Un livret H pour financer les hôpitaux au bord de l’asphyxie?..

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Img/Ladepeche.fr

Les établissements ont plus que jamais du mal à boucler les fins de mois…

Les hôpitaux français crient famine. Confrontés à une situation financière parfois très précaire, ils ont le plus grand mal à obtenir de nouvelles sources de financements. Depuis la disparition de la banque Dexia, principal opérateur du crédit du secteur, les autres institutions financières peinent à suivre. Pénalisées par les nouvelles règles dites de Bâle III, elles se trouvent dans l’obligation d’augmenter leurs fonds propres pour couvrir leurs risques. Résultat : elles limitent l’accès au crédit aux collectivités locales et également aux hôpitaux puisqu’ils ont l’interdiction d’y déposer leurs liquidités.

Verser les salaires devient compliqué

Pour une partie des établissements, la situation devient à ce point critique qu’il est difficile de verser le salaire du personnel. «Faute de trésorerie, certains hôpitaux pourtant en bonne santé financière pourraient se voir à très court terme dans l’incapacité d’honorer leurs charges. Ce manque criant de liquidités altère par ailleurs la capacité des établissements publics : plusieurs chantiers sont à l’arrêt, des achats de biens médicaux ont été reportés et le risque est réel que des établissements soient contraints de renoncer à des projets essentiels à leur modernisation et à l’amélioration de la prise en charge des patients», s’alarme Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF) dans une récente tribune aux Echos

Traduction de cette situation précaire, l’agence de notation Moody’s a dégradé vendredi la note des Centres Hospitaliers Régionaux Universitaires (CHRU) et des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU), notamment en raison de la détérioration rapide de la situation financière du CHU de Fort-de-France, en Martinique. Une mauvaise nouvelle pour les hôpitaux qui risquent de devoir payer plus cher à l’avenir pour emprunter de l’argent auprès des investisseurs du marché obligataire auquel ils ont recours depuis 2009, en plus des prêts bancaires.

L’endettement des hôpitaux a doublé en cinq ans

Selon un rapport du Sénat, la dette publique hospitalière a doublé entre 2005 et 2010 pour atteindre 24 milliards d’euros. Pour ne rien arranger, l’objectif de retour à l’équilibre en 2017 que s’est fixé la France va accentuer cette pression financière, en imposant de nouvelles «contraintes budgétaires sur les transferts de fonds publics» vers le secteur hospitalier, a estimé Moody’s.

Dans ce contexte tendu, la FHF plaide pour la création d’un Livret H. Basé sur le modèle du Livret A, il serait géré par la Caisse des dépôts et permettrait de rémunérer la trésorerie des établissements qui connaissent des difficultés financières. «La persistance de la crise d’accès aux liquidités bancaires qui touche depuis plus d’un an les hôpitaux et les collectivités locales, impose des solutions nouvelles dont la mise en œuvre doit être extrêmement rapide», écrit la FHF.

Le livret H, une fausse bonne idée?……..

[…]

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Auteur Mathieu Bruckmüller

Source 20Minutes

11 commentaires

  • kalliia

    Et comme d’habitude le gouvernement de merde que l’on a ne va rien faire car actuellement bien trop préoccupé pour faire une intervention militaire en Syrie ! On voit maintenant où se trouve les priorités du gouvernement de Flamby et de son premier ministre !

    • hopix

      Si ça peut te faire oublier les priorités du gouvernement du Nabo, c’est déjà ça :
      comme il le disait, rien ni personne ne pourra empêcher le nouvel ordre mondial (qui commence par vider les caisses des états, les poches des citoyens : épargne, système de santé, éducation, retraites, etc).

  • engel

    H, comme hémorroïdes !

    • engel

      Ah oui,
      Pour infos la caisse de dépots et consignations, institution datant de Nap I était depuis toujours totalement hors mains-mise banquière privée, mais ça c’était avant Sarko.
      Depuis elle ne vaut plus rien!
      Sarko l’a malheureusement totalement pillée en l’obligeant à se porter garant d’actifs pourris et engageant ses fonds propre.
      Une mise sous tutelle illégale et un pillage réussi!

      La respectable dame,garante des avoirs des français n’est plus crédible….T’en pis pur les possesseurs de livrets !

      Faillite, vous disiez?

      • Aedorlen

        Tu tires ça d’où ?

        La CDC a un résultats financier positif. Tellement positif qu’elle considère que le problème du logement social n’est pas le financement.

      • engel

        Si tu me relis,
        Tu pourras constater que je n’ai jamais dit que ses résultats étaient autre que positifs.
        A l’instar de beaucoup de banques qui ont des résultats positifs et pourtant ne sont plus solvables.

        Pour le reste,… aucun scoop, aucun secret.
        Depuis longtemps, ces faits ont fait l’objet de nombreux articles dans la presse-système conventionnelle…

        Pour les sceptiques, le temps jugera!!!

      • hopix

        Faillites, dettes, tout ce déballage de fraudes en tous genre et de malversations est en effet soigneusement organisé pour réduire à rien l’organisation et les ressources des Etats.
        Après ça : rigueur, austérité, c’est à dire + de chômage (moins de ressources pour l’Etat, moins de cotisations sociales, moins de santé et de retraite, etc.) et en vant pour de nouvelles dettes, dont le commerce spéculatif est encore bien florissant sur la planète, en particulier en Europe…

    • silex

      H comme Haschich

  • Aedorlen

    C’est très amusant de constater le nombre de réforme touchant l’épargne : doublement du plafond du livret A, création d’un livret pour l’investissement, création (ou pas) d’un livret H… Le tout géré par la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC).

    Autre fait amusant, avec la disparition de Natixis, qui finançait les collectivités locales, on va bientôt voir apparaître un partenariat entre la Banque Postale et… la CDC !

    De là à dire que tous ces livrets n’ont pour but que le financement des collectivités locales, incroyablement mal gérées par le camp de notre cher Président, il y a un pas que je franchis sans hésiter.

    Cerise sur le gâteau : on ne parle jamais du Livret Développement Durable, pourtant destiné au financement de travaux d’économies d’énergies et, depuis 2008, à l’investissement dans les TPE/PME. Peut-être faudrait-il aussi lui faire financer les ronds-points ?

  • silex

    Ils n’ont qu’à passer à l’homeopathie, au jeûne, aux tisanes, physiothérapie, etc. ça réduirait leurs frais pharaoniques de médicaments. Il faut voir la gabegie dans les hôpitaux et les liens d’intérêts avec l’agro-industrie qui leur paie des pots sur le dos des patients, sécu, mutuelles etc. On aura tout vu comme par exemple placer des pace makers à des gens près de mourir, césariennes et péridurales abusives, opérations de l’appendice abusives tout ça pour se compter des actes très chers. Maintenant ils ont encore trouvé une manne à pratiquer des tonnes de tests de labo inutiles la plupart du temps, dont beaucoup peuvent être remplacés par l’observation du patient la vision l’odorat comme les anciens médecins le faisaient. et tout est comme ça. Le système de santé Français est un gouffre abyssal qui ruine le pays pour le bénéfice de frères et de soeurs d’untel et d’untel. Il faut que le personnel médical et para-médical se responsabilise maintenant et réclame une médecine de qualité et non de quantité.

    • hopix

      Je me demandais à ce point pourquoi on tient tant à afficher une telle indigence de l’Hôpital public, tandis que le privé vit très bourgeoisement, le plus souvent aux frais du secteur public.
      Rentabilité ? ^^
      Opération de propagande contre la crédibilité de la fonction publique (ça coûte trop cher la santé) ?
      L’idéologie du libéralisme change de costard mais jamais de tripes