L’Europe ne protège pas suffisamment sa population contre les aliments radioactifs..

Après l’accident nucléaire de Fukushima, les normes relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires ne garantissent pas une protection suffisante de la santé – foodwatch et la Section allemande de l’IPPNW réclament une réduction significative des valeurs limites actuellement en vigueur.

Les normes européennes et japonaises relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires ne garantissent pas une protection suffisante de la santé. Les populations sont exposées à des risques inutilement élevés pour la santé.

C’est la conclusion du rapport « Les normes relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires en Europe et au Japon : un nombre calculé de morts par irradiation » que l’association de protection des consommateurs foodwatch et la section allemande de l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire ont présenté le 20 septembre à Berlin.
Le rapport s’appuie sur une expertise de Thomas Dersee et Sebastian Pflugbeil de la Société allemande de radioprotection.

Selon foodwatch et la section allemande de l’IPPNW, l’Union européenne, le gouvernement fédéral allemand et le gouvernement japonais n’informent pas assez leurs citoyens sur le fait qu’il n’existe pas de niveaux maximaux totalement « sûrs » en matière de contamination radioactive des aliments. 

Toute exposition à un rayonnement ionisant, aussi petit soit-il, représente un risque pour la santé et peut éventuellement entraîner des maladies graves telles que le cancer. En définissant un niveau maximal, on fixe donc un nombre de décès qui paraît acceptable.

En appliquant les méthodes de calcul de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), il est possible d’établir que les normes européennes actuelles sont associées, pour la seule Allemagne, à un surcroît d’environ 150 000 cancers mortels par an dus à la consommation d’aliments contaminés – en supposant que toute la population consomme exclusivement des denrées alimentaires dont la teneur en radionucléides atteint les niveaux maximaux admissibles.

Si cette teneur s’élevait en moyenne à seulement 5 % des niveaux maximaux, il faudrait encore prévoir un surcroît d’au moins 7 700 décès par an en Allemagne. Foodwatch et IPPNW ne disposent pas de preuves que des aliments fortement contaminés sont actuellement vendus sur le marché européen.

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