G20: son prix, les risques, et le reste…

Le G20 qui réuni 85% de l’économie mondiale tremble, pas uniquement par ce qu’il y a des vieux banquiers parkinsoniens qui surveillent chaque instant du sommet, mais par ce qu’un tsunami financier pourrait en résulter! Et ce sommet commence relativement mal, les chinois ne sont pas très enchantés par un quelconque investissement supplémentaire dans le FESF… Ce qu’il faut savoir, c’est que non seulement il n’y a pas que le G20 actuellement mais aussi le B20 (réunion des grands patrons avec les syndicats et tout le toutim…) mais que ce G20 à un cout: 20 millions d’euros!

Loin des fastes du festival de Cannes, la Croisette va grouiller d’un autre genre de « star » dans les prochains jours. 3000 participants pour 33 délégations, ainsi que 3000 journalistes sont attendus jeudi et vendredi au G20. Au vu des derniers remous, les principaux dirigeants européens et le FMI ont convoqué mercredi le Premier ministre grec, Georges Papandréou, pour tenter de ramener le calme.

Quelques manifestants en marge du G20 

Quelques manifestants en marge du G20 © Reuters

 

Le G20 se réunit jeudi et vendredi à Cannes dans le sud de la France sous la direction du président français Sarkozy. La crise de la dette est bien entendu au programme.

Le G20 est composé du G7 (France, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Canada et Italie) et complété par les 12 pays émergents (Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Russie et Turquie). Le vingtième siège est réservé à l’Union européenne. Le FMI et la banque mondiale participeront également au sommet.

Une bombe

3000 personnes participeront donc au G20. Selon les estimations du ministre français des Affaires étrangères, l’évènement coûte 20 millions d’euros.

Les prémices du sommet sont toutes même obscurcies par l’annonce du premier ministre grec George Papandreou. Les principaux dirigeants européens et le FMI ont convoqué mercredi à Cannes (sud la France) le Premier ministre grec Georges Papandréou pour tenter de ramener le calme à la veille du sommet du G20 et ont laissé planer, pour la première fois, le spectre d’une sortie de la Grèce de la zone euro. Le Premier ministre français François Fillon a résumé le message qui sera adressé à son homologue grec lors de ce mini-sommet de crise: « les Grecs doivent dire vite et sans ambiguïté s’ils choisissent ou non de garder leur place dans la zone euro ». D’ici là, les Européens espèrent que le Parlement grec adoptera le plan de sauvetage, sans attendre le référendum.

Source et suite: levif.be

Mais n’oublions pas qu’il n’y a pas que les gouvernants à Cannes en ce moment, il y a également le B20 qui réunit tous les grands patrons! Une petite réunion pour ensuite pouvoir dire à Sarkozy quelles sont leurs attentes…

Laurence Parisot, présidente du Medef, s'exprime le 18 octobre 2011 à Paris, lors d'un point presse mensuel.Laurence Parisot, présidente du Medef, s’exprime le 18 octobre 2011 à Paris, lors d’un point presse mensuel. Eric Piermont afp.com 

ECONOMIE – Le Medef réunit une brochette des plus grands dirigeants d’entreprises mercredi et jeudi…

Il y a du beau linge à Cannes cette semaine. Alors que le G20 se tiendra jeudi et vendredi avec 25 chefs d’Etat et de gouvernement, la Croisette accueille ce mercredi et jusqu’à demain, le B20. Organisé par le Medef, ce business summit réunit une centaine de grands patrons comme Christophe de Margerie (Total), Louis Gallois (EADS), Gérard Mestrallet (GDF Suez)ou encore Maurice Lévy (Publicis).

Ce matin, une délégation du B20, emmenée par Laurence Parisot, présidente du Medef, a remis à Nicolas Sarkozy, à titre de la présidence française du G20, sa liste de recommandations. Elle devait demander entre autre de retrouver l’esprit de coopération qui prévalait en 2008 au moment de la crise des subprimes afin de revenir sur le chemin de la croissance et de l’emploi.
C’est la troisième fois que les dirigeants des principales entreprises se réunissent en amont de la rencontre des dirigeants du G20, après Toronto et Séoul. Leur but: parler d’une seule voix et devenir, dixit Laurence Parisot, un partenaire légitime des Etats «pour construire ensemble des conditions durables d’une compétitivité équitable, fondée sur des règles de concurrence loyale et transparente».
Concrètement, même si rien ne se décide dans pareille rencontre, c’est l’occasion pour ces big boss de se retrouver à l’instar du forum de Davos. Et de plancher sur des thèmes très généraux comme la régulation financière, la gouvernance mondiale ou la croissance verte.
En parallèle du B20 se tient jusqu’à ce soir à Nice le G20 Yes avec plus de 400 entrepreneurs.
Source: 20minutes.fr
Quand aux chinois, ils veulent plus donner de sous! Ce n’est pas dans leur stratégie, logique! Ok pour investir en achetant un peu tout et n’importe quoi, des bars-tabac à Paris, un port, des bâtiments, etc…, mais pas pour placer leurs billes dans du virtuel!
20h48: La Chine dit n’avoir pas assez de précisions pour investir dans le FESF
Pékin ne peut envisager d’augmenter son investissement dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF) compte tenu du manque de précision des propositions visant à augmenter sa force de frappe, a déclaré ce mercredi le secrétaire d’Etat aux Finances chinois Zhu Guangyao.
«Tout comme nos amis européens, nous ne pensions pas que la Grèce appellerait à un référendum», a-t-il dit.
Chronologie du G20 et article complet sur: 20minutes.fr
En attendant le référendum, c’est la punition pour la Grèce, les 8 milliards d’aide tant attendus ne seront pas versés! Si selon eux c’est censé aider le pays….Peut être l’aider à changer d’opinion sur la démocratie?

L’Union européenne et le FMI ne verseront pas la sixième tranche d’aide à Athènes, de huit milliards d’euros, tant que la Grèce n’aura pas organisé son référendum, ont appris l’AFP et Reuters de sources proches.

Le Parlement grec à Athènes.

Le Parlement grec à Athènes.
REUTERS/Yiorgos Karahalis

L’Union européenne et le Fonds monétaire international ne verseront pas la sixième tranche d’aide à Athènes, de huit milliards d’euros, tant que la Grèce n’aura pas organisé le référendum annoncé par le Premier ministre George Papandréou, selon des sources proches du FMI et de l’UE.

L’annonce inattendue de cette consultation sur le plan de sauvetage financier de la Grèce, conclu par les Européens la semaine dernière, a pris de court lundi soir les autres membres de la zone euro et renforcé l’incertitude sur l’issue de la crise de la dette souveraine en Europe.

Dans les instants qui ont suivi cette information, l’euro a abandonné une partie des gains qu’il avait enregistrés auparavant contre le billet vert, n’affichant plus qu’une hausse modeste de 0,2% à 1,3726, loin du plus haut de séance inscrit à 1,3829.

« Le conseil d’administration ne voudra pas verser d’argent à la Grèce pour se demander ensuite ce qui va se passer », a déclaré la source du FMI. « Le conseil voudra l’assurance que la Grèce respectera ses engagements et pour l’heure, Papandréou n’en est pas capable. »

Quant à la source proche de l’Union européenne, elle a déclaré que les pays de l’Union s’étaient alignés sur la position du FMI et qu’ils ne verseraient rien tant que le Fonds n’aurait pas obtenu de clarifications de la part de la Grèce.

« Au plus tôt la Grèce aura organisé son référendum, au plus tôt la sixième tranche d’aide sera versée. Mais pour l’instant, elle ne sera pas versée. »

Source: lexpansion.lexpress.fr

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