EPR de Flamanville: L’ASN révèle des malfaçons..

La fierté de Nabotléon en prend un coup avec cette info; combien ne nous a t-il pas vanté les « mérites » et la « sécurité » accrue de cette centrale en construction, ( et des autres, nous sommes les meilleurs!  :) ) après le désastre de Fukushima?, voilà que le canard enchainé se déchaine, en mettant au grand jour des « malfaçons » qui dans le domaine, ne devraient même pas être envisagées puisque c’est un secteur hyper-dangereux, qu’on ne maitrise pas en cas d’accident, quoi que les « experts »nous disent….Alors! est ce que, ceux qui ont en charge la construction du monstre bâclent le boulot? On devrait s’en inquiéter, n’oublions pas le Japon et les milliers d’années de contamination, qui sanctionnent les trop confiants « experts » qui ont ouvert la boite de Pandore. Le Plutonium n’existe pas à l’état naturel, c’est une création, et on peut le qualifié d’éternel, vu le temps qu’il faut pour qu’il perde la moitié de sa « virulence ». Est ce le futur que nous destinons à nos enfants?

La construction du réacteur EPR à Flamanville (Manche). SICHOV / SIPA

NUCLEAIRE – La qualité de la construction du réacteur serait remise en cause, selon le «Canard enchaîné»…

L’Autorité de surêté nucléaire (ASN) a relevé ces derniers mois diverses malfaçons dans le gros oeuvre du futur réacteur EPR de Flamanville, de nature, pour certaines, à «porter préjudice à la qualité finale des structures», indique le Canard enchaîné à paraître mercredi.

Selon l’hebdomadaire satirique, le «gendarme du nucléaire» a adressé à EDF, l’exploitant, «entre octobre 2010 et août 2011, quatre lettres au vitriol qui mettent en cause la qualité de plusieurs constructions vitales pour la sécurité du futur réacteur EPR», dont la construction est assurée par Bouygues.  

Les inspecteurs de l’ASN ont relevé des trous dans des piliers en béton ou des défauts dans les parois de piscines destinées à recevoir le combustible nucléaire irradié, affirme le journal.

Le ministère réagit

«Les travaux béton visés par les lettres de l’ASN citées dans cet article sont encore en cours et n’ont même pas été réceptionnés par EDF», a précisé le ministère chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique. «Les observations de l’ASN seront bien entendu prises en compte dans le cadre de ce chantier en cours», a-t-il réagi dans un bref communiqué.

L’ASN, contactée par l’AFP, a confirmé l’envoi à EDF de «quatre courriers, dont deux sont des lettres de suite disponibles sur le site internet de l’ASN, les deux autres étant des courriers d’échanges techniques» consécutifs aux inspections régulières menées sur le site.

L’autorité précise, dans son dernier courrier en date du 10 août, que certaines des malfaçons constatées sont de nature à «porter préjudice à la qualité finale des structures», selon des termes rapportés par l’hebdomadaire et confirmés par l’ASN.
Des réparations «évidemment obligatoires»

«Les trous dans le béton, les nids de cailloux (zone manquant de ciment) au sens large, c’est une problématique courante du génie civil. EDF, en tant qu’exploitant, se doit de les identifier et de les réparer», souligne Simon Huffeteau, chef de la division de Caen à l’ASN. «Les réparations sont évidemment obligatoires», ajoute-t-il. EDF n’a pas souhaité faire de commentaire.

La semaine dernière, l’ASN avait indiqué avoir constaté des «écarts» et «faiblesses» lors d’une inspection du site de construction du réacteur EPR et demandé à EDF de «faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction».

La mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), le premier réacteur nucléaire de troisième génération, n’est plus attendue que pour 2016, avec deux ans de retard sur la date initiale, avait annoncé EDF fin juillet.
© 2011 AFP

SOURCE

Et aussi :

Après la visite du Premier ministre à la centrale du Bugey ce lundi, les anti-nucléaire français et suisses ont manifesté leur mécontentement…

Un Premier ministre, un ministre de l’Energie et une ministre de l’Environnement n’auront pas suffi à tranquilliser les voisins de la centrale du Bugey, dans l’Ain. En visite lundi dans la seconde plus vieille centrale française, François Fillon, accompagné de Eric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet, a réaffirmé «l’engagement intangible des pouvoirs publics et singulièrement de mon gouvernement que d’assurer, dans un processus continu et exigeant, la qualité et la sûreté de notre parc nucléaire».

Dernier incident en date le 9 août

Mais le choix du Bugey, mise en service en 1979 à 35km de Lyon, pour cette déclaration, a fait tiquer les antinucléaires. «Ce site est en effet un des plus dangereux de France», a réagi le réseau Sortir du Nucléaire, qui appelle à un rassemblement le 15 octobre devant la centrale pour demander sa fermeture. Ses réacteurs, contemporains de ceux de Fessenheim, vieillissent et cumulent les dysfonctionnements, qu’il s’agisse de l’usure des composants ou de la gestion du site. Cette année, les incidents remettant en cause la sûreté du site se sont accumulés».

Dernier en date: le 9 août dernier, des gravats présentant des traces de radioactivité ont quitté par erreur la centrale pour être déversé dans une décharge. Les écologistes, qui estiment à 70 milliards d’euros le coût du renforcement des normes de sécurité pour les centrales françaises, réclament également son arrêt. «On peut économiser une partie de cette somme en fermant les sept ou huit centrales à bout de souffle, dont le Bugey et le Tricastin», estime Michèle Rivasi, député européenne (EELV).

Les Verts suisses alertent sur les risques sismiques

Les voisins suisses, qui ont opté pour une sortie du nucléaire, ont également manifesté leur mécontentement. Sous le slogan de «méFillon nous», les Verts suisses ont manifesté devant le Consulat français de Genève, rapporte la Tribune de Genève. «Alors même que François Fillon vante les mérites du nucléaire à Bugey, nous rappelons qu’il s’agit de la technologie la plus dangereuse qui existe, a déclaré Ueli Leuenberger, conseiller national. Bugey est à moins de 80km de Genève. Ce n’est pas seulement une des plus anciennes centrales de France, elle doit devenir un dépôt radioactif pour toute la France». Rappelant que «le nucléaire est un enjeu qui dépasse les frontières»,  les Verts suisses ont souligné que «la centrale du Bugey n’est plus conforme aux normes sismiques actuelles. En cas de tremblements de terre, il subsiste de grands dangers.»

Frédéric Crouzet à Lyon et Audrey Chauvet

SOURCE

DERNIERE MINUTE: (Ils ont du Mourom à ce faire  :mrgreen: )

Une ville russe fait front commun contre une centrale nucléaire

MOUROM (Russie) – Dans la ville russe de Mourom, scientifiques, écologistes et politiques font front commun contre un projet de construction de centrale nucléaire dans cette région connue pour ses sols karstiques très instables.

Le terrain choisi pour la centrale Nijegorodskaïa est situé à Monakovo, à 20 km de Mourom (300 km à l’est de Moscou), dans une zone calcaire où le sol s’écroule en formant des entonnoirs, voire des avens.

Au bord d’un aven couvert d’arbres et dont on ne voit pas le fond, le scientifique Oleg Kouzitchkine raconte l’histoire d’un éboulement spectaculaire qui s’est produit à 80 km de l’emplacement de la future centrale, sur un terrain ayant un sol identique.

En 1959, les habitants du coin ont entendu des craquements, le sol est légèrement monté avant de s’écrouler, raconte Oleg Kouzitchkine, géophysicien qui étudie ce phénomène depuis une trentaine d’année.

Les karsts, ces zones calcaires crées par l’action d’eaux souterraines qui dissolvent le carbonate de calcium se forment pendant des centaines de milliers d’années mais l’effondrement se produit subitement. Le plus dangereux c’est que ces effondrements ne sont pas prévisibles, explique-t-il.

La construction d’une centrale provoquera sans aucun doute des changements géologiques, met-il en garde.

Sa collègue Nina Tchaïkovskaïa, qui dirige un institut régional spécialisé dans l’étude des karsts, est encore plus alarmiste: J’ai dit à ma famille et aux amis: si la construction commence, il faut plier bagage.

Le service national russe de surveillance technologique et nucléaire Rostekhnadzor a délivré en janvier une licence pour préparer le terrain de Monakovo à la construction de la centrale nucléaire.

Ce document reconnaît que le site est classé danger de première catégorie et préconise de le surveiller pendant un an, assurent les écologistes et les autorités locales.

Interrogé par écrit par l’AFP le 19 août, Rostekhnadzor n’a toujours pas répondu.

Le mouvement Non à la centrale de Monakovo qui réunit les écologistes et les scientifiques, le maire de Mourom et les représentants de toutes les forces politiques a engagé des poursuites en justice contre Rostekhnadzor pour obtenir la copie des conclusions d’experts sur Monakovo que le service a refusé de leur fournir.

Pour Rosatom, le groupe public russe de l’énergie atomique, les jeux sont faits.

Il y a eu plusieurs expertises sur les karsts qui ont montré qu’il n’y avait aucun danger (d’éboulement) pour le site, a déclaré à l’AFP Sergueï Novikov, porte-parole de Rosatom.

Même si la construction n’a pas encore commencé, l’octroi de la licence signifie que l’endroit a été jugé approprié du point de vue géologique et sismique, estime-t-il.

Le maire de Mourom, Evgueni Rytchkov, déplore que le terrain ait été choisi avec trop de précipitation et espère que le bon sens l’emporte.

Il ne nous faut pas un nouveau Tchernobyl à proximité, lance Elena Kolokoltseva, une habitante de Mourom de 38 ans, enceinte, qui se promène dans le centre avec sa fille, persuadée que la centrale sera construite malgré tout.

Un autre terrain dans la région a été envisagé pour construire la centrale en dehors de la zone karstique, mais le coût de la construction des réseaux électriques y serait de 75% plus élevé, explique le porte-parole de Rosatom.

Des études réalisées en Russie après la catastrophe de Fukushima au Japon ont d’ores et déjà révélé nombre de défaillances sur les réacteurs nucléaires du pays, notamment en matière de protection contre les risques sismiques, selon un rapport gouvernemental publié en juin et obtenu par l’AFP auprès de l’ONG écologiste norvégienne Bellona.

(©AFP / 31 août 2011 08h41) Romandie.new

Un commentaire

  • texcaltex

    On ne sait plus faire un béton digne de ce nom en France???Incroyable!
    Si on compte sur NKM pour faire des déclarations qui vont dans le sens de l’écologie et pour informer les gens, on peut attendre, y a qu’à voir ses déclarations lors de l’accident de Fukushima… ce ne fût qu’une campagne de désinformation…… Ah elle a bien suivi les ordres la petite!
    Ce n’est qu’une bande de vendus, d’inconscients et d’assassins! :evil:
    Et nous, on se laisse faire! Je vais bien, tout va bien!