Le bruant ortolan, entre tradition culinaire et protection de la biodiversité….

C’est à la lecture de l’article du site Conso-Globe, qui se désole avec la LPO, du braconnage du bruant ortolan, apprécié pour sa chair délicate. Engraissés pendant trois semaines dans une petite boîte, les oiseaux sont ensuite noyés dans l’Armagnac, puis vendus plus de 150 euros pièce à des restaurateurs pour être consommés honteusement, « sous la serviette ». C’est un met qui n’est pas pour toutes les bourses, surtout pas celles des « sans dents ». Même des chefs réputés y sont allés de leur activisme pour demander que le braconnage de cette espère menacée soit permis. Et pour oser faire appel au « courage politique »… J’ai emprunté le titre, qui a inspiré mon billet, car j’aime beaucoup les oiseaux.
maman et bebes oiseauxUn petit constat dans ma région sud-est, où il est préférable de sortir après le coucher du soleil, pour se rafraîchir un peu. Ça pourrait être une balade agréable, pleine de senteurs, avec les derniers piaillements des oiseaux se préparant pour une nuit réparatrice, bercés par les stridulations des grillons et autres insectes « chanteurs ».

Ma balade a tourné court, un silence de mort, pas de chants d’oiseaux, pas de grillons, pas de grenouilles rien de rien.. Où sont mes petits passereaux, que j’ai plaisir à aider en hiver? Les sittelles torchepot et leurs acrobaties, les mésanges huppées, à tête noire, charbonnières, bleues? Les chardonnerets, les merles sédentaires, les rouges gorges, les pinsons et autres becs croisés, les pics épeiches habitants de nos pinèdes? Plus d’hirondelles et cette année très peu de martinets.

Seules quelques tourterelles errent, à la recherche de quelques graines. Plus de rencontre fortuite, avec un lièvre ou un lapin au détour d’un chemin, les renards se cachent aussi. Bientôt l’ouverture de la chasse et là, il y aura du bruit, celui des fusils, les faisans et autres perdreaux élevés  en poulailler, lâchés quelques jours avant, n’auront pas le temps d’apprécier leur liberté, ni de s’y nourrir, l’homme étant passé par là, avec ses mangeoires pleines, les rendant incapables de se nourrir seuls.

Nature conditionnée, formatée, dirigée.  Champs empoisonnés, graines enrobées, traitements insecticides, fongicides et tous les « cides », garants d’une bonne récolte, responsables de ces déserts en devenir, que sont belles régions de France. Les alertes n’ont pas suffi, notre Terre ne peut pas se régénérer au rythme effréné ou on la détruit. On ne veut pas lui donner un répit, auquel elle a droit, ne serait ce que par remerciement pour sa générosité, à nous offrir ce qu’elle a mis des milliers d’années à bâtir, il ne nous reste plus qu’à assister à sa lente agonie, et à la notre. Ou dire stop au massacre, s’il n’est pas trop tard..

En souhaitant qu’un sursaut de conscience illumine, ceux qui sont fiers de leurs enfants, en oubliant sciemment ou pas, l’enfer qu’ils laissent à gérer. Soleil vert, risque de devenir une réalité.. Et chez vous, que constatez vous comme changement?.

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28 commentaires

  • Yanne Hamar

    Tant qu’il y aura des consommateurs…Toujours la même piqûre de rappel : le changement se fera par la base.

  • Le veilleur

    Non, nous sommes entouré d’égoïstes et ces élites qui devraient protéger la vie, la nature et les animaux sauvages par des lois ne le font pas. Les hommes saccagent, détruisent, assassinent la nature et la biodiversité pour le profit et parfois le plaisir.

    C’est la question que je me posais hier; pourquoi les politiques ne font pas des lois, pourquoi la justice ne condamne pas les assassins qui détruisent la nature ? Sans la biodiversité les enfants de maintenant n’ont plus qu’une seule génération avant de disparaitre.

    La sélection naturelle a commencée à être déséquilibré mais tout monde s’en fout, les seuls scientifiques qui cherchent à tirer la sonnette d’alarme ne sont pas écoutés et nos élites continuent à ce gaver derrière leur tour d’ivoire sans rien faire pour préserver l’avenir des générations futures, ils se foutent même de l’avenir de leurs enfants et petits enfants.

    Je pense qu’on cherche à assassiner l’humanité et que si rien n’est fait rapidement pour protéger la vie, il ne fait aucun doute que les hommes et la biodiversité indispensable à notre survie, disparaitront avant la fin de ce siècle.

    • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

      C’est justement parce que la population attend tout des zélites que le monde par en sucette. La seule alternative pour protéger la planète, les animaux, la végétation, et accessoirement sauver notre espèce, est de se prendre en main en arrêtant d’agir comme des enfants qui s’accrochent inexorablement aux jupons de leurs mères. Les beaux parleurs qui trônent fièrement sur leur piédestal NE SERVENT A RIEN ! Ne l’ont-ils pas maintes fois prouvé ? Pire, ils nous mènent tout droit au précipice par leurs agissements totalement irresponsables. Si aujourd’hui la majorité des citoyens semble en accord avec ce constat, j’ai du mal à comprendre pour quelle raison mystérieuse elle est systématiquement frappée d’amnésie aiguë au moment de se rendre aux urnes !

      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif M.G.

    • ConscienceU12 ConscienceU12

      Le veilleur, je crois bien que c’est leur plan aux élites de faire disparaître une bonne partie de l’humanité ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif …mais pchut ne le répète pas ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

  • soubiemyriam

    Hello et que la paix vous accompagne.

    C’est dégueulasse, ils sont magnifiques ces oiseaux.

    Ici, j’ai le plaisir d’observer des moineaux, des hirondelles, des mésanges, des merles, des corbeaux, les buses planant au dessus du quartier, des pies.

    Par contre souvent les animaux se taille avant une catastrophe, donc vérifie bien stp, si tu vois vraiment la disparition de beaucoup d’animaux alors demande toi qu’elle catastrophe climatique il peut arriver par chez toi et prépare toi.

    • colibri

      Bonjour
      J’habite dans l’est de la France, et je me posé la même question habituellement lors de mes promenade dans les champs un brouhaha de chant d’oiseaux m’accompagne et la rien même pas un piaillement,

      • soubiemyriam

        J’habite l’isère. Ça fait deux ans que la population d’oiseaux augmente.
        Avant on n’avait pas de mesange. Les moineaux étaient moins nombreux. Le peu de pigeon a disparu. Je les entendais au printemps mais plus maintenant.

        Faut dire que j’habite à côté d’étangs, entouré de fôret.

  • Enki13

    il y a tellement de choses à dire sur la majeur partie de l’humanité…

    http://www.youtube.com/watch?v=AXHQNgo3CjI

    http://www.youtube.com/watch?v=AOiqGh6Op1E

    il y a aussi les défense d’éléphants , la bile d’ours etc…(désolé la liste est trop longue………….)

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif Et là, heureusement qu’il y’a encore des gens bien qui cherchent à limiter la casse; …comme la sœurette de ma compagne qui travail dans des refuges pour animaux du côté de Nice, et qui sauve beaucoup d’oiseau qu’elle rapporte chez ses parents pour pouvoir s’en occuper jour et nuit ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif
    …Merci encore à toi Charlotte pour tout ce que tu fais pour les animaux ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gif

  • lumpenproletariat

    Ça fait mal et tout ça pour la croissance et une bande d’abrutis qui représente environ 90% de la population…

  • ROSSEL

    En admettant une prise de conscience générale et une façon de vivre en accord avec elle ,le problème ne sera pas résolu. Tant pis si je me fais l’avocat du diable et si l’on m’accuse de faire le jeu des élites: sans une limitation drastique de la croissance humaine exponentielle ,il n’y a rien à espérer. J’ignore les moyens à employer mais de toutes façons les humains ne sont pas en mesure d’auto-réguler leurs populations de manière intelligente. Donc la Nature reprendra tôt ou tard ses droits et les hommes souffriront ou bien disparaitront. La réalité est parfois dure à avaler.

  • Montone

    On nous ment. Des petits moineaux comme ceux-là ils y en a par centaines de milliers. Ils se baladent dans toute l’Europe du sud et au proche orient. Les plus grands dégâts qui puissent leur arriver, sont le fait de Monsato. Mais eux, on n’y touche pas. Tous nos petits zozios se raréfient grâce aux pesticides généreusement dispersés au plus grand profit de Monsanto.
    On s’en prends aux petits prédateurs, braconniers ou pas (il y a des accords secrets, les ortolans c’est tellement bon!). Ces « salops » sont mis à l’index. Mitterrand en a quand même profité…. Mais il faut détruire les traditions françaises. Les ortolans sont parait-il un plat rare, très cher (3 à 400€/pièce, peut-être plus) dont la succulence me fait fantasmer. Il ne s’agit pas de pédophilie, ni de messe noire où on écrabouille des petits d’humains, ça c’est protégé et on n’en parle pas, un caviar réservé à une élite maçonnique. Non, simplement une chasse à l’animal vivant, engraissé pendant un mois, noyé dans de l’armagnac, et préparé roti pour quelques privilégiés… C’est cruel mais bref! Dans les abattoirs modernes, on fait mieux!
    Ensuite, le cérémonial de la dégustation, serviette sur la tête pour se cacher ou pour ne rien perdre de ces vapeurs délicieuses. … L’animal aura-t-il plus souffert qu’une de ces milliers d’huitres croquées vivantes…? En tout cas a voir Maïté déguster cette petite chose dans les vidéos de youtube, je pense que ce doit être divin, extatique. J’en veux une fois seulement!

    • ROSSEL

      Bien vu Montone. Se sont souvent les mêmes qui font dans la sensiblerie pseudo-écologiste et qui restent de marbre devant la disparition de tout particularisme local surtout lorsqu’il est taxé de franchouillard. Les chasseurs ,eux ,mettent la main au porte-feuille ». Si la France comparativement à des pays ayant atteint le même niveau de « développement » économique bénéficie encore de paysages qui font la joie des touristes ,les adeptes d’Artémis ,qui ne sont pas tous des lumières il est vrai, y sont pour quelque chose. Il ne faut pas se tromper d’ennemi et être les idiots utiles des pollueurs authentiques qui financent Hulot et sa fondation Ushuaïa (Rhône Poulenc entre autres). « Quant on lui montre la mer ,l’imbécile regarde le doigt. »

  • Je partage ton ressenti, Volti. Ici, il y a encore quelques hirondelles (ou martinets, j’ai du mal à retenir les différences), des tourterelles et des pigeons. J’aime écouter discuter les hirondelles, elles sont capables de discourir longtemps, et fort joliment.

    D’ordinaire, le coin est plein de moineaux qui nichent sous les tuiles. Là, point ! D’accord, j’ai un voisin qui ne supporte ni ce qui est poils, ni à plumes. Il a même aspergé des pies qui auraient voulu nicher dans l’arbre, l’an dernier. Est-ce une raison ?
    Mais les arbres ont été traités cette année, à grand renfort d’un puissant jet de pesticides, en pleine nuit, au moment où les oiseaux dormaient.

    J’ai enfin vu un petit bourdon sur un plant de tomate !

    En revanche, il y a des sangliers, ou du moins des hybrides. Vu qu’ils sont nourris par les chasseurs en vu de se faire ensuite massacrer, ils pullulent et détruisent les jardins. Evidemment, c’est la faute des sangliers !

    Une bizarrerie: deux chattes (de rue) ont eu deux portées en 3 mois.
    D’un côté il y a raréfaction, de l’autre c’est comme si un message passait chez les félins: il faut vite se reproduire !
    Je ne comprends pas.

  • Graine de piaf

    Dans mon coin de montagne, je m’étais rendu compte que les oiseaux diurnes et nocturnes avaient disparu en grande quantité. Normal car il n’y avait plus d’insectes, ceci pour les insectivores bien sûr, mais aussi les granivores. Seules quelques mésanges étaient encore là en hiver, alors qu’avant, il y a une dizaine d’années, elles se gavaient des graines de tournesol que je mettais à leur intention dans la mangeoire, il y en avait des centaines car mes voisins faisaient de même. Les hirondelles qui garnissaient les fils électriques peu avant leur départ pour l’hiver, n’étaient plus qu’une dizaine tout au plus l’automne dernier…
    quant aux lavandes sous mes fenêtres, qui bruissaient jusqu’à tard dans la nuit tant elles étaient visitées, plus rien, plus de bruits, plus d’insectes…

    pour les ortolans, vous souvenez-vous de ce que la Mitte errante a pu en déguster ? c’était son plat favori, je pense qu’il n’était pas le seul et encore maintenant, sans doute a-t-il fait des émules !

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