
    Certains, parmi les plus riches et les plus puissants, envisagent dors et déjà de quitter rapidement et pour quelques générations notre planète ce qui devrait, nous allons le voir dans les jours qui viennent, relancer frénétiquement les programmes de conquête habité de l’espace. Cependant au vue des retards de développement spatiaux provoqués par le détournement des fonds publics par la mafia financière et les accros au casino de la bourse, les places seront très rares et le coût du ticket de départ inaccessible à la quasi-totalité de l’humanité. D’autres programment un enfouissement dans des abris souterrains et de ce côté, bien que les « possibilités d’hébergement » soient plus grande, nombre des cavités profondes sont déjà peuplées et leurs habitants, à la manière des Européens faces aux migrations provenant des troubles actuels révolutionnaires du monde arabe, ne voient pas du tout d’un bon œil l’invasion de leur sanctuaire par des hordes d’humains agités, instables et violents. Comme les rats quittant le navire, « courage fuyons » semble le mot d’ordre des plus riches, des puissants et des mieux informés. Effectivement ce sont eux qui ont le plus à perdre car l’opulence de leurs avoirs virtuels les a coupé depuis trop longtemps de la conscience de leur être véritable.

    Mais pour les autres, pour l’immense masse des habitants de notre planète, face à l’irruption maintenant évidente de cette apocalypse nucléaire c’est-à-dire face à l’overdose rapide de vibration artificielle de fréquence lumineuse, seules deux attitudes se présentent.
    Soit nous continuons, tête baissée dans le divertissement et l’oubli de qui nous sommes et de ce que nous faisons ici et maintenant. C’est sans doute, au vue de ce que j’observe, la solution qui sera adoptée consciemment ou non par le plus grand nombre et qui sera relayée puissamment par tous nos médias somnifères et nos technologies analgésiques. La politique de l’autruche jusqu’au bout, pour éviter tout mouvement de panique nous dit on, mais surtout pour garder le contrôle sur l’énergie du plus grand nombre que l’élite courageuse tient encore à manipuler à ses fins. Je reste sidéré, malgré l’ampleur du désastre en cours, de voir les hordes de journalistes « sportifs » qui s’inquiètent avec passion de la composition de l’équipe de France, d’entendre les politiques se battre pour d’improbables prises de pouvoir à venir et se lancer dans de nouvelles conquêtes militaires. Tout ceci est combiné pour nous maintenir à distance de nous même afin que la grande majorité continue encore à servir le système croulant et bon nombre n’y verront jusqu’au bout, que du feu.

    L’autre alternative est de sortir la tête du sable maintenant et de dévisager avec grande attention et grande passion la réalité en face. Les pires évènements ont toujours leur beauté propre. Les chambres noires sont le meilleur révélateur de toute lumière. S’il ne nous restait qu’une année à vivre dans notre moule physique actuel, comment aimerions-nous la passer, avec qui aimerions nous la vivre, qu’aimerions expérimenter, qu’aimerions-nous faire ou ne pas faire. La peur est notre seule véritable ennemie et si nous vivions dans la certitude de l’échéance, alors la peur n’aurait plus de prise et notre liberté serait retrouvée. La conscience qui émergerait de cette certitude serait un roc, un appui indéfectible qui nous libérerait du passé ou de ses projections futures. La nature magique de l’instant présent apparaîtrait dans toute sa splendeur nous rendant à notre lucidité originelle. Tout serait neuf et la vie s’accomplirait soudain, unique, personnelle et complète. La formidable puissance générée par cet éveil collectif aurait des conséquences insoupçonnées qu’il nous appartient d’expérimenter ou non !

    Erik Gruchet, Saint Pierre

    http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/coup-d-accelerateur-nucleaire-91417