Des militaires honduriens plantent 11000 hectares de forêt

Une belle info qui nous montre bien que les militaires ne sont pas utiles uniquement pour la guerre ou la répression des populations, et par les temps qui courent, ce n’est pas courant! Le point un peu moins positif étant le fait que ces même militaires sont en nombre insuffisants pour protéger la-dite forêt de l’exploitation illégale, un fléau qui est très utile pour que certains entre autres en France puisse avoir un joli meuble de jardin près de leur barbecue… :evil:  Dès fois, vaut mieux acheter en plastique, c’est pas plus mal!


TEGUCIGALPA, 14 septembre (IPS) – L’armée hondurienne a durant ses cinq dernières années planté 11 404 hectares de forêt à travers le pays. Ces militaires font partie des « bataillons verts » au sein des forces armées honduriennes et tentent de venir ainsi à la rescousse de la dernière de forêt tropicale en Amérique centrale.

Ces bataillons verts de l’armée hondurienne rassemblent environ un millier de soldats. Leurs fonctions ne se limitent pas à la plantation d’arbres. Ils traquent également l’exploitation forestière illégale, aident à lutter contre les incendies et fournissent une assistance aux communautés locales, affirme le ministre hondurien de la Défense Marlon Pascua.

Les bataillons verts sont situés principalement dans la région d’Olancho, dans le nord du pays, et travaillent en particulier dans la réserve de biosphère de la rivière Platano considérée comme patrimoine mondial par l’UNESCO.

Ce mois-ci, les militaires ont relogé quatorze familles vivant dans le noyau de la réserve. Les bataillons verts espèrent ainsi récupérer plus de 12.000 hectares de forêt qui ont été transformées en terres de pâturage par les paysans.

Patrimoine mondial

Cette réserve de biosphère de deux hectares est l’un des rares vestiges de forêt tropicale existant en Amérique centrale. Elle couvre 7 % du territoire national.

Elle a reçu le statut de patrimoine mondial dès 1982 mais cela n’a pas vraiment freiné sa chute. Cette année, l’UNESCO a décidé d’ajouter cette réserve sur la liste du patrimoine mondial en voie de disparition. L’agriculture et l’exploitation forestière illégale représentent les plus grandes menaces pour ces territoires.

Le gouvernement hondurien n’a pas les moyens de protéger cette vaste réserve. Selon l’armée hondurienne, il faudrait encore au moins 1.500 soldats pour sécuriser et protéger les zones les plus reculées de cette réserve naturelle.

(FIN/IPS/2011)

Source: ipsnouvelles.be

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