Curiosity : un robot de la Nasa en quête de vie sur Mars..

Sacré engin qui ramènera des échantillons qui diront si on peut exploiter, de qui  est en voie de disparition chez nous…( ben oui! sinon à quoi ça servira de savoir ce que contiennent ces échantillons) Ca ne sera pas pour tout de suite les matériaux Martiens,  ils seront à quel prix si ça se concrétise?

http://www.youtube.com/watch?v=PcJKmBwyVVw#!

Le robot américain Curiosity est en approche finale de la planète Mars. Sa mission : déterminer si l’environnement martien a été propice à la vie dans le passé.

Un voyage de 570 millions de kilomètres

Lancé le 26 novembre 2011 de Cap Canaveral en Floride (vidéo ci-dessous), Curiosity, l’engin d’exploration à six roues le plus gros (900 kg) et le plus perfectionné jamais envoyé sur une autre planète, doit toucher le sol martien ce lundi 6 août, à 05 h 31 GMT, dans le cratère de Gale, près du mont Sharp (5 000 mètres d’altitude), après avoir parcouru 570 millions de kilomètres.

« C’est la mission scientifique la plus importante sur Mars », estime John Logsdon, l’ancien directeur du Space Policy Institute à Washington. « C’est la dernière mission dans le cadre de la stratégie adoptée il y a dix ans consistant à rechercher l’eau sur Mars pour comprendre où la vie aurait pu émerger… avant l’aller chercher des échantillons pour les ramener sur Terre », explique-t-il.

De l’eau et de la vie sur Mars ?

Durant sa mission d’exploration prévue pour durer deux ans terrestres – une année martienne -, le robot, alimenté par un générateur nucléaire, va tenter de découvrir si l’environnement martien a pu être propice au développement de la vie microbienne.

« Gale offre pour cela une occasion superbe de tester de multiples environnements potentiellement favorables à la vie », souligne John Grotzinger, responsable scientifique à l’Institut de Technologie de Californie à Pasadena. « Dans la partie du cratère où Curiosity atterrira se trouve un cône de déjection alluviale probablement formé par des sédiments transportés par de l’eau. »

Une mission spatiale « extraordinaire »

De plus, « des couches de terrain à la base de la montagne contiennent de l’argile et des sulfates, connus pour se former dans l’eau » selon les observations des orbiteurs américains. « Cette mission est extraordinaire et a le potentiel de changer la façon dont nous nous percevons » dans l’Univers, dit Bill Nyes, président de la Planetary Society, un organisme de promotion de l’exploration spatiale, créé par l’astronome légendaire Carl Sagan.

Curiosity possède un mât avec des caméras à haute définition et un laser pour étudier des cibles jusqu’à 7 mètres. D’autres instruments scruteront l’environnement pour y chercher des molécules de méthane, un gaz souvent lié à la présence de la vie, déjà détecté sur Mars à certaines saisons par un orbiteur américain. Le robot pourra aussi faire des prélèvements en perçant le sol et les analyser.

Se poser sur Mars est risqué

Mais entrer dans l’atmosphère martienne et se poser sur la planète rouge est risqué et sera encore plus délicat pour Curiosity à bord du vaisseau Mars Science Laboratory. « Poser Curiosity sur Mars est la mission la plus difficile jamais entreprise par la Nasa dans l’histoire de l’exploration robotique planétaire », avait jugé en juillet John Grunsfeld, directeur adjoint de l’agence spatiale pour les missions scientifiques.

La Nasa précise que contrairement aux sondes précédentes, Curiosity est trop lourd pour que l’impact soit amorti par des sacs à air. Les ingénieurs ont donc conçu une sorte de « grue » avec des rétrofusées qui tiendra le robot à l’aide de cordes en nylon pendant les dernières secondes de la descente.

Sept minutes de descente vertigineuse

Mais avant cela, le vaisseau aura connu 7 minutes de descente vertigineuse et dangereuse durant lesquelles sa vitesse passera de 21 243 à 2,74 km/h, selon John Grunsfeld.

Un immense parachute supersonique de 21 mètres de diamètre se déploiera tout d’abord après le largage du bouclier thermique, pour freiner le vaisseau au-dessous de la vitesse du son.

Une mission martienne sur deux a échoué

Sur les 14 missions visant à poser un engin sur Mars depuis 1960, 50 % ont échoué, les États-Unis ayant eu le plus de succès avec cinq sondes à atteindre le sol martien. C’est le seul pays à avoir exploré la planète rouge.

L’ex-URSS avait été la première à y poser une sonde en 1971, qui n’a fonctionné que 15 secondes.

+ Lien vers la page de la Nasa : Mars Exploration Program

Source/images et vidéos sur Ouest-France

Article relayé par : mich pour TerreSacrée

9 commentaires