Ukraine : la crise s’étend à l’est du pays

Plusieurs provinces de l’est du pays réclament leur autonomie. A Donetsk et à Kharkov, des manifestants ont investi les administrations régionales et ont hissé des drapeaux Russes. A Donestk, les manifestants ont proclamé une « république populaire » et demandé leur rattachement à la Russie. Ces événement prévisibles ont conduit les néonazis soutenus par l’Union Européenne et l’OTAN le pouvoir putschiste de Kiev à envoyer trois unités de combat dans ces régions. Vladimir Poutine à quant à lui déjà affirmé qu’il défendrait les populations russophones en cas de violences. La situation semble pouvoir dégénérer à tout moment…

La situation qui règne actuellement dans les régions Est de l’Ukraine constitue une suite logique de la crise affectant ce pays, estime le sociologue ukrainien Evgueni Kopatko, directeur de la compagnie Research and Branding Group.

Des partisans de la fédéralisation de l’Ukraine ont manifesté dimanche dans l’est du pays, notamment à Donetsk, Kharkov et Lougansk, réclamant la tenue de référendums sur le statut politique de leurs régions. A Donetsk et Kharkov, les manifestants ont occupé les locaux des administrations régionales et à Lougansk, ils ont investi l’antenne locale du Service de sécurité de l’Ukraine (SBU).

« Ces événements constituent la continuation de la crise en Ukraine. Seule la prise en compte des positions de différentes régions du pays permettrait d’apporter une solution à ces problèmes », a déclaré lundi M.Kopatko à RIA Novosti.

Selon lui, un dialogue entre les élites politiques est indispensable pour régler la crise qui secoue actuellement l’Ukraine.

Des actions de protestation contre la politique des nouvelles autorités ukrainiennes se déroulent tous les week-ends dans l’est du pays. Les protestataires, pour la plupart des russophones, ne reconnaissent pas la légitimité des nouveaux gouverneurs nommés par Kiev suite au renversement du président Viktor Ianoukovitch et réclament la fédéralisation de l’Ukraine.

A Lougansk et Donetsk, les manifestants ont élu des « gouverneurs populaires », Pavel Goubarev et Alexandre Kharitonov. Ces derniers ont immédiatement été interpellés par le SBU et traduits en justice.

Selon Moscou, la fédéralisation de l’Ukraine est une composante sine qua non des réformes et une mesure garantissant le respect des intérêts de toutes les régions du pays sans exception.

Kiev affirme pour sa part que l’Ukraine doit rester un Etat unitaire.

Source : Ria Novosti

Trois unités de combat ont été déployées dans l’Est :

Trois unités de combat ont été expédiées dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est de l’Ukraine) pour réprimer les protestations populaires, rapporte lundi une source au sein des structures de l’ordre du pays.

« Leur tâche consiste à étouffer au plus vite et sans merci les protestations », a déclaré la source.

Il s’agit notamment d’une unité des troupes de l’Intérieur, d’une autre de la Garde nationale, composée de combattants du mouvement d’extrême-droite Pravy Sektor (Secteur droit), et d’une unité formée à partir de mercenaires de Blackwater en tenues du détachement spécial Sokol du ministère ukrainien de l’Intérieur.

Source : Ria Novosti

La situation diplomatique semble très tendue, tous les ingrédients semblent réunis pour que la situation dégénère :

Donetsk (Ukraine) (AFP) – L’Ukraine était confrontée lundi à une menace de sécession de zones russophones frontalières de la Russie où des militants ont proclamé une « république souveraine » à Donetsk, un plan russe pour « démembrer » le pays, selon le gouvernement pro-européen de Kiev.

Face au danger pour le fragile gouvernement intérimaire en place à Kiev depuis le renversement d’un régime pro-russe fin février, Washington a enjoint le président russe Vladimir Poutine de cesser de « déstabiliser » l’Ukraine. Et, tout comme les Européens ces derniers jours, a menacé Moscou de « nouvelles sanctions contre l’économie russe » en cas de dérapage, selon le porte-parole de la Maison Blanche.

Source : Le Nouvel Observateur

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