Emeutes et affrontement en Chine et en Grèce

Pour la Grèce, nous le savions, nous l’attendions, cela bouge dans le mauvais sens, la révolution n’est peut être pas très loin, normal, avec les mesures d’austérité, baisse des salaires, baisse des retraites, plus de taxes, bref, on étouffe légalement les citoyens, par contre pour la Chine, c’est une dangereuse nouveauté!

Quand un pays est en crise, généralement les informations filtrent quand même, si les médias ne sont pas à l’affut, ce sont les internautes qui jouent les journalistes (et ils ont raison!!!), mais le cas de la Chine est particulier, la censure est omniprésente, la pression du gouvernement constante, et c’est un peu l’effet cocotte-minute qui s’en ressent, si l’information a filtré et donc qu’elle n’a pas pu être cachée, , c’est qu’on peut commencer à s’inquiéter… Il se passe quelque chose d’important là bas…

Violentes manifestations en Chine

La Chine est secouée par des mouvement de contestation contre l’incurie des autorités locales, dans un contexte d’inflation en hausse.

VIDEO affrontements en Chine

La Chine a été secouée par de violents accès de protestation ces dernières semaines qui illustrent le ressentiment croissant d’une grande partie de la population à l’égard du pouvoir. Ces mouvements de grogne ont surtout ciblé les autorités locales accusées de corruption, d’abus de pouvoir et d’expropriations illégales.
Des centaines de policiers ont été déployés, ainsi que des blindés, comme le montrent les images.

Des milliers de mingong, ces ouvriers migrants, originaires des régions rurales de Chine, confrontés au travail précaire et sous-payé ainsi qu’à l’exploitation de leurs logeurs. Mais depuis quelques années déjà, les mingong relèvent la tête et n’acceptent plus aussi facilement les mauvais traitements qui leurs sont infligés.

L’inflation en Chine a atteint en mai son plus haut niveau en près de trois ans, et la hausse des prix est potentiellement explosive. De nombreuses catégories de Chinois subissent de plein fouet l’envolée des prix, notamment les paysans, les retraités et les ouvriers migrants. La sécheresse et les inondations qui ont frappé ces dernières semaines des régions du centre et du sud de la Chine ont aggravé la crise.

AFP, publié le 15/06/2011

La Chine et la Grèce pour aujourd’hui.Si les chinois osent se révolter, bientôt l’Europe ne sera qu’un champ de bataille !Les mêmes causes entrainent les mêmes effets.

Le blog de wendy

PEKIN — La Chine a été secouée par de violents accès de protestation ces dernières semaines l’ayant obligée à déployer sa police en masse, des poussées de fièvre qui illustrent le ressentiment croissant d’une grande partie de la population à l’égard du pouvoir.

Donnant une image opposée à la « société harmonieuse » prônée à longueur de discours par le président Hu Jintao, les mouvements de grogne ont surtout ciblé les autorités locales chinoises — accusées de corruption, d’abus de pouvoir, d’expropriations illégales — à un moment ou Pékin s’inquiète des soulèvements populaires dans le monde arabe.

« Il y a tant de catégories sociales gagnées par la colère. Il existe un contexte global de tensions entre le gouvernement et la population », confirme Zheng Yongnian (Université nationale de Singapour).

La région cantonaise (sud) a connu la semaine dernière de violents incidents à la suite d’une altercation entre un couple de travailleurs migrants, des vendeurs ambulants, et des membres des forces de sécurité. Une foule de centaines de personnes en colère a jeté des briques et des bouteilles sur des policiers, selon l’agence de presse officielle Chine nouvelle.

La manifestation a été dispersée par la police, qui a fermé les routes à la circulation, et 25 personnes ont été arrêtées. Des centaines de policiers ont été déployés, ainsi que des blindés.

La situation dans cette région de Xintang restait tendue mercredi avec de nombreuses patrouilles des forces de l’ordre, selon un employé d’hôtel joint par téléphone par l’AFP.

Des centaines d’habitants ont par ailleurs affronté les policiers la semaine dernière dans une autre ville de la province du Guangdong, après qu’un ouvrier a été blessé à l’arme blanche, en raison d’un conflit salarial.

Des heurts ont aussi opposé plus de 1.500 personnes à la police jeudi à Lichuan, dans la province du Hubei (centre), pendant une manifestation de protestation contre la mort en garde à vue d’un élu local. « Des problèmes locaux ont tendance à dégénérer en raison de l’inquiétude croissante causée par d’autres questions comme l’inflation », explique à l’AFP Russell Leigh-Moses, analyste installé à Pékin.

« Une fois que vous avez institué la stabilité (sociale) comme priorité absolue, les responsables gouvernementaux auront recours à toutes sortes de moyens, y compris la violence, contre les manifestants. Cela ne peut que faire empirer les choses », souligne M. Zheng. Face aux carences du système judiciaire, des Chinois se retrouvent souvent poussés à des actions violentes pour exprimer en dernier ressort leur désespoir, a-t-il affirmé.

L’inflation en Chine a atteint en mai son plus haut niveau en près de trois ans, et la hausse des prix est potentiellement explosive. De nombreuses catégories de Chinois subissent de plein fouet l’envolée des prix, notamment les paysans, les retraités et les ouvriers migrants.

La sécheresse et les inondations qui ont frappé ces dernières semaines des régions du centre et du sud de la Chine ont aggravé la crise.

En avril, les chauffeurs de poids lourds du port de Shanghai – le plus grand port de conteneurs au monde – s’étaient mis en grève plusieurs jours d’affilée, pour protester contre la baisse de leur pouvoir d’achat et la hausse du coût du gazole.

Et le mois dernier, la région autonome chinoise de Mongolie intérieure a vu des manifestations sans précédent de Mongols contre la surexploitation de leurs ressources minières ou la marginalisation de leur culture. Pékin, après avoir déployé de très importantes forces de l’ordre, a été forcé d’annoncer une refonte de l’industrie minière dans la zone.

Le Premier ministre, Wen Jiabao, « a de façon répétée insisté sur l’importance des réformes politiques, mais rien ne se passe », conclut Zheng Yongnian.

AFP via Noxmail.us

Quand à la Grèce, c’est officiel, ils en parlent même dans les JT, mais quelques précisions sont toujours les bienvenues pour bien comprendre l’évolution de la situation et ce qui pourrait potentiellement arriver un jour dans d’autres pays…

(capture d’écran à 14h30, heure de Paris)

ATHENES – La police a brièvement tenté mercredi de reprendre le contrôle de la place Syntagma devant le Parlement à Athènes en tirant des salves de gaz lacrymogène qui ont éparpillé la foule sans la faire partir, des manifestants continuant de protester contre les mesures d’austérité.

La police réagissait à une attaque d’un groupe de jeunes qui avaient jeté auparavant des cocktails Molotov, des pierres et divers autres projectiles sur des membres des forces antiémeutes en marge d’une manifestation des syndicats, qui observaient une grève générale contre un nouveau plan de rigueur, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Au total, au moins douze personnes ont été blessées à Athènes mercredi, ont annoncé des sources officielles.

En milieu d’après-midi, la place Syntagma (de la Constitution, NDLR), où campent depuis trois semaines des Indignés grecs, a été envahie de fumigènes et de gaz lacrymogènes fortement irritants, contraignant de nombreux manifestants à libérer les lieux, d’après les journalistes de l’AFP présents.

Mais, les Indignés, un groupe de résistance populaire qui se veut pacifique, hors parti et hors syndicats, et qui communiquent via des communiqués de presse envoyés aux rédactions, ont appelé les manifestants à rester sur les lieux.

Ils ont dénoncé le bombardement de la place par des gaz lacrymogènes, et une tentative de la police d’évacuer la place par la force.

Nous avons deux ou trois policiers qui sont dans une état grave, a affirmé un porte-parole de la police, Thanassis Kokkalakis, sur la chaîne de télévision Skai. L’un d’entre eux a été blessé à l’oreille par un pistolet d’alarme et un autre a perdu plusieurs doigts, a-t-il dit.

A l’intérieur du parlement, l’examen du projet de loi budgétaire pluri-annuel imposant de nouvelles mesures d’austérité controversées, doit commencer en commission dans l’après-midi.

Selon la police, plus de 20.000 personnes ont manifesté au total à Athènes, jour de grève générale observée par les principaux syndicats, qui a surtout affecté le secteur public et les transports maritimes et urbains.

D’après les médias, le nombre des manifestants était de 40.000.

Campant depuis trois semaines devant le parlement, les Indignés qui ont également manifesté à Barcelone mercredi contre d’autres mesures d’austérité envisagées par le parlement catalan, ne sont pas parvenus à réaliser leur projet à Athènes, qui était de former une chaîne humaine pour encercler le parlement grec. La police bloquait les rues avoisinantes et les accès au bâtiment, permettant seulement l’entrée des députés.

(©AFP / 15 juin 2011 16h38)

VIDÉO: ICI & ICI

VIDÉO de l’évacuation des « indignés » à Barcelone

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Source: Noxmail.us