La loi Biodiversité de juillet 2016: un tremplin pour les insectes chimériques dans l’agriculture?…

Voilà une bonne question de posée par, Dominique Guillet. Amis jardiniers, sous divers prétextes, il ne faudrait pas que la porte soit ouverte aux chimères transgéniques.. Je sais que ce genres d’articles, où il y a à lire, en rebutera plus d’un. Pourtant, il est important pour le futur de notre planète que nous sachions, ce que les géants dans le domaine, nous préparent. Quand on ne trouvera plus rien de naturel, nous serons soumis au bon vouloir de ces géants, qui se fichent de la planète comme d’une guigne. Comme ils déposent les brevets sur leurs monstres, imaginez la suite. Faites vous votre idée..

Img/TerreSacrée.org

Le 2 août, suite à mon communiqué sur les tomates de Syngenta chez Réseau Biocoop, je fus alerté par un courrier de lecteur et ami de Kokopelli qui évoquait les mouches : tout autant les vers de mouches que l’on peut éliminer avec la Tulsi – le basilic sacré que j’ai présenté dans un article récent – que les mouches transgéniques/chimériques d’Oxitec, une société très intime avec Syngenta.

Lorsque le 4 août, le Conseil Constitutionnel a modifié la loi dite de Biodiversité, il m’est apparu très clairement que l’interdiction, à terme, des néonicotinoïdes, qu’elle inclut, n’est vraisemblablement qu’un gigantesque coup fourré pour faire avaler et avaliser les mouches chimériques par les consommateurs – trop contents de s’être débarrassés d’insecticides mortels épandus sur leurs fruits et légumes.

En effet, l’interdiction, tant acclamée, de ces insecticides parmi les plus toxiques, à savoir les néonicotinoïdes, par cette nouvelle loi biodiversité de juillet 2016, ne cacherait-elle pas quelque chose d’encore plus biocidaire? Les Autorités, sous couvert de protection sanitaire du public – sans commentaires – ne seraient-elle pas en train de préparer une vaste introduction de mouches et autres insectes chimériques dans l’agriculture?

Il y a fort à penser que l’interdiction des néonicotinoïdes ne constitue qu’un gigantesque écran de fumée – se parant d’une respectabilité écologique – pour faire gober, aux Peuples, les mouches chimériques des amis de Monsanto et de Syngenta.

Le Conseil Constitutionnel, en date du 4 août 2016, « a censuré, au 1° de l’article 11, relatif aux cessions et échanges de semences et matériels de reproduction de végétaux, l’exception instituée en faveur des cessions à titre onéreux effectuées par des associations régies par la loi du 1er juillet 1901 comme contraire au principe d’égalité devant la loi, mais déclaré conforme à la Constitution le reste des dispositions, relatives aux cessions à titre gratuit ».

Face aux chassés-croisés grotesques entre les députés, les sénateurs et le conseil constitutionnel, eu égard à l’article 11 de la loi “pour la reconquête de la biodiversité” – que nous pourrions renommer la loi “pour la permanence de la nécro-diversité” – Kokopelli réitère, une fois de plus, sa position:  « nous exigeons que toutes les variétés potagères et céréalières en pollinisation ouverte, et du Domaine Public, soient exclues de toute législation française, européenne ou internationale ». Notre position est claire et simple: nous ne reconnaissons pas à l’Etat, ni à quelque autre institution auto-proclamée, le droit d’interdire aux jardiniers, aux maraichers et aux agriculteurs, l’utilisation, la vente, le don et l’échange de semences de variétés du Domaine Public – qu’elles soient inscrites ou nom dans leur Catalogue Européen. Nous ne reconnaissons pas plus à l’Etat, ou à quelque autre institution auto-proclamée, le droit d’interdire, aux Peuples, des plantes, des arbres ou des champignons – que leur usage soit alimentaire, agro-écologique, esthétique, médicinal ou rituel. Parlons de libertés fondamentales de l’être humain.

Cette loi “pour la reconquête de la biodiversité” semble être une farce pitoyable à la mesure du très oublié Grenelle de l’Environnement. Tout cela caquète pompeusement sur la biodiversité et le seul lest/geste “législatif” qui soit fait est l’autorisation d’échanges gratuits de semences, de variétés non inscrites, entre amateurs – qui n’ont jamais été interdits.

De plus, pour en rester au domaine des semences et donc des plantes et des pollinisateurs qui leur sont intrinsèquement liés, les députés et les sénateurs seraient bien avisés de nous présenter un plan de la “reconquête” des centaines d’espèces d’insectes pollinisateurs qui ont été décimés, à jamais, des territoires de l’ouest de l’Europe, en particulier depuis l’introduction de l’agriculture biocidaire généralisée avec le Plan Marshall en 1947. Par exemple, en une vingtaines d’années, plus de la moitié de papillons ont disparu d’Europe. Par exemple, des chercheurs Allemands, de la Krefeld Entomological Association, ont mesuré de 1989 à 2014 la biomasse capturée par des pièges à insectes placés aux mêmes endroits dans la même région: la biomasse d’insectes capturés, de mai à octobre chaque année, à baissé drastiquement de 1600 grammes, en 1989, à 300 grammes, en 2014 – une perte de 80 % d’insectes en l’espace d’un quart de siècle. Le plan de la reconquête parlementaire de la biodiversité impliquerait-t-il l’introduction d’insectes génétiquement modifiés pour remplir des niches complètement dévastées par les insecticides?

En 2018/2020, lorsque les stocks de néonicotinoïdes auront été systématiquement écoulés, que vont proposer, à leurs agriculteurs, les multinationales biocidaires de la pétro-agro-chimie? Des insectes chimériques? Des pyrales chimériques pour lutter contre la pyrale du maïs? Des mouches chimériques pour lutter contre la mouche de l’olivier dans le sud de l’Espagne – comme Oxitec a tenté de le faire durant l’été 2015 en libérant des millions de telles mouches chimériques?

Justement, coïncidence des coïncidences, un rapport de 55 pages intitulé “Insectes Génétiquement Modifiés” vient d’être publié, en décembre 2015, par la Chambre des Lords du Royaume Uni. Sur les 160 et quelques articles de ce rapport, seulement quelques-uns sont imprimés en gras dans le texte: ces articles concernent l’utilisation d’insectes génétiques modifiés dans l’agriculture et ils mettent en exergue les avancées technologiques de la société Oxitec dans ce domaine.

Justement, autre coïncidence des coïncidences, le site d’origine du moustique Zika serait le site de lâchage, durant l’été 2015, de millions de moustiques chimériques d’Oxitec.

En fait, des essais ont eu lieu au Brésil depuis 2011. Dès 2013, Oxitec avait commencé à répandre dans la région de Piracicaba 300 000 moustiques transgéniques, par semaine, pour lutter contre le moustique vecteur de la dengue.

Et selon des documents confidentiels d’Oxitec même, le système fonctionne (à savoir la stérilisation des populations de moustiques) à condition que la tétracycline, un antibiotique dont les vestiges sont prévalents dans toute la biosphère, soit totalement absente – sinon, jusqu’à 15 % des moustiques naturels échappent à l’extermination – et se propagent allègrement.

Qui a financé toutes les recherches d’Oxitec? Selon GeneWatch, « Syngenta a financé Oxitec pour développer des ravageurs agricoles GM et la majorité des cadres et des membres du conseil d’administration d’Oxitec sont des anciens de Syngenta ».

L’un des directeurs d’Oxitec/Brésil est Glen Slade, un ancien de Syngenta. Le directeur général d’Oxitec est Hadyn Parry qui fut directeur des Sciences Végétales pendant 15 ans chez Zeneca/Syngenta. Son directeur financier est actuellement Bill Fleming, un ancien de chez Bayer.

C’est également la Fondation de Bill Gates (l’un des grands décideurs de l’OMS) qui finance, au moins depuis 2006, et très discrètement, la création de moustiques chimériques.

Aujourd’hui, et depuis quelques jours seulement, le moustique chimérique d’Oxitec n’a plus besoin de discrétion: la FDA (Food and Drug Administration) vient de l’avaliser légalement le 6 août 2016 pour les USA.

Oxitec a été racheté, en septembre 2015 – pour 160 millions de dollars – par Intrexon dont les marques déposées sont “Powering the Bioindustrial Revolution with Better DNA”, and “Better DNA”. Intrexon est spécialisée dans les biologies synthétiques, à savoir les chimères sous tous aspects.

L’un de ses vice-présidents, nommé en septembre 2015, est Corey Huck, qui vient de passer 22 ans comme directeur des ventes chez Syngenta USA. Tom Kasser, l’un de ses vice-présidents pendant 5 années, jusqu’en septembre 2015, fut directeur chez Monsanto pendant 21 ans. Son conseil de direction comprend actuellement Robert Shapiro qui fut le Directeur de Monsanto pendant 5 années. Il comprend également Jeffrey Kindler qui fut vice-président de la multinationale pharmaceutique Pfizer ainsi que vice-président de Mc Donald. Les autres directeurs viennent du monde de la grande finance et de la biotechnologie.

Intrexon est propriétaire de la société AquaBounty Technologies qui tente désespérément d’introduire son saumon transgénique sur toute la planète.

La généralisation des insectes chimériques dans l’agriculture est promue comme la prochaine révolution. En fait, ceux qui promeuvent le recours à leurs insectes chimériques, pour l’agriculture, dénoncent fortement les catastrophes générées par les technologies agricoles de Monsanto et de Syngenta à base de semences génétiquement modifiées pour résister au glyphosate ou pour intégrer le BT. Mais les membres de leurs conseils d’administration, et de leurs directoires, viennent, en grande partie, de chez Monsanto, de chez Syngenta, de chez Bayer, de chez tous les criminels qui détruisent la Biosphère. Lorsque les insectes chimériques d’Oxitec/Intrexon auront remplacé les insecticides de Syngenta, de Bayer et de Monsanto, Oxitec/Intrexon sera racheté par l’une de ces multinationales génocidaires.

D’autant plus que Intrexon vient d’introduire sa technologie Florian, une technologie chimérique permettant d’enclencher ou non le processus de floraison en fonction de l’application de certains activateurs.

Oxitec/Intrexon est déjà opérationnel dans l’introduction d’insectes chimériques des espèces suivantes: Pectinophora gossypiella (un ver du coton), Ceratitis capitata (mouche méditerranéenne des fruits), Anastrepha ludens (mouche Mexicaine des fruits), Bactrocera oleae (la mouche de l’olive) et Plutella xylostella (teigne des choux).

En fait, les insectes chimériques et la technologie Florian d’Oxitec/Intrexon sont respectivement des technologies de stérilisation et de stérilisation potentielle. Ce sont les technologies chimériques dénommées “Terminator” – par ceux qui les ont dénoncées et combattues – qui font leur retour sur la scène agronomique. En fait, elles ne l’ont jamais quittée.

Ce sont ces technologies d’Oxitec/Intrexon que les investisseurs boursiers sont en train de promouvoir.

Il y a fort à penser que l’interdiction des néonicotinoïdes constitue un gigantesque écran de fumée – se parant d’une respectabilité écologique – pour faire gober à la société civile les mouches chimériques des amis de Monsanto et de Syngenta.

Xochi, le 8 août 2016

Source Blog-Kokopelli-semences

 

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