L’industrie chimique veut retarder le remplacement du bisphénol A..

On se demande pourquoi ils ont tant de problèmes pour remplacer ce poison! Il suffit de revenir aux contenants en verre, recyclable à l’infini, le bord de nos routes et notre environnement y gagneront, et notre santé encore plus. Avec une consigne pour inciter à les rapporter…Mais bien sur il y aura un sérieux manque à gagner pour les fabricants de ces contenants, et ça ce n’est pas envisageable…

La substitution du bisphénol A, utilisé pour la fabrication de très nombreux plastiques et omniprésent dans l’environnement quotidien, n’est pas envisageable pour le moment, a affirmé jeudi l’Union des industries chimiques (UIC). Les industriels demandent des études complémentaires sur ses effets chez l’homme.
L’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a jugé, mardi, nécessaire de remplacer« sans tarder » le bisphénol A (BPA), en priorité dans les matériaux au contact des aliments, à cause d’effets sanitaires « avérés chez l’animal et suspectés chez l’homme, et ce même à de faibles niveaux d’exposition ».
Le lendemain, c’est une proposition de loi du député PS Gérard Bapt qui visait à interdire l’usage du BPA dans tout conditionnement alimentaire. Le produit, potentiel perturbateur endocrinien, est suspecté dans un affaiblissement de la fertilité et dans de nombreuses pathologies cardio-vasculaires, diabète, cancers…

PAS DE SUBSTITUT DANS L’IMMÉDIAT

« La substitution du BPA n’est pas une démarche simple dans la mesure où son remplacement par une seule substance n’est techniquement pas envisageable aujourd’hui, en particulier dans les résines au contact des aliments », explique l’UIC dans un communiqué.

En outre, l’organisation professionnelle affirme ne pas pouvoir « accepter le principe de remplacement d’une substance bien évaluée par une substance moins bien évaluée du point de vue de ses impacts sanitaires et environnementaux ».

« Face à des préoccupations scientifiques majeures, l’UIC demande aux pouvoirs publics de prendre en compte les incertitudes de l’évaluation et l’absence de substituts immédiatement disponibles pour certaines applications », poursuit le communiqué.

Les industriels de la chimie demandent donc que « les effets à très faible concentration chez l’homme soient confirmés par des études scientifiques complémentaires et fassent l’objet d’un partage de vues au niveau européen ».

 

Les faits Une proposition de loi veut bannir le bisphénol A des emballages alimentaires

L'Anses préconise l'utilisation de produits de substitution au BPA, ce qui protégerait également la population générale de tout risque éventuel. Compte rendu L’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation recommande de limiter l’exposition au bisphénol A

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