Proposition de loi sur l’embryon…

De dérogations en dérogations, on va en arriver à l’autorisation pure et simple. Mais où sont passés les bons sentiments? achetés sans doute…quant à l’éthique! plus besoin de résultât(s) pourvu qu’on cherche, qu’on trifouille ……

Une proposition de loi visant à autoriser explicitement la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires a été enregistrée au Sénat le 1er juin 2012. Son auteur, le sénateur du Cantal Jacques Mézard est radical de gauche.

En 1994, les premières lois bioéthiques avaient posé le principe d’une interdiction absolue des recherches à partir d’embryons humains conçus in vitro. En 2004, des dérogations à ce principe ont été introduites pour cinq ans, sous conditions de « progrès thérapeutiques majeurs ».

La dernière loi bioéthique du 7 juillet 2011 pérennise ces dérogations et en a étendu le champ à des « progrès médicaux majeurs » sans toutefois lever l’interdiction. Elle stipule que « les recherches alternatives à celles sur l’embryon humain et conformes à l’éthique doivent être favorisées », et que ces recherches ne peuvent être conduites que s’« il est expressément établi qu’il est impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d’une recherche ne recourant pas à des embryons humains, des cellules souches embryonnaires ou des lignées de cellules souches ». La recherche sur l’embryon et des cellules souches embryonnaires pose en effet la question éthique de la destruction de l’embryon.

Concernant la proposition de loi déposée, en plus de la levée de l’interdiction, plusieurs dispositions proposées réduiraient ou supprimeraient des règles qui visent à garantir la pertinence des recherches : par exemple, les autorisations données par l’Agence de la Biomédecine (ABM) n’auraient plus besoin d’être motivées, et les ministres chargés de la santé et de la recherche ne pourraient plus interdire une recherche autorisée par l’ABM mais qui ne respecterait pas les conditions fixées.

Le dépôt d’une proposition de loi ne signifie pas qu’elle sera mise en débat. Cette nouvelle initiative pourrait venir en écho à l’annonce faite par le président de la République au cours de la campagne présidentielle, lors de sa visite au Génopole d’Evry le 22 février 2012, de revoir la loi bioéthique pour autoriser la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Jusqu’à présent, le gouvernement ne s’est pas prononcé sur une telle évolution.

Alors que les recherches à partir de cellules souches de sang de cordon, adultes ou reprogrammées (IPS) ont fait la preuve de leur efficacité, il n’en est pas de même pour les recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires.
Auteur : Alliance vita

Source : www.alliancevita.org via Sauve-la-Terre

15 commentaires

  • Vanileh

    L’argent est roi. Ils ne pensent qu’à ça.

  • gildas

    C’est clairement dangereux: pourquoi pas, dans la suite, l’élevage vers une production… Nous savons que diverses industries pharma/beauté/santé en ont besoin. Et en utilisent déjà ailleurs.

  • brujitafr

    Des bébés prématurés utilisés comme rats de laboratoire au cours d’études manipulées sur les vaccins

    http://www.brujitafr.fr/article-des-bebes-prematures-utilises-comme-rats-de-laboratoire-au-cours-d-etudes-manipulees-sur-les-vaccins-98515682.html

  • Delaude

    Ces « progrès » basés sur le génie génétique, la nanotechnologie, l’intelligence artificielle, les sciences cognitives, dont on peut imaginer le coût, ne seront en premier accessibles qu’aux plus riches… C’est à dire à nos maîtres, à ces virus, à ces parasites qui dirigent le monde…. ou aux armées, si ce n’est déjà en partie fait…

    L’idée humanitaire mise en avant, n’est qu’un écran de fumée, même si on ne peut pas présumer de l’intention des chercheurs.

    Je vois deux raisons de réclamer une extrême vigilance à l’égard de ces « progrès » :

    1) Je me demande si ces pratiques anti-naturelles ne sont pas susceptibles d’avoir des conséquences irréparables sur notre environnement et notre évolution,

    2) Sous le couvert de « progrès » pour l’humanité, cela se présente, en l’état du monde actuel, surtout comme une course élitiste à l’immortalité, les pauvres esclaves dont nous sommes n’ayant éventuellement accès à certaines améliorations que pour servir mieux et plus longtemps….
    Un monde à deux vitesses…

    Une vie prolongée indéfiniment pour l’élite et
    un populo usé, pollué, jeté et remplacé à volonté…

    La seule justice égalitaire qui remet les compteurs à zéro est le passage de la grande faucheuse… Même cet espoir là disparaitra…

    BEURK….

  • Delphine Avalon

    NOUS SUBIRONS LE MEME SORT QUE L’ATLANTIDE DISPARAITRE CAR TROP CRUEL ET IMMORAL

  • communauthic

    N’oublions jamais.
    Ils sont 1 % et nous 99 %.
    Pourquoi ont ils toujours le pouvoir de faire ce qu’ils veulent ?
    Résistance.

  • henry

    Bonjour, j’ai remarqué une faute récurrente dans vos articles : il faut écrire « quant à » et non « quand à ». Ce n’est pas très important mais je tenais tout de même à le préciser pour une prochaine utilisation de cette formule.

  • THEONE

    Je suis désolé, mais utilisé un embryon est peut être dégueulasse, mais c’est la même chose pour les animaux de laboratoire !
    On est pas supérieur à eux !

  • jean pierre aussant

    Cellules souches embryonnaires, avortement, légalisation du mariage homo:
    (ou petite introduction à l’art de laver les cerveaux)
    Les années passent mais les méthodes restent les mêmes. A bien des égards le débat actuel faisant l’apologie des recherches sur les cellules souches embryonnaires nous rappelle les pires moments de désinformation médiatiques concernant la légalisation de l’avortement. À l’époque en effet on invitait sur les plateaux de télévisions et autres tribunes médiatiques, grosso modo, seuls les partisans de l’IVG. Les autres, qui étaient pourtant alors les plus nombreux et notamment parmi les scientifiques (ils n’avaient pas encore succombé à la pression intimidante et au lavage de cerveaux médiatique) n’avaient que très rarement droit à la parole et les rares fois où cela se produisait, c’’était pour se faire agresser et ringardiser par le journaliste bien-pensant de service. En résumé, on donnait la parole á telle ou telle « madone » plus ou moins illettrée du show-business, des médias ou à d’illustres inconnus et on la refusait au professeur Lejeune, découvreur de la trisomie 21, généticien savant de renommé internationale mais dont les thèses n’allaient pas dans le sens du vent. (C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il fut privé du prix Nobel)
    Au final le vrai débat objectif et contradictoire sur l’avortement n’aura jamais eu lieu, de même que celui sur les cellules souches embryonnaires ou encore la légalisation du « contre nature »mariage gay n’auront pas lieu non plus.
    Que cache le terme un peu flou (volontairement flou pour maintenir le grand public dans l’ignorance.) de cellules souches embryonnaires ? Ce sont en réalité des embryons à part entière (voir la définition de l’embryon dans le Larousse « organisme en voie de développement qui commence à la fécondation de l’ovocyte ») qui ont entre 4 et 6 jours d’existence.
    À ce stade les cellules sont encore indifférenciées mais comportent déjà la TOTALITÉ du patrimoine génétique, ce qui signifie qu’en cas d’implantation (ou réimplantation) dans un utérus, elles se développent parfaitement dans un nouvel être humain. En dernière analyse, ces recherches correspondent donc en une sorte de vampirisme entre les générations. On instrumentalise des embryons, c’est-à-dire des être humains sans défenses à l’aube de leur vie pour en faire, in fine, des médicaments censés améliorer le sort de personnes atteintes de Parkinson ou d’Alzheimer (et au passage enrichir les industries pharmaceutiques). Certes, seuls les embryons sans « projet parental », terme à la mode, pourront être utilisés. Est-ce un argument ? Les enfants de la D.a.s.s se situent eux aussi en dehors du cadre d’un projet parental. A t’on le droit de les tuer pour autant ? Vouloir associer le droit d’exister à un projet, même parental, c’est irrémédiablement faire de la personne une simple marchandise. Quand un être humain existe, il existe, c’est tout. Il est déjà, même au stade embryonnaire à « égalité d’être » avec ses propres parents. Nul n’existe à moitié. To be or not to be. Être ou ne pas être.
    Pourquoi donc cette obstination dans la négation de l’évidence biologique ?
    Pour les politiques et nos maîtres du « prêt à penser », la raison en est simple. Toute dénonciation de ces recherches pour des raisons éthiques, reviendrait à considérer l’embryon comme une personne humaine et donc à remettre en question implicitement le droit à l’avortement. Cela, la dictature culturelle occidentale ne saurait le tolérer. Mieux vaut encore s’enfoncer dans le mensonge. Les motivations des scientifiques sont du même acabit. Elles oscillent entre la course au prix Nobel (pour les mieux placés d’entres eux) et plus communément de simples motifs d’ordres pécuniers. Le tout étant souvent associé d’ailleurs à une lâche soumission devant les lobbies « bien-pensants » politiques et médiatiques. Certes, « plus le maitre est vil, plus l’esclave est infâme » (La Harpe). A cela il convient bien évidement de rajouter une sorte de réflexe anticatholique. Tout ce que dit le pape doit être combattu.
    Au fond ce piétinement de la valeur intrinsèque et sacrée de la vie humaine pose en creux les limites de la démocratie. Démocratie où désormais les plus forts peuvent se nourrir des plus faibles dans le cadre d’un infâme vampirisme intergénérationnel.
    Il est vrai, les pères de l’église nous avaient prévenu : « La vérité n’est pas fille du nombre »