Fukushima, le syndrome Japonais…

Depuis le début, je vous tiens informés de tout ce qui se passe au Japon, j’ai essayer de mettre tout les liens possibles, les cartes, pour que vous puissiez savoir!
Ce soir je vous met un article qui malheureusement va dans le sens que je craignais depuis le début. Comme vous avez pu le remarquer, ce sont les conflits qui ont la priorité, pourtant on devrait peut être faire un effort et grandir un peu, nous risquons sous peu, de nous retrouver dans une situation où décréter un cesser le feu ne sera pas suffisant. J’espère qu’il y aura une solution pour les millions de Japonais qui souffrent, et pour tout le monde. L’éveil des consciences doit passer aussi par des épreuves, puisse cet éveil ouvrir les yeux et le cœur, à tout les humains de la Terre, ça changera un peu!


Alors que dans les rangs de la nucléocratie, on s’ingénie à minimiser, quitte à dissimuler une partie de la vérité, le corium est manifestement en train d’attaquer le béton, après avoir traversé l’acier du réacteur.

Sommes-nous en présence du fameux syndrome chinois évoqué pour la première fois par le physicien Ralph Lapp, en 1971, se basant sur les rapports d’une équipe de physiciens publié en 1967

sous la houlette de Docteur W.K. Ergen ? lien

On peut le résumer ainsi :

Les éléments en fusion du cœur du réacteur nucléaire se transforment en corium, sorte de magma atteignant des températures énormes (entre 2000 et 3000 degrés) et qui après avoir percé l’acier de la cuve du réacteur, traverse à son tour le béton, puis atteignant la terre, s’enfonce sans qu’il soit possible de savoir où il s’arrêtera en détruisant tout ce qu’il trouve sur son passage. lien

Il est composé des assemblages d’uranium et de plutonium fondus, et des gaines métalliques qui les entourent, et inexorablement, profitant des fissures du béton provoquées par le séisme, il s’enfoncerait dans le sol.

Certains sont convaincus qu’il ne pourrait descendre indéfiniment en direction du cœur de la planète.


On peut voir les images de ce scénario sur ce lien.

Monique Sené, physicienne cofondatrice du GSIEN (groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire) affirme :

« C’est une question de jour, au mieux de semaines, le cœur en fusion du réacteur n°3, qui, selon toute vraisemblance a déjà percé la cuve en acier, va commencer à ronger le béton de l’enceinte de confinement » « le Point » n°2011/page 74

Les 7 000 tonnes d’eau déversées depuis des jours et des jours, ont, dans un premier temps, ralenti sa progression, mais le feu nucléaire est là, bien présent dans le fond, à preuve les traces de plutonium découvertes à l’extérieur.

Tchernobyl pourrait bien être détrôné par ce qui se prépare, car à Fukushima, la bataille pour sauver les 4 réacteurs est perdue (lien).

Greenpeace a d’ailleurs demandé que l’accident de Fukushima soit classé au même niveau (7) que Tchernobyl. lien

Pour ce réacteur n° 3, nous sommes en face de 94 tonnes d’uranium et de plutonium, qui lorsque le corium aura quitté la cuve, vont fatalement rencontrer à un moment ou à un autre, une grosse quantité d’eau. photo

Dans une nappe d’eau située à 15 mètres sous la centrale nucléaire, on a déjà trouvé une forte condensation d’iode radioactif 131. lien

Comme l’explique Yves Mérignac, directeur du service d’étude et d’information sur l’énergie Wise-Paris « si le combustible trouve sur sa route une grosse quantité d’eau de mer (…) on risque une explosion de vapeur (…) cette situation n’a jamais été modélisée. On ne sait pas ce qui se passe en cas de fusion du cœur ».

A Tchernobyl, on avait envoyé à une mort certaine des centaines d’ouvriers pour creuser une galerie sous la dalle du réacteur, pour y couler une autre couche de béton.

Mais en ce qui concerne Fukushima, il semble bien trop tard pour mener pareille opération, et depuis Tchernobyl, il y a moins d’amateurs pour aller risquer leurs peaux dans ce genre d’opération.

Toujours au sujet du réacteur n° 3, un responsable de Tepco à déclaré à l’AFP : « il est possible que la cuve contenant les barres de combustible dans le réacteur n°3 soit endommagé ». Ce qui est une litote.

La rupture de la cuve du réacteur pourrait alors déclencher une réaction en chaine catastrophique. lien

« On n’avait pas eu de mauvaises nouvelles depuis plusieurs jours, aujourd’hui, on en a une » à déclaré Jean Jacques Dumont, commissaire de l’ASN (Autorité de sureté nucléaire française).

Thierry Charles, directeur de la sureté des installations décrit la situation : « les efforts de Tepco pour refroidir le cœur des réacteurs 1,2 et 3 n’ont pas été suffisants pour empêcher leur fusion, au moins partielle. Les barres de combustible cassent, faisant fondre les gaines, ce qui crée un mélange de fusion, le corium. Dans cette hypothèse, celui-ci se dépose dans le fond de la cuve en acier et la fait fondre. Il s’écoule alors sur l’enceinte de confinement en béton, produisant des gaz explosifs. La vapeur d’eau qui remplit l’enceinte est censée empêcher toute déflagration au contact de l’air (…) l’enceinte de confinement en béton, précédemment endommagée est « fuyarde » l’hypothèse d’une explosion au contact de l’air n’est donc pas à exclure ». lien

Quant au réacteur n° 2, une grosse « fissure » d’une vingtaine de centimètre de large à été découverte sur une structure du réacteur, et l’eau radioactive s’échappe directement dans la mer.

Un « responsable » de TEPCO à déclaré «  le 1er avril, vers 9h30, les ouvriers ont découvert que de l’eau d’une radioactivité de 1 000 mSv/h s’écoulait dans la mer par cette fissure ». lien

André-Claude Lacoste, président de l’ASN confirme que la pollution radioactive s’étend bien au-delà d’un rayon de 100 km autour du site, (lien) mais les autorités japonaises n’entendent toujours pas élargir la zone d’exclusion, toujours fixée à 20 km autour du site. lien

Sur cette image, on voit que l’élargissement de la zone pourrait concerner l’évacuation de près de 47 millions d’habitants.

D’autant que l’autre centrale, celle de Fukushima Daini, située à 10km de Fukushima Daiichi, semble connaitre quelques problèmes à son tour. lien

Chez nous, en France, même si l’IRSN affirme que les quantités de radioactivité présentes dans l’air sont infimes, il ne faut pas oublier que ce « nuage » ne passe pas au dessus de nos têtes un seul jour, mais passe en continu tant que les réacteurs japonais continuent de cracher leur pollution. lien

Pour voir le résultat des balises IRSN, c’est.

En Allemagne, les résultats semblent plus précis. lien

La CRIIRAD rappelle aussi que les balises de l’IRSN ne sont pas assez performantes pour mesurer précisément toute la radioactivité.

Par contre, il existe une soixantaine de balises positionnées à plusieurs endroits de la planète, lesquelles sont bien plus efficaces, mais dont les résultats restent confidentiels, malgré les demandes réitérées de la CRIIRAD de les rendre publiques, laquelle vient de lancer une pétition pour obtenir gain de cause. lien

De plus, la pluie tombée ces dernièrs jours a manifestement plaqué les particules radioactives sur le sol, et cette pollution s’accumulant jour après jours dans les plantes, notamment celles à larges feuilles (salades, épinards…) pourrait bien atteindre et dépasser la norme autorisée. lien

Pour mémoire, sur ce lien, les normes fixées par la commission européenne qu’il ne faut pas dépasser, en ce qui concerne la viande, ou les légumes, tout en rappelant que la norme n’empêche pas le danger.

Corine Castanier, directrice de la CRIIRAD s’étonne aussi que les pilules d’iode stable n’aient pas été distribuées dans un rayon de 100 à 150 km autour de la centrale. lien

Rappelons qu’à Tchernobyl, il n’y avait qu’un seul réacteur, et que la distance avec Paris était de 2000 km, or nous sommes à 9 500 km de Fukushima, mais il y a beaucoup plus de réacteurs en difficulté, et dans le réacteur n° 3 il y a du plutonium, ce qui est beaucoup plus préoccupant que le césium de Tchernobyl. lien

Restons en France, 1 107 incidents nucléaires on été comptabilisés en 2010, on apprend qu’un moratoire, refusé par Nicolas Sarközy, serait demandé par l’ASN en ce qui concerne l’EPR de Flamanville (lien), l’Allemagne, la Suisse, et le Conseil régional de Franche Comté ayant demandé l’arrêt immédiat de Fessenheim. lien

Denis Baupin, maire adjoint de Paris accuse Nicolas Sarközy d’aveuglement scientiste. lien

Une pétition pour la fermeture immédiate de Fessenheim est lancée sur ce lien.

Angela Merckel s’est définitivement prononcé pour sortir l’Allemagne du nucléaire. lien

Les Suisses qui exigent la fermeture de la centrale allemande Beznau1 pourraient obtenir facilement gain de cause. lien

L’Espagne, pour sa part, a définitivement tourné la page du nucléaire puisque pour la première fois l’ensemble des énergies renouvelables ont fourni 42,2% de l’énergie consommée. lien

L’Afrique emboite le pas au mouvement, en annulant une commande de centrale atomique flottante. lien

La Suisse a mis ses centrales à l’examen et les résultats des rapports remis à l’inspection fédérale de la sécurité nucléaire suisse, seront communiqués début mai. lien

Quant à l’opération « Tchernobyl day », lancée le 2 avril, jusqu’au 26 avril, il est probable qu’elle sera couronnée de succès. lien

Nul ne sait ce qui nous attend demain, car comme dit mon vieil ami africain : « ne crache pas dans le puits, il se peut que tu aies besoin d’en boire l’eau un jour ».

L’image illustrant l’article provient de « over-blog.com »

Article source olivier cabanel pour agoravox

Et un autre article en Anglais que j’ai traduit et arrangé

Présence deTellurium 129 et redémarrage involontaire à Fukushima

Pour ceux se demandant juste pourquoi TEPCO et le Japon en général, ne se sont pas précipités pour recouvrir le réacteur dans un sarcophage concret, c’est que jusqu’ici ils n’en voyaient pas l’utilité. A présent ils pensent qu’il est inutile de retarder le moment inévitable de sarcophagation,
Voici Arnie Gunderson de Fairewinds et Associés expliquant que maintenant il y a la preuve définitive, avec la détection de Tellurium 129 et une plus grande concentration d’Iode 131 dans le Réacteur 1, que le réacteur subit maintenant des événements sporadiques de recriticality (redémarrage). Autrement dit, la réaction de fission reprend toute seule et sans aucune supervision, ni contrôle, en émettant des bielles à neutrons non détectables qui irradient tout, et le personnel est toujours sur le site. En ce moment ces événements recritiques (de redémarrages) sont isolés, bien que la détection soit les prémisses qui montrent qu’une forme de seuil critique a été atteint qui fait craindre, un effet boule de neige (réaction en chaine) complet qui nous entrainerait vers un deuxième Chernobyl, si rien d’autre n’est tenté. Nous savons maintenant pourquoi les autorités sont pressées d’ enterrer le tout littéralement sous le sable. Parce qu’au moins quelques milliers de tonnes de béton fourniront un butoir modeste à la quantité sans précédent de radiations, avant que celles-ci ne frappent l’environnement.
Enfin, à tous ceux qui espéraient que le refroidissement du combustible serait suffisant et que si l’usine était abandonnée assez longtemps, les choses s’amélioreraient, ils sont obligés d’admettre que maintenant ça va très mal. Nous pouvons seulement espérer que le résultat cette fois, sera plus probant, que tous les essais fait auparavant pour rétablir la situation, qui ont tous lamentablement échoués.

Original: de Tyler Durden sur le site de zerohedge.com

Tellurium 129 Presence Is Proof Of Inadvertent Recriticality At Fukushima

  • La GUERRE SECRETE de la C.I.A. – Catastrophe Nucléaire au JAPON : Point sur la situation. Mondialisation.ca, Le 4 avril 2011 – Réseau : Sortir du Nucléaire – 2 Avril 2011.

    EXTRAIT : Catastrophe nucléaire au JAPON :
    3 réacteurs nucléaires et 4 piscines de combustible usé sans systèmes de refroidissement depuis 22 jours.
    Le séisme, puis le tsunami qui ont frappé le Japon le 11 mars 2011 ont entraîné la défaillance de plusieurs des réacteurs nucléaires de deux centrales situées dans la région de Fukushima, à environ 250 km au nord de Tokyo.
    La situation au 2 avril 2011 : Fukushima.
    Le 2 avril Tepco, l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, a annoncé la découverte d’une fissure sur une structure en béton du réacteur n° 2 et indique que de l’eau radioactive s’écoule en mer.
    Selon lui la radioactivité mesurée à cet endroit est de 1.000 milliSieverts par heure. [Source]
    Le 31 mars, le taux d’iode 131 relevé à 300 m au large de la centrale de Fukushima était de 4 385 la norme admise. Une contamination en augmentation dramatique puisqu’elle atteignait 3 355 fois la norme mercredi 29 mars.[Source]
    Le 31 mars, l’AIEA a indiqué avoir relevé un niveau de contamination des sols à l’iode 131 et au césium double au seuil d’évacuation, à 40 km de la centrale de Fukushima. [Source]
    D’après les autorités japonaises, 500 à 600 personnes œuvrant à la stabilisation des réacteurs seraient présent 24/24h sur le site de la centrale de Fukushima dans des conditions sanitaires exécrables. D’après la mère de l’un de ces travailleurs, les ingénieurs et ouvriers qui interviennent sur les installations nucléaires sont conscients que leur surexposition aux radiations les condamne à une mort certaine dans les semaines à venir. [Source]
    D’après la presse japonaise, les travailleurs engagés sur le site de la centrale de Fukushima ne seraient pas tous équipés de compteurs de radiation, ce qui rendrait impossible pour certains de déterminer leur exposition exacte à la radioactivité. Tepco a reconnu l’insuffisance des matériels mais a affirmé que les personnels non-équipés étaient ceux les moins exposés. [Source]

    La catastrophe Nucléaire dans le Monde :
    Le 1er avril, des traces de radioactivités ont été relevées à Moscou, en Russie. Alors qu’elles sont composées d’iode-131, de césium-134, de césium-137 et de tellurium-132, les autorités sanitaires russes ont indiqué que cette radioactivité « ne posent pas de problèmes de santé publique ». [Source]
    Le 30 mars, à l’occasion de la présentation du rapport annuel sur la sûreté nucléaire, André-Claude Lacoste, directeur de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), a reconnu devant le Parlement que « personne ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’accident nucléaire en France ». Il a par ailleurs indiqué ne pas exclure un moratoire sur le chantier de l’EPR de Flamanville, jugé « très compromis ». Un responsable régional de l’ASN a par ailleurs fait part de ses doutes sur la réalisation de l’EPR de Penly (Seine-Maritime), qui n’a pas encore été décidée. [Source]
    Le 1er avril, des représentants de plusieurs cantons suisses ont rencontré à Bâle Philippe Richert, le président du Conseil régional d’Alsace, afin de réclamer officiellement la fermeture de la centrale de Fessenheim. Le 21 mars, le préfet de Fribourg avait déjà reproché devant la Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS) de Fessenheim, la non-prise en compte de la combinaison du risque sismique et de la rupture de la digue du Canal d’Alsace qui surplombe la centrale.
    Par ailleurs, des députés verts du Parlement du Bade-Wurtemberg, en Allemagne, ont demandé au commissaire européen à l’énergie, Günther Oettinger, d’obtenir auprès des autorités françaises l’arrêt immédiat de Fessenheim. La semaine dernière, le Conseil régional de Franche-Comté avait déjà adopté une motion en ce sens. [Source]
    200 à 300 sans-abris japonais auraient trouvé refuge dans la centrale d’Onagawa (3 réacteurs à eau bouillante), à 120 km au nord de Tokyo, seul bâtiment encore debout après le passage du tsunami. Un incendie s’était déclenché dans cette centrale après le raz-de-marée. Aujourd’hui à l’arrêt, l’exploitant assure que les réacteurs sont sous contrôle. [Source]

    L’économie de l’industrie nucléaire :
    Le 31 mars, au cours de sa visite au Japon, Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il organiserait en mai prochain une réunion du G20 pour discuter de la sûreté nucléaire. Il a également plaidé en faveur de normes de sûreté internationales. Une réglementation qui devrait favoriser commercialement l’EPR, dont les promoteurs prétendent que son prix élevé se justifierait par une sûreté accrue. [Source]
    D’après les autorités ukrainiennes, il manquerait quelques 600 M€ aux 1,5 Md€ nécessaires à la construction d’un nouveau sarcophage pour la centrale de Tchernobyl. Cette somme devra abonder un fond géré par la Banque Européenne de Reconstruction et de développement (BERD), et financera un chantier remporté en 2007 par un consortium composé de Bouygues et Vinci. [Source]
    © Droits d’Auteurs , Réseau Sortir du Nucléaire, 2011.
    L’Adresse U.R.L. de cet article est :

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24121

  • moi aussi j’ai un blog sur ce que je penses de la tragédie du japon

  • Lugo

    « Corine Castanier, directrice de la CRIIRAD s’étonne aussi que les pilules d’iode radioactif n’aient pas été distribuées dans un rayon de 100 à 150 km autour de la centrale. »

    Vous devriez relire ce que vous écrivez car vous allez finir par vous retrouver sur le Wall of Shame (http://jpquake.wikispaces.com/Journalist+Wall+of+Shame).
    Les pilules ne contiennent pas d’iode radioactif mais de l’iode stable.

  • Merci Lugo c’est rectifié!, je fais attention mais une erreur peut toujours m’échapper, cet article n’est pas de moi, je vais essayer de contacter l’auteur.

    @denf6 Pourquoi n’as tu pas mit le lien?, c’est sympa de partager.

  • Très bon article quoiqu’il en soit, un bon résumé de la situation. Quand à Denf6, son blog se trouve ici: http://denf6.wordpress.com/ mais il est privé, une invitation est requise pour le voir:
    « Le bloghttp://denf6.wordpress.com a été marqué comme privé par son propriétaire. Il faut que vous ayez été invité, pour le voir. Pour plus d’informations sur les paramètres de confidentialité, visitez notre site de support. »

  • Eric

    D’après les médias Français,TEPCO dévisse en bourse en raison du rejet dans l’océan des 11500 tonnes d’eau faiblement radioactive.

    Ce ne serait pas plutôt à cause de ça ?

    Tokyo Electric Power Company says it detected 300,000 bequerels of iodine-131 per 1 cubic centimeter, or 7.5 million times higher than the legal limit in samples taken around the water intake of the No. 2 reactor at 11:50 AM on Saturday.

    It also found 200,000 bequerels or 5 million times higher than the limit in samples taken at 9AM on Monday.

    Monday’s sample also shows 1.1 million times higher than the national limit of cesium-137 whose half-life is 30 years. …

    TEPCO official: Levels of radioactivity in No. 2 “exceeded the upper reading limit of the gauge.”
    2.9 billion becquerels of radioactivity; 10,000,000 times usual level of water in the reactor.

    source :
    http://enenews.com/tepco-official-admitted-radioactivity-2-exceeded-limit-gauge-video

  • Teijasa

    Voltigeur, bravo et merci pour le travail de recherches et d’information !
    Je suis en pétard, je me sens impuissante … l’indifférence ou l’inconscience générale me trouble !

    Le JT de Miss Blonde sur TF1 m’a horripilé je viens de pousser une gueulante sous le JT de hier soir …

  • Merci! pas facile de débroussailler, je suis scandalisée par cette façon d’informer, nous sommes adultes et devrions avoir notre mot à dire.
    On nous gave avec la Lybie, (ils ont décidé tout seuls cette « intervention »),alors que tout est en train de partir en biberine, au lieu d’essayer de trouver des alternatives (qui existent) on nous serine qu’on ne peut pas se passer du nucléaire, que c’est propre, on fait tout pour détruire, au lieu de construire…pour faire plaisir et protéger les intérêts d’Areva, Alstom etc…C’est du foutage de gueule complet! nos enfants, sur des générations, devront gérer, tout les déchets dont on ne sait que faire, tu parles d’un héritage………….. :(

  • noonoo12

    Un lien très intéressant sur le voyage des radio-éléments rejetés en mer dans le futur : http://www.enerzine.com/2/11741+japon—les-impacts-des-rejets-radioactifs-en-mer+.html

  • Pierre

    Pendant ce temps partout dans le monde le lobby nucléaire comble de faussetés l’esprit de ceux qui nous gouverne en leur disant de nous répéter que tout va bien, dormez en paix cher peuple plutôt que de nous préparer devant une probable catastrophe humaine qui est à nos portes.

  • Deux articles traduits en brut avec google translate, je n’ai pas prit le temps de corriger le texte:
    contrôler le rayonnement des végétaux dit niveaux incommensurables
    Un moniteur de rayonnement à l’usine de Fukushima Daiichi troublée nucléaire dit il ya les travailleurs exposés à des niveaux de rayonnement incommensurable.
    Le moniteur a dit NHK que personne ne peut entrer dans l’usine n ° 1 à 3 bâtiments du réacteur en raison des niveaux de rayonnement sont si élevés que les dispositifs de surveillance ont été rendus inutilisables. Il a dit que même les niveaux de l’extérieur des bâtiments dépasser 100 millisieverts dans certains endroits.
    Piscines et cours d’eau contaminée par les radiations de haut niveau sont trouvés dans l’établissement.
    Le moniteur a dit qu’il prend des mesures dès qu’il trouve de l’eau, parce qu’il ne peut déterminer s’il est contaminé juste en le regardant. Il a dit qu’il est très préoccupée par la sécurité des travailleurs là-bas.
    L’eau contaminée et les efforts pour éliminer l’ont été retardées par le travail bien nécessaire pour refroidir les réacteurs.
    Le moniteur a exprimé sa frustration, en comparant la situation à la recherche d’une montagne que l’on a à monter, sans avoir fait un pas vers le haut.
    Mardi 5 avril 2011 19:51 0900 (JST)
    Source: http://www3.nhk.or.jp/daily/english/05_38.html

    Un total de 60.000 tonnes d’eau radioactive est considérée comme les inondations au sous-sol des bâtiments du réacteur et des tranchées souterraines qui y sont connectés à la centrale de Fukushima touchés par la crise nucléaire, le ministre de l’Industrie, a déclaré mardi, ajoutant que son exploitant ne sera plus tard supprimer le travail de récupération de liquide obstruction .

    Tokyo Electric Power Co., qui gère la station de Fukushima Daiichi pouvoir, a commencé le dumping de bas niveau d’eau radioactive lundi comme une étape d’urgence pour assurer la place pour le stockage de l’eau plus fortement contaminés. L’utilitaire appelé TEPCO a pour objectif de disposer d’un total de 11.500 tonnes d’eau contaminée par de bas niveau ce week-end.

    A midi, mardi, un 3.430 tonnes de cette eau radioactifs de faible activité ont été déversées dans l’océan Pacifique de l’usine sur la côte, TEPCO a dit.

    Ministre de l’Industrie Banri Kaieda a soutenu que la contamination de la mer d’être causés par l’élimination ne pose aucun risque sanitaire majeur, mais s’est excusé d’avoir soulevé des inquiétudes parmi le public, notamment des pêcheurs.

    La sûreté nucléaire et industrielle de l’Agence a déclaré les 60.000 tonnes d’eau – 20.000 tonnes de chacun des bâtiments n ° 03/01 du réacteur et des tranchées – seront stockés dans des réservoirs dans les unités, une installation d’élimination des déchets nucléaires sur le site, un île artificielle flottante appelée »megafloat, »US Navy et de barges citernes provisoire.

    Le complexe d’élimination des déchets nucléaires peut accueillir 30.000 tonnes d’eau par exemple, mais il faudra un certain temps avant de pouvoir stocker les liquides en raison TEPCO vais essayer de faire en sorte que l’eau radioactive ne sera pas divulgué de l’installation à l’aide d’agents d’enrobage, a indiqué l’agence.

    Les réservoirs provisoires seront expédiés à l’usine de Fukushima d’ici la fin de ce mois, il a ajouté.

    Pendant ce temps, TEPCO a commencé à travailler mardi après-midi pour arrêter la fuite dans la mer de l’eau hautement radioactifs croit être originaires du noyau de la n ° 2 du réacteur, où les barres de combustible ont partiellement fondu.

    L’eau contenant des substances radioactives d’iode-131 plus de 10.000 fois la limite de concentration juridique a été une fuite provenant d’une fosse balnéaire de craquage relié à la n ° 2 bâtiment de la turbine du réacteur.

    Dans une nouvelle conclusion, TEPCO a annoncé mardi un échantillon d’eau de mer prises samedi près de la prise d’eau du réacteur n ° 2 a montré la concentration d’iode-131 à 7,5 million de fois le niveau maximal autorisé par la loi.

    Pour arrêter l’écoulement de l’eau radioactive, l’opérateur va injecter » »un verre d’eau ou de silicate de sodium dans les zones sous gravier fond de la fosse, où l’eau radioactive est considéré comme suinte à travers, selon l’agence.

    L’utilitaire a tenté de bloquer la fuite d’eau radioactive en béton et en absorbant l’eau des matériaux polymères, mais ses efforts ont été vains jusqu’à présent.

    TEPCO a également versé dans les agents de bain blanche pour tracer l’itinéraire de la fuite, mais l’eau colorée n’était pas sorti de la fosse bord de mer, laissant la voie de la contamination inconnue.

    Enlèvement de l’eau contaminée est nécessaire pour réduire le risque de travailleurs exposés à des substances radioactives et de faciliter les efforts visant à rétablir les fonctions vitales de refroidissement pour refroidir les réacteurs et a passé les piscines de combustible nucléaire sur le site, qui a été ravagé par le tremblement de terre dévastateur Mars 11 et le tsunami .

    L’utilitaire a été coulée d’énormes quantités d’eau dans les réacteurs et leur combustible nucléaire piscines passé comme une mesure palliative pour les refroidir, parce que de graves dommages à des barres de combustible de la surchauffe pourrait conduire à la libération d’énormes quantités de matières radioactives dans l’environnement .

    Toutefois, la mesure est considérée comme liée à la fuite éventuelle de l’eau fortement contaminée par les réacteurs.

    == Kyodo
    Source: http://english.kyodonews.jp/news/2011/04/83228.html

  • Et en direct de CNN:
    Lectures des échantillons prélevés samedi dans la fosse de béton à l’extérieur du bâtiment de la turbine du réacteur n ° 2 – l’un des six à la crise usine proie – avait rayonnement 7,5 millions fois les limites légales, a déclaré un fonctionnaire de TEPCO. résultats les plus récents, à partir de mardi après-midi, ont montré une baisse importante de 5 millions de fois la norme.
    http://edition.cnn.com/2011/WORLD/asiapcf/04/05/japan.nuclear.reactors/?hpt=T2

  • Une video interessante de l’interview du patron de la criirad

  • Eric

    Je voulais remercier la TSR qui donne encore des informations quotidiennes sur la catastrophe Japonaise contrairement à nos bonnes vieilles chaînes nationales pour qui
    Fukushima n’existe déjà plus.

    http://www.tsr.ch/info/dossiers/2011/seisme-au-japon/

    Vive la France et sa transparence.

  • Erzog

    Fukushima est derrière un voile médiatique, la Libye, la Cote D’ivoire… Il faut arrêter les centrale nucléaires partout, tout de suite ! merci pour les infos.

  • Attention, c’est du lourd!!!
    Il ont un drôle de sens de l’humour, chez Tepco… Le vice-président a fait savoir lundi que sa firme renonçait à agrandir sa centrale nucléaire de Fukushima Daiichi… L’opérateur, qui alimente la région de Tokyo (38 millions d’habitants et 70% du PIB japonais) a déposé une demande en mars dernier pour ajouter deux réacteurs aux six qui étaient en état de marche avant le séisme et le tsunami.

    Vous voulez la meilleure? Selon l’agence Kyodo, le plan d’extension a été soumis par Tepco APRES l’accident… Car il fallait se dépêcher avant la clôture de l’année fiscale 2010, le 31 mars. Inutile de dire que les autorités de la préfecture de Fukushima, qui se coltinent la gestion des évacués «nucléaires», en plus des cadavres et des réfugiés du séisme/tsunami, n’ont pas apprécié. Lundi, le vice-président de Tepco a donc fait savoir que sa firme a changé d’avis. «Nous pensons maintenant qu’il est impossible d’ajouter des réacteurs», a expliqué Takashi Fujimoto, qui doit se sentir très très seul pour affronter les médias et le gouvernement japonais, vu que son patron s’est fait porter pâle depuis le 13 mars dernier…
    Denis Delbecq
    Source: http://effetsdeterre.fr/2011/04/04/tepco-a-demande-%E2%80%94apres-laccident%E2%80%94-dagrandir-sa-centrale/

  • Au dernières informations, ça serait 10.000 tonnes d’eau qui ont été relâchées dans l’océan et ce n’est pas prêt de s’arrêter vu l’état catastrophique de la situation sans compter les tonnes de vapeur radioactives qui se disperssent sur la planète.

    Pour la France, faut dire que c’est un peu compliqué de sortir du nucléaire. Le pays a investi beaucoup d’argent pour les centrales de nouvelle génération (EPR) qu’il voudrait bien voir fructifier.

    Maintenant, quand on voit les dégâts d’un accident, on se dit que même financièrement, le coût des énergies renouvelables est largement inférieur à celui d’une catastrophe sans compter les vies humaines épargnées.

    Rappelons que même à 9500 kms de Paris, Fukushima va avoir des répercussions chez nous. Ne serait-ce que parce que le Japon soit la troisième puissance économique mondiale. Les dégâts vont créer un désordre économique qui vont avoir des répercussions sur la France (on assiste déjà à la rupture d’approvisionnement de certains composants électroniques).

  • NOUS SOMMES CUITS : (Cacher ne sert plus) !
    SPREAD THE TRUTH du 8 Avril 2011.
    «C’est homérique, et ce n’était pas un accident ».
    Merci à bistrobarblog pour la traduction
    Source :
    http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/04/article-tres-important.html

  • JAPON : Un Ministre se rend pour la première fois à FUKUSHIMA.

    Catastrophe | Pour la première fois depuis le début de la crise, un membre du gouvernement japonais s’est rendu à la centrale de Fukushima pour rencontrer les ouvriers qui œuvrent jour et nuit pour éviter une aggravation de la catastrophe.
    © KEYSTONE | De l’aveu du gouvernement, la situation à Fukushima reste « instable ».
    Liens en relation avec l’article :
    Tsunami au Japon : le désarroi des sinistrés handicapés

    TRIBUNE DE GENEVE.ch – 9.04.2011 – 11:30
    Le Ministre japonais de l’Industrie s’est rendu samedi à la centrale de Fukushima, pour la première visite d’un membre du gouvernement depuis le début de la crise.
    Les Autorités ont également renforcé les normes de sécurité dans les centrales nucléaires.
    Le ministre Banki Kaieda était vêtu d’une combinaison spéciale pour rencontrer les ouvriers et techniciens présents sur le site opéré par Tokyo Electric Power (Tepco).
    Il est resté 45 minutes sur place. «Il a salué les équipes qui travaillent là-bas et les a remerciés pour leur tâche difficile», a précisé un porte-parole du Ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie.
    M. Banki s’est également rendu au «J-Village», un vaste complexe sportif qui sert de base arrière au personnel travaillant sur la centrale.
    Ces bâtiments sont situés à l’intérieur de la zone d’exclusion de 20 km autour du site d’où les habitants ont été évacués en raison des niveaux élevés de radioactivité.
    Quatre des six réacteurs de la centrale ont été endommagés après le séisme et le tsunami du 11 mars.
    Tous les circuits d’alimentation électrique et de refroidissement sont tombés en panne, y compris les générateurs de secours.
    Les barres de combustible ont alors commencé à chauffer et à fusionner, provoquant des explosions qui ont elles- mêmes entraîné des fuites d’eau radioactive.
    L’arrosage intensif des installations avec de l’eau de mer, puis de l’eau douce, a permis de stopper le processus infernal de fusion, mais les travaux de rétablissement de l’électricité et des pompes de refroidissement avancent très lentement, en raison notamment de la présence d’eau fortement radioactive dans les bâtiments.
    Sécurité renforcée :
    Afin de prévenir ce genre d’accident, l’Agence de sûreté nucléaire (NISA) japonaise a ordonné samedi à tous les opérateurs de centrales nucléaires de prévoir au moins deux générateurs fonctionnant au diesel pour chaque réacteur, même pour ceux qui sont à l’arrêt en cours de refroidissement.
    Selon les normes de sécurité actuelles, les opérateurs n’étaient tenus de prévoir qu’un seul générateur de secours pour les réacteurs à l’arrêt.
    Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a reconnu que la situation à Fukushima restait «instable» et a jugé difficile dans ces conditions de prévoir un calendrier pour le démantèlement de la centrale.
    Le groupe japonais Toshiba s’est proposé pour débarrasser la région des six réacteurs en seulement dix ans.
    Le déversement d’eau se prolonge :
    Par ailleurs, le déversement d’eau radioactive dans l’océan Pacifique devait se poursuivre jusqu’à dimanche aux abords de la centrale nucléaire, au lieu de samedi comme prévu initialement, a indiqué la NISA.
    Les opérations ont pris du retard en raison notamment de la forte réplique sismique enregistrée jeudi soir.
    L’opérateur de la centrale, Tepco, dit continuer à injecter de l’azote dans l’un des réacteurs endommagés pour éviter de nouvelles explosions dues à une trop forte concentration d’hydrogène et susceptibles de libérer des particules hautement radioactives.
    L’accident a suscité une vague d’inquiétude à travers le Monde, notamment dans les pays de la région.
    La Chine a étendu samedi son embargo frappant certaines denrées alimentaires provenant du Japon. Cette Décision concerne les produits agricoles fermiers et le fourrage de douze Préfectures, contre cinq précédemment.
    Le bilan, toujours provisoire, de la Police Nationale s’établissait samedi à
    **12’915 morts confirmés et
    **14’921 disparus, dont les corps ont probablement été emportés au large par le tsunami.
    Les Autorités ont dénombré 82 orphelins, mais ce nombre devrait augmenter.