Réflexion: Tangente par Zénon…

Une excellente réflexion qui nous est proposée, pleine d’humanisme et de bon sens. Il ne reste plus à ceux qui se réveillent, qu’à vouloir  prendre cette tangente, dont Zénon nous dévoile le scénario. Pour les plus lucides c’est une confirmation, puisqu’ils ont depuis longtemps dérouler les fils de cette addictive illusion. Vous trouverez en téléchargement gratuit chez JBL1960 tous les textes en PDF de Zénon. N’hésitez pas.. Merci Zénon

Tangente

Sortir du piège de la toile d’araignée mondiale

Imaginez une arme d’apparence tellement inoffensive, que vous pouvez la tendre à vos ennemis, et que s’en saisissant, 99% d’entre eux la prennent pour un jouet. Une arme à-même de faire ou défaire aussi bien une révolution qu’une dictature, sans que son usage paraisse au grand jour. Imaginez que cette arme contrôle toutes les infrastructures et la logistique des pays :

les transactions financières, le transport aérien, maritime et routier, la communication dans les entreprises, les dossiers médicaux des citoyens ou même leur vie amoureuse… Une arme qui, par son action omniprésente, attaque et se substitue petit à petit à nos défenses et capacités naturelles, comme notre sens de l’orientation ou notre mémoire. Imaginez qu’elle permette non seulement d’anticiper les réactions de l’ennemi, mais encore de les susciter ; d’insinuer en lui une idée dont il sera certain d’être l’auteur. Une telle arme aurait été le rêve de tous les despotes historiques… Elle est aujourd’hui la réalité d’internet.

Il est certes paradoxal de la part de quelqu’un s’exprimant par ce biais pour la douzième fois de mettre en question le support qui nous réunit… Pourtant, nous qui en usons pour nous instruire, échanger des idées ou informations, n’y trouvons comme n’importe quel autre utilisateur qu’une sorte de miroir déformant de nous-mêmes. Nous recherchons et rencontrons finalement ce qui nous ressemble. Internet produit l’imitation et la parodie de cette occurrence voulant que l’on attire à soi ce qu’on vibre. À cette propriété mentale s’ajoute l’immixtion des algorithmes et de la censure ciblée… Nous projetons notre vision individuelle sur ce que peut être l’ensemble du web. Dans quelle mesure évitons-nous la collective illusion d’optique de croire qu’internet nous rassemble ?

Ce divorce d’avec l’Unicité originelle ; cette manie de tout étiqueter et compartimenter remonterait selon certains à l’Égypte antique, d’autres à Sumer ou à Babylone. Nul n’en n’est véritablement sûr. Nous savons en revanche que l’écriture est d’abord allée de pair avec les mathématiques, et que le Verbe a vite été réquisitionné par les marchands du temple… Tandis que le principe exclusif et manichéen de division prospérait au sein des peuples, aussi bien sous formes de confessions religieuses que d’obédiences politiques, une petite caste d’initiés s’est réservée la connaissance de cette Unité première ; de ses qualités comme de ses usages. Se réclamant toutes inspirées des Mystères d’orient, ces confréries ont fondé leur pouvoir sur l’art de semer le trouble et la division ; d’exploiter les conflits ainsi fomentés entre les peuples tout en sachant se préserver des dommages collatéraux de leurs politiques.

Ce système dualiste, imbibant jusqu’à nos cœurs depuis lors, s’est érigé au fil des siècles et cristallisé en institutions politico-religieuses ; en écoles de dressage, en tribunaux, en croisades. En entreprises coloniales et en génocides par décrets. L’affirmation sans cesse renouvelée que ceux qui nous diffèrent sont nos ennemis a toujours permis et justifié les pires boucheries… À mesure que s’est enraciné plus profondément ce travers d’esprit qui consiste à nous croire séparés du reste du Monde, s’est également solidifiée l’emprise, et élargi le champ de contrôle sur notre libre-arbitre aux mains des dirigeants. Aujourd’hui, une synarchie financière absorbe non seulement toutes les ressources, mais aussi le fruit du labeur de l’immense majorité des habitants de la planète. L’étendue de son pouvoir et la voracité de sa prédation sont tels qu’elle peut décider du jour au lendemain d’éliminer toute une population si ça lui rapporte… Guerres, déportations, famines : du point de vue de la dynamique, toutes les tragédies que nous connaissons traduisent la matérialisation dans les faits d’un « code » de pensée à la base autodestructeur et erroné.

Prenons un exemple concret. Les soi-disant « initiés » connaissent la parenté de l’esprit et de la matière. Ils savent qu’il suffit pour l’un comme l’autre de semer puis d’entretenir et d’attendre avant de récolter. La réalisation des programmations prédictives que sont les prophéties religieuses obéit au même principe : il ne s’agit pas de la volonté d’un dieu ou d’un autre, mais de l’utilisation à mauvais escient par quelques-uns de la magie du Verbe et l’acceptation par le plus grand nombre de leurs paroles comme inéluctables… Le reste relève d’une logique inaccessible aux profanes… N’est-il pas vrai que la partition est bien jouée ?

Si je me suis permis cette digression a priori sans rapport avec le sujet, c’est car internet représente le couronnement de ce rapport binaire que nous entretenons avec les autres et avec nous-mêmes.

Rappelons qu’à l’origine, le net fut un projet conçu et mis en œuvre par la DARPA, c’est-à-dire le département des recherches de la défense US. Très active notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la robotique, l’agence est aujourd’hui l’un des fers de lance des promoteurs du transhumanisme. Ses travaux ont pour visée commune la fusion de l’Humain et de la machine, et pour objectifs d’une part le contrôle absolu des populations soumises, et d’autre part une hypothétique immortalité réservée à l’élite. La DARPA dispose d’un budget relativement limité, mais fonctionne en partenariat avec des investisseurs intéressés par le développement de telle ou telle technologie… Aussi est-il délicat d’évaluer l’envergure de ses expériences. Et même si la diffusion d’internet a été principalement le fait d’acteurs privés, ne croyons pas que l’agence se soit désintéressée du bébé : elle consacre chaque année plusieurs centaines de millions de dollars à la lutte contre la « cybercriminalité ».

D’abord essayé par quelques universités, internet a vu son architecture et le programme de navigation que nous appelons communément « web » développés par des entreprises comme Hewlett-Packard dans la Silicon Valley encore naissante, ou bien des organismes internationaux comme le CERN pour sa branche européenne… À vocation éducative à ses débuts, l’ouverture du net au grand public l’a diffusé comme une trainée de poudre dans les milieux des affaires et de la finance. Dès 1971 est apparu le premier marché boursier informatisé, et de nos jours, les algorithmes permettent le montage illimité de chaînes de Ponzi d’argent virtuel… Au cours des années 90 et 2000, internet a conquis les domaines de l’industrie, de l’information, de la distribution, des services… Il s’est insinué peu à peu dans nos métiers, plus rapide, plus pratique. Et surtout plus rentable au point de souvent s’y substituer. Il s’est également invité dans nos foyers comme une fenêtre ouverte sur le grand Monde, un fidèle compagnon remède à toutes nos lacunes et nos solitudes. Puis de plus en plus sournoisement comme une insensible attirance pour un éternel ailleurs. Fin des années 2000, le net s’est greffé pour beaucoup au téléphone portable… Il ne se passe depuis lors, qu’on le veuille ou non, plus un instant sans qu’il nous accompagne.

Au cours de l’année 2016, le nombre de connexions depuis les tablettes et les téléphones mobiles a dépassé celui depuis les ordinateurs. Entre toutes, notons l’écrasante majorité à destination des réseaux sociaux (2,2 milliards d’utilisateurs par mois), talonnés par les moteurs de recherche, puis par youtube, suivis de l’encyclopédie du consentement et des sites de vente en ligne. Vient ensuite le porno (12% du nombre total de pages internet et environ un tiers du trafic mondial), les systèmes de paiement et les jeux en ligne… Le net semble exacerber cette étrange tendance à nous accoutumer à nos vices. Regardons d’un peu plus près ce qu’il en est.

Les statistiques au sujet de l’utilisation des « réseaux sociaux » donnent le vertige à elles seules. L’an dernier, on a estimé la durée moyenne de connexion à ces plateformes à une heure et demie par jour et par internaute. 97% d’entre eux s’y connectent régulièrement et chacun possède en moyenne sept comptes différents. 30% de tout le trafic internet est consacré à ces sites, dont 40% des utilisateurs déclarent les fréquenter pour simplement passer le temps… D’un narcissisme resté peu ou prou latent chez les générations élevées sous l’écho uniforme des paroliers télévisuels, nous sommes passés à une société d’auto-promotion permanente où l’instant vécu importe moins que sa mise en scène… Regardez ces troupeaux de zombies hagards hanter rames de métro, terrasses de cafés et salles de classe. Quoi d’étonnant à ce phénomène quand on sait que le nombre de « likes » sur une page perso prodigue au cerveau une décharge de dopamine, hormone de la récompense, capable de rendre plus accro que la cocaïne ?

On notera également la seconde position de youtube au classement mondial des sites les plus fréquentés. C’est-à-dire une nette et grandissante prévalence de la vidéo sur l’écrit…  Je pense inutile de s’étendre sur la participation d’internet à la disparition du commerce et à la désindustrialisation, nous y avons tous personnellement déjà été confrontés. Mais cela prend des proportions plus graves à l’heure où ce qui s’appelle encore pudiquement « fracture numérique » exclut et menace de « mort sociale » ceux n’y ayant pas accès… Ce danger est particulièrement prégnant pour les plus jeunes qui ayant grandi avec cet outil se méfient moins de la dématérialisation de toutes les procédures.

Nous qui pensons utiliser cette arme contre l’ennemi considérons internet comme une formidable banque de données. Et en effet, quasiment tous les savoirs du Monde y sont accessibles, ce qui nous offre l’occasion d’un saut de conscience collectif. Mais d’un autre côté, rappelons-nous notre enfance : lorsque nous recherchions l’orthographe ou le sens d’un mot dans un dictionnaire, celui-ci nous restait gravé, tandis qu’une réponse donnée toute cuite au bec ne laissait à notre mémoire qu’une légère empreinte… Nous occultons de plus l’autre versant du problème : à savoir que si nous apprenons d’internet ; s’il nous permet par exemple de porter en place publique les forfaits et la corruption des élites et de leurs affiliés, internet les informe également sur nous mieux que ne le feraient toutes les agences de renseignement réunies.

C’est ici qu’intervient, sous le prétexte habituel d’« antiterrorisme », la collecte massive de toutes nos données de connexion, lesquelles permettent le traçage de nos habitudes, de nos goûts, dégoûts et penchants personnels. Comme on l’a vu avec le projet échelon, PRISM, puis avec ce « patriot act » à la française de la loi de surveillance, ils officialisent toujours à grands renfort d’attentats les percées déjà réalisées de fait contre la vie privée en ligne. Que ceci soit clair : cette privauté n’existe pas sur le net… Cette surveillance sert plusieurs objectifs. La chasse aux dissidents politiques n’en est un que de second plan, et pour ainsi dire accessoire. La prédation qui s’observe ici est d’abord d’ordre économique et commercial : nous savons que toutes ces données sont ensuite vendues à des sociétés de marketing, qui les utilisent à mieux cibler les publicités de leurs clients… Comme l’a d’ailleurs fort bien décrit Brandon Smith dans un article récent, la collecte de toutes nos données n’a pas tant pour objet la surveillance individuelle que l’anticipation et même le contrôle de nos réactions collectives.

Outil d’ingénierie sociale par excellence, internet possède une étrange double propriété : tandis qu’il focalise au cours d’évènements précis les pensées de l’humanité entière vers un seul point, il en divise dans le même temps les interprétations et renforce les clivages idéologiques existants. C’est parfaitement compréhensible, puisqu’au sujet de chacun de ces évènements sont racontés tout et son contraire. Sorte de tour de Babel numérique, le net provoque souvent la mécompréhension réciproque, et nous condamne à échéance à la disparition pure et simple de tout langage humain… Au Japon, un pays-laboratoire des états-uniens depuis 1945, il existe des réseaux sociaux sans communication possible par le Verbe, uniquement par « émoticônes ». Et déjà, pour beaucoup d’entre nous, la plupart de nos sens, de nos émotions et de nos pensées sont quotidiennement absorbées dans la grande matrice binaire. Convertis en séries séquentielles de 0 et de 1 ; débarrassés enfin de toute peau humaine…

Certes, internet favorise l’éveil des consciences de quelques-uns. Mais il favorise aussi la déchéance de ceux qui n’en saisissent pas l’occasion. Et dans tous les cas, notre passivité physique devant nos écrans reste une aubaine pour les dirigeants : car pendant que nous demeurons sagement assis, eux ne perdent pas une minute en actes ou paroles inutiles… C’est la seule raison pour laquelle il est encore à peu près possible d’y exprimer ce qu’on veut. Si le préjudice d’un internet libre était plus important que le bénéfice, il est évident que les élites nous couperaient la chique sans autre forme de procès.

Il y a enfin, du moins dans nos sociétés occidentales domestiquées et policées, cette Peur qu’internet participe à alimenter. Peur du chômage, de la misère, de l’isolement. Peur de se battre et risquer de prendre des coups. Peur de l’échec et peur de la mort ; mais peut-être aussi et surtout peur de la Vie… La sidérante accélération du cours des évènements mondiaux amplifie notre angoisse de voir cette contre-civilisation disparaître. Elle ira en se développant jusqu’au jour où, totalement perdus et tétanisés, nous découvrirons avec horreur que la lumière s’est éteinte. Ce système de prédation à bout de ressources finira par s’auto-dévorer. Alors nous faudra-t-il enfin faire face à la trouille qui nous paralyse… Mais dans la fureur et le chaos qui s’ensuivront, il sera pour beaucoup d’entre nous trop tard. Non seulement le combat sur internet trouve ses limites, mais on l’a vu, il est aussi à double tranchant. Il est impératif pour notre avenir d’aller au-delà… Tant qu’il nous le permet, internet doit dans cette optique nous servir à tisser des liens dans la vie RÉELLE et nous préparer à faire face au chambardement qui se profile.

Depuis « Nakba », mon message n’a cessé d’être celui-ci : devant l’urgence des menaces qui nous concernent, il est impératif de laisser de côté nos divergences idéologiques ; de nous focaliser sur ce qui nous unit et non plus sur les faux antagonismes créés de toutes pièces. Je le répète : ce système dualiste, auquel internet procure un approfondissement exponentiel, est à la source de tout impérialisme. Il est à extirper d’abord de nos esprits et de nos cœurs… Cette crainte de nous dissoudre ou de nous perdre dans le grand Tout n’est que la gestation d’un retour conscient à la simple Unicité qu’au fond, nous n’avions jamais oubliée.

À l’image de la Terre et du Ciel, l’Homme est une sphère vouée à l’irrésistible Révolution. Et si en effet, dans cette nuit noire de l’âme, nous ressentons cette peur et cet insondable vertige devant l’inconnu, nous pouvons être certains que l’épreuve qui nous attend soit à la mesure du soleil radieux que nous appelons de nos vœux, et dont nous devinons déjà, sous nos paupières mi-closes, les premiers rayons de l’aurore.

Le rêve perd peu à peu de sa consistance, et déjà demain nous appelle. Il exige de nous le courage de le regarder dans les yeux… L’heure est venue de nous réveiller.

ZÉNON

13 commentaires

  • Vivre avec moins pour vivre mieux?
    Alors que la « société » prône en permanence qu’il faut avoir plus pour etre mieux.

    Changer d’échelle de valeur n’est pas facile pour tout etre humain embrigadé des sa petite enfance dans les cohortes éducatives ou  » l’élitisme  » est poussé au maximum.

    L’ingéniosité doit venir remplacer la facilité financière, le « faire a la main » doit remplacer le « payer pour faire réaliser » ou « acheter ».

    • JBL1960 JBL1960

      @thierry65 = Oui, toute la difficulté est là, prendre conscience que c’est par la mutualisation de nos savoir-faire pour le bien commun, et non plus avoir envie pour notre seul bien… Comme Zénon avait commencé à en parler dans son Regards croisé ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2016/11/regardscroises1.pdf Ce PDF est le plus long de Zénon (12 pages en 2 parties et préambulé par l’auteur lui-même) mais il est aussi très complet sur les solutions à mettre en place… Il y décrivait la naissance d’une résistance au Système que l’on retrouve dans d’autres écrits, notamment chez le Pr Taiaiake Alfred, Professeur de Sciences Politiques à l’Université de Victoria. Qui s’est rendu au Chiapas et sur le mouvement zapatiste a précisé ceci : Le véritable mouvement de liberté et d’émancipation ; C’est créer son autonome pour se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner sans être obligés de dépendre de ses adversaires…
      Zénon, prend cette tangente, si chère nos cœurs ; comme la Nation Mohawk nous y invite, Résistance71, Steven Newcomb, T. Alfred, comme l’avait fait Russell Means, et moi, encore dernièrement avec « Rester sur le chemin…Tangent » ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/12/13/rester-sur-le-chemin-tangent/ Où LME, via la réflexion de CU12 sont présents, sur ce chemin… Zénon prend la tangente avant tout le monde… Le veinard, j’espère que nous finirons par nous y croiser un jour… JBL

  • Entre ce qui est dit par Zénon, l’article de Voltigeur ou il est question d’enchères a la baisse et l’article ci dessous, ???????
    Qu’allez vous faire?

    http://feminactu.com/2016/11/contraception-masculine-bientot-un-spray-nasal/

    Rappelez vous Pont Saint-Esprit……….

  • Bonsoir la Bergerie Nationale…. C’est joli ! Non !

    Et puis BN ça me rappelle + un gâteau qui avait l’air bon, à l’époque, et que je dévorai comme la vie… (… mais je m’égare…. et puis ça fait ringard…) qu’une Bibliothèque Nationale, comme si en souvenir et pour l’humanité rangée sur des étagères empoussiérées, ou posée sur des bits (je m’excuse), nous proposant d’oublier ce qui nous entoure et nous conformer à leurs instructions…. enfin bref… plein de choses en même temps, c’est un peu complexe…

    Le vrai combat, puisque c’en est un, se passe sur le terrain et dans l’action; c’est une des libertés que nous avons encore, il faut donc saisir ces instants pendant lesquels nous apportons chacun nos personnalité, nos compétences afin que cela profite à tous.

    Certe nous avons du mal et nous devons prendre des risques à nous engager, car la réponse des « Supérieurs » de tout ordre se retrouve malheureusement dans la pression, la menace, l’intimidation, le terrorisme et j’en passe.

    Il n’existe qu’une seule solution: se retrouver, se rassembler et contrer le fameux « diviser pour mieux régner » de cet espèce d’ordre mondial, d’un genre  » néo-capitalo-communo », subtil mélange de société américaine (pour la gestion des masses) et de société russo-chinoise (pour l’exploitation des masses), entre les deux, un début de résultat, l’Europe.

    Un coup de barre à gauche, du coté du cœur, et mondial, est inéluctable, quoiqu’en disent les puissants, car c’est le peuple, majoritaire et pourtant minoritaire dans les décisions, qui entretient et permet à la minorité, majoritaire puisque plus forte et régnante, de vivre plus qu’aisement.

    Nous dépendons et attendons trop des décisionnaires soit-disant élus pour de beaux programmes, de beaux projets, sur papiers glacés ou recyclés… ou serait-ce l’inverse, des programmes recyclés et qui restent glacés, figés sur du papier… avec toujours cette même finalité, juste nous appâter et nous faire voter, c’est un peu abusé.

    Alors, concentré et parfois affaibli par nos petits problèmes perso’, on ne comprend pas toujours pourquoi les adaptations, les changements logiques dûs à la situation, ne sont jamais appliqués, ou si peu, voir même remis en question.

    Il faut sortir de cette partie d’échecs dans laquelle nous ne sommes considérés que comme des pions à qui on essaie de faire croire qu’on ne peut pas faire autrement et qu’il faut accepter les sacrifices. Or, à regarder dans l’histoire des civilisations, tous les sacrifiés ont rarement permis d’arriver à une certaine émotion, une cohésion entre l’esprit et l’action. Car il y a des émotions que nous n’arrivons pas à verbaliser. Souvent, nous n’écoutons les mots qu’à moitié, en négligeant la subtilité du vocabulaire. La danse, le théâtre, la musique, le dessin, sont des langages indirects qui conduisent directement à l’émotion. Un geste, un son, une parole, une image, suffisent à nous retourner.

    J’adore la musique, toutes les musiques qui réunissent pour partager, mais quand j’entend celle que l’on nous joue, je la trouve bien éloignée de notre portée…de notre fréquence. Et on ne peut même plus pleurer, ils nous ont arraché les yeux pour les revendre; Mais on ne peut plus se taire..et les laisser faire…

    Internet est une arme crée à la base par et pour les militaires et les élites; son accès à la population sera leur plus grand revers, car même s’ils veulent nous faire fermer les yeux sur leur ignominie, nous, nous arrivons à ouvrir nôtre esprit, et nous serons toujours de plus en plus nombreux à partager cet avis.

    Ce qui m’amène à terminer sur les points de vue: lorsque j’écoute une opinion, celle-ci est souvent fondée au départ, par le coté par lequel on me l’aura présenté; Extrapolons, exemple: je vois devant moi un objet, composé de trois rectangles noirs accolés verticalement …
    ….si je me met à sa verticale, je vois un petit cercle blanc dans un plus grand cercle noir… mystère…

    Mais si je regarde l’ensemble dans son volume entier et dans toutes ses dimensions, je vois un cylindre… un baril, et c’est pas du bidon!
    http://p6.storage.canalblog.com/65/89/1051344/99614375.jpeg
    Ce n’est plus un point de vue subjectif, c’est un avis objectif, et complet!

    • +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

      en plein accord……

      • Sur le coup, ça m’a fait bizarre, et puis j’ai compté; OUF, il n’y en n’avait pas 33 !!!
        Ce n’était pas un message codé!
        Et puis en fait, je n’ai que bientôt 51 petites croix …. et pour les accords, il faut suivre la musique que l’on a envie d’entendre et partager

        …SEPT TOI, MOI, NOUS, JE…

        Nous sommes tous issus du même moule
        et à voir le résultat ça me fout les boules;

        On sépare les peuples comme on divise la lumière
        comme pour imposer un semblant d’arc en ciel
        aux couleurs pourtant millénaires…

        Sept couleurs pour voir la Terre,
        toutes sont uniques, mais complémentaires,
        car ce sont elles qui font La Lumière;
        Sept notes pour jouer La Musique,
        dans toutes les langues elles sont uniques,
        elles nous chantent les couleurs de la Terre;

        Tous les gouts sont dans la nature,
        il n’y a qu’à voir sa progéniture,
        et ce n’est pas par hasard et de façon identique
        que le complexe corps humain façonne autant de physiques;

        Ils ont des yeux mais ils ne voient pas
        et s’arrètent simplement à ce qu’ils croient,

        Regardez les différences et admirer leurs existences,
        respirez les essences et laisser parlez tous vos sens….

        Ils ont des oreilles mais ils n’entendent pas
        essayant de comprendre ce qu’ils n’écoutent pas,

        Fabriquer une réponse au lieu d’écouter la question,
        c’est comme rendre un jugement en supprimant toutes contestations…

        Ж

  • Supprimé

    Je n’apprécie pas trop l’aspect un peu pompeux des textes de Zenon…Par contre je suis d’accord sur le fond: il faut se changer nous même.
    Quelques remarques sur l’aspect « individualiste » d’internet. Pour moi il y a deux mouvements.
    – L’aspect « individu »: je n’existe que parce que je me compare à d’autres individus. Je les espionne, je poste des photos pour qu’ils se comparent à moi (je ne me mets que celles me mettant à mon avantage), je n’existe que si j’existe pour les autres. Le marketing a besoin de cette obsession de l’individualité: si tu achètes ce ci, tu existes, tu es différent des autres qui n’ont pas ça (mieux qu’eux). Tu as besoin de te différencier, tu te différencie en achetant/regardant ça.
    – L’aspect masse: bon l’individualité c’est bien beau, mais on ne va pas faire un plan marketing par individu. Alors on segmente. Ceux qui ont ça sont comme ça, ils sont différents de ceux qui ont ceci…Les frontières sont de plus en plus étanches, avec le marketing ciblé, et maintenant les news ciblé, chacun évolue dans un seul univers. On parle souvent de mixité sociale au niveau géographique, mais au niveau du net, cette mixité ne va pas tarder à disparaître. Le fait de segmenter augmente la peur de l’autre en augmentant la conscience des différences, et a tendance à augmenter les réactions « néfastes ». Un exemple connu est celui de la mise par écrit du système de caste par les anglais durant la colonisation de l’Inde. Il fut suivi d’une baisse drastique de la mixité sociale au sein des castes. Le système, qui avait évolué avec le temps, s’est retrouvé figé par des règles qui si elles étaient bien connues de tous, avaient tout de même un peu évolué (même si les castes étaient déjà un système rigide avant les anglais, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit).

    Il y a effectivement un vrai travail pour essayer de s’extirper de ces notions clivantes. C’est la base de la plupart des « religions » en Asie.

    C’est pour cette raison que je ne défends pas l’anarchisme. Pour moi, vouloir mettre en place un système anarchiste « politique » ne peut pas mener à mieux, mais mènera peut-être à pire. En effet, mettre en place un système anarchiste dans un système où les personnes sont individualistes ne permettra, pour moi, que de laisser la place à un nouveau « plus fort ». L’anarchisme ne devrait pas se décider, mais s’implémenter naturellement. C’est le système qui semble le plus naturel aux personnes ayant plus ou moins réussi à effacer une partie de leur ego. Le « désenflement » de l’égo s’accompagne automatiquement d’une baisse des besoins matériels, qui contribue elle-même à avoir moins d’envies (donc moins d’ego qui se bat pour « avoir » et se différencier), c’est un cercle vertueux. Il ne s’agit pas de ne plus avoir envie du tout: il s’agit juste de ne pas souffrir d’avoir une envie insatisfaite.

    C’est pour cette raison que ce que j’apprécie, chez les moutons enragés, ce sont les textes montrant des gens qui ont « baissé » leur niveau d’envie (et de possession), et qui en sont heureux. Le côté « bataille contre le système » ne m’intéresse pas trop: le système existe uniquement parce que des gens le nourrissent, et le combattre, c’est lui donner une existence. Il me semble plus pertinent de le comprendre, et d’essayer de vivre avec « en synergie »: trouver l’équilibre pour vivre avec, sans pour autant qu’il nous phagocyte (et donc que nous le nourrissions). Et ca veut aussi dire agir tous les jours non pas « contre », mais avec. Le but n’est pas de le détruire, nous en avons besoin, du système: c’est juste de lui rendre une taille « normale ». Comme ça, si un « plus fort » prend la tête du système, il ne peut de toute manière pas trop agir sur la vie des gens.

    Désolée si c’est un peu bisounours ou incompréhensible.

    Edit: juste un ajout: j’avais aimé le texte de Benji sur la soupe. On parle toujours soit de faire des lois pour aider les plus pauvres, ce qui fait qu’il y a toujours forcément au moins deux catégories (pauvres pas pauvres)…Si on ajouter le fait que la pauvreté est parfois subjective…Je pense qu’il est préférable, avant de vouloir des « nouveaux systèmes », des « lois justes », de faire que les gens, quand ils voient quelqu’un qui souffre, aient envie de l’aider…de l’empathie ou je ne sais quoi…Je vois beaucoup de « Social Justice Warrior », qui défendent leur cause mais sont insensibles aux autres…La roue tourne, les faibles de 100 ans, 500 ans peuvent devenir les forts et les « méchants » de demain. Et ça sera toujours ainsi tant qu’on voudra changer les choses par le haut, et non par « l’intérieur » (nous-mêmes). Ce n’est que mon avis, fortement influencé par la religion sans doute de plus, il vaut ce qu’il vaut. Je ne m’en porte pas plus mal, et je pense avoir « aidé » plus de gens durant ces dernières années, en ne me battant pour aucune cause mais en agissant « au feeling » quand l’occasion se présentait, que durant mes jeunes années « rebellion contre le système ».

    • Zeitgeist Zeitgeist

      Haaa !! Le Supprimé….. que cela fait du bien de t’entendre dire ce que tu penses avec des mots justes http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif

      Du Bisounours ?!?!? J’en vois pas…. à moins que j’en sois un aussi… héhé http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gif!

      Sinon à part cela et en fin de compte, tu devrais en distribuer + de tes idées…. cela en ferait du bien à l’humanité…. http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

      Merci http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

  • samedi soir

    La déconnexion semble être une bonne solution.
    Une activité manuelle aussi.
    Une connexion raisonnée.
    Un peu de réflexion et du bon sens en somme.

  • JBL1960 JBL1960

    Pour prolonger la réflexion de ce texte, Résistance71 vient de publier ceci ► https://resistance71.wordpress.com/2017/02/06/technologie-et-nouvel-ordre-mondial-le-hi-tech-sous-controle-big-brother/
    Article à relier avec le dernier Zénon : “Tangente”. Nous l’avons traduit pour sa complémentarité sur le sujet de l’internet à la fois nouvelle presse de Gütemberg 2.0 diffusant l’information vite et loin, empêchant sa censure et en même temps le plus gros outil de surveillance et de contrôle oligarchique jamais créé par l’humain. Le Janus technologique entretenant la relation attraction / répulsion. ~ Résistance 71 ~

Laisser un commentaire