Conspiration de silence autour des réserves pétrolières mondiales..

« Il y a une grande conspiration de silence autour des réserves pétrolières mondiales » a souligné, hier, le professeur Chems Eddine Chitour, directeur du laboratoire de valorisation des énergies fossiles de l’Ecole Polytechnique d’Alger, au cours de sa conférence intitulée « Le nouvel ordre mondial de l’énergie : perspectives 2030-2050 » présentée à l’ambassade du Venezuela à Alger, en présence d’ambassadeurs et d’universitaires.

Après avoir passé en revue les différentes étapes de l’histoire de l’humanité, il a tiré la sonnette d’alarme sur la question épineuse de réserves pétrolières mondiales dont les grandes puissances pétrolières manipulent les données pour mieux assurer leur suprématie sur cette question qui préoccupe les grandes puissances ainsi que les pays émergents et en voie de développement.

Le professeur Chitour n’a pas manqué de révéler que le gaz de schiste pose des problèmes pas seulement en termes d’environnement et de maîtrise des technologies de production et d’exploitation, mais aussi en termes économiques ; et d’où, a-t-il ajouté, l’existence d’une certaine réticence pour son exploitation dans certains pays comme les Etats-Unis d’Amérique, premier pays promoteur et en France.

« Mais la politique générale américaine a changé » fait-il remarquer sur la question. L’Algérie est tentée, dit-il, par l’aventure de l’exploitation du gaz de schiste, du fait de ses grandes réserves prouvées. »

Il y a trois pays africains qui possèdent de grandes réserves de gaz de schiste. Il s’agit de l’Algérie, de l’Afrique du Sud et de la Libye affirme le directeur du laboratoire de valorisation des énergies fossiles.

Le professeur Chitour s’interroge aussi sur l’aspect considérable de ces réserves de gaz de schiste découvertes dans le monde. « S’agit-il de réserves politiques ou géologiques », pose-t-il la question pour dire à quel point il y a encore un grand flou sur cette matière première énergétique en termes notamment de dépendance et de domination. Mais 80 % de l’énergie est d’origine fossile.

Le conférencier s’est également étalé sur la problématique du nucléaire et de ses conséquences dangereuses et dont certains continuent à construire. « Il y a dans le monde 442 réacteurs en fonctionnement à des fins économiques et civiles » a-t-il ajouté, précisant que 31 pays disposent et 65 réacteurs sont actuellement en cours de construction.

Mais il n’a pas manqué d’indiquer les effets de destruction de la nature et des effets néfastes et dévastateurs sur l’environnement et l’agriculture notammen,t et dont la productivité se réduit de plus en plus dans le monde, y compris aux Etats-Unis.

Les changements climatiques avec la sécheresse à répétition sont déjà là pour rappeler « l’homme prédateur » à la raison et à son implication dans le développement des énergies renouvelables.

Ainsi l’option des énergies renouvelables est, précise-t-il, la seule alternative pour éviter la catastrophe à Dame nature et à l’humanité.

La Chine est en tête des pays promoteurs des énergies renouvelables en 2010 suivi par les Etats-Unis et l’Allemagne.

Auteur : Meziane Atmani

Source : www.lemaghrebdz.com

Article relayé par : kannie

3 commentaires

  • Etincelle Etincelle

    Donc selon ce professeur, le gaz de schiste serait une solution alors que justement dans beaucoup il a été prouvé que c’est dangereux, que ça fait des dégâts.

    Il est clair que les énergies fossiles sont entrain de s’épuiser, mais il ne s’agit pas de foncer dans n’importe quoi qui risque d’être pire que ce que nous avons déjà…

    Et au lieu de penser à la croissance sans fin, n’y aurait pas lieu justement de freiner la consommation.

    Mais évidemment pour certains ce ne sera jamais la solution parce qu’économiquement ils ne gagnent rien financièrement.

  • tranda

    bonjour

    quand je pense qu’il suffirai tous simplement de libérer les brevets sur les énergies libre…