François Hollande: Sondage officiel: 19% de popularité

19% c’est bas, c’est très bas, autant que son niveau d’efficacité, le « capitaine Hollande » n’a pas l’air très motivé pour remonter dans les sondages vu son manque d’enthousiasme pour se mettre réellement au boulot! À se demander s’il est réellement là pour gérer quelque chose… Et n’oubliez pas que 19%, c’est le chiffre OFFICIEL, car on peut se douter que le résultat réel est bien plus bas, mais si cela avait été le cas, ils nous auraient expliqué que le sondage a été piraté

Super-Hollande

La cote de confiance du chef de l’État s’effondre. Selon le baromètre TNS Sofres-Sopra Group pour Le Figaro Magazine, moins de 20% des Français lui font encore confiance pour «résoudre» les problèmes du pays. Avec 19%, Hollande atteint son plus bas niveau dans ce baromètre, perdant trois points par rapport au mois dernier. Plus inquiétant encore, à six semaines des municipales, c’est chez les sympathisants socialistes que le président décroche le plus nettement: moins sept points en un mois. Un autre sondage CSA pour Les Échos et Radio Classique n’est guère plus encourageant, avec une cote de confiance à 23%. «François Hollande n’a plus de noyau dur, plus de soutiens, analyse le président de l’institut PollingVox, Jérôme Sainte-Marie. Depuis ses vœux, il s’est engagé à gouverner contre son propre électorat. Le retrait de la loi famille n’a rien arrangé.»

Comment, dans ces conditions, Hollande peut-il encore réformer? Obsédé par la réussite de son «pacte de responsabilité», le président, qui s’est engagé à tailler dans la dépense publique, se dit prêt à prendre des mesures drastiques, voire à reconsidérer certaines missions dévolues à l’État.

Des mesures qui risquent de coaguler les mécontentements et hérisser l’électorat PS, notamment les fonctionnaires. «Cette impopularité le rend vulnérable au moindre mouvement social», analyse encore Sainte-Marie. «La popularité du président est très dégradée, renchérit Jérôme Fourquet, de l’Ifop. Ça devient très compliqué. Sans compter que les reculs du gouvernement sur de nombreux sujets, depuis les “pigeons” jusqu’à la loi famille, encouragent les contestataires à descendre dans la rue.»

À l’Élysée, ou l’on se dit habitué aux «tempêtes», les mauvais sondages ne sont pas une surprise. «C’était prévisible, indique un conseiller. Le lien mathématique entre la courbe du chômage et celle de la popularité est avéré, quelles que soient les équipes en place. Tant que les résultats concrets ne se font pas sentir, la cote de confiance ne peut être haute.» Ayant échoué à inverser la courbe du chômage, Hollande mise désormais tout sur son «pacte». Et veut aller vite. Dans son entourage, on tente de positiver, en faisant valoir que l’impopularité «libère» un chef de l’État qui n’aurait plus rien à perdre. «Il n’y a plus la tentation de satisfaire tel ou tel groupe, note un proche. Il a les mains libres pour aller jusqu’au bout.»

Animal à sang-froid, Hollande regarde les sondages «avec distance», assure-t-on à l’Élysée. «Il a gagné l’élection présidentielle tout en n’ayant jamais été populaire, rappelle le député PS Malek Boutih. Il n’a jamais flirté avec les bons sondages. Ça ne l’atteint pas». «Hollande n’est pas un bosseur acharné, ironise un autre élu PS. Ce n’est pas quelqu’un qui aime se faire mal. Du coup, il n’est bon que dans la difficulté. Quand il n’a pas le couteau sous la gorge, il a tendance au laisser-aller. Cette impopularité peut l’inciter à bouger plus et mieux.» Pas de quoi rassurer une majorité plongée dans «l’abattement, voire la consternation», selon un poids lourd du groupe PS à l’Assemblée.

Depuis quelques jours, les partisans d’un remaniement rapide, assorti d’un changement de premier ministre, sont repartis à l’assaut. «19 %, c’est au-delà de la cote d’alerte, il n’y plus rien qui tient», s’alarme un député PS, qui s’attend à des municipales «catastrophiques». Le même poursuit: «Jusqu’où peut-on descendre sans bouger? Hollande doit remanier avant les municipales ou juste après. On ne tiendra pas jusqu’aux européennes. On a besoin de retrouver la terre ferme.» Signe que les temps sont fébriles, les scénarios les plus pessimistes, voire farfelus, comme une dissolution de l’Assemblée nationale, circulent de nouveau dans les rangs socialistes. «L’angoisse de Hollande, c’est de ne pas pouvoir terminer son quinquennat», confie un visiteur du soir.

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