Un plan national pour mieux connaître les résidus médicamenteux dans l'eau

C’est un problème que nous connaissons, et les moyens d’actions existent pour minimiser les rejets, mais la politique de santé dans notre pays, c’est surtout la vente des médicaments en surnombre, remboursés par la sécu, pour le plus grand bonheur des Big Pharma. Mauvais calcul de la part des décideurs, au lieu de prescrire à outrance des boites qui ne seront pas consommées, il serait plus judicieux de ne donner QUE la quantité nécessaire au traitement du malade. On éviterait certainement de les retrouver dans la nature et dans notre eau! La sécu se porterait mieux et on ne serait pas obligés de dé-rembourser certains médicaments ce qui pénalise ceux qui n’ont pas les moyens de se soigner. Quid des conséquences de ce mélanges de molécules? On peut se demander pourquoi ce n’est pas mit en action………..on connait la réponse!

Plusieurs rivières françaises, comme le Rhône, sont touchés par la pollution aux PCB, qui atteint aussi des zones côtières CHAMUSSY/SIPA

 

Ce plan est destiné à mieux connaître les conséquences des résidus de médicaments sur les milieux naturels et la santé…

Le plan national lancé lundi pour limiter la dispersion des résidus médicamenteux dans l’eau devra répondre à une question qui inquiète les médecins et les écologistes: quels risques représentent les molécules issues de médicaments humains et vétérinaires dans les milieux aquatiques et comment les éviter? Sur près de 30.000 tonnes de médicaments non utilisés par an en France — premier consommateur européen et 4e mondial de médicaments — à peine 13.000 tonnes sont récupérées dans les pharmacies.

«La réussite de ce plan d’action repose sur la prévention en limitant les rejets médicamenteux, et sur la recherche, pour améliorer les connaissances afin de mieux cerner les impacts sanitaires et environnementaux», a indiqué la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a présenté le plan à la Faculté de Pharmacie de Chatenay-Malabry de l’Université de Paris-Sud.

Selon une étude réalisée en février dernier, un quart des échantillons d’eau potable analysés à la recherche de résidus de médicaments étaient positifs et contenaient principalement de la caféine, des antiépileptiques et des anxiolytiques. Ces résidus proviennent essentiellement des urines humaines et déjections des animaux d’élevage. Tout en notant que les quantités mesurées dans les milieux aquatiques «sont infimes, de l’ordre d’un nanogramme par litre, les conséquences environnementales et sanitaires sont encore mal connues», selon le ministère de l’Ecologie auteur de l’initiative avec celui de la Santé.

Des signaux comme la «féminisation des poissons»

Il n’existe à ce jour pas de valeurs de référence permettant d’estimer l’impact des médicaments jetés dans l’évier ou présents dans les eaux usées, de même qu’il est difficile d’évaluer les effets à long terme sur les écosystèmes des mélanges de ces résidus d’antibiotiques, antidépresseurs et autres hormones utilisées notamment dans l’élevage. Plusieurs signaux ont déjà été relevés par les chercheurs comme la «féminisation» des poissons avec pour conséquence une diminution des populations halieutiques.

Et parmi les priorités, il s’agira de classer parmi les quelque 3.300 molécules trouvées dans les eaux, celles qu’il faudra soumettre à des travaux de recherche et d’analyse en premier afin de créer une base de données publique avec les résultats. Du côté des producteurs et consommateurs, le plan prévoit de renforcer les filières de récupération des produits non utilisés et de sensibiliser les populations au bon usage des médicaments.

© 2011 AFP
source 20minutes