l’usine de retraitement MOX de Sellafield (G-B) va fermer ses portes…

Avec une pensée pour ceux qui vont perdre leur emploi, on ne peut que se féliciter de cette décision. On va voir si les nucléocrates Français vont faire la même chose. (Hum!!)

Le Royaume-Uni semble avoir décidé de manière unilatérale que le contrat de fourniture de combustible retraité MOX n’avait plus lieu d’être. L’industrie nucléaire Japonaise avait investi plusieurs millions de Yen dans la rénovation de l’usine de retraitement située sur le site de Sellafield, plus connu sous le précédent nom de Windscale, situé au Nord-Ouest de l’Angleterre. 

Le site de Windscale est connu pour avoir donné naissance à l’un des premiers accidents nucléaires majeurs le 10 octobre 1957 : classé au niveau 5 INES, il a dispersé environ 750 Tbq d’Iode 131 dans la campagne anglaise soit environ 1000 fois moins que lors de la phase accidentelle sévère de Fukushima Daiichi (700000 Tbq en équivalent I-131, chiffres INES). Cet accident, caché par les autorités Anglaises – le site produisant du Plutonium à usage militaire – entraîna plus de 200 cas de cancer radio-induit dans la population environnante dont une centaine de carcinomes mortels.

Pour des raisons de sécurité, le Japon n’avait retraité qu’une quantité infime des 800 tonnes de combustible nucléaire irradiés chaque année dans les réacteurs Japonais mais avait choisi de confier ce travail aux usines de retraitement de Sellafield et de La Hague (France).

Les opérateurs Japonais, principalement Chubu Electric mais également le tristement célèbre Tepco, ayant investi des sommes importantes dans une usine vouée à la fermeture, ont d’ores et déjà déjà annoncé qu’ils n’auraient pas d’autre choix que de répercuter les charges induites par cette nouvelle perte financière dans la facturation clients.

Le 3 août, la direction de SMP (Sellafield Mox Plant) a publié ce communiqué :

Après avoir étudié l’avenir du site à la lumière des conséquences du séisme tragique de mars 2011 sur l’industrie nucléaire Japonaise… le bureau du NDA [l’Autorité de Démantèlement Nucléaire du Royaume-Uni NDT] estime que la seule action raisonnable dans l’immédiat est de fermer l’usine de Sellafield.

Décidément, les mauvaises nouvelles pleuvent sur l’industrie nucléaire ! La question qui se pose est maintenant de deviner si la France va poursuivre sa politique obtuse, coûteuse et dangereuse de retraitement actuelle, sachant que les Anglais jettent l’éponge malgré le real bargain d’une usine rénovée de fond en comble à grand renfort de Yens ?

Sources :

mainichi daily news, 18/10, Anglais
Le cycle du combustible Japonais, dossier de dissident-média
Le retraitement, page wiki

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