À peine entrée en vigueur la nouvelle trêve est violée par les FAU, et Kiev veut négocier seule pour résoudre le conflit du Donbass…

La situation dans le Donbass est explosive et, au lieu d’apaiser les tensions, Kurt Volker qui représente les USA en Ukraine, n’en fini pas de vouloir, que la Russie « retire d’Ukraine, des troupes inexistantes ». Dans ce contexte et avec la promesse de livrer des armes létales à Kiev, on ne peut que craindre une montée en puissance du conflit, avec en filigrane, le souhait par « l’empire » que la Russie passe la frontière. Puisqu’il n’y a pas de troupes russes dans le Donbass, c’est la seule explication plausible. Si ça explose, ayez conscience que, c’est en Europe que les USA déclencheront, un énième conflit. Tout ça pour les ressources gazières ?

Malgré l’entrée en vigueur d’une nouvelle trêve aujourd’hui 25 août à minuit, et la rencontre qui a eu lieu entre Kurt Volker (représentant américain en Ukraine) et Vladislav Sourkov (conseiller de Vladimir Poutine) le 21 août, la paix ne se profile toujours pas à l’horizon pour le Donbass. Les optimistes s’étaient réjouis de cette rencontre entre Volker et Sourkov, les discours positifs à l’issue de cette rencontre ayant laissé supposer que cela aboutirait à quelque chose de constructif.

Mais pour ceux qui avaient analysé un tant soit peu qui est Volker (les réalistes), et ses positions sur ce dossier, le nouvel échec qu’est cette énième trêve n’a rien d’étonnant. Même après sa rencontre avec Sourkov, ce monsieur déclarait pour la chaîne TV russe Docht, que la Russie devait retirer ses troupes du Donbass, alors qu’elles n’y sont pas…

En entretenant ainsi la rhétorique délirante de Kiev sur l’agression russe imaginaire, M. Volker encourage l’Ukraine dans son délire russophobe, et son attitude belliqueuse. Le défilé hier de troupes de l’OTAN (entre autre américaines, britanniques, canadiennes et polonaises), et la présence de James Mattis (Secrétaire américain de la Défense) pour le jour de l’indépendance de l’Ukraine, indiquent clairement que l’Ukraine n’est plus qu’une colonie américaine, que les États-Unis veulent envoyer au charbon contre la Russie.

Les déclarations de Mattis sont d’ailleurs tout aussi délirantes que celles de Volker sur le fait que la Russie aurait accepté de retirer ses troupes et de respecter le cessez-le-feu dans le Donbass. Et ce alors que la Russie n’est que garante des accords de Minsk et non partie prenante, et que la Russie a toujours dit et redit ce qui est un fait : les troupes russes ne sont pas présentes dans le Donbass. D’ailleurs en plus de trois ans de conflit, les États-Unis n’ont jamais apporté la preuve du contraire. On voit donc mal comment la Russie pourrait annoncer retirer des troupes qui ne se trouvent pas dans le Donbass !!!

La déclaration de Mattis sur les 175 millions de dollars d’aide militaire que les États-Unis veulent fournir à l’Ukraine, et le fait qu’il promette de pousser le gouvernement américain à fournir des armes létales à Kiev, a encouragé Porochenko à tenir un nouveau discours belliqueux promettant de repousser l’agresseur si ce dernier tentait une offensive. Sauf que le seul agresseur dans le Donbass qui tente des offensives, et qui se fait repousser, c’est l’armée ukrainienne.

Ce qui a eu lieu hier à Kiev est un très mauvais signal envoyé par les États-Unis à l’Ukraine. Au lieu de freiner Kiev, Washington l’encourage dans son délire agressif. Faisant craindre à beaucoup une reprise rapide des hostilités dans le Donbass.

D’ailleurs la nouvelle trêve n’a même pas tenu une journée. Sur les 37 violations du cessez-le-feu commises par l’armée ukrainienne durant les dernières 24 h contre la République Populaire de Donetsk (RPD), cinq bombardements ont eu lieu cette nuit après minuit, et ont été enregistré par les observateurs du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC). Ces tirs ont été menés, entre autre, avec des mortiers de 82 mm, des lance-grenades, des mitrailleuses lourdes et des armes légères.

La précédente trêve n’était guère mieux respectée. Le bilan des victimes en RPD pendant la « trêve du pain » (du 24 juin au 24 août) est sanglant : 31 morts dont cinq civils, et 41 blessés dont 21 civils. Le bilan en terme de destructions est tout aussi mauvais avec 161 habitations endommagées ou détruites. Sans même parler du nombre de projectiles tirés : 900 obus d’artillerie de 122 mm et 152 mm, et 8 000 obus de mortier et roquettes.

Juste avant l’entrée en vigueur de la nouvelle trêve, l’armée ukrainienne, fidèle à ses mauvaises habitudes, a lourdement bombardé la périphérie de Donetsk, Yassinovataya, et Dokouchaevsk, avec de l’artillerie lourde, des chars d’assaut, des mortiers de 120 mm et des lance-grenades. Les soldats ukrainiens ont chanté l’hymen ukrainien pendant qu’ils tiraient sur la périphérie de Yassinovataya.

Le bataillon néo-nazi « Donbass », stationné à Maryinka, a poursuivi les tirs dès ce matin 7h, sur le district de Petrovskyi à Donetsk, à coup de lance-grenades et d’armes légères. Résultat un civil de 61 ans a été blessé par balle au thorax et a dû être emmené à l’hôpital.

Encouragée par ses patrons américains à poursuivre dans son délire, l’Ukraine en perd toute raison, et tout sens commun. Ainsi, l’ex-président ukrainien, Leonid Kravtchouk, a proposé ni plus ni moins que d’exclure la RPD et la RPL des négociations à Minsk, ainsi que la Russie, et a déclaré que le processus même de Minsk pouvait être abandonné. Les accords de Minsk étant la seule solution pacifique de résolution du conflit dans le Donbass, le message est clair : l’Ukraine veut résoudre le conflit par la guerre et seulement par la guerre.

« Le processus de Minsk peut être abandonné, il doit être complètement modifié, élargi, et les pouvoirs et composition des participants doivent être changés. Ni la RPD ni la RPL ne devraient y être. Tant qu’ils y participent, la Russie dit qu’une guerre civile a lieu chez nous. Nous devons retirer à la Russie la plate-forme légale de Minsk pour qu’elle ne puisse pas utiliser le processus de Minsk contre l’Ukraine, » a ainsi déclaré Kravtchouk lors d’une conférence de presse.

La réponse du chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko ne s’est pas faite attendre :

« La proposition que Kravtchouk a faite sur l’exclusion de la RPD et de la RPL du processus de Minsk est au-delà du bon sens.

Néanmoins la partie ukrainienne commet souvent cette erreur. Qu’est-ce qui se passe en réalité ? Il y a un conflit armé provoqué par Kiev dans le Donbass. C’est-à-dire que le conflit a deux parties – l’Ukraine d’un côté et la RPD et la RPL de l’autre. Il y a des médiateurs internationaux, dont la tache est d’aider les deux parties du conflit à le résoudre : la Russie, l’Allemagne, la France et l’OSCE. Il y a l’accord des deux parties pour résoudre le conflit avec l’aide des médiateurs – c’est le processus de Minsk. Et il y a une plate-forme dans laquelle cette résolution du conflit est discutée – c’est le groupe de contact à Minsk. C’est ça la logique de la résolution du conflit. Et qu’est-ce que la proposition de Kravtchouk envisage ? L’exclusion de l’une des parties du processus de résolution du conflit entre les deux parties ? Eh bien, c’est une absurdité.

Kravtchouk me rappelle le personnage de Gueorguy Vitsine dans le film Opération Y, qui retire les pots inférieurs de la pyramide de pots de chambre, provoquant l’effondrement de la pyramide.

J’ai dit à plusieurs reprises que le processus de Minsk pourrait être changé seulement si cela va vers une plus grande efficacité. Par exemple le convertir au format 2 + 3 ou plus, où deux sont les parties du conflit, c’est-à-dire l’Ukraine et les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk, et trois sont les intermédiaires, c’est-à-dire, la Russie, l’Allemagne et la France. Le nombre d’intermédiaire pourrait être augmenté si cela est considéré comme opportun. Par exemple, 2 + 5, comme cela a été fait à l’époque pour résoudre le conflit transnistrien. Mais cela doit être une solution commune, décidée par l’ensemble des participants actuels au processus de résolution.

À la fin, si vous imaginez dans un mauvais rêve que Donetsk et Lougansk sont exclues du processus de résolution, alors avec qui l’Ukraine est-elle en conflit ? Qui est la deuxième partie ? La Russie ? Et est-ce que Kiev est prête à reconnaître officiellement cela et à déclarer ainsi la guerre à la Russie ? Non, bien sûr, le régime de Kiev n’a pas les tripes de déclarer la guerre à la Russie. Ils ne feraient que la déclarer le matin, et se rendraient le soir, en comptant sur le fait que la Russie résoudra tous les problèmes de l’Ukraine, » a ainsi déclaré Alexandre Zakhartchenko.

Pour le chef de la RPD, l’Ukraine déclenchera les hostilités dans le Donbass dès qu’elle recevra des armes létales de la part des États-Unis de manière officielle. Comme la Géorgie en 2008, l’Ukraine est prête à relancer la guerre en se croyant soutenue et protégée par l’OTAN et les États-Unis.

L’Ukraine ferait pourtant bien de se souvenir et de méditer sur cette citation souvent reprise par les autorités de la RPD, et qui est issue de l’histoire de la Russie (dont le Donbass et une bonne partie de l’Ukraine ont fait partie à l’époque impériale) : « Celui qui vient chez nous l’épée à la main, périra par l’épée ».

Christelle Néant pour DoniPress

Traduction (Google) d’un extrait de l’article d’Eduard Popov pour Fort-Russ…

Les Etats-Unis poussent la Russie à abandonner le Donbass en ultimatum
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La participation des États-Unis dans le conflit du côté de l’Ukraine confirme une coopération militaire étroite avec le régime de Kiev. La construction de la base de la marine américaine en ukrainien Ochakov (la ville et le port près de la Crimée russe) et telle que déclarée par le président du Parlement ukrainien Parubiy (21 juin 2017) la création de bases militaires stationnaires de l’OTAN sur le territoire de l’Ukraine Contredit la législation du pays (la constitution de l’Ukraine parle de son statut non-bloc), mais correspond à la logique des actions américaines en Ukraine. À la Maison-Blanche, ils ont probablement décidé de forcer l’Ukraine à se diriger vers la zone d’influence de l’Alliance. L’Ukraine ne devient pas membre de l’OTAN, mais elle se transforme en territoire pour le déploiement de ses bases militaires.
Ainsi, avec les pays baltes, situés près de la capitale nord de la Russie à Saint-Pétersbourg, les bases militaires américaines et de l’OTAN peuvent être à proximité immédiate de la Crimée russe et de Rostov-on-Don (la capitale informelle du sud de la Russie ). La question du temps sera l’organisation d’un coup d’Etat en Moldavie et le déplacement du président Dodon, partisan de l’indépendance du pays. L’annexion de la Moldavie par un membre de l’Alliance, en Roumanie, permettra le déploiement des troupes de l’OTAN sur son territoire.
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L’OTAN prévoit de créer ses propres bases militaires le long du périmètre des frontières occidentales de la Russie, ce qui est entravé par la présence de soldats de la paix russes dans la République moldave de Transniest (Transnistria) située sous l’accord russo-moldave de 1992. Et aussi l’indépendance des républiques populaires De Donbass.
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